Le jardin Belguizaoui: Cherche investisseur désespérément

Le jardin Belguizaoui: Cherche investisseur désespérément

BouSaada:
L’environnement en péril

L’extraction du sable des oueds Maitar et Boussaâda a pris de l’ampleur ces dix dernières années, mettant en péril l’environnement de la ville.
L’exploitation anarchique et effrénée du sable a entraîné, avec le temps, l’élargissement des lits des deux oueds sur cinq kilomètres, ont fait remarquer les écologistes.Pour l’universitaire Chérif Kamel, il est urgent de limiter les quantités de sable susceptibles d’être exploitées et d’intensifier les contrôles sur site, par les autorités publiques «afin d’éviter, à cours terme, d’éventuelles catastrophes dont les inondations, du fait de l’élargissement et du changement du cours des oueds». Selon un membre de l’association de protection de l’environnement de Boussaâda, «deux millions de mètres cubes sont extraits annuellement des deux oueds». A ce propos, le wali de M’sila avait affirmé que des opérations de contrôle sur site de l’extraction et des «quantités exploitables» qui «s’inscrivent dans la durée» sont menées parallèlement à l’«intensification» des contrôles sur le réseau routier pour lutter contre les pilleurs de sable. Important site historique et naturel avec plusieurs monuments dont le moulin Ferrero, l’oasis de Boussaâda est actuellement menacée également par la progression débridée du béton et les eaux usées, en dépit des mesures prises pour limiter ces phénomènes de pollution. Les techniciens de l’hydraulique soulignent, à cet effet, que les déversements des eaux usées, se font dans le réseau d’assainissement et les cas signalés actuellement, estiment-ils, sont nouveaux et seront pris en charge, en attendant la réalisation de la station de traitement des eaux usées projetée au profit de la ville. Les carrières entourant Boussaâda constituent un autre facteur de pollution. Cette problématique est assez «compliquée», a affirmé le wali, qui relève que certaines de ces carrières sont «plus vieilles» que les cités résidentielles apparues suite aux derniers mouvements d’extension urbaine de la ville. Il a indiqué en outre que «la solution, s’il y en a une, n’interviendra qu’à moyen terme» en raison de «la contribution» de ces carrières à l’approvisionnement en matériaux de construction des chantiers locaux de développement. Le jardin Belguizaoui continue, par ailleurs, d’alimenter les discussions publiques dans la ville de Boussaâda. Objet jusqu’à récemment des convoitises des spéculateurs du foncier qui désiraient le transformer en lots de terrain constructibles, cet espace vert densément boisé est aujourd’hui un réceptacle pour les eaux usées, devant le manque d’intérêt que lui manifestent les riverains. Pour des écologistes locaux, cette forêt composée de peuplements d’eucalyptus plantés durant les années 1940, continuera d’aiguiser les appétits tant qu’elle ne disposera pas d’un statut clair garantissant sa protection, en dépit d’être maintenant une propriété du secteur forestier. Les autorités locales projettent de faire de cet espace un lieu de détente et de loisirs à condition d’attirer les investisseurs privés et les intéresser à adhérer à cette perspective. Une telle perspective semble idéale et serait la plus prometteuse notamment avec l’implantation déjà, tout autour du jardin Belguizaoui, d’une piscine semi- olympique, d’une salle omnisports, d’une auberge de jeunes, outre une série d’équipements touristiques, dont l’institut d’hôtellerie. Le marché aux puces qui se dresse à l’entrée de la ville fait partie, de son côté, des signes de ruralisation dont Boussaâda tente de se défaire pour redorer son ancienne image de site d’attraction touristique par excellence.

VIA

http://souadbousaada-sabnet.blogspot.com/2008/11/les-jardins-belguizaoui-cherchent.html
R.R
http://www.lexpressiondz.com/

 

Des hommes d’affaires attendent le signal d’Alger

ATTIRÉS PAR UNE CAGNOTTE DE 150 MILLIARDS DE DOLLARS
Des hommes d’affaires attendent le signal d’Alger
24 Novembre 2008 – 
 

 

A la clé, 150 milliards de dollars à gagner, une manne destinée exclusivement à la relance économique.

Un intense ballet diplomatique a caractérisé, ces dernières semaines, l’enceinte de l’aéroport international d’Alger. Koweïtiens, Saoudiens, Syriens, Iraniens, Américains, Argentins, Français, Anglais, Finlandais et autres Européens ont en effet marqué ces derniers jours, par leurs visites, l’actualité nationale. Ces escales sont à forte tonalité économique au regard de la qualité des accompagnateurs des nombreux responsables de premier rang qui ont foulé le sol algérien. Elles rendent compte de tout l’intérêt que revêt l’Algérie auprès des investisseurs étrangers. A la clé, 150 milliards de dollars à gagner, une manne exclusivement destinée à la relance économique et qui fait désormais, de notre pays, La Mecque des hommes d’affaires Mais au-delà de ce matelas financier produit de la rente pétrolière, qu’offre-t-elle l’Algérie à ses investisseurs étrangers? Des hommes d’affaires prêts à investir dans des domaines très diversifiés comme l’habitat, le tourisme et l’agriculture. Cet intense ballet diplomatique dont est le théâtre le salon d’honneur de l’aéroport d’Alger, est la preuve que l’Algérie offre de réelles perspectives pour les grandes capitales mondiales. Dans cet afflux massif, l’engouement des hommes d’affaires arabes est certain, en témoigne à titre non exhaustif, la réactivation par les Koweïtiens et les Algériens de la dynamique de coopération, en sommeil depuis plus de vingt ans. Finalement le Koweït s’avère être, en terme de montant de projets, parmi les plus importants investisseurs en Algérie avec 88 milliards de DA (1,3 milliard de dollars), devancé par l’Egypte et l’Espagne, bien qu’il demeure modeste par rapport aux opportunités qu’offre le marché national. Il ne tient donc qu’à notre pays de contourner les facteurs limitatifs à l’investissement arabe et étranger en général, en Algérie. Un pays dont le marché gagnerait à être mieux «vendu». Devant cette opportunité historique, l’Algérie est, effectivement, en position de force grâce à ses réserves de change. Cet atout devrait lui permettre de dicter ses conditions et de choisir avec soin l’origine des fonds devant participer aux affaires à monter. Par ailleurs, l’attrait des pays, particulièrement européens, pour le marché algérien est justifié par les principaux indicateurs macroéconomiques réalisés par notre pays au cours de la dernière période, laquelle a été marquée par la consécration de la sécurité financière favorisée par une croissance positive des réserves algériennes en devises et une réduction sensible de la dette extérieure. Le ministre des Finances a d’ailleurs affirmé que «toutes les facilités accordées par l’Algérie pour encourager l’investissement étranger ont permis de renforcer le cadre juridique de l’investissement et d’accompagner les investisseurs, ce qui s’est traduit par la réalisation de nombreux projets dans différents secteurs au cours de ces dernières années».
Le grand argentier du pays, M.Djoudi, a également souligné que l’Algérie dispose d’un niveau de croissance économique assez conséquent alors qu’un ralentissement et même une récession est en train de se propager dans les pays industrialisés. Ce qui en dit long sur l’attrait soudain qu’exerce l’Algérie sur les investisseurs étrangers qui ont tout à gagner à concrétiser leurs projets dans le marché algérien et à participer à sa croissance économique.

