Idées de business en Algérie

Idées de business en Algérie.


Je voudrais dans ce topic, lancer la discussion sur les opportunités d’investissement au bled. Chacun peut essayer d’utiliser pour soi ces idées ou de montrer ces photos et vidéos à des jeunes ou à des artisans pour envisager de les mettre en application.Exemples de réalisations de jeunes de l’Ansej: Algerie,jeunes entrepreneurs à succès. – YouTubeps: si vous trouvez intéressantes ces idées n’hésitez pas à montrer les vidéos à des artisans ou investisseurs qui pourraient s’en inspirer. Merci.

Quelques mois plus tard:
Je voudrais d’abord remercier les 75 000 personnes qui ont pris le temps de consulter ce topic. Cet intérêt nous pousse à proposer des idées toujours plus intéressantes pour les investisseurs potentiels.

– merci d’enrichir ce topic par des idées,
– merci de prévenir (par MP), si vous être en train de bâtir un business-plan autour d’une de ces idées. Ainsi, on n’en fera plus la publicité. Cette remarque fait suite à un MP reçu d’un investisseur disant « je tremble à chaque fois que je vous entends parler à nouveau de telle idée car je suis justement en train de monter un projet ».

IDEES: création
– d’un journal papier gratuit d’annonces,
– de sites internet genre ebay,au « bon coin », doctissimo, système D,
– fabriquer des attelages pour véhicules de tourisme puis des remorques Remorque Voiture en Inox – YouTube
– cultiver des champignons de Paris La culture des champignons de Paris chez soi – YouTube,
– fabriquer des planches à roulettes (skateboards) Arkac Concept on Vimeo
– fabriquer un appareil à air conditionné YouTube
– fabriquer portails et rampes d’escaliers Hebo Machines – « The Money Machine 2 » – YouTube
– fabriquer des escaliers hélicoïdaux Kit de escalera caracol – Spiral Wood – YouTube
– fabriquer des machines pour la fabrication de briques Extrusora Ladrillera 2 – YouTube
– fabriquer des vérins hydrauliques YouTube
– fabriquer une presse à pellets pour aliments du bétail PRESSE A PELLETS ARTISANALE – YouTube et l’excellent www.aupoelle.fr [color= »Red »]* * * *[/COLOR
– mettre des aliments en emballage sous vide; Aspivac 33R – YouTube * * *
– fabriquer une planteuse de pommes de terre Kubota – saze? brambor – YouTube * * *
– etc …


Fabriquer des entrevous en plastique pour dalle ou un arracheur de pomme de terre.

LIENS CONSEILLES:
Plusieurs personnes nous ont conseillé des liens qui montrent des applications ingénieuses:
instructables de Pcmaniac,
– ECOTECO (super site avec des exemples de réalisations techniques alliant technologie et écologie).
le site de la cration et du moulage (site sur l’utilisation des résines gel coat).
– « made home » sur You Tube.
– « Comment c’est fait? » sur You Tube. Comment c’est fait explique la fabrication d’objets quotidiens. L’émission est animée par Jean-Luc Brassard. En France, l’émission est actuellement diffusée sur Discovery Channel.
– « como se fabrica » « How it’s made »
– Catalogues d’entreprises en ligne comme www.kruinzinga.fr,
– plasturgie et rotomoulage: Gestion de projets en rotomoulage et fabrication.
– sur you tube les vidéos de FEDPLAST (fédération de la plasturgie),
– sur you tube pas mal de petits montages électriques: faire « 100000azerty ».
– faites sur you tube « Naresh Gambhir » pour voir des tas de petites machines Rajkumar Mini Grain cleaning machine. – YouTube
– Liens relatifs au travail du fer et à la soudure, pour les bricoleurs:
FosterTool.com: The Leading Foster Tool Site on the Net http://tesladownunder.com/LowVoltagePow … Spotwelder
[url]http://users.frii.com/katana/spotweld.html[/url http://www.5bears.com/welder.htm
http://www.rhunt.f9.co.uk/Electronics/S … _Page1.htm
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DISPOSITIF ANSEJ:
Allégement du Dossier de création micro entreprise ANSEJ Sources: petitspas
« Dossier de création
01 demande d’octroi d’avantages adressée au DG de l’ANSEJ (ce document est remis par l’ANSEJ le jour du dépôt du dossier)
01 Extrait de naissance n°12
01 Copie légalisée de la carte d’identité ou permis de conduire
01 Certificat de résidence
01 Copie légalisée du Diplôme ou attestation de travail
01 Extrait de rôle
01 Déclaration sur l’honneur sur FORMULAIRE qui est remis le jour du dépôt du dossier
Engagement de créer 2 emplois permanents si l’âge du gérant est entre 35 et 40 ans
Pour la qualité de chômeur.
01 Extrait de naissance n°12
01 Extrait de rôle
Dossier financier
Facture pro forma des équipements
Devis aménagement du local (facultatif) son prêt est de 500.000 DA
Promesse de location du local (facultative) son prêt est de 1.000.000 DA
Devis assurance multirisques des équipements

