Pas de visa français sans test de connaissances

Regroupement familial : Pas de visa français sans test de connaissances

par Djamel B.
Les candidats au regroupement familial en France devront, désormais, passer un examen culturel dans leur pays d’origine et avoir des bases solides en français pour obtenir un visa, selon un décret qui doit paraître sur le journal officiel de la République française. Selon le journal Le Figaro, les candidats au regroupement familial devront apprendre le français dans leur pays d’origine pour l’obtention d’un visa. «Parce que la langue est le meilleur vecteur d’intégration», le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, souhaite désormais que les migrants, avant d’arriver sur le sol français, puissent s’exprimer en français, même rudimentaire, rapporte jeudi le Figaro sur son site internet. «Toute demande de visa d’immigration familiale donnera lieu à un examen culturel et linguistique, sur place, en répondant à des questions simples, précise le quotidien français qui a pu se procurer le décret.

Ils devront répondre à des questions, tel que : «En France, une jeune femme peut-elle travailler sans l’autorisation de son mari ?». Les migrants disposant des bases de français seront donc dispensés de cours, ainsi que les jeunes de moins de 16 ans et les plus de 65 ans, ajoute le journal. Ce dispositif d’apprentissage précoce du français, dès la terre d’origine, entrera en vigueur à partir du 1er décembre prochain, précise Le Figaro.

D’autre part, et selon le ministre de l’Immigration, le nombre d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière en France, pour les neuf premiers mois de 2008, a dépassé celui de l’ensemble de l’année 2007, qui était de plus de 23.000. A la fin septembre, souligne le ministre, le nombre d’éloignements des étrangers en situation illégale était supérieur au total des éloignements de toute l’année 2007. L’an dernier, ce chiffre avait atteint environ 23.200, au-dessous de l’objectif de 25.000 pour 2007, porté à 26.000 pour 2008, dans le cadre d’une politique visant à encourager l’immigration professionnelle et à limiter le regroupement familial. La politique mise en oeuvre par Brice Hortefeux, un proche de Sarkozy, se caractérise aussi par une volonté affichée de lutter contre l’immigration clandestine, notamment par l’expulsion des sans-papiers.

Cette politique a été décriée par plusieurs ONG, qui avaient dernièrement indiqué que le bilan de la droite en matière d’immigration est «désastreux et que les différentes lois Sarkozy et Hortefeux sur le sujet sont facteur d’injustice et de désordre… ». Le parti socialiste (P.S) aussi n’a pas été tendre en critique envers la politique de la droite en matière d’immigration. L’un des responsables du P.S., Faouzi Lamdaoui, a récemment souligné que «l’hyperactivité législative de Sarkozy ne sert qu’à dissimuler son mauvais bilan en matière d’immigration : quatre lois sur l’immigration en quatre ans, fait inédit sous la Vème République. La multiplication de textes inutiles et d’effets d’annonce populistes contribue à une stigmatisation intolérable des immigrés dans notre pays», écrit Lamdaoui, dans une tribune intitulée «Non à la France grimaçante d’Hortefeux», publiée par «Libération». Pour l’auteur de la tribune, «la pression exercée sur l’administration pour atteindre des objectifs démagogiques de 25 000 reconduites par an est dangereuse, et conduit à des drames humains semblables à celui des immigrés défenestrés ou noyés ces derniers mois». Le responsable du PS a préconisé «une nouvelle politique d’accueil et d’intégration plus efficace, reposant sur le contrat d’accueil et d’intégration, l’octroi du droit de vote aux étrangers non-communautaires après cinq ans de résidence légale aux élections locales par voie parlementaire et la réintroduction du droit au regroupement familial dans l’intérêt des familles, conformément à la convention européenne des droits de l’Homme».