Salim BENALIA

l expression dz

Omar Adim,investisseur,propriétaire de «Adim complexe»

saga-a5Omar Adim, propriétaire de «Adim complexe»

Un investisseur pas comme les autres

Reportage réalisé

Par Habiba Ghrib

17/12/07

Des vacances au bord de la mer et au cœur de la forêt, cela est possible au Complexe Adim, fruit de l’investissement d’un algérien qui croit dur comme fer qu’il n’est permis d’investir que dans son pays et qu’il faut croire à la possibilité d’y réussir malgré toutes les contraintes. Cet investisseur est Omar Adim, le propriétaire de ADIM complexe, sis à Zemmouri Plage.

Adim Omar est originaire de Zemmouri ; en terminale où il était inscrit au lycée notre- dame d’Afrique de Boumerdès, il met fin à son parcours scolaire pour le commerce, ouvre un supermarché et gère en parallèle un atelier de ferronnerie. «J’ai émigré en France pendant 9 ans avant de revenir en 1994, avec la ferme décision qu’il faut investir dans son pays. J’ai entamé le projet du complexe touristique Adim», nous raconte Omar Adim.

Opter pour l’investissement dans le tourisme dans une région comme Zemmouri et dans une époque où l’insécurité régnait totalement était un choix des plus difficiles et un défi aussi difficile à relever. Mais ce n’était pas là la grosse contrainte. M. Adim nous raconte que la plus importante difficulté venait de l’administration : «On a eu maille à partir avec la wilaya pour décrocher le terrain. Après mille et une peine, j’ai pu obtenir la concession d’un terrain de 6 hectares. En 2003, le complexe était terminé à 100% et prêt à fonctionner. Mais ce n’était que de courte durée puisque le séisme du 21 mai de la même année a détruit presque 70% des constructions et équipements.» La perte d’Omar Adim est encore plus terrible puisqu’il a enterré lui-même 7 membres de sa famille proche, dont son père. Sa perte financière est estimée à environs 33 milliards de centimes.

Repartir de nouveau

Ne se sentant pas vaincu pour autant par le séisme, Omar Adim s’est quand même relevé, a contracté un prêt bancaire et a reconstruit de nouveau son complexe ; aujourd’hui, le site est presque terminé à 100% et il ne reste que quelques projets d’extension, comme la salle de conférences et l’hôtel, actuellement en cours de réalisation et qui seront fonctionnels à la prochaine saison estivale. Pour l’été dernier, Omar Adim avance le chiffre de 2 200 personnes qui ont séjourné dans son complexe. Un grand nombre d’entre eux a émigré dans plusieurs pays étrangers. Aujourd’hui et alors qu’il a résussi le pari et par amour pour le pays, il a décidé de se relever et de redémarrer son projet de nouveau et, après avoir dépassé les affres de la période noire où il a perdu son frère – assassiné par les terroristes sur le chantier même de la piscine – il est aujourd’hui contraint de faire face à des problèmes d’un autre type. «En plus du handicap du terrain qui est en concession, chose qui fait, raconte-il, que les banques et les partenaires refusent de s’engager avec nous», Omar Adim se plaint des rouages administratifs et des faux problèmes que lui causent les gens de la DCP et des impôts.

Tenir bon contre vents et marées

«Les impôts viennent de m’envoyer un état de redressement de 800 millions de centimes pour les années 2003, 2004, 2005, alors que je suis déclaré officiellement sinistré pour la même période suite au séisme». Il ajoute que les agents de la DCP font dans la provocation et l’intimidation et n’hésitent pas à le citer en justice pour outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions.

Mais le plus dramatique dans le volet contraintes reste le fait «que les services de la wilaya l’inquiètent chaque fois qu’il reçoit des étrangers». «Ils m’interdisent de recevoir des étrangers, prétextant le problème de sécurité» se plaint-il. Des antécédents ont été enregistrés avec les invités étrangers du Snapap. Et ce sont toujours les rouages administratives qui bloquent les grands projets d’expansion du complexe ADIM, projets qui, une fois réalisés, vont permettre de créer quelque 1 000 postes d’emploi, tient-il à préciser. Des projets d’avenir qu’il envisage, il nous cite le projet de thalasso, qui permettra, s’il est réalisé, de faire travailler le complexe en saison basse et offrir aux athlètes et personnes âgées et aux malades des cures thermales et des remises en forme, la possibilité de se détendre dans un climat paradisiaque. Toujours au service du sport, il nous parle de son projet de stade et de salle de sports, destinées aux équipes et aux sportifs de la région.

Militer pour la promotion du tourisme

Omar Adim est président de l’association des investisseurs dans le tourisme de Boumerdès. «Une association qui a été créée en 2004 et qui revendique, a-t-il déclaré, que les autorités locales trouvent une solution aux sept hôtels qui ont été détruits lors du séisme, et qui n’ont pas été réparés à ce jour». Il faut savoir, a-t-il ajouté, «que les gens se sont endettés auprès des banques et de leurs familles pour réparer les dégâts et sauver leurs investissements. «Les banques doivent nous aider et rallonger la durée de remboursement des crédits. Car la banque nous prête tout en exigeant un remboursement dans l’immédiat» a-t-il déploré. M. Adim tient à souligner que son association a à cœur l’intérêt de la région de Boumerdès et milite pour le développement du tourisme. «Il est malheureux de constater qu’il existe en tout et pour tout 5 à 6 promoteurs de tourisme dans la région, et que sur les trois investisseurs installé à zemmouri, deux d’entre eux ont de sérieux problèmes de terrain. Cela sans parler du fait que les établissements ne sont pas classés et ne sont jamais associés aux grands événements qui nécessitent l’hébergement et la prise en charge de délégations.

Le bon samaritain

Une attestation d’honneur accrochée dans le hall de la réception attire notre attention ; elle a été délivrée à Omar Adim pour les grands services qu’il a présentés à la localité de Zemmouri après le séisme. Elle témoigne alors de la totale mobilisation et du grand courage et sacrifice dont il a fait preuve à l’égard de 12 familles sinistrés alors qu’il venait lui-même d’enterrer 7 membres de sa famille. Omar Adim, apprend-on, a fourni des tentes, des matelas, couvertures, nourriture et même des réfrigérateurs aux sinistrés. Aujourd’hui et en bon samaritain, il aide les personnes diminuées et les handicapés en toute occasion ; passionné de football et de boxe, il est toujours prêt pour le sponsor des équipes locales et hors wilaya.

