La promotion immobiliere sera reorganisee en Algérie

La promotion immobilière sera réorganisée en Algérie pour combattre les pratiques frauduleuses et protéger les clients.

mardi 10 février 2009.

Face aux pratiques frauduleuses de certains promoteurs immobiliers en Algérie, le ministère de l’Habitat entend réglementer la profession de promotion immobilière par un nouveau dispositif juridique, actuellement en cours d’élaboration, qui obligerait les opérateurs privés à se conformer aux règles de la déontologie. Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Noureddine Moussa, a affirmé que l’activité immobilière sera réglementée par un nouveau dispositif qui permettra aux citoyens d’être protégés des dépassements et de l’arnaque de certains promoteurs privés. « Beaucoup de citoyens sont lésés par les promoteurs immobiliers privés qui ne respectent ni les délais de réalisation ni les normes de construction et nous voulons, à travers ce nouveau dispositif, mettre un terme à ces dépassements », a-t-il indiqué hier à l’occasion d’une réunion de travail avec les présidents des conseils d’administration et les directeurs généraux des Offices de promotion et de gestion immobilière en Algérie.

S’exprimant sur l’état d’avancement des projets de construction de logements, le ministre a déclaré que 2009 sera une année déterminante pour l’évaluation du programme quinquennal de un million deux cent mille logements. Il a aussi indiqué que les demandes de logement sont en baisse en Algérie du fait que bon nombre de postulants ont été « satisfaits et le reste a été inscrit pour bénéficier des futurs programmes ». D’après le bilan présenté par le ministre, 275 000 logements seront livrées d’ici à la fin de 2009 sur un programme en cours de 530 573 unités. Au total, 827 565 logements, tous types confondus, ont été réalisés en Algérie durant la période 2004-2008, soit 116 468 unités en 2004, 132 479 en 2005, 177 792 en 2006, 179 983 en 2007 et 220 843 en 2008. Ces chiffres devraient donner un total de plus de 1,1 million de logements durant la période 2004-2009. Le ministre a affirmé que, dorénavant, la viabilité des sites sera finalisée avant d’entamer la construction d’immeubles d’habitation ou autres. Il a affirmé que le processus de la construction ne se limite pas à la livraison des immeubles car c’est un patrimoine qui devrait être préservé par l’entretien et une bonne gestion.

le Jeune Indépendant

Nouveau code du travail en Algerie

Le nouveau code du travail en Algérie sera élaboré au courant du 2ème semestre 2009 selon le ministre Tayeb Louh.

mardi 10 février 2009.

Vers un nouveau code du travail en Algérie

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a annoncé hier que « le nouveau code du travail en Algérie sera élaboré au courant du deuxième semestre 2009 ». Un code, dit-il, qui sera confectionné avec la participation de tous les partenaires sociaux, et qui sera surtout « adapté à la nouvelle donne économique mondiale, marquée par la crise financière ». S’exprimant en marge de la 12e réunion du réseau international des institutions de formation dans le travail (RIFFT) accueillie pour la première par l’Algérie, Tayeb Louh a par ailleurs révélé que le taux de chômage a enregistré une baisse sensible par rapport aux années précédentes. Ce taux qui était de 11,8% en 2007 « va vers la baisse : des indices le démontrent déjà », a dit le ministre sans pour autant avancer de chiffre. Le taux réel de chômage en Algérie, enchaîne-t-il, sera rendu public après la finalisation de l’enquête menée dans ce sens par l’ONS. On doit cette baisse, selon le ministre, à la stratégie nationale de lutte contre le chômage, notamment les différents dispositifs mis en place depuis 1999, suite aux instructions du président de la République. Mais aussi, ajoute-t-il, à la politique d’investissements hors hydrocarbures initiée par le gouvernement depuis cette date. « L’Etat a, depuis 1999, injecté plus de 150 milliards de dollars dans les investissements hors hydrocarbures. Il compte renforcer davantage cette enveloppe », a déclaré le ministre. Pour l’année en cours, dans le cadre de la loi de finances, « une enveloppe de 10 millions de dinars est allouée au fonds de garantie des crédits bancaires pour accélérer le financement des micro-entreprises en Algérie », a révélé le ministre qui souligne qu’une autre enveloppe du même ordre sera consacrée au même fonds en 2010. Ce qui, dit-il, a permis la création de quelque « 188 000 emplois depuis juin 2008, dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle ». En outre, « plus de 60 000 postes », placés par l’ANEM, sont générés dans le cadre des autres dispositifs d’aide à la création de micro-entreprises, dont l’ANSEJ et la CNAC. Revenant au RIFFT dont l’Algérie est membre, le ministre du Travail a insisté sur la nécessité d’« inculquer la culture de la formation entre les représentants de l’appareil de production économique, mais aussi la promotion du dialogue social entre partenaires sociaux, employeurs et gouvernement ».