il ne faut pas être affilié à la CNAS ou CASNOS

L’apport personnel est de 1% pour un montant de 5.000.000 DA, 2% si c’est plus.
Le taux d’intérêt de 1% va être annulé.
Vous ouvrez droit à un véhicule utilitaire
Vous ouvrez droit à l’importation des équipements.
Une fois le dossier déposé, on vous fixe un rendez-vous dans 45 jours pour passer devant la commission ANSEJ-BANQUE un examen concernant vos connaissances du projet, (de vos réponses et de vos connaissances sur le projet, dépendra l’approbation ou le refus)

A Alger, et particulièrement la daïra de Dar el Baida, les dossiers sont déposés dans un bureau situé dans le stade, tellement des centaines de jeunes affluent, ils passent même la nuit jusqu’à l’ouverture du bureau à 8h du matin, en présence d’un policier, ce bureau n’accepte que 100 dossiers par jour. Dans les autres wilayas c’est plus souple et plus rapide »
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De nouveaux avantages pour les jeunes promoteurs et les chômeurs promoteurs âgés de 30 à 50 ans. 23. avril 2013 Algérie Patriotique.

Des crédits bonifiés pour, notamment, les pêcheurs. New Press

Le niveau des aides accordées aux jeunes promoteurs et aux chômeurs promoteurs âgés entre 30 et 50 ans vient d’être redéfini par deux décrets exécutifs publiés au Journal officiel no16, modifiant et complétant les textes législatifs de 2003 et 2004. Les deux décrets précisent que les catégories de jeunes promoteurs et chômeurs promoteurs âgés entre 30 et 50 ans, outre les avantages prévus par la législation et la réglementation en vigueur, bénéficient d’une bonification des taux d’intérêt sur les crédits d’investissement de création ou d’extension d’activités qui leur sont consentis par les banques et les établissements financiers. «La bonification en question est fixée à 80% du taux débiteur appliqué par les établissements bancaires, au titre des investissements réalisés dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche, du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique ainsi que de l’industrie de transformation», précisent ces deux décrets. Elle est de 60% du taux débiteur appliqué par les banques et établissements financiers, au titre des investissements réalisés dans tous les autres secteurs d’activités. Les jeunes promoteurs et chômeurs promoteurs des wilayas des Hauts-Plateaux bénéficient quant à eux de bonifications respectivement de 95% et 80% du taux débiteur appliqué, est-il indiqué. Ainsi les bénéficiaires de crédits ne supportent que le différentiel non bonifié du taux d’intérêt. Toutefois, lorsque leurs investissements sont situés dans les wilayas d’Adrar, Tindouf, Ghardaïa, Biskra, Béchar, Laghouat, Ouargla, IIlizi, Tamanrasset et El-Oued, les bonifications prévues sont portées à 100% du taux débiteur appliqué par les banques et établissements financiers. Les dispositions de ces décrets s’appliquent également aux échéances des crédits bancaires restant à honorer à la date de la publication du présent décret, soulignent les deux textes, approuvés par le président de la République et signés par le Premier ministre le 6 avril dernier.
R. E.