Un paradis sur six hectares

Avec ses 54 bungalows de haut standing et ses 27 châlets sis en pleine verdure, sa jolie piscine, ses deux restaurants, sa superette et autres commerces, ses cafétérias et ses manèges pour les enfants, le complexe Adim, qui représente un chiffre d’affaires de 120 milliards de centimes et emploie 120 ouvriers, est un véritable petit bijou. Alliant à la fois les plaisirs de la mer et de la forêt, il offre un cadre agréable pour se reposer et se ressourcer hiver comme été. Flâner à l’intérieur, même pendant la basse saison, est une occasion en or de humer de l’air frais et de profiter du calme reposant de la nature. On rencontre les joueurs de l’équipe de football de Zemmouri venus déjeuner et se reposer au complexe après les entrainements. Notre guide, un des administrateurs, nous montre l’hôtel et la salle de conférences en cours de réalisation et les aires retenues pour le projet de thalasso, du stade et de la salle de sports. Des projets qui vont permettre une fois réaliser de créer de nombreux postes d’emploi. C’est l’ultra confort des bungalows qui retient le plus l’attention. «Les estivants ne ramènent en venant que leurs vêtements et leur vaisselle, toutes les commodités y sont offertes», explique notre guide. L’emplacement des chalets qui sont aussi dotés de toutes les commodités nécessaires appelle à la détente et au repos. Des faisans circulent librement dans le bois. Notre guide nous parle de la plage privée du complexe et des galas, fêtes et spectacles qui sont organisés pour la grande joie des estivants.

H. G.
LE JOUR ALGERIE

Reglement intérieur pour une société S.A.R.L en Algerie, version arabe

المقدمة

يطبق هذا النظام فور مصادقته من طرف مفتشية العمل ب…… ولدى كتابة الضبط بالمحكمة المختصة اقليميا

لقد تم اعداد هذا النظام الداخلي لمؤسسة …………….. شركة ذات المسؤولية المحدودة ذات الشخص الوحيد ……………… و المسؤول عنها مدنيا جزائيا بصفة مسير رئيسي السيد :…………..
لخصوصية النشاط المعرف بالقانون الاساسي للشركة يتم اعداد هذا النظام و الذي يهدف الى تحديد :
الباب الاول: النظام التقني للعامل.

الباب الثاني:القواعد المطبقة في مجال الوقاية و الأمن.

الباب الثالث: الإنضبــاط
المــادة1:
يطبق هذا النظام على جميع العاملين بالشركة و لا عذر بجهل أحكامه.
كل قبول لمنصب العمل يؤدي وجوبا قبول و احترام هذا النظام .

المــادة 2:
يعتبر عاملا أجير بالشركة كل شخص يؤدي عملا يدويا او فكريا مقابل
أجر .

المــادة 3:
يتمتع العامل , و يلتزم بجميع البنود المنصوص عليها بموجب الاحكام
التشريعية المعمولة بها لا سيما نص المواد 5.6.7. (الحقوق الأساسية
واجبات العامل ) من القانون 90 /11 التعلق بعلاقات العمل .

البا ب الأول
النظام التقني للعمل

شروط التوظيف:

المادة 4:

يخظع كل توظيف جديد لإجراء لاختبارات و مقابلات بسيكو تقنبة لتحديد الكفاءة و القدرة المهنية
يجب على كل متقدم للعمل أنة يقدم الملف لإداري الأولي التالي:

ـ طلب خطي
ـ الشهادة العلمية أو الدراسية التي تثبت الكفاءة المهنية
ـ شهادة ميلاد
ـ صورتين شمسيتين
ـ شهادة طبية ـ شهادة اقامة

المادة 5:

يخظع العمال الجدد لفترة تجريبية لا تتعدى الشهر و يمكن تجديدها باعلام المعني و يتمتع بنفس الحقوق و يلتزم بنفس الإلتزامات التي يتمتع بها العمال الذين يشغلون مناصب مماثلة و تحديد هذه الفترة في عقد العمل بلإتفاق المشترك بين العمال و مسير الشركة

المادة 6:

المدة القانونية أربعون ساعة في الأسبوع أثناء ظروف العمل العادية و تتوزع هذه الساعات حسب الكيفية التي يحددها المستخدم وفقا لمتطلبات الخدمة و تنشر في شكل نشرات
المعدل الشهري لساعاة العمل العادي هو173.33 ساعة في الشهر

المادة 7:

توزع ساعات العمل المشار اليها أعلاه على أيام لأسبوع
من السبت الى لأربعاءعلى أساس(8)ثمانية ساعات يوميا.

المادة 8:

يلزم العامل بأداء ساعات اظافية متى طلب منه كتابيا من طرف المستخدم
دون أن تتجاوز هذه المدة عشرون بالمئة من المدة القانونية للعمل و في هذه الحالة لايمكن تجاوز 12 ساعة عمل يوميا
تسدد الأجرة الناتجة عن الساعات الإظافية على النحو الذي يحدده المستخدم في الإتفاقية الجماعية

الراحة القانـونية

المادة 9:

يمكن أن يقرر المسير وفقا لما تقتظيه الظرورة و بناءا على مستلزمات المصلحة لبعض العمال المعنيين نظاما للعمل يحدد فيه يوم الراحة الأسبوعية غير الجمعة .
الراحة الأسبوعية في الظروق العادية يوم الجمعة

العطلـة السنويـة

المادة 10:

كل عامل يتمتع بحقه في العطلة السنوية ملزم باحترام تاريخ الذهاب و الدخول المحدد الذي يحدده المسير .
يجوز للمستخدم أن يستدعي أي عامل موجود في عطلة لضرورة المصلحة

الغيـــاب

المادة 11:

لا يمكن أن يتقاضى العامل أجر فترة لم يعمل فيها ما عدى الحالات التي ينص عليها القانون أو التنظيم صراحة .

المادة12:

يمكن للمستخدم أن يمنح رخصة تغيب غير مدفوع الأجر الى العامل الذي له حاجة ماسة للتغيب بعد تقديمه بطلب في هاذ الشأن و الذي يحضى بالقبول .

المادة13:

يجب على العامل أن يقدم التبريرات القانونية قبليا أو بعديا عن كل غياب مدفوع الأجر و ذلك لتدعيم طلبه لرخصة الغياب

الوصل المتأخر ,الغياب الغير المبرر

المادة 14:

ان كل وصول بعد ساعات العمل أو بدايت فترة العمل يعتبر تأخرا (15 دقيقة بعد الوقت المحدد بعد المدة القانونية )

ـ ان تكرار التأخر و الغياب غير المبرر غير مقبول من طرف المستخدم بحجة وسائل النقل أو الحالات الإجتماعية مهم كان سببها يعتبر غير مقبول الا بالبينة

ـ يخضع كل تأخر أو غياب لإجراءات تأديبية بغض النظر عن الاقتطاع من الراتب و فقدان الأجر حسب النسبة الزمنية المحددة في هذا الشأن

واجبات العامل المريض

المادة 15:

طبقا للنصوص التشريعية المطبقة في مجال الضمان الإجتماعي ما عدا حالة القوة القاهرة , يلزم على العامل الذي هو في وضعية العطلة مرضية أو عطلة تمديد أن يعلم المستخدم بذلك بكل الوسائل المضمونة في أجل 48 ساعة و الا اعتبر في وضعية تخلي عن المنصب

مراقبت مواضبة العمال

المادة 16:

من أجل التأكد من مواظبة العمال يضع المستخدم نظاما لمراقبة الدخول و الخروج بين بداية العمل و نهاية حصة العمل

المادة 17:

تسند مهمة مراقبة المواضبة الى السيد : المسؤول المعين من طرف المستخدم وعلى المسؤول أن يبلغ المستخدم بحصيلة الغياب في نهاية المدة القانونية اليومية .