En visite au Gabon, en septembre dernier, le ministre français de l’Immigration avait affirmé que l’Europe ne devait devenir «ni une forteresse, ni une passoire», soulignant qu’il fallait organiser l’immigration en tenant compte des particularités de chaque Etat. «C’est exactement l’inverse d’une barricade. L’Europe ne doit ni devenir une forteresse, ni une passoire», a estimé le ministre en répondant à un journaliste parlant d’une Europe qui se barricade. «On tient compte des particularités de chaque Etat. L’objectif, c’est d’organiser. Il faut mettre fin à une période où chacun s’ignorait l’un l’autre. Au contraire, il faut que l’on bâtisse des accords de gestion concertée des flux, et c’est ce que nous sommes en train de faire», a-t-il ajouté.

le quotidien oran
2 NOVEMBRE 2008Sommet européen sur l’immigration à Vichy : la France est-elle cohérente avec ses engagements universels ?

par Fayçal Megherbi *
Les 3 et 4 novembre, la présidence française de l’Union européenne réunit, à l’initiative de Brice Hortefeux, ministre français de l’Immigration et de l’Identité nationale, l’ensemble des 27 ministres européens de l’Intérieur et de la Justice pour échanger sur les « bonnes pratiques » à promouvoir à l’échelle de l’Union européenne sur la question de l’immigration. Pendant ces derniers mois, des mesures à l’encontre des immigrés résidant en Europe ont connu une forte accentuation.

En effet, après le vote par le Parlement européen, le 18 juin dernier, de la «directive de la honte», qui a pour objet d’harmoniser les conditions de rétention et d’expulsion des immigrés en situation irrégulière dans l’Union européenne, l’acceptation le 26 septembre du Pacte européen sur l’Immigration et l’Asile, soumis pour adoption au Conseil de l’Union européenne le 15 octobre, la tenue de la Conférence interministérielle euro-africaine du 25 novembre en matière d’immigration et de développement pour tenter de transférer aux pays de transit ou d’origine des migrants l’impopularité d’une politique axée sur la répression, et enfin, l’organisation par le ministre français de l’Immigration et de l’Identité nationale, à Vichy les 3 et 4 novembre, d’un Sommet européen en vue de la mise en oeuvre d’une politique convergente à l’échelle européenne en matière d’immigration, de droit d’asile, de contrôle des flux migratoires, de coopération et de développement.

Toutes ces initiatives confirment que la politique européenne, en matière d’immigration, progresse vers la construction de sa forteresse. L’Europe démocratique prend-elle en compte ses engagements en matière des droits de l’homme ? La politique française d’immigration «choisie», avec la négation du droit de vivre en famille, est-elle finalement conforme aux dispositions de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés européennes, qui prévoit des règles qui garantissent le principe de mener une vie familiale et privée stable et normale dans les Etats membres de l’Union européenne ? Le gouvernement français a justifié cette nouvelle approche de la politique de l’immigration par ses intérêts économiques.

Toutefois, une étude de l’Insee (1), réalisée en 2007 et publiée le 24 octobre dernier, souligne que le taux de chômage des immigrés, qui sont principalement ouvriers ou employés, est deux fois plus élevé que celui des non-immigrés, avec des différences selon les qualifications, le sexe et l’origine. En 2007, 361.000 immigrés de 15 ans ou plus étaient au chômage, d’après l’enquête Emploi de l’Institut national de la statistique.

Les immigrés (nés étrangers à l’étranger mais qui ont pu devenir Français) représentent ainsi 16% des chômeurs, alors qu’ils ne constituent que 9% de la population active (2,4 millions d’immigrés sur 27,8 millions d’actifs). Le taux de chômage parmi les immigrés (15,2%) est deux fois plus élevé que parmi les non-immigrés (7,3%).

Cet écart est en partie dû aux différences de qualification. «Les immigrés sont plus nombreux à occuper des emplois peu ou non qualifiés et sont donc davantage exposés au chômage», explique l’Insee. Parmi les 30-64 ans, les immigrés actifs sont trois fois plus nombreux que les non-immigrés à ne posséder aucun diplôme (37% contre 12%).

Mais, à diplôme égal, les immigrés actifs, dont un quart sont diplômés de l’enseignement supérieur, demeurent plus souvent au chômage que les autres.

Ainsi, le taux de chômage de ces immigrés diplômés est près du triple de celui des autres actifs de niveau équivalent. «Les formations qu’ils ont pu suivre à l’étranger ne sont pas forcément reconnues en France», souligne Pascale Breuil (Insee), qui se dit «prudente sur la question des discriminations». Les femmes immigrées sont également plus touchées par le chômage que les hommes immigrés (17,3% contre 13,5%) et elles travaillent plus fréquemment à temps partiel que les autres actives (34% contre 28%). Même constat chez les jeunes immigrés : 28% des 15-24 ans sont au chômage, contre 13% des 50 ans et plus.

L’Insee note également que les immigrés actifs nés dans l’Union européenne sont beaucoup moins exposés au chômage que les autres.

