Changements au sujet des retraites pour émigrés en France

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Le Soir Retraite : Nouvelles réformes
Ce qui attend les émigrés algériens en France, retraités et futurs retraités

 

Le système de retraite français, largement déficitaire, vient de subir une énième réforme, qui risque cette fois-ci d’aggraver le mécontentement des futurs retraités et surtout de voir le pouvoir d’achat de ceux qui sont déjà à la retraite amorcer une baisse. Les émigrés algériens en France, retraités et futurs retraités, sont concernés, avec peut-être une perspective positive pour les salariés exposés à une pénibilité particulière, comme c’est le cas pour la majorité d’entre eux.
La fiscalisation de la majoration de pension pour les parents de trois enfants et plus a suscité de nombreuses interrogations. Jusqu’à présent, les parents (mère comme père) ayant élevé trois enfants et plus bénéficient d’une majoration de pension de 10% (régime général et complémentaires).

Ce «bonus» qui n’était pas fiscalisé, le sera dès 2014, c’est-à-dire qu’il sera intégré dans les revenus imposables des retraités. Le gouvernement français prévoit aussi à partir de 2020 de revoir le système de ces majorations. Cette fiscalisation devrait s’appliquer pour les pensions perçues en 2013, c’est-à-dire sur les impôts payés en 2014. Les règles d’attribution de la majoration de 10% pour trois enfants seront modifiées, mais pas pour les retraités et ceux qui partiront à la retraite d’ici à 2020. Le montant de cette majoration devrait être progressivement plafonné et transformé en majoration forfaitaire par enfant pour les pensions prenant effet après 2020. Il n’y aurait donc pas de lien direct avec la date de naissance des enfants. Autre mesure qui va toucher les retraités, c’est le report de la revalorisation des pensions de retraite en novembre plutôt qu’au 1er avril.

1 salarié sur 5 concerné par le «compte pénibilité»
Environ 3,3 millions de salariés du privé pourront bénéficier des comptes sur les métiers pénibles mis en place dans le cadre de la réforme des retraites, selon une note d’impact du gouvernement français. Près de 18,2% des salariés du privé y auront accès. Environ 55% des bénéficiaires seraient des hommes et 45% des femmes. Les métiers pénibles peuvent être liés à des contraintes physiques (manutention de charges, postures pénibles), à un rythme de travail fatigant (travail de nuit, travail répétitif) ou à un environnement agressif (bruit, agents chimiques).
Beaucoup de travailleurs émigrés, occupant les postes les plus difficiles et dont les Français ne veulent pas, bénéficieront de ce «compte pénibilité». Ce «compte» doit permettre aux salariés d’acquérir des points en fonction du temps passé en situation de pénibilité, qu’ils peuvent ensuite utiliser pour se reconvertir, travailler à temps partiel ou partir plus tôt à la retraite dans la limite de deux ans avant l’âge légal de 62 ans.

Des petites mesures techniques passées inaperçues
Les principales mesures du projet de réforme des retraites en France ont été présentées le 18 septembre dernier en Conseil des ministres. Parmi ces mesures, il y a l’allongement de la durée de cotisation. D’autres, plus «techniques», sont passées quasiment inaperçues. Or, elles auront des implications concrètes pour les seniors en fin de carrière. Le texte prévoit, par exemple, qu’à compter du 1er janvier 2015, une personne devra cesser toutes ses activités professionnelles pour demander le versement de ses pensions, tandis qu’actuellement, pour faire liquider sa retraite, il suffit de cesser l’activité professionnelle relevant du régime dans lequel vous faites votre demande. Actuellement, si vous êtes salarié et exercez en parallèle une activité indépendante, vous devez uniquement cesser votre activité salariée pour percevoir vos pensions de retraite du régime général et vos complémentaires. Ce ne sera plus le cas. Une autre mesure concerne le cumul emploi-retraite, ce dispositif qui permet de recommencer à travailler une fois sa retraite liquidée et donc de cumuler sa pension et la rémunération de sa nouvelle activité.
Aujourd’hui, lorsque vous reprenez une activité dans un autre régime que celui qui vous verse vos pensions, vous pouvez vous constituer de nouveaux droits dans ce nouveau régime. Mais le projet de réforme des retraites prévoit qu’à partir de 2015, vos cotisations seront désormais versées à fonds perdus. Résultat, cette «nouvelle activité» ne vous permettra plus d’améliorer le montant de votre pension de retraite.
LSR