le Jeune Indépendant

Des Algériens aux Etats-Unis perdent leur épargne et leur emploi


De nombreux Algériens établis aux Etats-Unis ont été touchés de plein fouet par la crise financière qui secoue la première puissance mondiale depuis plusieurs mois. Certains ont perdu des sommes colossales dans leur plan de retraite tandis que d’autres ont perdu leur emploi en raison de la récession.

Les plus touchés par la crise sont ceux ayant souscrit au fameux plan de retraite connu sous le code 401 K. Il s’agit d’un système d’épargne retraite géré par des fonds de pension qui investissent cet argent dans des actions et des obligations. Le plan autorise l’employé à déduire, hors taxes, une partie de son salaire pour l’investir dans différentes options offertes par son entreprise. Ce système a été mis en place par le gouvernement américain en 1981 sous la présidence du républicain Ronald Reagan avec des avantages fiscaux incitatifs. Depuis, le plan a attiré des millions de souscripteurs, y compris des Algériens vivant aux Etats-Unis, même ceux y résidant et y travaillant depuis peu.

«L’idée était que beaucoup d’Algériens voulaient profiter de ce plan pour engranger un bon pactole afin de finir éventuellement leur retraite au bled», a indiqué au Jeune Indépendant Mohamed Djeddour, un Algérien établi depuis 29 ans aux Etats-Unis dont la plus grande partie à Chicago dans l’Illinois.

«D’autres qui sont plus familiers avec le système de retraite algérien ont tourné le dos au 401 K, préférant le second système traditionnel qui est sans risque, mais qui n’attire que peu de souscripteurs dans un marché de plusieurs milliards de dollars», a dit Mohamed, 48 ans, originaire de l’Ouest algérien. Selon le Centre de recherche sur les retraites de l’université de Boston (Center for Retirement Research), au moins 65 % des salariés américains dépendent de leur épargne individuelle. Dès lors, chaque souscripteur était obligé de gérer son propre plan de retraite d’entreprise et à placer une partie de ses économies sur les marchés financiers. Les Algériens qui avaient opté pour ce produit ont subi les conséquences de la chute vertigineuses des sociétés de finances comme tous les souscripteurs américains.

«J’ai perdu une année de salaires et je n’ose plus aller jeter un coup d’œil sur mon épargne retraite», lançait Djamel, 44 ans, ancien vétérinaire converti dans la téléphonie mobile, rencontré dans un café du quartier d’Elston dans le North side de Chicago, la ville du candidat à la présidence américaine, le sénateur démocrate Barack Obama. Client chez Fidelity investement où il a placé son plan de retraite, Djamel ne décolère pas. « C’est la faute à ces spéculateurs et ces courtiers qui se remplissent les poches à New York», se lamente-t-il tout en gesticulant pour exprimer sa frustration.

«Heureusement que je suis encore jeune pour reconstruire mon plan de retraite», se console-t-il avant que son compatriote Hassen, assis à une table mitoyenne tout en sirotant un «café presse», lui rétorque que rien n’est désormais sûr dans un pays qui ne cesse de collecter les ouragans financiers. Selon les experts budgétaires du Congrès américain, la chute en cascade de la Bourse ces 15 derniers mois a fait disparaître quelque 2 trillions de dollars de l’épargne de retraite des salariés. Ces pertes vont contraindre de nombreux employés à travailler plus longtemps et à différer leur départ en retraite.

Pour d’autres Algériens, l’infortune est encore plus grande puisqu’ils ont perdu leur emploi ; leurs patrons ne pouvant plus assurer leurs salaires, les ont congédiés. Certains ont dû quitter leur emploi volontairement en raison des réductions salariales tandis que d’autres ont été renvoyés avec la promesse d’être repris une fois la tempête passée.

