Survivalistes En Algerie ( avant le grand chaos planetaire )

survie

comme son nom l’indique ce site a été pensé pour etre une source d’information modeste  ( c’est mieux que rien ) pour  les algeriennes et algeriens qui desirent retourner au pays et qui voudraient bien trouver quelques pistes pour se realiser,

 

en creant ce site, je ne pensais pas franchement aux boulversements dans la finance internantionale qu’on a eu recement, et qui ont conduit dores et deja à la crise economique mondiale qu’on connait aujourd’hui, au premier semestre de l’anné 2009, et que beaucoup d’analystes lui donnent au moins 3 ans avant d’esperer une quelconque reprise.

 

comme trés peu de monde s’interesse reellement aux previsions les plus sombres et qui sont probables, le jour ou on sera  confrontés à la dure realité, auront du mal à trouver les « bouées » necessaires pour tenter ce qu’on pourrait sauver, sinon sa petite personne pour commencer,

 

et aprés ?

 

le aprés, certains se sont dores et deja préparés sans faire de bruit, l’autosuffisance alimentaire ne s’improvise pas, et c’est pour cette raison que ce billet restera temoin pour ceux qu’on peut appeller les « survivalistes », ceux qui pensent à survivre au chaos annoncé, evidement, il y’a plusieurs « ecoles » du survivalisme, aux etats unis, il y’a toute une litterature

 

en revanche, en Algerie, nous n’avons pas encore ce sujet en tete, alors, si vous voulez continuer la reflexion, demander des conseils, offrir une opportunité, se regrouper pour tenter de faire quelque chose dans notre vaste pays, c’est le coin pour en parler

 

n’hesiter pas à poser des questions, il y’en aura toujours qui seront ravis de repondre

 

willa mafhamtouche, chta rani naksed, c’est le moment aussi

 

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Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à « quitter votre région ».

La crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux États-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ? C’est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.

Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de « dislocation géopolitique mondiale », les experts prévoient un « sauve-qui-peut généralisé » dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d’affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. « Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible. »

Selon cette association, formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques et de professionnels européens de différents secteurs, les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible.

La crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l’intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L’Amérique latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques. « Il y a 200 millions d’armes à feu en circulation aux Etats-Unis, et la violence sociale s’est déjà manifestée via les gangs », rappelle Franck Biancheri, à la tête de l’association. Les experts du LEAP décèlent d’ailleurs déjà des fuites de populations des Etats-Unis vers l’Europe, « où la dangerosité physique directe restera marginale », selon eux.

FAIRE DES RÉSERVES

Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d’énergie, de nourriture, d’eau, dans les régions dépendantes de l’extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves. Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de réflexion n’avait, dès février 2006, prédit avec une exactitude troublante le déclenchement et l’enchaînement de la crise. Il y a trois ans, l’association décrivait ainsi la venue d’une « crise systémique mondiale », initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l’effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de – 50 % à – 20 % en un an), puis de l’éclatement de l’ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents. Tout cela provoquant une récession en Europe et une « très Grande Dépression » aux Etats-Unis.

Doit-on en conclure que la crise mondiale peut se transformer en guerre mondiale ? « Les pronostics de LEAP sont extrêmes, mais la violence sociale pointe », admet Laurence Boone, économiste chez Barclays.

Reste un espoir, une « dernière chance » selon le LEAP, qui résiderait dans la capacité du G20, qui se réunira le 2 avril à Londres, à arrêter un plan d’action « convaincant et audacieux ». Dans ce cas, le monde ne serait toutefois pas tiré d’affaire, puisque les experts ne manquent de rappeler que se profile aussi une sévère crise climatique…

Claire Gatinois
Le Monde

Des hommes d’affaires attendent le signal d’Alger

ATTIRÉS PAR UNE CAGNOTTE DE 150 MILLIARDS DE DOLLARS
Des hommes d’affaires attendent le signal d’Alger
24 Novembre 2008 – 
 

 

A la clé, 150 milliards de dollars à gagner, une manne destinée exclusivement à la relance économique.