المادة 18:

تحسب شهريا الإقتطاعات من الراتب غياب غير مدفوع الأجر , مرخص به أو غير مرخص به , حسب الصيغة التالية :

ـ الأجر :173,33 = قيمة الساعة .
ـ قيمة الساعة X عدد ساعات الغياب

رخصــة الخــروج

المادة 19:

يرخص للمسؤول المفوض بمنح رخصة خروج أثناء فترة العمل اليومية للعمال الذين يرغبون في التغيب لأسباب المصلحة أو لأسباب شخصية أو أداء مهمة للشركة .

المادة 20:

عند ملاحضة التخلي عن منصب العمل و أذا لم يتبين العمال وضعيته عند نهاية المهلة المحددة في المادة 15 , يوجه له إيعاز في شكل برقية أو أي وسيلة إستعجالية مماثلة

المادة 21 :

اذا لم يتقدم العامل خلال 24 ساعة لهذا الإيعاز الأول والأخير للاتحاق بمنصب عمله بعد انقضاء المهلة وبعد احترام الإرسال يعتبر العامل مفصول من منصب عمله بغض النظر عن المتابعة اذا ألحت الضرورة

الإستقالة حق معترف به للعامل

المادة 22:
يعتبر كل عامل مستقيل الذي يقدم استقالته كتابيا الى المستخدم مع اشعار مسبق يقدر (60) يوما

حمــل البــطاقة المهنــية
المادة 23:
تحدد كيفية حمل البطاقة المهنية و الظروف التي يمكن اظهارها بواسطة نشرة تصدر من طرف المستخدم

المادة 24: يلفت الإنتباه الى ما يلي :

ـ يمنع استقبال أشخاص أجانب داخل الشركة
ـ يمنع ادخال أشياء أو أليات مشابهة لأشياء الشركة , في حالة
الضرورة يلزم ترخيص من المستخدم شخصيا
ـ يمنع اخراج اشياء الشركة مهم كان شكلها أو نوعها خارج مقر
الشركة الا بادن المستخدم بالذات (ترخيص كتابي )
ـ تحتفظ الشركة بحقها ان اقتضت الضرورة في اخضاع العامل عند الخروج من الشركة بإجراء تفتيش للاشياء المنقولة .

المادة 25:

يمنع على العامل افشاء تقنيات العمل المستعملة من طرف الشركة وطرق التنظيم بصفة عامة

المادة 26:

بغض النضر عن الإلتزامات الواردة في تشريع و لخصوصية القانون الأساسي للشركة يمبغي للعامل أن يقون بجميع المهام المرتبطة بمنصب عمله بوعي و فاعلية وأن يبذل ما في وسعه من مقدرات مهنية منتجة ومبدعة مع تحسين نوعية تقنيات عمله.

المادة 27:

تحمي الشركة عمالها من أي شكل من اشكال الإهانة والتهديد والإعتداء أو استعمال العنف اثناء ممارسة نشاطهم المهني .

البــاب الثانــــي

القواعد المتعلقة بالوقاية الصحية والأمن
المادة 28:

ان التنظيم والتوصيات والإعلانات المتعلقة بالوقاية الصحية والأمن تلزم العامل بالمساهمة والتنفيذ الصارم للتعليمات بدون تهاون أو غفلة .

المادة 29:

كل عامل مسؤول على الإستخدام الأحسن و المحافضة على المعدات وأدوات العمل وغيرها الموضوعة تحت تصرفه من طرف الشركة

المادة 30:

يمنع منعا باتا نزع أو اتلاف التجهيزات الأمنية كما يمنع على كل شخص غير مؤهل القيام بعمليات تصليح للآلات والتجهيزات , يجب ابلاغ المستخدم في الوقت ذاته

المادة 31:

يلزم على كل عامل المحافظة على نظافة أماكن العمل الموضوعة تحت تصرفه .

ـ يجب على الخصوص بعد نهاية العمل قطع التيار عن الآليات والأجهزة الكهربائية أو المشتعلة بمصادر الطاقة الأخرى
ـ وضع الأغطية على الأجهزة في نهاية المدة القانونية للعمل
ـ يمنع استعمال الأجهزة والآليات لاغراض شخصية

المادة 32:

يخضع العتاد وكل وسيلة عمل أخرى التي تسلمها الشركة للعمال لجرد فردي موقع من الطرفين.
يجب تبليغ المسخدم بفقدان أو اتلاف أو تعطيل الأدات والأجهزة في حينها

المادة 33:

يجب أن تترك المعدات والتجهيزات المضادة للحريق بصفة دائمة و شاملة في متناول الجميع , وفي الاماكن المخصصة لها وفي حالة جيدة جتى يسهل استخدامها في أي وقت عند حدوث أي خطر

المادة 34 :

كل عامل تعرض الى حادث عمل يجب ان يشعر فى مجال 24 ساعة الموالية

المادة 35 :

فى حالة شك فى الشهادات الطبية المتضمنة تعليق علاقة العمل يحق للمستخدم عرضها للمراقبة من الأجهزة التى يعينها المستخدم من اجل التأكد من سلامتها .

المادة 36 :
الأمن والوقاية مسؤولية الجميع وتصدر نشرات وتعليمات من طرف المستخدم أن اقتضت الضرورة لتكملة بنود هذا النظام

البــــاب الثــالث

الإنــضـبـاط

المبادء والأهداف باقامة الانضباط في الشركة بمختلف أماكنها هي صلاحيات المستخدم و تمثل :

المبادئ الأساسية :

الأحكام المتعلقة بالعقوبات التأديبية في الأحكام التي ينص عليها هذا النظام و ستبينها عند الحاجة نشرات .
تسلط الهيئة المستخدمة الممثلة في مسييرها السيد :……….الممثل القانوني و المسؤول مدنيا،جزائيا عن الفعل ،وفقا لأحكام نظامية يسيرها هذا النظام الداخلي.

المادة 37:

عند الحاجة يقوم المسير بتعيين رئيس مباشر باتخاذ التدابير التطبيقية و اعطائه الصلاحيات من أجل اصدار العقوبة وفقا للإجراءات المحددة في هذا النظام.

المادة 38:

تعتبر المسؤولية المباشرة عن عدم التبليغ عن الخطأ المعاين من طرف المسؤول الأول للمحطة منسوبة الى العامل ,تحسب على ذمة المسؤول السلمي اذا أطلع عليها و لم يستنكر و لم يأخذ اجراءات تأديبية لمعاقبة العامل مرتكب للخطأ .