Quelque 160 000 Américains ont perdu leur emploi selon les chiffres officiels de septembre dernier. Tous les secteurs ont été touchés y compris celui de la presse où de nombreux journaux locaux ont dû licencier la moitié de leur staff, à l’image du quotidien Dallas Morning News qui a procédé vendredi dernier à des licenciements pour la quatrième fois depuis 2001.

Toutefois, d’autres Algériens plus ou moins aisés ont réussi à profiter de la situation pour acquérir des maisons à des prix abordables suite à l’effondrement vertigineux du marché de l’immobilier. Rachid, 50 ans, ingénieur manager chez Symantec dans le Silicon Valley en Californie, qui se trouvait de passage à Chicago pour rendre visite à un proche, avoue qu’il a pris l’avion de Qatar où son épouse travaille pour retourner aux Etats-Unis afin de conclure un contrat d’achat d’une propriété qui lui aurait coûté six fois le prix, n’était la récession.

De notre envoyé spécial à Chicago, Kamel Mansari

Le Jeune Indépendant

24 jours et 14 procédures pour créer une Sarl en Algerie

LES LOURDEURS BUREAUCRATIQUES PERSISTENT

Notre pays est classé à la 131e place dans le monde de la création d’entreprises en 2007, le Maroc à la 51e et la Tunisie à la 68e.

Après s’être positionnée au 119e rang en 2006, l’Algérie, hélas, s’est classée à la 131e position en 2007 dans la création d’entreprises, bien après nos voisins marocains (51e) ou tunisiens (68e) a déclaré Mahrez Aït Belkacem, ancien responsable au sein de la Cnac (Caisse nationale d’assurances chômage).
Père du programme «35/50 ans» de la Cnac, le conférencier a su retenir l’attention des participants à cette table ronde organisée, hier à Alger, par la revue économique Economia sur le thème «Entreprendre en Algérie».
En rappelant nombre de vérités sur la démarche de création d’entreprises en Algérie, Aït Belkacem a regretté qu’il «ne faille pas moins de 14 procédures à entreprendre et un temps minimum de 24 jours pour créer une Sarl en Algérie, alors que dix jours suffisent en Tunisie et 6 seulement au Maroc».
C’est dire le retard considérable que nous accumulons pour faire de notre pays une pépinière d’entreprises afin d’absorber le chômage.
Faute de statistiques précises et d’un manque flagrant de normalisation de l’information en Algérie, c’est-à-dire accès facile aux données, accompagnement par des conseillers, appui bancaire… Il faut reconnaître que la tâche n’est pas facile aux communicateurs de cerner concrètement la question et transmettre aux participants les questions sur lesquelles butent les futurs entrepreneurs.
Il serait appréciable que l’Etat, agent «facilitateur» améliore le climat d’affaires, en «finançant, accompagnant et informant» les candidats à la création d’entreprises, notamment parmi les jeunes, a souhaité Aït Belkacem.
Abordant le point particulier de l’appui bancaire tant décrié par les investisseurs, l’orateur a traduit la lenteur des procédures dans le système financier, par le risque que représente pour les banques le volet des jeunes investisseurs dont certains oublient qu’il faut rembourser les prêts contractés auprès de la Cnac ou de la banque.
Un risque similaire est recensé pour le secteur de l’agriculture, a souligné Aït Belkacem.
Avant de conclure, il notera que 17.000 entreprises ont été créées entre 1996 et 1998 lors de la période des compressions de personnel.
Aujourd’hui, on est loin du compte avec environ 290.000 à 320.000 entreprises, soit 15 à 20.000 créations par an.
Il relèvera que la création d’un million d’entreprises est nécessaire, nombre qu’il faut multiplier par quatre dans la visibilité de la perspective de l’après-pétrole
L’expression

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le cnac, chomage et les petites entreprises en algerie

Du licenciement au surendettement

Le dilemme des chômeurs 35-50 ans dans le cadre de la CNAC

Du licenciement au surendettement

Pas d’emploi salarié et difficile de lancer sa propre activité. Les chômeurs ne savent plus à quel saint se vouer. Ceux qui sont pris en charge dans le cadre de la Caisse nationale du chômage (CNAC) ne sont pas mieux lotis. Secourus après avoir été licenciés par leurs entreprises, pour des raisons économiques, de nombreux chômeurs ont lancé leurs propres micro-entreprises. Mais le vent ne souffle pas comme ils le souhaitent. Et leurs projets risquent d’être compromis. En effet, le bonheur des chômeurs-promoteurs ne dure, au plus, qu’une année et demie avant de sombrer dans l’incertitude. C’est le cas de nombreux chômeurs-promoteurs que nous avons pu rencontrer. Mohamed Mogafi, Djamel Cheikh, Derdoum Mohamed et Mohamed Remal ont une histoire similaire. Résidant à Alger ouest, les quatre hommes ont été victimes d’une compression d’effectifs au niveau de leurs entreprises en 2001.