Un intense ballet diplomatique a caractérisé, ces dernières semaines, l’enceinte de l’aéroport international d’Alger. Koweïtiens, Saoudiens, Syriens, Iraniens, Américains, Argentins, Français, Anglais, Finlandais et autres Européens ont en effet marqué ces derniers jours, par leurs visites, l’actualité nationale. Ces escales sont à forte tonalité économique au regard de la qualité des accompagnateurs des nombreux responsables de premier rang qui ont foulé le sol algérien. Elles rendent compte de tout l’intérêt que revêt l’Algérie auprès des investisseurs étrangers. A la clé, 150 milliards de dollars à gagner, une manne exclusivement destinée à la relance économique et qui fait désormais, de notre pays, La Mecque des hommes d’affaires Mais au-delà de ce matelas financier produit de la rente pétrolière, qu’offre-t-elle l’Algérie à ses investisseurs étrangers? Des hommes d’affaires prêts à investir dans des domaines très diversifiés comme l’habitat, le tourisme et l’agriculture. Cet intense ballet diplomatique dont est le théâtre le salon d’honneur de l’aéroport d’Alger, est la preuve que l’Algérie offre de réelles perspectives pour les grandes capitales mondiales. Dans cet afflux massif, l’engouement des hommes d’affaires arabes est certain, en témoigne à titre non exhaustif, la réactivation par les Koweïtiens et les Algériens de la dynamique de coopération, en sommeil depuis plus de vingt ans. Finalement le Koweït s’avère être, en terme de montant de projets, parmi les plus importants investisseurs en Algérie avec 88 milliards de DA (1,3 milliard de dollars), devancé par l’Egypte et l’Espagne, bien qu’il demeure modeste par rapport aux opportunités qu’offre le marché national. Il ne tient donc qu’à notre pays de contourner les facteurs limitatifs à l’investissement arabe et étranger en général, en Algérie. Un pays dont le marché gagnerait à être mieux «vendu». Devant cette opportunité historique, l’Algérie est, effectivement, en position de force grâce à ses réserves de change. Cet atout devrait lui permettre de dicter ses conditions et de choisir avec soin l’origine des fonds devant participer aux affaires à monter. Par ailleurs, l’attrait des pays, particulièrement européens, pour le marché algérien est justifié par les principaux indicateurs macroéconomiques réalisés par notre pays au cours de la dernière période, laquelle a été marquée par la consécration de la sécurité financière favorisée par une croissance positive des réserves algériennes en devises et une réduction sensible de la dette extérieure. Le ministre des Finances a d’ailleurs affirmé que «toutes les facilités accordées par l’Algérie pour encourager l’investissement étranger ont permis de renforcer le cadre juridique de l’investissement et d’accompagner les investisseurs, ce qui s’est traduit par la réalisation de nombreux projets dans différents secteurs au cours de ces dernières années».
Le grand argentier du pays, M.Djoudi, a également souligné que l’Algérie dispose d’un niveau de croissance économique assez conséquent alors qu’un ralentissement et même une récession est en train de se propager dans les pays industrialisés. Ce qui en dit long sur l’attrait soudain qu’exerce l’Algérie sur les investisseurs étrangers qui ont tout à gagner à concrétiser leurs projets dans le marché algérien et à participer à sa croissance économique.

Salim BENALIA

l expression dz

La crise alimentaire bouleverse la planète

Le monde a faim. Et il se révolte. Samedi encore, de nouveaux incidents se sont déroulés au Bangladesh pour réclamer une baisse des prix des produits alimentaires. Depuis plusieurs semaines, des émeutes éclatent partout à la surface du globe. Burkina-Faso, Sénégal, Côte d’Ivoire, Egypte… Même des pays généralement épargnés par ces crises de subsistance, comme le Maroc, ont connu des poussées de fièvre.