Les ambassades ont en général un service économique qui pourra vous aider pour l’achat d’équipement à l’étranger.

Ambassade de Russie. L’intérêt du matériel russe est sa robustesse et sa facilité d’entretien en cas de panne.

7, Chemin du Prince d’Annam, El-Biar, Alger, Algerie. Téléphone: (8-10-213-21) 922-614, 923-139;
Fax: (8-10-213-21) 922-882; E-mail: ambrussie@yandex.ru

Importation de matériel de Tunisie: Made in Tunisia : Portail des affaires et appels d’offres en Tunisie
www.made-in-tunisia.net/‎

Ambassade de l’Inde à Alger
www.indianalg.org/‎ Loading. Passeports · Visa · O.C.I. · P.I.O. Card · Attestation · Formulaire en Ligne. Copyright © 2011 Ambassade de l’Inde à Alger Tous Droit Réservé.

MISSION ÉCONOMIQUE – UBIFRANCE . ALGÉRIE
Alain BOUTEBEL
Directeur Algérie
alain.boutebel@ubifrance.fr
GESTION QUALITE
GESTION DES VIE

FILIERE ADMINISTRATIVE
Sabrina BENBOUALI Responsable Qualité Locale sabrina.benbouali@ubifrance.fr

Saliha BENNABI
Gestion des VIE saliha.bennabi@ubifrance.fr

Saliha BENNABI Responsable Administrative et RH saliha.bennabi@ubifrance.fr

Produits, Equipements et Technologies agroalimentaires
Infrastructures, Transports, Industrie
Mode, Habitat, Santé
Nouvelles Technologies, Innovation, Services Jean-Charles HIRONDEL Chef du pôles +213 (0) 21 98 15 58 Chargé du Pôle AGROTECH Jean-charles.hirondel@ubifrance.fr

Kamel SILHADI Chef du Pôle I.T.I +213 (0) 21 98 15 77 Kamel.silhadi@ubifrance.fr

Ahmed LARRAS Conseiller export Chargée du Pôle M.H.S +213 (0) 21 98 15 61 ahmed.larras@ubifrance.fr

Louisa AINOUZ Conseillère export Chargée du Pôle N.T.I.S +213 (0) 21 98 15 74 louisa.lanouz@ubifrance.fr

Transports, Energie
Sabrina BENBOUALI Conseillère Export +213 (0) 21 98 17 38 sabrina.benbouali@ubifrance.fr

Ratiba ALLOUNE Chargée de Développement +213 (0) 21 98 15 55 ratiba.alloune@ubifrance.fr

Moulay Tahar AOUIDAT Chargé de Développement +213 (0) 21 98 15 69 moulaytahar.aouidat@ubifrance.fr

Sidali AIT-TAHAR Assistant Export +213 (0) 21 98 15 78 Sidali.aittahar@ubifrance.fr

Flavio DEl CUETO VIA – Chargé de développement +213 (0) 21 98 18 05 Flavio.delcueto@ubifrance.fr

BTP Lamia BOUDOUKHA Chargée de développement +213 (0) 21 98 15 54 lamia.boudoukha@ubifrance.fr

Environnement, Automobile,Industrie Leila DOUIDENE Chargé de développement +213 (0) 21 98 15 75 leila.douidene@ubifrance.fr

publié le 03.03.2013

Ambassade d’Italie
18, Rue Ouidir Amellal (ex Finalteri) El Biar 16030 – Alger Tel.: +213 (0) 21 922550/922330 Fax: +213 (0) 21 925986
En cas d’urgence (en aucun cas concernant les visas) et en dehors des horaires d’ouverture des bureaux, vous pouvez contacter le numéro 00213 (0) 21 922012 (ligne fixe) ou le numéro 00213 (0) 661 556410 (ligne mobile).