«Les immigrés qui viennent d’Espagne, d’Italie ou du Portugal, qui sont présents depuis plus longtemps en France», ont même un «taux de chômage inférieur» d’un point à celui des actifs non immigrés, précise Mme Breuil.

A l’inverse, les natifs d’Algérie ou de Turquie ont un risque de chômage triple de celui des non-immigrés.

Globalement, 62% des immigrés occupent des emplois d’ouvriers ou d’employés, contre 51% des autres actifs ayant un emploi. Les immigrés venus des pays d’Europe, autres que l’Espagne, l’Italie et le Portugal, sont davantage cadres ou professions intermédiaires.

Quant aux femmes immigrées, un tiers d’entre elles occupent des postes d’employées non qualifiées, contre une sur cinq pour les non-immigrées. Comme le reste de la population en emploi, les immigrés travaillent majoritairement dans le tertiaire (73%). Et dans des secteurs comme le nettoyage, les services domestiques et les entreprises de sécurité, plus de 20% de la main-d’oeuvre est constituée d’immigrés. L’Insee précise qu’en Ile-de-France, 69% des salariés des entreprises de nettoyage sont des immigrés.

Peut-on parler de valeurs républicaines à la française en relevant, d’une part, les différences de traitement entre les employés en raison de leur origine, sexe et nationalité, et la violation d’une autre part le principe d’égalité (article 14 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés européennes) ?

L’enjeu aujourd’hui n’est pas d’entourer l’Europe d’une enceinte de barbelés électrifiés et militairement gardés mais plutôt de garantir aux immigrés présents sur le sol européen le bénéfice de toutes les conditions pour s’insérer dignement dans la société française ou les sociétés européennes (accès au logement, à l’emploi, à la santé, à l’éducation…).

Par ces mesures, l’Europe sortira grandie s’il elle fonde sa construction sur le respect des droits de l’homme et la démocratie.

* Doctorant en droit et juriste d’ONG à Paris

(1) Institut national de la statistique et des études économiques

Quitter la France

Devant la multiplication des mesures votées à l’encontre de la très grande majorité des Français : chômeurs, retraités, cadres, salariés, la constante dégradation du pouvoir d’achat, le démantèlement de tout le système social, la braderie de tous les services publics au privé…
Devant la dégradation constante des libertés : lois de plus en plus répressives, fichage des individus à partir de 13 ans, politique répressive vis-à-vis des immigrés…
Devant la dégradation voulue et entretenue par le pouvoir du climat social, la division des Français qu’on pousse à se battre les uns contre les autres, la rupture totale du lien social, les atteintes irréversibles à la solidarité…
Devant le climat de guerre civile provoqué par le petit autocrate de l’Elysée, son mépris pour l’ensemble des Français, son comportement de petit chef de clan, la dégradation et la perversion totales de la démocratie, de la fonction de chef de l’Etat…
Devant la conduite inéluctable de ce pays vers une autocratie policière…
Devant les atteintes à tous les droits : droit du travail, libertés, droit d’expression par la mainmise sur les médias entièrement à la botte…
Devant la morgue, le mépris, les insultes manifestés par tous les membres du clan mafieux au pouvoir vis-à-vis du peuple français…
Devant l’alignement inéluctable de ce pays des droits de l’homme et des libertés, sur le modèle ultralibéral anglo-saxon…
Devant l’aggravation de la précarité, de la misère, les atteintes portées au système de protection sociale et de santé…
Devant l’inéluctable organisation de ce pays en un système à deux vitesses : favorable aux riches, et impitoyable pour les pauvres…
Devant la livraison du pays, clés en main, aux puissances financières, aux vampires de la spéculation, aux conseils d’administrations du caca-rente…
Devant la transformation de ce pays en une société privée aux seuls bénéfices des nantis…

… Pour tous ceux pour qui c’est possible, une solution : quitter la France, s’expatrier.

La France est livrée, pour quatre ans encore, à ses pires ennemis, qui ont toute latitude pour faire voter les lois les plus scélérates, sans que la solidarité, qui, naguère, permit à son peuple de manifester pour empêcher les graves atteintes à ses droits les plus élémentaires, ne puisse plus s’exprimer : les Français étant totalement divisés, montés les uns contre les autres, isolés par le souci de leur propre survie, confinés dans le sauve-qui-peut-chacun-pour-soi, que les forces de la destruction au pouvoir ont réussi à imposer.