Que faire quand on se retrouve contre son gré sans ressource ? Le recours à la CNAC est, selon eux, la seule solution. Ce dispositif créé en 1994 pour atténuer le grand choc qu’a subi, à l’époque, l’économie nationale, dû à la fermeture des entreprises et le licenciement massif des travailleurs, a pris depuis 1998 d’autres missions. A cette date, la CNAC a mis en œuvre, selon son PDG, Taleb Ahmed Chawki, « des mesures actives destinées à la réinsertion des chômeurs allocataires, en l’occurrence l’aide à la recherche d’emploi et l’aide au travail indépendant (création des micro-entreprises). C’est de cette dernière (aide au travail indépendant) qu’ont bénéficié les chômeurs rencontrés. Ils ont d’abord bénéficié d’une allocation chômage qui revient de droit à tout travailleur ayant perdu son emploi d’une manière involontaire. Une bouffée d’oxygène qui leur a permis de dépasser des moments d’extrême précarité. Mais pas pour longtemps. Le dispositif n’accorde pas une allocation ad vitam aeternam. Il a fallu taper encore une fois à la porte de la CNAC.

« De Charybde en Scylla »

Leur bonheur fut grand. Le créneau est porteur et la CNAC a répondu favorablement et rapidement à leur sollicitation. « Les responsables de la CNAC nous ont beaucoup aidés. Les agents de cette caisse étaient très coopératifs avec moi et je les remercie. Il m’ont redonné de l’espoir », déclare Djamel Cheikh. En quelques mois, ce dernier a pu lancer sa propre entreprise spécialisée dans les travaux d’aménagement, irrigation et assainissement. Derdoum Mohamed, lui, a créé une entreprise des travaux agricoles. Mogafi Mohamed s’est lancé dans une activité de prestations de service agricole. « Nos projets ont été vite avalisés par la CNAC et financés par les banques », affirment nos interlocuteurs. Croyant avoir échappé définitivement au spectre du chômage, ils se sont retrouvés face à un autre problème qui menace leur activité et les remet une nouvelle fois à la case départ. Ils sont tombés de Charybde en Scylla. En quelques mois, ils se sont rendu compte de la réalité du terrain : absence de projets, difficulté à rivaliser avec « les grosses » entreprises, pressions des banques qui les obligent à rembourser les crédits et l’augmentation des charges. Pas facile à supporter, pour une très jeune entreprise. « J’ai lancé mon entreprise en 2005 et jusqu’à aujourd’hui je n’ai eu aucun projet public. Je faisais uniquement des petits travaux chez des particuliers », affirme Djamel Cheikh. Ce dernier soulève un problème dont souffrent aussi ses collègues et la majorité des chômeurs-promoteurs. Il s’agit de la soumission pour avoir décroché des projets. Une véritable galère. « La soumission à un projet nécessite d’abord une qualification de l’entreprise qui doit avoir une expérience dans le domaine. Une jeune entreprise comme la mienne est disqualifiée à l’avance », dit-il. Le même problème est soulevé aussi par Derdoum Mohamed. Ce dernier évoque aussi les aléas de travailler pour des particuliers (agriculteurs). « Les agriculteurs ne paient pas. Pour empocher le prix de la prestation fournie à un agriculteur, il faut attendre la récolte et ce n’est pas sûr que celui-ci puisse verser la somme due. S’il n’y a pas une bonne récolte, je ne perçois pas mon argent. Et du coup, je n’aurai aucun revenu », explique-t-il. Son camarade, Mogafi Mohamed, abonde également dans le même sens. « Si on avait la possibilité d’accéder aux projets, nos entreprises fonctionneront d’une manière ordinaire », dit-il.