المادة 39:

عند معاينة الخطأ تسلط العقوبة مباشرة من طرف المسؤول المخولة له من طرف الهيئة المستخدمة

المادة 40:

لا يمكن أن تسلط العقوبة التأديبية على العامل بعد مرور ثلاثة أشهر من معاينة الخطأ .

المادة 41:

لا تسلط عقوبة التسريح الا بعد سماع العامل من طرف المستخدم ويمكنا الاطلاع على ملفه التأديبي ويمكنه الاستعانة بشخص يختاره الذي يكون زميله في الشركة في هذه الحالة يستدعي العامل كتابيا وعند تسجيل غيابه يبلغ بقرار التسريح .

الأخطاء المهنية والعقوبات

المادة 42:

تعد أخطاء مهنية كل تقصير أو اهمال أو اغفال عن الإلتزامات المهنية منها عدم تنفيذ التعليمات الصادرة من المستخدم في مجال العمل وكذا القواعد المطبقة في الإنضباط العام و قواعد الوقاية والأمن,

المادة 43: تصنف الأخطاء المهنية كالتالي :

ـ أخطاء من الدرجة الأولى
ـ أخطاء من الدرجة الثانية
المادة 44:
تعد أخطاء من الدرجة الأولى كل الافعال التي تمس بالانضباط العام الناتجة عن غفلة أو اهمال , لا سيم الأفعال التالية :

عقوبة الدرجة الأولى:
انذار مسجل
توقيف عن العمل من يوم الى خمسة عشر يوما

عقوبة الدرجة الثانية :
تسريح من العمل .

المادة 45:

تعد أخطاء من الدرجة الأولى الأفعال التي تمس بالانضباط العام بدون الحاق ضرر بالشركة أو الأفعال نتيجة غفلة أو اهمال و هي محددة على الخصوص كما يلي :

ـ الخروج بدون رخصة في اوقات العمل

ـ التأخر عن الوقت المحدد للدخول إلى الوحدة

ـ الغياب عن منصب العمل
ـ عدم امضاء ورقة الحضور
ـ استعمال وسائل الشركة لأغراض شخصية
ـ التسبب في ضرر مادي أو معنوي محدود نتيجة غفلة أو اهمال
ـ عدم تنفيذ تعليمات المسؤول المباشر في مجال انجاز الأعمال المقررة
ـ ترك الأجهزة و الأليات بدون صيانتها (نظافتها,تغطيتها بعد نهاية العمل,نزع الأسلاك الكهربائية)
ـ ادخال أشخاص أجانب للشركة
ـ استعمال العنف المعنوي من حيث القذف والشتم
ـ اساءة المعاملة مع الزبون مهم يكن نوعها
ـ التملص من أداء الساعات الإضافية

المادة 46:
تعد أخطاء من الدرجة الثانية, و علاوة على الأخطاء الجسمية , التي يعاقب عليها التشريع الجزائي والتي ترتكب أثناء العمل ,تعتبر على الخصوص أخطاء جسمية,يحتمل أن ينجر عنها التسريح بدون مهلة .
الأفعال التالية :

1ـ اذا رفض العامل بدون عذر مقبول,تنفيذ التعليمات المرتبطة بالالتزامات المهنية أو التي قد تلحق أضرار بالمؤسسة و الصادرة عن السلطة السلمية التي يعينها المستخدم أثناء الممارسة العادية لسلطاته
2ـ اذا أفضى معلومات مهنيةتتعلق بالتقنيات والتكنولوجيا و طرق الصنع والتنضيم أو وثائق داخلية للهيئة المستخدمة ,الا اذا أذنت السلطة السلمية بها أو اجازها القانون .
3ـ اذا شارك في توقف جماعي و تشاوري عن العمل خرقا للاحكام التشريعية الجاري بها العمل في هذا المجال.

4ـ اذا تسبب عمدا في أضرار مادية تصيب البنايات و المشات والآلات والادوات والمواد الاولية و الاشياء الأخرا التي لها علاقة بالعمل .

5ـ اذا رفض تنفيذ امر التسخير الذي تم تبليغه وفقا لأحكام التشريع المعمول به .
6ـ اذا تناول الكحول او المخذرات داخل اماكن العمل
7ـ أذا قام بأعمال العنف .
المادة 47:
يمكن تمدتد أي أحكام تنضيمية في شكل نشرات من أجل تطبيق هذا النظام الداخلي أو ملحق للتطبيق

المادة 48:يطبق هذا النظام فور مصادقته من طرف مفتشية العمل ب…… ولدى كتابة الضبط بالمحكمة المختصة اقليميا

Les raisons des blocages de l’Export en Algerie

 

 

 

   Exportations hors hydrocarbures


Les raisons d’un blocage

l Ce n’est un secret pour personne : les exportations algériennes hors hydrocarbures sont insignifiantes. Elles ne représentent que 3% du volume global. Cet état de fait n’est pas dû uniquement au manque de production.
Les entreprises se heurtent à divers obstacles, notamment bureaucratiques.

Elles ne représentent que 3% de l’ensemble des exportations du pays. Les produits agricoles, n’occupent que 1% du volume global. Cette situation n’est pas le fait du hasard et ne s’explique pas seulement par la faible production hors hydrocarbures. Il existe bel et bien des producteurs dans les secteurs de l’industrie et de l’agriculture qui ont quelque chose à exporter. Mais faute d’un réel accompagnement et d’encouragement pour ces entreprises, les exportations freinent et leur volume ne signifie presque rien devant la hausse hallucinante des importations.
Celles-ci enregistrent annuellement une augmentation de plus de 25%. En 2007, elles ont explosé pour évoluer d’un seul coup de 35%. Selon des statistiques officielles fournies par le Centre national du registre du commerce (Cnrc), il existe 27 000 entreprises d’importation en Algérie, dont 5 000 ont été inscrites au cours des dix premiers mois de l’année en cours. L’Algérie qui s’ouvre sans aucun problème aux différents produits venant de l’étranger, demeure un pays d’où il est vraiment très difficile pour un opérateur d’exporter ses produits. Les exportateurs se heurtent à de nombreuses entraves, en commençant par les obstacles bureaucratiques induits, bien évidemment, par la complexité des procédures douanières, entre autres, et l’insuffisance des mécanismes d’aide et d’un encouragement réel à l’exportation. Il y a aussi le manque de logistique et d’infrastructures portuaires.
C’est, en tout cas, le constat dressé par de nombreux opérateurs économiques présents à la conférence-débat avec le directeur général de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), organisée le 22 octobre dernier à Alger par le Forum des chefs d’entreprise (FCE) et à laquelle ont pris part des représentants des ministères des Transports, du Commerce et des Affaires étrangères et des chefs d’entreprises.
Une occasion pour ces derniers de faire part du parcours du combattant qu’ils sont contraints d’effectuer pour pouvoir mettre leurs produits sur les marchés extérieurs, notamment européens. Le climat n’est nullement favorable à l’exportation, a-t-on relevé lors de la rencontre, et la situation est loin d’être reluisante de l’avis de nombreux exportateurs que nous avons interrogés. «Il suffit juste de voir les espaces insignifiants réservés aux produits d’exportation sur les quais de nos ports pour déduire qu’on n’encourage pas les exportateurs. Le couloir vert est destiné seulement aux produits importés», a fait remarquer Réda Hamiani, président du FCE, ajoutant que «si plusieurs chefs d’entreprises, donc des exportateurs potentiels, sont aujourd’hui découragés, ce n’est pas parce que leurs produits ne sont pas compétitifs, mais parce qu’ils sont freinés par la complexité et les lenteurs des procédures. Au lieu de nous faciliter la tâche, on nous bloque. Aujourd’hui, il est clair que nous avons affaire à des gendarmes et à des censeurs qui nous bloquent et non à des accompagnateurs». Pourtant, Issad Rebrab, P-DG de Cevital, premier groupe exportateur actuellement en Algérie hors hydrocarbures, indique qu’«il existe plusieurs possibilités de développer les exportations hors hydrocarbures en Algérie».
Concernant la concurrence étrangère, M. Rebrab a affirmé ne pas la craindre puisque les produits de son groupe sont compétitifs et répondent aux normes internationales. Il a appelé, une nouvelle fois, à «plus de concertation avec les autorités pour éliminer les entraves au développement des exportations et des entreprises».