Les Français, sous la pression de conditions de vie de plus en plus précaires, se retrouvent soumis, oppressés, menacés, extorqués de leurs droits et de leurs libertés.

On épargnera l’épouvantable liste de toutes les mesures prises à l’encontre des citoyens ; chacun les connaît : démantèlement du droit du travail, franchises médicales, déremboursements, suppression de la durée légale du travail, remise en cause des droits des chômeurs, du RMI, des heures supplémentaires (à leur ancien taux), bientôt (c’est en route) du Smic, et des congés payés, lois liberticides, chape de plomb sur les médias, fichage des citoyens, précarisation du travail, atteintes au droit de grève, démantèlement de l’Education nationale, des services publics de proximité (hôpitaux, postes, tribunaux), économie en récession, inflation galopante, alignement de la politique extérieure sur l’Otan et les Etats-Unis (bientôt, sans doute, participation à une attaque guerrière en Iran), suppression du droit d’asile pour des milliers d’exilés menacés chez eux, chasse aux sans-papiers jusque dans les écoles, exercice d’un pouvoir autoritaire et absolu, sans le moindre contre-pouvoir possible.

La politique du petit Kondukator tout-puissant s’avère bien pire que tout ce qu’on en craignait, légitimement.

Rien ne s’arrangera d’ici la fin de son règne : on sait même que les choses ne vont faire que s’aggraver, pour la très grande majorité des citoyens.

Ce pays, livré au désespoir, n’a même plus les ressources de ses traditionnels moyens de lutte pour se défendre : les syndicats, divisés, n’arrivent plus à entraîner de mobilisation pour des grèves générales, les moyens d’expression légales : droit du travail, prud’hommes, sont mis sous l’éteignoir ; on n’assiste plus que, sporadiquement, à des manifestations corporatistes (pêcheurs, routiers, agriculteurs), sans aucun lien entre elles : chacun ne se battant que pour ses propres intérêts.

Ce pays n’est plus un peuple, mais un agrégat d’individus, de corporations, de communautés isolées et quelquefois opposées les unes aux autres ; le lien social en a été totalement rompu, le syndrome nimby y règne en maître, l’intérêt collectif n’est plus qu’un vague souvenir, le bien public une notion tombée aux oubliettes.

Ce pays est en danger. Quand les moyens légitimes d’expression des citoyens sont empêchés, leur dignité bafouée, leur liberté mise sous le boisseau ; toutes les conditions d’une montée en tension, prélude à une guerre civile s’accumulent, sans plus aucune soupape de sécurité pour les empêcher.
Les conditions d’une résistance sont étouffées dans l’œuf.

La cocotte-minute se transforme en bombe à retardement ; l’explosion sera inévitable, irrémédiablement suivie d’une répression qui créera toutes les conditions d’un Etat policier.

Tant que cette équipe sera au pouvoir, aucune amélioration n’est possible.

Aussi, une solution est tout à fait réalisable, pour toutes les catégories de citoyens pour qui c’est possible : s’expatrier le plus vite possible.

Pour tous les jeunes, en quête d’un premier emploi, l’horizon est large : d’autres pays de la communauté européenne (Espagne, Allemagne, pays scandinaves), le Canada, l’Australie, voire l’Inde.
Pour tous les cadres, qui viennent de voir voter une loi qui ramène leurs conditions de travail un siècle en arrière, de même.
Pour tous les retraités, contraints de grappiller les conditions d’une survie de plus en plus aléatoire, les nombreux pays de l’arc méditerranéen, où le niveau de vie est beaucoup moins élevé, et où leur retraite de misère leur assurera un niveau de vie décent : Maroc, Tunisie, voire Thaïlande, Vietnam ; où ils recevront, par ailleurs, un accueil des plus chaleureux.
Pour tous les travailleurs susceptibles de trouver de meilleures conditions de travail, à qualification égale, certains pays de la communauté européenne (toute la Scandinavie, l’Espagne…)

Je sais que l’expatriation n’est pas forcément une chose simple : rompre les liens quotidiens avec les familles, les amis, changer de cadre de vie, d’habitudes et de coutumes de vie, etc.

Pourtant, à bien y regarder, la plupart y ont beaucoup plus à gagner qu’à perdre : meilleur niveau de vie, nouvelles expériences, nouvelles relations, accueil chaleureux, conditions de travail améliorées, motivations à se créer un avenir.