Services de l’ambassade d’Italie:

ADRESSE MAIL: segreteria.algeri@esteri.it; amministrazione.algeri@esteri.it; email]commerciale.algeri@esteri.it[/email]; anagrafe.algeri@esteri.it; visti.algeri@esteri.it;
legalizzazioni.algeri@esteri.it;

ADRESSE MAIL CERTIFIE: amb.algeri@cert.esteri.it

Ambassade de Turquie:
Adresse postale : 21, Villa Dar el-Ouard Chemin de la Rochelle Boulevard Colonel Bougara Alger-16000/ Algerie
Téléphone : +213 21 23 00 60 / +213 21 23 00 04(Türk vatandaşları) +213 21 23 00 98 (Service de visa/citoyens algériens)

Fax : +213 21 23 01 12 Courriel: ambassade.alger@mfa.gov.tr

Ambassade d’Espagne:
46 bis, rue Mohamed Chabane El Biar, Algiers (Alger) Algérie Téléphone local: (021) 922.713 international: +213.21.922.713
Fax local: (021) 922.719 international: +213.21.922.719 Email emb.argel@mae.es

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suite sur le forum algerie, merci à zoubir
http://www.forum-algerie.com/economie/33847-idee-de-business-en-lalgerie.html

Limonaderie d’Ain Amenas, un modèle de réussite dans le Sud

ain-amenasLa limonaderie d’Ain Amenas, un modèle de réussite dans le Sud

ILLIZI-
 La limonaderie d’Ain Aménas, distante de 240 km du chef lieu de la wilaya d’Illizi constitue, de l’avis de ses promoteurs, un modèle de réussite dans cette partie de l’extrême sud du pays. Créée en 2008, cette entreprise, première du genre montée par Mme Belagoune Ounessa, au titre du dispositif de la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC), pour une enveloppe financière de 3,5 millions DA, constituait un défi relevé dans cette région enclavée et déshéritée ou font défaut pareilles structures économiques.

APS

Schneider Electric Lance une formation au profit des jeunes

captSchneider Electric
Lancement d’une formation au profit des jeunes

Schneider Electric Algérie, filiale du leader mondial dans la gestion de l’électricité, et le ministère de la formation professionnelle ont consolidé leur « partenariat stratégique » par le lancement à Alger de la première promotion de formation de jeunes aux métiers de l’électricité.

Le but est de contribuer à soutenir des jeunes algériens déscolarisé éloignés de l’emploi et améliorer leur employabilité en partenariat avec les institutions et les associations locales. Mohamed Saad, Directeur Général de Schneider Electric Algérie, a déclaré à cette occasion :  » Notre ambition est l’accompagnement de ces jeunes ayant un niveau de 2ème AS dans la formation et l’insertion professionnelle, en leur offrant une opportunité pour acquérir un diplôme, une expérience, des compétences et les atouts nécessaires pour une meilleure intégration au monde du travail “. En clair, il s’agit de répondre aux besoins réels des entreprises qui attendent des candidats avec des compétences adaptées, une autonomie dans le travail (polyvalence, méthodologie) et opérationnel très rapidement.

Cette formation comprend plusieurs niveaux et se fera dans plusieurs domaines complémentaires. En plus des formations théoriques en électricité au CFPA, et techniques au niveau du centre de formation Schneider (Basse tension, variation de vitesse automatisme) et le stage pratique au sein des différents services de Schneider Electric Algérie et quelque uns de ses partenaires à savoir Remelec, Cemi et Fea, les jeunes suivront des cours de remise à niveau en langue française, bureautique et communication avec l’association CIARA (Collectif d’Initiation aux Activités de Recherche Appliquée).