M.F.

8/11/2008  infosoir

Quand l’accompagnement vient à manquer
 

 

Difficultés n Les opérateurs économiques nationaux peinent à trouver l’accompagnement nécessaire pour s’installer à l’étranger.

Parmi les difficultés rencontrées par les exportateurs algériens à l’étranger, on trouve celles liées au positionnement sur les marchés extérieurs. En effet, tous les opérateurs déclarent qu’il ne suffit pas d’avoir un produit répondant aux normes internationales pour aspirer à gagner des parts de marché à l’étranger. Aujourd’hui, même si certains opérateurs puissants, comme le groupe Cevital, sont prêts à investir à l’étranger et à exporter leurs produits, ils peinent à trouver l’accompagnement nécessaire auprès des autorités compétentes.
L’Etat, qui devrait être un régulateur et un accompagnateur censé aider les exportateurs à commercialiser leurs produits à l’étranger, ne semble pas jouer son rôle.
En tout cas, du moins pour le moment, les autorités semblent incapables de répondre aux exigences des opérateurs économiques. Les chefs d’entreprise concernés par l’exportation ont interpellé à maintes reprises les pouvoirs publics quant à la levée des entraves douanières et à mettre un terme aux lenteurs des démarches administratives dans notre pays. Ils n’ont eu de cesse aussi de demander la facilitation des procédures pour l’acquisition du foncier en Algérie et une aide pour l’accès au foncier dans des pays étrangers dans lesquels ils comptent s’installer.
Concernant cet éminent point qui pourra aider nos entreprises à acquérir des marchés à l’étranger, les opérateurs économiques ont interpellé toutes les parties concernées, notamment les ministères des Affaires étrangères, du Commerce et des Transports pour les accompagner dans leurs investissements à l’étranger. Parmi les propositions faites au ministère des Affaires étrangères par les chefs d’entreprise réunis le 22 octobre dernier au siège de Algex, la création d’une direction chargée de la promotion des exportations à l’étranger. De même les représentations diplomatiques algériennes sont appelées à s’impliquer davantage pour aider les entreprises dans leurs démarches à l’étranger.
Plusieurs patrons qui ont assisté à la rencontre, ont déploré le fait que nos ambassades à l’étranger ne font pas le travail attendu par les exportateurs. Pour s’installer à l’étranger, il faut non seulement des institutions comme les services du ministère des Affaires étrangères, mais aussi des banques pour l’accompagnement, signalent-ils. Revenant au problème du foncier qui est devenu un véritable casse-tête chinois pour les opérateurs privés, Issad Rebrab croit à la seule logique économique pour développer le secteur des exportations hors hydrocarbures. «On ne peut pas développer l’industrie, et donc l’exportation, si le problème du foncier n’est pas réglé», a-t-il estimé.

M. F

 

 

Accord d’association : nous n’en tirons pas profit
 

 

Désavantage n Certains chefs d’entreprise estiment que l’accord d’association signé avec l’Union européenne ne favorise pas l’Algérie dans la conjoncture actuelle.

Les textes de l’accord sont entrés en vigueur officiellement en 2005. Et même si, sur le plan politique surtout, ces accords représentent des atouts pour l’Algérie en lui permettant de sortir de «l’isolement et de l’embargo moral et politique» dont elle a souffert une décennie durant, sur le plan économique, cela ne semble pas être le cas. Les opérateurs, en tout cas, continuent encore d’alimenter la polémique sur ses retombées réelles.
Le patron de Cevital, par exemple, a exprimé son souhait de voir l’accord d’association «rééquilibré» et «révisé» sur de nombreux points. Cette révision devrait se faire, d’ailleurs, cinq ans après l’entrée en vigueur de l’accord, c’est-à-dire à partir de 2010. Pour Réda Hamiani, la signature de l’accord à cette époque-là était dictée par la conjoncture politique d’alors puisque l’Algérie en avait grandement besoin pour sortir de l’engrenage de l’isolement international.
Dans un tel contexte, il est clair que le pays le plus développé économiquement en tirera profit et engrangera les bénéfices. De ce fait, notre pays ne représente rien d’autre pour les Européens qu’un «marché pour écouler leurs produits». Chiffres à l’appui, Issad Rebrab donne un exemple qui illustre parfaitement la situation. «A partir de 2009, grâce aux investissements consentis, l’Algérie deviendra exportatrice de sucre et l’Europe importatrice.
Mais en vertu des accords signés, l’Algérie n’a pas le droit de mettre un kilogramme de ce produit sur le marché européen. En revanche, l’Europe a le droit de vendre à l’Algérie 150 000 tonnes de sucre annuellement.» Pour la pomme de terre, c’est presque le même constat.
L’Europe a accordé à l’Algérie la possibilité d’exporter uniquement 5 000 tonnes de pommes de terre vers l’Europe dans la période allant de janvier à mars.
Ce qui est désavantageux pour notre pays qui, selon les estimations de M. Rebrab, deviendra, à partir de 2010, excédentaire en semence de pomme de terre, donc potentiellement exportateur de ce produit.
En évoquant ces accords, les opérateurs voudraient qu’il y ait une réciprocité dans les échanges entre l’Algérie et les pays européens. L’Europe doit traiter d’égal à égal son partenaire en lui offrant des possibilités d’exporter plus de produits. Ce qui ne semble pas être le cas pour le moment, estiment les opérateurs économiques. «Au terme de ces accords, l’exportation vers l’Europe relève de l’impossible. Espérer, aujourd’hui, gagner des parts de marché à l’étranger avec toutes ces entraves et ces limitations de quotas, relève presque de l’utopie pour les entreprises», affirment-ils. Mais cette limitation des quotas pour les produits algériens destinés à la vente sur le marché européen n’est-elle pas objective et n’est-elle pas liée au non-respect des normes universelles de qualité ? «Certes, plusieurs de nos entreprises doivent se mettre à niveau pour espérer exporter vers l’Europe. Mais il faut savoir qu’après certains refus signifiés à nos produits sous prétexte qu’ils ne sont pas fiables, nous avons effectué des tests de fiabilité de ces produits et nous avons constaté qu’ils ne présentent aucun problème de normes», tient à rectifier M. Hamiani. Les Européens continuent, donc, à défendre leurs entreprises avant tout et, même s’ils ne le reconnaissent pas ouvertement, rechignent à ouvrir leur marché aux produits des pays du Sud.