Au total, selon la FAO (l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture), ce sont trente-sept pays qui ont été touchés par ces révoltes. Cette semaine, à Haïti, des manifestations ont fait cinq morts et des dizaines de blessés. Les prix y ont flambé en quelques jours: le sac de riz est passé de 35 à 51 dollars (32 euros). Samedi, le président haïtien René Préval a annoncé qu’il allait le baisser à 43 dollars pour calmer le mécontentement populaire. Dans le même temps, le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis a été renversé, après le vote par le Sénat d’une motion de censure. Partout, la même cause produit les mêmes effets: la brusque montée des cours des produits agricoles – en un an, ceux du blé et du riz ont doublé – fait flamber le prix des produits de première nécessité. « L’augmentation sur les céréales peut avoir un effet catastrophique dans les pays qui ne sont pas en autosuffisance alimentaire », a estimé cette semaine le commissaire européen à la Coopération et au Développement, Louis Michel, qui dit redouter « un vrai tsunami économique et humanitaire ».

L’ONU est elle aussi préoccupée, comme le démontre une note interne, révélée hier par le journal Le Monde: « Une des inquiétudes majeures est la possibilité que l’ensemble du système d’aide alimentaire soit incapable de faire
face. » La question s’est aussi invitée au sommet des ministres des Finances du G7 qui se déroule ce week-end à Washington. Et Michel Barnier, le ministre français de l’Agriculture, souhaite mettre la sécurité alimentaire au centre des débats lors de la réunion avec ses homologues européens prévue demain à Bruxelles. La crise est mondiale mais, pour l’heure, elle touche surtout les pays en voie de développement. « Les prix des produits alimentaires sont devenus tellement élevés que les plus pauvres n’y ont plus accès, explique Hervé Guyomard, directeur scientifique à l’Inra. La situation est telle que certains fournisseurs refusent de livrer des pays où ils courent le risque de voir leur marchandise pillée par la population. Autre problème: il n’y a pas de réserves disponibles. Les stocks mondiaux ont atteint leur niveau le plus bas depuis vingt-cinq ans. »

Des fonds spéculatifs sont aussi entrés dans la danse

La soif de consommation des pays émergents, comme la Chine et l’Inde, entretient aussi une demande qui croît plus vite que l’offre. Exemple: la consommation de viande en Chine par habitant est passée de 20 kg en 1980 à 50 kg aujourd’hui. Sachant qu’il faut 7 à 8 kg de céréales pour produire un kilo de viande, difficile de maintenir une stabilité des prix. Et dans ce marché tendu, le moindre accident enraye la machine. Comme ce fut le cas avec les mauvaises récoltes de l’année dernière liées aux conditions climatiques. La demande croissante en biocarburants – près de 100 millions de tonnes de céréales l’an passé – a perturbé un peu plus le marché. « C’est du jamais-vu. On ne comprend pas ce qui se passe et ça nous rend vraiment inquiets, explique Jean-Pierre Brun, un courtier en riz basé dans le sud de la France. En ce moment, c’est la récolte du riz en Asie. A cette période, les prix redescendent habituellement. Or, là, ils restent extrêmement élevés. »

Certains Etats exportateurs garderaient leur marchandise pour la vendre au plus haut. Devant la panique, des pays producteurs comme le Vietnam, l’Inde ou la Thaïlande ont interdit les exportations. Des fonds spéculatifs sont aussi entrés dans la danse. « La variation des prix à court terme les a beaucoup intéressés. Et désormais, ils participent à cette volatilité du marché », analyse Andrée Defois, de la revue spécialisée Stratégie grains. En Europe, où la part du budget des ménages dans l’alimentation reste mesurée, les effets de la crise ne se font pas trop sentir. « Mais dans les mois qui viennent, le panier de la ménagère française va augmenter dans des proportions importantes, prévient Jean-Pierre Brun. Car il va bien falloir répercuter la hausse actuelle des prix. Et cela se fait avec six mois de retard. » Pour l’heure, c’est la situation dans les pays en voie de développement qui inquiète. La France a envoyé cette semaine à Haïti une aide alimentaire de 800 000 euros. La FAO a débloqué 17 millions de dollars.