Les financements et l’impossibilité de remboursement

Outre les contraintes d’ordre professionnel, ces derniers ont sur leur tête une véritable épée de Damoclès. Le remboursement du crédit bancaire. Comment faire pour cela ? Un autre dilemme ! Alors que les entreprises ne sont pas encore rentables, leurs gérants sont déjà sommés de rembourser les crédits. « La banque nous a déjà envoyé des mise en demeure. Nous devons commencer le remboursement des crédits. Dès le 1e semestre j’ai dû verser 310 000 DA. Mais en l’absence de projet, comment dois-je faire pour rembourser ma dette ? », s’interroge Djamel Cheikh. Les infortunés chefs d’entreprise demandent une aide. Ils ne veulent pas une aide financière, mais une faveur qui pourrait, selon eux, encourager davantage la création des petites et moyennes entreprises. « Il faut nous accorder des petits marchés de gré à gré et revoir l’échéance de remboursement des crédits bancaires. Cela encouragera les entreprises et favorisera la création des postes d’emploi », suggèrent-ils. L’appel s’adresse, disent-ils, à l’APC, à la chambre d’agriculture et aux autorités compétentes. Où se situe le problème ? Ces promoteurs bénéficient-ils de l’accompagnement prévu par la CNAC ? Sur quel critère finance-t-on les activités ? « Toutes les activités sont financées par la CNAC », affirme Taleb Ahmed Chawki, installé à la tête de la caisse au début de l’année en cours. Selon lui, la caisse a également pour mission, en sus de la création des activités, la formation et l’accompagnement des bénéficiaires des crédits. Pour cela, explique-t-il, des agents de la CNAC « suivent le chômeur promoteur et l’aide à mettre sur pied sa propre entreprise. Mais, dit-il, il faut avoir une stratégie et investir dans des projets viables ». « Je préfère avoir 50 entreprises pérennes que d’avoir 1000, dont la durée de vie ne dépasse pas une année », tranche-t-il.

Les faux chômeurs

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Créée pour venir en aide aux travailleurs compressés avant de lancer, depuis 2004, la mission d’aide à la création d’activité, la CNAC n’a pas été bénéfique uniquement aux nécessiteux. Sentant « la grosse affaire », de nombreux opportunistes ont voulu saisir l’occasion pour gagner la cagnotte. Certain ont réussi et d’autres ont été débusqués. C’est ce que confirme d’ailleurs le premier responsable de cette institution. « Il y a eu une dizaine de cas et j’ai poursuivi de nombreuses personnes en justice que ce soit à Oran ou à Annaba », affirme-t-il. Ahmed Taleb Chawki indique que des mesures ont été prises pour renforcer le contrôle. « Dès mon installation, j’ai insisté sur cette question. Je donne de l’argent et je le suis. Le contrôle se fait en amont et les contrôleurs enquêtent du début jusqu’à la fin », souligne-t-il. La même mesure s’applique aussi pour l’allocation chômage. Selon lui, le chômeur victime d’un licenciement pour des raisons économiques doit passer par de nombreuses étapes avant de bénéficier d’une allocation. Il faut d’abord s’inscrire au niveau de l’Agence nationale d’emploi (ANEM). « Il faut que le bénéficiaire soit chercheur d’emploi », ajoute-t-il.

- Mode de financement des projets

L’unique mode de financement est de type triangulaire. Il recouvre en grande partie l’acquisition du matériel, équipement et matériel neufs.

Le seuil maximum des investissements est fixé à cinq millions de dinars.

- La contribution du promoteur

Le seuil minimum de fonds propres (apport personnel) dépend du montant de l’investissement. Il est fixé selon les niveaux suivants :

Niveau 1 : 5% du montant global de l’investissement lorsque celui-ci est égal ou inférieur à deux millions de dinars ;

Niveau 2 : 10% du montant global de l’investissement lorsque celui-ci est supérieur à deux millions de dinars et inférieur ou égal à cinq millions de dinars.

Le seuil minimum du niveau 2 est fixé à 8% lorsque les investissements sont réalisés en zones spécifiques et dans les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux.

- Prêt non rémunéré (PNR), ou prêt sans intérêt, octroyé par la CNAC

25% du coût global de l’investissement lorsque celui-ci est inférieur ou égal à deux millions de dinars.

20% du coût global de l’investissement lorsque celui-ci est supérieur à deux millions de dinars et inférieur ou égal à cinq millions de dinars. Ce taux est porté à 22% lorsque les investissements sont réalisés en zones spécifiques ou dans les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux.