M. F.

 

Foncier : le casse-tête
 

 

Le P-DG du groupe Cevital a signifié au responsable de l’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière (Aniref), présent lors de la conférence-débat organisée par le FCE, que l’agence, censée régler les problèmes liés au foncier, est dépassée. «Le problème du foncier vous dépasse. Je sais que vous ne pouvez pas arriver seuls à régler un problème qui dépasse vos prérogatives», lui a-t-il lancé. «Nous voulons lancer plusieurs projets comme le port de Cap Djinet, les centrales logistiques et des hypermarchés, mais faute de disponibilité du foncier et des autorisations, les projets traînent encore», a-t-il déploré. Issad Rebrab a expliqué aussi que le foncier en Algérie demeure très cher par rapport aux prix pratiqués dans certains pays européens et du Maghreb.
«En Europe, le coût d’un mètre carré est de 20 euros, en Tunisie il oscille entre 1 et 20 euros et dans notre pays il peut aller de 200 à 400 euros», a-t-il indiqué.

M. F.

Afrique et monde arabe : la solution ?
 

 

n Devant les grandes difficultés que rencontrent nos exportateurs pour vendre leurs produits dans des pays européens, certains croient trouver la parade en préconisant de lorgner du côté des pays africains et arabes. Mais il faut, d’abord, que ces pays «jouent le jeu» et facilitent l’acheminement des produits algériens sur leurs marchés. Les autorités tunisiennes, par exemple, qui affirment ne pas appliquer de droits de douanes aux produits algériens, ont mis en place une taxe de consommation de 20%, signale-t-on. Ce qui veut dire que même nos voisins immédiats ne facilitent guère la tâche aux chefs d’entreprise algériens.

M. F.

La difficulté d’exporter les livres

l Les éditions Apic ont des projets ambitieux. «Au-delà de nos frontières, a fait savoir l’éditeur, certains projets de partenariat (coédition, et cessions de droits) avec des éditeurs étrangers, français, belges notamment, ont vu le jour et d’autres sont en cours.» Et d’ajouter : «Notre grand souci reste encore l’exportation des textes (même si l’expression paraît peut-être décalée) que nous publions, car au jour d’aujourd’hui rares sont les auteurs publiés d’abord en Algérie et qui par la suite trouvent acquéreur (éditeurs) à l’étranger…» En effet, les professionnels du livre, notamment les éditeurs, estiment que le livre algérien en tant que produit économique et culturel n’est pas exporté à l’étranger, alors que le marché du livre en Algérie est étonnamment inondé de livres importés – «on ne voit d’ailleurs que ça», ont-ils dit sur un ton désolé. Et de regretter que le livre algérien soit absent dans les librairies des pays arabes ou d’ailleurs. Les éditeurs estiment qu’il est difficile, vu l’absence de procédures permettant l’exportation, de mettre le livre algérien sur le marché international. «C’est un véritable parcours du combattant», s’accordent-ils à dire, ajoutant : «Il faut surmonter plusieurs obstacles bureaucratiques, notamment d’ordre juridique et douanier.» S’exprimant sur cette question, Lazhari Labter, responsable des Editions Alpha, a expliqué : «Il y a tant de barrières bureaucratiques qu’il est décourageant pour un éditeur de s’engager dans cette voie, c’est-à-dire dans l’exportation du livre, car les opérations liées à l’exportation et aux procédures douanières et bancaires sont complexes, si complexes que l’éditeur en est dissuadé.»
Ainsi, les éditeurs font appel à l’Etat pour se pencher sur la question, à savoir promulguer un texte de loi en faveur des éditeurs, et ce, de manière à encourager l’exportation du livre à l’étranger, c’est-à-dire faciliter les procédures et baisser les taxes douanières. «Il y va de l’image de marque de l’Algérie», estiment-ils.

Y. I.

8/11/2008  infosoir

 

 

Bureaucratie à Boumerdés

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Victimes de la bureaucratie à Boumerdés
Des jeunes entrepreneurs mettent les clefs sous le paillasson

Ces jeunes chefs de micro-entreprises sont outrés “par le comportement laxiste, voire complice de certains responsables censés eux mêmes combattre le piston et la corruption”.

Devant les obstacles et les difficultés de toutes sortes qu’elles ont rencontrés, des dizaines de micro-entreprises créées à la faveur des différents dispositifs d’emploi, notamment l’Ansej et la Cnac, au niveau de la wilaya de Boumerdès ont jeté l’éponge alors que d’autres se préparent à suivre la même voie. “Je n’arrive pas à arracher des marchés au niveau des administrations puisqu’ils sont attribués avant même la consultation”, affirme Saïd, patron d’une jeune entreprise, qui dit être surpris par “l’ampleur du piston et de la tchippa érigés en règle au niveau de certaines administrations et entreprises publiques”. Saïd a soumissionné au niveau de l’APC de sa localité et dans d’autres structures de la wilaya de Boumerdès mais, à chaque fois, son offre est rejetée. “Ils attribuent les marchés toujours à la même entreprise, et ce n’est pas la peine de vous faire un dessin”, affirme-t-il. Autre victime de cette situation, Djamel, un jeune entrepreneur en peinture de Boudouaou, qui affirme lui aussi ne pas comprendre l’absence de contrôle et le laisser-aller qui règnent dans ces organismes publics où, dit-il, “certains fonctionnaires attribuent des marchés à des entreprises venant d’autres wilayas du pays, pénalisant ainsi de nombreuses entreprises locales”. Djamel se dit “outré par le comportement laxiste, voire complice de certains responsables censés eux-mêmes combattre le piston et la corruption” et se demande pourquoi créer des entreprises pour ensuite leur fermer la porte, précisera-t-il. D’autres jeunes patrons éprouvent des difficultés à rentabiliser leur matériel qu’ils ont payé au prix fort, alors que d’autres pensent déjà aux problèmes de remboursement qu’ils vont rencontrer avec les banques sans même avoir travaillé. Ces obstacles ont découragé même les micro-entreprises qui ont réussi leur parcours, à l’image de ce patron d’entreprise de nettoyage qui a avoué au wali de Boumerdès, lors d’une réunion consacrée à l’emploi tenue mercredi dernier, qu’il a été contraint de partir travailler à Tlemcen pour éviter la dissolution de son entreprise qui emploie une dizaine de travailleurs. “Toutes les portes sont fermées ici au niveau de tous les services et organismes de la wilaya”, a affirmé le jeune homme au chef de l’exécutif qui tenait à entendre de vive voix ces jeunes entrepreneurs victimes de la bureaucratie. Une jeune fille de Hamadi, qui a mis en place, grâce toujours à l’Ansej, un laboratoire de contrôle de qualité, affirme éprouver des difficultés à rentabiliser les équipements qu’elle a acquis. Mais la surprise vient d’un jeune homme de la commune d’Ouled Heddadj qui a monté une entreprise spécialisée dans l’immobilier employant plus de 65 travailleurs et qui lâche crûment à l’adresse du wali et de tous les membres de l’exécutif : “J’ai pu pénétrer les wilayas du pays, mais je n’ai pu jusqu’à aujourd’hui exercer la moindre activité dans la wilaya de Boumerdès.” L’aveu bouleversant de ce jeune homme a incité le wali de Boumerdès à prendre des décisions radicales, dont une consiste à demander à toutes les administrations de favoriser ces jeunes entreprises et de leur faire appel lors des différentes consultations lancées à leur niveau. “Avec toutes les potentialités qui existent dans cette wilaya et le nombre important de chantiers en cours, il ne doit pas y avoir de chômage”, a-t-il relevé.