Autant de cautères sur une jambe de bois. « Sur le long terme, il va falloir trouver des solutions qui permettent de produire plus et mieux. C’est le défi auquel doit faire face la recherche mondiale », estime Hervé Guyomard. Et il y a urgence. Chaque année, la population mondiale augmente de 80 millions d’habitants.

Par Antoine MALO
Le Journal du Dimanche

LaRouche évoque la pire crise de l’histoire moderne

Le 10 avril, s’adressant à un groupe de diplomates en poste à Washington, Lyndon LaRouche brossa un tableau sans complaisance de la situation stratégique mondiale. Le monde est confronté à la plus grave crise de l’histoire moderne, dit-il d’emblée, marquée par le fait que « le système financier mondial est dans une crise hyperinflationniste, à l’échelle globale, dont la dynamique est comparable à celle que connut l’Allemagne de Weimar en 1923. »

Pour comprendre la nature du danger, LaRouche proposa de se pencher sur la période autour de 1890, lorsque l’empereur GuillaumeII limogea le chancelier Bismarck, dont la politique s’inspirait en partie des progrès accomplis aux Etats-Unis – notamment la construction du chemin de fer continental, qui représentait une menace géopolitique pour l’empire britannique dans la mesure où il mettait fin à l’hégémonie de la puissance maritime.

Bismarck résistait aux plans de guerre en Europe continentale, mais son départ, marquant la fin de cette résistance, fut suivi de toute une série d’événements : « L’assassinat du Président français, l’affaire Dreyfus, le lancement de la guerre britannique contre la Chine en 1895 par l’intermédiaire du Japon, etc. Toute cette période, de 1890 à 1945, fut essentiellement une ère de conflit stratégique autour d’enjeux géopolitiques.

« Aujourd’hui, nous avons une situation similaire, qu’on ne peut comprendre qu’à la lumière de cette période. C’est la continuation de ce conflit géopolitique, géré par les Britanniques. » Après que la politique de Franklin Roosevelt fut renversée aux Etats-Unis par son successeur, le président Truman, et surtout suite à l’assassinat de Kennedy, le monde entier s’est engagé vers une nouvelle crise. En 1971, poursuivit LaRouche, Nixon abandonna le système de Bretton Woods, laissant flotter le dollar. Puis, ce fut la fameuse crise du pétrole, totalement orchestrée, et la création du pétrodollar par les institutions bancaires anglo-hollandaises, c’est-à-dire que la valeur du dollar passa sous contrôle du marché d’Amsterdam. Depuis lors, les Etats-Unis se sont auto-détruits.

« Et voici que ce grand processus hyperinflationniste est en train d’exploser. Rien ne peut sauver le système monétaire et financier mondial, il est condamné. Le seul remède consiste à instaurer un nouveau système. »

LaRouche attira l’attention sur un nouveau danger : l’organisation du Traité de Lisbonne, qui représente sans doute une plus grande menace de guerre que lors des années 1930, si jamais l’Europe, s’étendant jusqu’aux frontières de la Russie et de la Biélorussie, tombe sous la coupe d’une nouvelle dictature, après que les nations de l’UE aient renoncé à leur souveraineté.

Cette évolution, combinée au début de l’explosion hyperinflationniste, constitue la plus grave menace de guerre et de crise potentielle. L’empire britannique a provoqué, de facto, l’état de guerre en Chine et l’instabilité au Pakistan.

La Chine, l’Inde et la Russie, entre autres, tentent de se rapprocher pour coopérer et résister à l’offensive britannique. Mais « la présidence américaine est un fantoche, poursuivit LaRouche. Le Congrès n’est d’aucune utilité en ce moment, surtout depuis les dernières élections législatives. Un groupe fasciste autour de Felix Rohatyn, George Soros, etc., exerce un contrôle financier sur le Parti démocrate et la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi. Le Congrès américain, aussi bien la Chambre que le Sénat, est impuissant.