 

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Le sos des sans-papiers, Une ONG alerte Bouteflika


Une ong française alerte le président bouteflika
Le sos des sans-papiers algériens

Le collectif français des travailleurs et travailleuses sans-papiers de l’association Droit devant ont saisi le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 25 juin, par lettre pour alerter les autorités d’Alger sur la situation des travailleurs sans-papiers algériens en France. Les militants de ce collectif demandent au chef de l’Etat « que soit mis fin à la politique de délivrance des laissez-passer par les consulats algériens en France ».

Ce collectif interpelle également M. Bouteflika pour que le gouvernement algérien intervienne auprès de Paris pour lui demander de mettre fin à la « discrimination inacceptable », et ce, en procédant à la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers algériens en France. Concernant les laissez-passer délivrés par les consulats algériens, le collectif, coprésidé par monseigneur Jacques Gaillot et le professeur Albert Jacquard, explique que l’administration française doit disposer d’un document de voyage (passeport ou laissez-passer consulaire) pour pouvoir procéder à une expulsion. Or, lit-on dans la lettre adressée à M. Bouteflika, « la plupart des sans-papiers étant dépourvus de passeport valide, l’administration française se tourne donc quotidiennement vers les consulats algériens pour obtenir lesdits laissez-passer et, bien trop souvent, ces consulats accèdent aux demandes françaises. Chaque expulsion est un drame personnel, une vie brisée ».

« C’est aussi bien souvent une catastrophe pour la famille restée au pays qui jusque-là bénéficiait de l’argent rapatrié. C’est enfin un véritable racket organisé par l’Etat français, qui encaisse, après les avoir expulsés, les cotisations sociales (maladie, chômage, retraite) versées par les travailleurs sans-papiers durant leur séjour en France », rappelle le collectif. Le président algérien est également sensibilisé par le collectif sur la volonté de l’Etat français de ne pas régulariser les travailleurs sans-papiers algériens. Pour rappel, la loi française du 20 novembre 2007 a introduit la possibilité de régulariser des travailleurs et travailleuses sans-papiers sur la base de leurs fiches de paye ou d’une promesse d’embauche.

500 travailleurs ont pu bénéficier de cette disposition après une grève et une large mobilisation. Ce ne sera pas le cas pour les employés sans-papiers algériens puisque le gouvernement français invoque le fait que l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit la délivrance des titres de séjours aux Algériens résidant en France, ne prévoit pas cette possibilité de régularisation par le travail. « Il s’agit à l’évidence d’une décision politique arbitraire, puisque l’administration française dispose d’un pouvoir discrétionnaire en matière de régularisation. Il y a donc manifestement une discrimination spécifique à l’encontre des travailleurs sans-papiers algériens », estiment les signataires de la lettre. « Nous savons les pressions intenses, politiques et économiques, que le gouvernement français exerce pour imposer à tout prix sa politique ‘‘d’immigration choisie’’, qui s’inscrit dans la continuité du colonialisme.

Refuser cette politique est une impérieuse nécessité pour ces milliers de citoyennes et citoyens algériens qui, au regard de l’histoire, ont la légitimité de vivre et travailler en France », ont conclu les militants du collectif français.

Les conditions des sans-papiers en rétention en France

Les centres de la honte

Les centres de la honte

Les médias français ont braqué leurs projecteurs sur l’incident du centre de rétention de Vincennes. Tous les jours, les détenus dénoncent leur conditions inhumaines à travers des actions souvent passées sous silence.

Projecteurs braqués sur les détenus la nuit, aboiements incessants des chiens, réveil toutes les heures par des haut-parleurs, affichage des noms des expulsés sur un tableau, tabassages, humiliations, nourriture périmée ; les centres de rétention français vous souhaitent la bienvenue. Un accueil chaleureux où la personne qui arrive a le droit à une carte avec un numéro qu’il doit présenter tout le temps. Les nouveaux arrivants qui ne trouvent pas de place n’ont pas de lit. Ils dorment dans un couloir.