Par : Madjid T.
Mercredi 05 Novembre 2008

Des chercheurs algériens proposent une centrale de production de l’hydrogène solaire


Des chercheurs algériens qui supervisent l’étude du « projet du Maghreb-Europe » sur la production et l’exportation de « l’hydrogène solaire » ont proposé le lancement de ce dernier par la création d’une centrale d’énergie solaire prés de la ville de Ghardaïa, au regard du potentiel solaire considérable de l’Algérie dans tout le bassin méditerranéen.

M. Bouziane Mehmeh, qui supervise l’étude en compagnie d’un groupe de chercheurs au centre de développement des énergies renouvelables de Bouzaréah à Alger, a indiqué à l’APS que « l’étude consiste à rechercher la possibilité d’introduire le gaz hydrogène dans le gaz naturel, précisant que les premiers résultats sont »convaincants et satisfaisants ».

L’étude, a-t-il ajouté, a obtenu un prix d’encouragement de la revue de l’OPEP « pétrole et coopération arabe ».

L’idée de ce projet est née, selon ses initiateurs, lors du « 16éme congrès international sur l’énergie hydrogène, tenue dans la ville de « lyon » (France) en 2006 sur proposition du premier congrès international sur l’hydrogène en tant que source énergétique renouvelable » tenue à Alger en juin 2005.
La revue « pétrole et coopération arabe » a publié dernièrement l’étude qui considère que l’hydrogène solaire est « le carburant stratégique alternatif le plus attractif et le plus disponible pour répondre aux besoins énergétiques mondiaux dans les prochaines décennies » et résoudre les problèmes en relation avec la crise énergétique qui secoue le monde actuellement et son impact sur la hausse des prix du pétrole et les émissions de gaz nuisibles à l’environnement.

En 2005, des experts d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, d’Egypte, de France, d’Italie, d’Allemagne et du Royaume-Uni ont recommandé « la création d’un grand projet Maghreb-Europe pour développer et exploiter l’hydrogène produit à partir de l’énergie solaire dans les pays du Maghreb ».

En 2006 le centre algérien de développement des énergies renouvelables a été chargé de coordonner les efforts des pays du Maghreb, la société européenne des technologies de l’hydrogène ayant, pour sa part, été chargée de coordonner les efforts des pays de la rive nord de la méditerranée.

L’équipe algérienne de recherche a conclu à la possibilité de lancer le projet par la création d’une centrale d’énergie solaire prés de la ville de Ghardaïa proche des champs pétrolifères de Hassi R’mel, le site offrant toutes les conditions requises.

Parmi ces conditions, l’on cite le potentiel solaire considérable du sud algérien, ses nappes phréatiques, en plus des gazoducs transméditerranéens qui pourront être utilisés pour la distribution de l’hydrogène ainsi que l’existence de techniques efficaces de production de l’hydrogène ».

Selon une étude réalisée par l’Agence spatiale allemande, « l’Algérie recèle le plus important potentiel solaire dans tout le bassin méditerranéen, avec un volume annuel estimé à 169.000 tétra Wh en énergie thermique solaire, 14 tétra Wh en énergie solaire photovoltaïque et 35 tétra Wh en énergie éolienne ».

Le volume du potentiel solaire de l’Algérie équivaut le décuple de celui de son potentiel en gaz naturel découvert jusqu’à l’heure à Hassi R’mel, indique la même étude.

Par ailleurs, la revue met en avant « des opportunités indéniables pour les pays du nord et du sud de la Méditerranée permettant de dégager les contours d’une coopération fructueuse et efficace dont la cheville ouvrière n’est autre que l’exploration d’un potentiel extraordinaire d’énergie solaire notamment dans le grand Sahara, en faisant de l’hydrogène généré par l’énergie solaire un vecteur d’une énergie propre et sure couvrant les besoins énergétiques au double plan régional et mondial ».

L’eau souterraine est un autre facteur essentiel à la production de l’hydrogène, d’autant plus que le nord du Sahara algérien renferme deux grandes nappes phréatiques. La première, l’une des plus importantes au monde, est située sur les frontières entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye, et la seconde appelée « le grand erg oriental » est située au cúur du Sahara algérien.

Ces deux réservoirs hydriques sont à même de permettre une production à grande échelle de l’hydrogène, estime le document, rappelant que des études réalisées depuis 30 ans ont démontré que l’exploitation des couches hydriques du nord du Sahara algérien qui offrent l’avantage d’une relative profondeur de la croûte du réservoir, permettra d’alimenter les centrales d’hydrogène d’une manière efficiente et à moindre coût.
L’Algérie dispose également d’un autre facteur non moins important, à savoir le réseau de gazoducs la reliant à l’Europe pouvant être mis à contribution pour le transport de l’hydrogène vers l’Europe à des coûts raisonnables, ajoute l’étude.

Ce réseau peut servir, selon les chercheurs, pour le transport de « l’hydrogène combiné » (gaz et hydrogène) via un même gazoduc, en tenant compte de certains
aspects techniques.

La revue a également mis en évidence un autre projet de transport et de distribution d’un composé de gaz naturel et d’hydrogène en cours de réalisation par un groupe européen, précisant que ce procédé vise à « définir les conditions techniques et socioéconomiques à même d’injecter de l’hydrogène dans le gaz naturel en utilisant les infrastructures existantes ».

Parmi les pays concernés par le projet, la publication cite l’Algérie, la Libye, la France, l’Espagne, la Suisse, l’Italie, l’Allemagne, la Turquie et les Etats-Unis.

APS