LaRouche revint sur l’orchestration d’un possible conflit avec la Chine, à partir du Tibet et de l’opération des Ouïgoures. En Afrique, les attaques contre le Zimbabwe s’insèrent dans le processus de génocide global, qui vise aussi l’Afrique du Sud, entre autres.

Cette crise, souligna LaRouche, nous mène au bord de la guerre. « Etant donné les conditions de guerre dans le monde moderne, cela signifierait des guerres barbares, pas des guerres ordonnées. » Ce qui se passe en Asie du Sud-Ouest, ce foyer de guerre orchestré par le gouvernement Blair en Irak, n’est qu’un avant-goût du processus.

« Je suis convaincu qu’il existe des remèdes. Il existe des solutions. Mais vous ne trouverez pas grand-chose, au sein du gouvernement américain actuel, pour l’assumer. »

source : http://www.solidariteetprogres.org/article4046.html

Le pire Crime contre l’Humanité a commencé

Un être humain meurt toutes les 5 secondes de malnutrition, 720 par heure, 17.000 par jour, plus de 6 millions par an.

Le pire Crime contre l’Humanité a bien commencé !

Alors qu’un peu partout dans l’hémisphère sud et sous les tropiques, des estomacs crient famine et poussent les affamés à piller commerces et entrepôts, en Mauritanie, au Cameroun, au Burkina Faso, en Éthiopie, Indonésie, Égypte, au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, à Madagascar, aux Philippines, à Haïti, au Pakistan et en Thaïlande ; alors que sur les 55 économistes sondés par le Wall Street Journal, 73% estiment que la première puissance du monde, les USA, va s’affaiblir et que le pire de la récession est devant nous ; alors que des experts, comme le Prix Nobel Joseph Stiglitz, évaluent le coût de la guerre en Irak à 3.000 milliards de dollars ; alors que les «résolutions» du Grenelle de l’environnement sont bafouées, et que les paysans de France et du monde entier seront livrés d’ici peu à la dictature des semenciers d’OGM ; alors que partout sur la planète s’érode la biodiversité ; alors que nous serons 10 à 12 milliards d’êtres humains à vivre sur Terre d’ici une quarantaine d’années… les chantres de l’ultralibéralisme continuent à prôner l’accélération de la consommation comme moteur de développement dans un monde voué, à terme, à la pénurie de ses ressources. Ainsi voudrait-on nous faire croire que nous n’avons pas d’autre alternative que de poursuivre sur la voie d’un système qui, partout, se lézarde et n’annonce que chaos sociaux, désastres écologiques, pénuries alimentaires, «guerres de civilisations», pollutions néfastes et réchauffement climatique. Charmantes perspectives !

Le début de la faim… mondialisée

Une multitude de voyants clignotent dans le rouge. Pendant ce temps, les inconscients au nombre desquels nous comptons, continuent à se goinfrer, à consommer tant et plus et à dilapider les ressources naturelles… comme si de rien n’était. Et les mêmes s’ingénient à promouvoir, et même à imposer par la force, un système qui ne fait qu’accroître les inégalités rendant les riches encore plus riches et les pauvres toujours plus pauvres… y compris dans leurs propres pays.
Si le développement économique de ces 20 dernières années a sorti quelques centaines de millions d’individus du sous-développement, plus de deux milliards d’êtres humains survivent avec moins de deux dollars par jour, quand le prix de certaines denrées alimentaires de première nécessité, comme le riz, le blé et le maïs, aura doublé entre 2005 et fin 2008. Les uns consomment plus, gaspillent plus, se nourrissent plus, quand les autres, beaucoup plus nombreux évidemment, ne trouvent même plus à se nourrir.