Face à ces conditions, tous les jours des détenus tentent de se révolter. Depuis le début de l’année, l’association Migreurop est en contact téléphonique quotidiennement avec les immigrés du centre de Vincennes. C’est le même centre qui a pris feu le 22 juin, après une contestation des détenus. Une de plus, pour tenter d’informer l’opinion sur la mort d’un Tunisien survenue la veille. Officiellement, il est mort d’une crise cardiaque. Cependant, la version de l’intérieur du centre de Vincennes est tout autre : il est arrivé au centre avec un traitement psychiatrique. Les médicaments sont interdits dans ce centre, et l’infirmière refusait de lui donner son traitement. Le 21 juin, ses voisins de chambre tentent de le réveiller pour aller voir l’infirmière, impossible. Ils le retournent et voient sa tête bleu turquois, sa bouche et son nez pleins de sang. Son corps était froid. Les deux personnes se mettent à crier. Tout le monde arrive.

Les policiers demandent des renforts. Les détenus ont été gazés et repoussés avec les boucliers de la police qui voulait les éloigner. Le corps du Tunisien a été transporté à 21h à l’hôpital, alors que l’incident a eu lieu à 15h. Le lendemain, les détenus ont mis le feu au centre de rétention pour alerter l’opinion publique sur leurs conditions de vie. Personne n’a le droit de leur apporter quelque chose de l’extérieur. Ils n’ont même pas le droit d’avoir un briquet. S’ils désirent fumer une cigarette, ils doivent demander du feu à un policier qui, souvent, les insulte ou les humilie.

Des résistances s’organisent tous les jours alors qu’ils sont surveillés de partout par les caméras. Grève de la faim, refus de pointer devant les policiers à n’importe quelle heure, des manifestations criant liberté sont leurs actions. Elles sont souvent réprimées. Comme le soir du 6 avril, lors de ce témoignage bouleversant d’un sans-papiers : « La police a décidé de faire cesser la grève de la faim de force. Les grévistes ont été sortis de leurs chambres pour être conduits au réfectoire, et ont été empêchés de sortir dans la cour et de regagner leurs chambres. Comme ils protestaient, les policiers les ont copieusement matraqués.

Deux personnes d’origine égyptienne ont été menottées et conduites ailleurs. Une personne qui se trouvait encore par terre — apparemment victime d’une crise cardiaque — a été transportée à l’hôpital. Trois autres ont été envoyées à l’infirmerie. L’une aurait le bras cassé. Beaucoup avaient des bleus aux yeux. » Les associations, comme Migreurop, ne sont pas autorisées à approcher le centre de rétention. Des manifestations à l’extérieur se sont déroulées après l’incident.

Du côté du gouvernement, le Premier ministre a déclaré : « Tout cela ne changera rien à la politique du gouvernement. C’est une politique de respect des lois. On n’a pas à être sur le territoire national quand on n’a pas les papiers et l’autorisation pour y être. » En revanche, passer à tabac des personnes, les humilier fait-il partie du respect des lois. Sur ce sujet, François Fillon ne s’est pas prononcé.

Par Emilie Marche

elwatan

integration d’une femme etrangere en algerie

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les reconduites Francaises à la frontière sont en hausse de 80%

Cette très forte augmentation porte sur les cinq premiers mois de 2008, pendant lesquels 14.660 expulsions ont eu lieu. La publication de ces chiffres intervient alors que le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale Brice Hortefeux présente aujourd’hui le bilan de son action.

Brice Hortefeux (Reuters)

 

Brice Hortefeux (Reuters)

Avec 14.660 expulsions sur les cinq premiers mois de 2008, les reconduites à la frontière d’étrangers en situation irrégulière ont enregistré une hausse de 80%, par rapport à la même période en 2007, selon les chiffres publiés jeudi 19 juin par le ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale.
Au cours de la même période, le nombre des cartes de séjour délivrées pour motifs professionnels a crû de 16%, a précisé le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux, qui présente ce jeudi le bilan de son action, un an après la création de son ministère.

8% de moins de sans-papiers

Par ailleurs, le nombre des étrangers en situation irrégulière est en baisse de 8% depuis un an, a encore déclaré Brice Hortefeux, en se basant notamment sur les chiffres provenant de l’aide médicale gratuite (AMD).
De juin 2007 à mai 2008, il y a eu 29.729 reconduites à la frontière, soit une augmentation de 31% par rapport à la même période en 2006-2007, selon les chiffres du ministère.
Brice Horetefeux doit également détailler ce jeudi le pacte européen sur l’immigration que Paris proposera aux Etats européens pendant la présidence française de l’UE. (AP)

article du nouvel observarteur, suivi des reactions des lecteurs

10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution.