Le Soir Retraite : Nouvelles réformes
Ce qui attend les émigrés algériens en France, retraités et futurs retraités

 

Le système de retraite français, largement déficitaire, vient de subir une énième réforme, qui risque cette fois-ci d’aggraver le mécontentement des futurs retraités et surtout de voir le pouvoir d’achat de ceux qui sont déjà à la retraite amorcer une baisse. Les émigrés algériens en France, retraités et futurs retraités, sont concernés, avec peut-être une perspective positive pour les salariés exposés à une pénibilité particulière, comme c’est le cas pour la majorité d’entre eux.
La fiscalisation de la majoration de pension pour les parents de trois enfants et plus a suscité de nombreuses interrogations. Jusqu’à présent, les parents (mère comme père) ayant élevé trois enfants et plus bénéficient d’une majoration de pension de 10% (régime général et complémentaires).

Ce «bonus» qui n’était pas fiscalisé, le sera dès 2014, c’est-à-dire qu’il sera intégré dans les revenus imposables des retraités. Le gouvernement français prévoit aussi à partir de 2020 de revoir le système de ces majorations. Cette fiscalisation devrait s’appliquer pour les pensions perçues en 2013, c’est-à-dire sur les impôts payés en 2014. Les règles d’attribution de la majoration de 10% pour trois enfants seront modifiées, mais pas pour les retraités et ceux qui partiront à la retraite d’ici à 2020. Le montant de cette majoration devrait être progressivement plafonné et transformé en majoration forfaitaire par enfant pour les pensions prenant effet après 2020. Il n’y aurait donc pas de lien direct avec la date de naissance des enfants. Autre mesure qui va toucher les retraités, c’est le report de la revalorisation des pensions de retraite en novembre plutôt qu’au 1er avril.

1 salarié sur 5 concerné par le «compte pénibilité»
Environ 3,3 millions de salariés du privé pourront bénéficier des comptes sur les métiers pénibles mis en place dans le cadre de la réforme des retraites, selon une note d’impact du gouvernement français. Près de 18,2% des salariés du privé y auront accès. Environ 55% des bénéficiaires seraient des hommes et 45% des femmes. Les métiers pénibles peuvent être liés à des contraintes physiques (manutention de charges, postures pénibles), à un rythme de travail fatigant (travail de nuit, travail répétitif) ou à un environnement agressif (bruit, agents chimiques).
Beaucoup de travailleurs émigrés, occupant les postes les plus difficiles et dont les Français ne veulent pas, bénéficieront de ce «compte pénibilité». Ce «compte» doit permettre aux salariés d’acquérir des points en fonction du temps passé en situation de pénibilité, qu’ils peuvent ensuite utiliser pour se reconvertir, travailler à temps partiel ou partir plus tôt à la retraite dans la limite de deux ans avant l’âge légal de 62 ans.

Des petites mesures techniques passées inaperçues
Les principales mesures du projet de réforme des retraites en France ont été présentées le 18 septembre dernier en Conseil des ministres. Parmi ces mesures, il y a l’allongement de la durée de cotisation. D’autres, plus «techniques», sont passées quasiment inaperçues. Or, elles auront des implications concrètes pour les seniors en fin de carrière. Le texte prévoit, par exemple, qu’à compter du 1er janvier 2015, une personne devra cesser toutes ses activités professionnelles pour demander le versement de ses pensions, tandis qu’actuellement, pour faire liquider sa retraite, il suffit de cesser l’activité professionnelle relevant du régime dans lequel vous faites votre demande. Actuellement, si vous êtes salarié et exercez en parallèle une activité indépendante, vous devez uniquement cesser votre activité salariée pour percevoir vos pensions de retraite du régime général et vos complémentaires. Ce ne sera plus le cas. Une autre mesure concerne le cumul emploi-retraite, ce dispositif qui permet de recommencer à travailler une fois sa retraite liquidée et donc de cumuler sa pension et la rémunération de sa nouvelle activité.
Aujourd’hui, lorsque vous reprenez une activité dans un autre régime que celui qui vous verse vos pensions, vous pouvez vous constituer de nouveaux droits dans ce nouveau régime. Mais le projet de réforme des retraites prévoit qu’à partir de 2015, vos cotisations seront désormais versées à fonds perdus. Résultat, cette «nouvelle activité» ne vous permettra plus d’améliorer le montant de votre pension de retraite.
LSR

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