- Crédit bancaire à intérêts bonifiés

La bonification des taux d’intérêt sur les crédits d’investissement consentis par les banques publiques (BADR, BEA, BNA, BDL et CPA). Celle-ci se présente comme suit :

75% du taux débiteur appliqué par les banques au titre des investissements réalisés dans le secteur de l’agriculture, de l’hydraulique et de la pêche.

50% du taux débiteur appliqué par les banques au titre des investissements réalisés dans tous les autres secteurs.

Lorsque les investissements sont situés en zones spécifiques ou dans les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux, ces bonifications sont portées respectivement à 90% et 75%. Le bénéficiaire du crédit ne supporte que le différentiel non bonifié du taux d’intérêt.

Par Madjid Makedhi

el watan

Un investisseur face à un « rêve impossible »

Un rêve impossible », c’est ainsi que l’on pourrait décrire l’adversité sans nom qui se tient devant le premier projet d’aquaculture, dont le dossier a été déposé par Mohamed-Saâd Djemame au niveau de la direction de la pêche de la wilaya de Jijel en date du…2 décembre 2002 (voir El Watan du 15/10/2005).
Encouragé par les atouts que recèle la région de Jijel, notamment en ce qui concerne la qualité de l’eau de mer et le climat tempéré, le promoteur a « mijoté » son projet avec les conseils et la supervision de la société d’ingénierie aquacole méditerranéenne (SIAM)et un bureau d’études de Montpellier( France).

Trouvant idéal le site de la péninsule d’El Aouinet, qui ferme à l’ouest la baie du phare Ras El Afia, à quelque 8 km à l’ouest de Jijel, M-S. Djemame a pu décrocher, en date du 24/11/2004, un accord de l’agence nationale de développement du tourisme (ANDT), vu que le terrain convoité relève d’une zone d’expansion touristique.

Cette décision de l’ANDT a été prise suite aux constations effectuées par la direction du tourisme de la wilaya de Jijel. La même agence est allée jusqu’à inviter le promoteur à établir les études nécessaires pour les présenter aux directions de la pêche et du tourisme de la wilaya.

Fort de cette avancée notable, le promoteur n’attendait plus que le feu vert salvateur pour se lancer dans cette magnifique aventure de création d’une ferme d’élevage du loup de mer (bar) et de daurade, dont le coût est estimé à 3 millions de dollars, générant 21 emplois et une production annuelle de 500 t.

Devant l’insoutenable attente, sans le moindre soupçon de réponse à ses doléances, le promoteur s’est tourné vers la présidence de la République, qu’il a saisie par courrier en février de l’année écoulée.

Dans sa réponse du 28 octobre 2008, le cabinet du président de la République informe que le dossier a été adressé par la direction de la pêche de la wilaya de Jijel au ministère de tutelle en date du 11/09/2006, période qui a coïncidé avec la fin du programme de relance économique 2001-2007.

L’épître présidentielle ajoute que ce dossier sera étudié dans le cadre du programme complémentaire de soutien au secteur de la pêche et l’aquaculture 2005-2009.

Force est de reconnaître qu’on est à quelques pas seulement de l’année 2009, sans que ce dossier n’ait pu sortir des tiroirs ministériels.

Pourtant, lors de sa visite en juin 2005 à Jijel, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, questionné par ce même promoteur sur les retards de son dossier, à l’occasion d’une rencontre organisée à la salle de conférences de la cité administrative de Jijel, avait clairement reconnu les retards justifiés alors par l’inactivité, durant un an et demi, de la commission chargée de traiter ces dossiers. Le ministre avait même promis la reprise des travaux de cette commission très prochainement.

Un « très prochainement » étonnamment élastique ! M-S. Djemame ne sait plus actuellement à quel saint se vouer, pour pouvoir enfin concrétiser « très prochainement » son rêve

Special algerie magazine economique

le magazine economique le MOCI a fait un dossier special Algerie,  c’est evidement un signe que notre pays regorge d’opportunités d’inverstissements malgre les turbulance auquelles il est confronté, l’argent n’a pas d’odeurs, pour le moment seule, la jeunesse algerienne n’est pas encore concernée, jusqu’a quand ? aprés il sera trop tard, les places seront prises !