10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution.
Les causes de la Révolution de 1789 sont à nouveau réunies: injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste de privilégiés. Voici donc 10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution…

1 La hausse des prix de 40% – La misère en travaillant

A l’occasion du passage à l’Euro, les prix des produits de base ont augmenté de 40%, au bénéfice des entreprises de la grande distribution. Mais officiellement, l’inflation pendant cette période n’a été que de 2%.
Alors que les prix augmentent, les salaires réels (après impôts, taxes et cotisations diverses, loyer, eau et électricité) n’ont pas augmenté depuis 20 ans, et les salariés ne bénéficient jamais des fruits de la croissance, malgré les fantastiques bénéfices réalisées par les entreprises.
Aujourd’hui, le salaire d’une majorité de salariés est à peine suffisant pour assurer la survie quotidienne. Autrefois, les seuls pauvres étaient des chômeurs. Avec le « nouvel ordre économique », il est devenu normal d’être pauvre en travaillant.
Dans le même temps, les multinationales affichent des profits records qui bénéficient pour l’essentiel aux actionaires, rarement à l’investissement, et jamais aux salariés.

2 Deux poids et deux mesures pour les salariés et les dirigeants d’entreprises

L’écart entre les salaires est devenu astronomique. Par ailleurs, lorsqu’un salarié commet la moindre faute, il est licencié sans pitié. Le plus souvent, il est même licencié sans avoir commis de faute.
Dans le même temps, les dirigeants qui ont ruiné leur entreprise conservent leur poste en bénéficiant même d’une augmentation de salaire (comme Serge Tchuruk à Alcatel), ou bien ils reçoivent des millions d’euros d’indemnités de départ (comme Michel Bon à France Telecom, ou Jean-Marie Messier à Vivendi Universal, parti avec 20 millions d’euros, soit 27.600 fois les indemnités de chômage du salarié de base).
En 2002, le salaire moyen des PDG des grandes entreprises françaises était de 2.070.000 euros par an. Pour gagner la même somme, un salarié de base devrait travailler pendant 172 ans.

3 Deux poids et deux mesures pour la justice

Selon la constitution et la déclaration des droits de l’homme de 1789[/url], la justice est la même pour tous. La réalité est devenue bien différente.
Alors qu’on accorde toujours plus de liberté aux entreprises, le citoyen ordinaire est soumis à une répression policière de plus en plus oppressante, et à des réglementations de plus en plus contraignantes. A la moindre faute de sa part, les sanctions sont impitoyables.
Récemment, un automobiliste a été condamné à 2 ans de prison ferme pour un excès de vitesse qui n’a pas causé d’accident. Une mère de famille peut être condamnée à 4 mois de prison ferme si ses enfants ne sont pas allés à l’école. Et José Bové a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs transgéniques dans un champs.
Dans le même temps, et dans des affaires qui ont causé des préjudices beaucoup plus graves, les élites politiques et économiques bénéficient d’une impunité systématique. Ainsi, Jean-Claude Trichet (ancien président de la Banque de France et membre du Groupe de Bilderberg) a été « totalement blanchi » à propos des malversations financières du Crédit Lyonnais. De même, Roland Dumas a échappé à une condamnation dans l’affaire d’Elf-Aquitaine, des frégates de Taiwan et de leurs commissions occultes. Et dans l’affaire du « sang contaminé », le ministre de la santé Edmond Hervé a été condamné à quelques mois de prison ferme, mais a été « dispensé de peine » par le tribunal. Etc, etc…

4 Le décalage entre les impôts élevés et l’inefficience croissante des services de l’état

Malgré la médiocrité des services publics, les impôts demeurent à des niveaux très élevés. En additionnant l’impôt sur le revenu, les impôts locaux, l’impôt foncier, la TVA et les taxes sur l’essence, les prélèvements de l’état représentent plus de la moitié du revenu d’un salarié moyen.
Dans le même temps, la qualité de l’éducation se dégrade faute de professeurs en nombre suffisant, faute de locaux adaptés, et faute d’un matériel pédagogique moderne (ordinateurs, magnétoscopes, etc.).
Pire encore est le délabrement des services de santé. Dans les hôpitaux, il devient habituel que des blessés attendent pendant 24 heures sur un brancard dans les couloirs, faute de chambres et de personnel médical. Les opérations sont réalisées « à la chaîne » et les erreurs médicales se multiplient. A cause du manque d’hygiène dans les hôpitaux, les malades ont 1 chance sur 4 d’être contaminés par des maladies nosocomiales mortelles ou fortement invalidantes, causées par des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques et qui abondent en milieu hospitalier (à cause de l’emploi abusif des antibiotiques par les médecins).