Une Troisième Guerre mondiale encore plus meurtrière

Certains, comme Jean Ziegler, Rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, auteur de «L’Empire de la Honte», n’hésitent pas à parler de Crime contre l’Humanité pour qualifier la situation actuelle et plus encore celle qui se dessine à l’horizon. Une personne meurt des conséquences directes ou indirectes de la malnutrition toutes les 5 secondes dans le monde ! 12 personnes chaque minute, 720 chaque heure, 17.000 chaque jour, plus de 6 millions chaque année, soit plus que pendant la Seconde Guerre mondiale ! Et pendant ce temps, plutôt que de réduire leur consommation de carburants fossiles, les pays occidentaux s’apprêtent à planter des millions d’hectares pour produire des agrocarburants afin de réduire leur facture pétrolière, limitant d’autant l’aide alimentaire d’urgence qu’ils pourront accorder aux pays de la faim. Concomitamment, le FMI (Fonds monétaire internationale) contraint les pays où sévit la famine à cultiver fruits et légumes d’exportation qui viendront garnir les supermarchés occidentaux, comme ces fraises et ces cerises proposées au beau milieu de l’hiver. Et on en arrive à la situation absurde où le kilo de pommes est vendu 2,5€ chez nous au mois de décembre, quand le kilo de litchis est proposé à 1,5€, après avoir parcouru en avion-cargo les 10.000 kilomètres qui nous séparent de Madagascar… où des millions de personnes ne mangent pas à leur faim !

Une Troisième Guerre mondiale motivée par la pénurie des ressources de subsistance alimentaire a bien commencé. Elle est et sera plus meurtrière que les précédentes !

Yves Barraud .
Sources : Rénovation-démocratique.org.

Près de 150 millions d’Africains menacés par la crise alimentaire, selon la BAD

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Daniel Kaberuka, a annoncé vendredi soir à Tunis que son institution avait décidé d’engager un milliard de dollars supplémentaire pour venir en aide aux pays africains les plus menacés par la crise alimentaire mondiale.

La banque africaine a ciblé 12 pays comme étant les plus menacés dans le continent, dont ceux sortant de conflits ou dépendant fortement des importations, tels que le Liberia, la Gambie, la Guinée-Bissau, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, Djibouti et même l’Egypte.

Ce montant vient s’ajouter à un porte feuille de 3,8 milliards de dollars consacré par la BAD depuis juillet dernier à la promotion du secteur agricole en Afrique, a précisé le Rwandais Kaberuka, qui s’adressait à la presse à l’issue d’un conseil d’administration consacré à cette crise.

Selon lui, près de 150 millions de personnes « courent des risques très sérieux » en Afrique du fait de cette crise, notamment les populations pauvres des zones urbaines et rurales, les mères et les enfants en bas âge et les personnes vivant avec le VIH/Sida.

Il a estimé à environ 35,8 millions de tonnes métriques le déficit de denrées alimentaires en Afrique.

L’aide annoncée, également destinée aux pays dont les balances de paiement sont en difficulté, fait partie d’un train de mesures prises par le conseil d’administration de la BAD, qui a décidé de dégager environ 250 millions de dollars à titre de décaissements rapides pour l’achat des intrants et engrais.

Outre la « réorientation d’une part importante de son portefeuille d’infrastructure pour dynamiser les investissements dans les systèmes d’irrigation », la BAD entend « accélérer les activités visant à réduire les pertes post-récoltes évaluées à 40% des récoltes en Afrique, une réduction de 10% pouvant engranger cinq millions de tonnes supplémentaires de céréales ».

Selon Daniel Kaberuka, les signes de la crise ont commencé à se manifester depuis deux ans. Mais « le choc » a été provoqué cette année par la sécheresse qui a sévi en Australie et l’interdiction faite par certains pays producteurs tels que la Thaïlande et le Vietnam d’empêcher les exportations de céréales, notamment le blé et le riz et aggravé par les fonds spéculatifs.

Tout en rendant hommage aux pays qui ont annoncé des aides d’urgence pour aider les pays affectés dont la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon, il a exhorté les pays ayant interdit les exportations « à ne plus faire obstacle au libre jeu du marché ».

Sources :africatime.com / AP.