5 Le sabotage organisé des services publics pour justifier leur privatisation

Les gouvernements organisent le sabotage des services publics dont l’inefficience est ensuite utilisée comme prétexte pour justifier leur privatisation.
Voici ce que l’on peut lire à propos de l’éducation publique dans un document de l’OCDE (l’organisation des Maîtres du Monde qui est également à l’origine de l’AMI):
« Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement.
Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu’on évite un mécontentement général de la population. » (extrait du « Cahier de politique économique » n°13 de l’OCDE)
____________6 La corruption à tous les niveaux de l’Etat

Le décalage entre les impôts élevés et la médiocrité des services de l’état est causé principalement par la corruption, présente à tous les niveaux de l’administration: commune, département, région, état.
Une autre cause de ce décalage est le train de vie somptuaire des ministres et des hauts fonctionnaires: luxueux appartements et voitures de fonction, déplacements en avion et en hélicoptère, voyages à l’étranger, nombreuses escortes de motards, gardes républicains mobilisés pour un protocole pompeux, repas avec les mets les plus raffinés, cocktails et réceptions dont le coût atteint couramment 100.000 euros pour une soirée… Tout ceci est une autre façon de détourner l’argent du contribuable.

7 Les subventions abusives distribuées par l’Etat aux entreprises

Si l’état manque d’argent pour l’éducation, la santé ou les retraites, c’est aussi à cause des subventions abusives versées à des grandes entreprises, sous prétexte qu’elles vont créer des emplois, et quelquefois sans prétexte du tout. Puis une fois les subventions empochées, l’entreprise délocalise ses usines dans un pays où la main d’oeuvre est encore moins chère, ou la fiscalité plus avantageuse.

8 La tromperie des « 35 heures »

En 1998, le gouvernement de Lionel Jospin présentait sa grande mesure sociale: le passage aux 35 heures de travail hebdomadaire (au lieu de 39 auparavant), en échange d’une baisse des salaires, de l’instauration de la « flexibilité » (une mesure que les entreprises réclamaient depuis 20 ans), et d’une baisse des cotisations sociales des entreprises. Le résultat est aujourd’hui un déficit de 12 milliards d’euros de la Sécurité Sociale. Un déficit qui devra être payé par les salariés (si les cotisations augmentent), ou bien par les contribuables (si l’état prend en charge le déficit), ou encore par la population dans son ensemble (si les remboursement de soins diminuent).
Autrement dit, le gouvernement Jospin a fait un « cadeau » aux salariés, tout en leur demandant de payer pour ce cadeau. En fait, les salariés ont même payé un prix supérieur à la valeur du cadeau.
Pour éviter que les salariés s’aperçoivent de la supercherie, le MEDEF (le syndicat des entreprises) a pris soin de protester vigoureusement contre les 35 heures.

9 Les accords multilatéraux négociés dans le dos des citoyens et qui vident la démocratie de son contenu

Depuis 10 ans, le pouvoir réel a été transféré progressivement et discrètement vers des organisations non-élues (OMC, OCDE, Commission Européenne) qui sont entièrement au service d’intérêts particuliers (intérêts des entreprises multinationales) au lieu de l’intérêt général. Les accords multilatéraux (AMI,AGCS) élaborés dans le secret et l’opacité par ces mêmes organisations ont vidé la démocratie de son contenu. Ces accords réduisent en effet considérablement le pouvoir et le droit des états à jouer leur rôle de régulation dans le domaine économique, social, et environnemental.

10 Le saccage de l’environnement par les entreprises, en toute impunité

Par la pollution, le CO2, la déforestation, la destruction des paysages sauvages et de la biodiversité, les « prédateurs » saccagent la nature en toute impunité. L’homme et l’environnement sont sacrifiés aux intérêts économiques des multinationales, et un avenir bien sombre se dessine pour les générations futures. Le point de non-retour écologique est sur le point d’être franchi. Pour les citoyens de cette planète, c’est maintenant qu’il faut agir.

Sources:syti.net.__

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