Schneider Electric a dégagé quelque 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans 190 pays et emploie 120 000 collaborateurs. L’entreprise a plus de 45 ans de présence en Algérie, assurée par les marques Telemecanique et Merlin Gerin. En 1994, il a été procédé à la création du bureau de liaison et en 2002, elle constitue la première filiale d’une société internationale dans le domaine de la distribution électrique avec un effectif d’environ 30 personnes. Il assure l’alimentation électrique du Sheraton club des pins et à l’Algeria business centre Dahli Spa et la distribution électrique en milieu hospitalier. Trois grands secteurs du marché sont globalement ciblés : le bâtiment qui connaît une forte croissance dans le pays, la santé qui connaît une réforme en profondeur et le pétrole et le gaz. D’une manière générale, Schneider Electric privilégie l’approche dite ”solution complète”. Cette approche s’articule autour de deux éléments fondamentaux : un équipement et un matériel garantis de haute technologie, et l’efficacité énergétique, dans la mesure où cet équipement et ce matériel sont conçus et réalisés dans l’objectif de réduire et d’économiser la consommation d’énergie.

Par Kamel Benelkadi
el watan

Trafic dans la telephonie a l’international

Multimedia
 (Jeudi 12 Février 2009)

 

Fraude dans le trafic téléphonique à l’international
Une menace sur la sécurité du pays
Par :Faïçal Medjahed

Un fraudeur moyen utilise entre 700 et 1 000 puces téléphoniques, et chaque puce consomme 8 000 DA de recharge par jour. Si l’on tient compte de ces chiffres, il est loisible de constater un blanchiment de 8 millions de DA  par jour et par fraudeur.

Un opérateur privé algérien a saisi l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (Arpt) pour dénoncer “la fraude dans le trafic en provenance de l’international sur les réseaux fixe et mobile algériens”. Cet opérateur a indiqué, dans une lettre adressée au directeur général de l’Arpt, dont Liberté détient une copie, qu’“une analyse très détaillée élaborée par les opérateurs VOIP, en collaboration avec Algérie Télécom en septembre 2006, nous a permis de révéler l’existence de fraudeurs qui utilisent un autre support de télécommunications basé sur le réseau téléphonique commuté (RTC). Le volume de la terminaison du trafic en provenance de l’international sur le réseau fixe algérien, acheminé via les opérateurs VOIP, est estimé à un million de minutes par jour”. Ce trafic téléphonique a disparu, selon l’opérateur, du circuit d’Algérie Télécom (AT) et celui des opérateurs VOIP depuis la mise en place de la nouvelle convention de tarification à la minute entre AT et les opérateurs VOIP. Ce trafic a été récupéré et balancé illégalement, selon la même source, sur le réseau RTC par des opérateurs non déclarés, soit à travers le grand public, soit en utilisant certaines institutions dont l’activité nécessite l’utilisation d’un grand nombre de lignes téléphoniques, tels que les hôtels et les administrations. Or, ces fraudeurs ont besoin d’amasser des sommes considérables en monnaie locale, soit le dinar algérien, pour que ce trafic puisse avoir lieu, précise-t-on. Le produit de ce trafic étant vendu principalement en Europe, des réseaux de blanchiment d’argent — agissant aussi bien en Algérie qu’à l’étranger — sont mis à contribution pour récupérer les sommes colossales en dinars, lesquels réseaux mafieux se font payer en devises via les fraudeurs, explique cet opérateur qui a préféré garder l’anonymat. Ce dernier a également révélé : “Nous détenons d’autres preuves irréfutables relatives à un détournement sur le trafic téléphonique des réseaux mobiles des opérateurs Mobilis et Nedjma.” Et d’ajouter : “Les auteurs de ce détournement utilisent des passerelles IP/GSM qui fonctionnent avec des puces et des cartes de recharge pour téléphones mobiles.” La fraude est irréfutable, dit-il, vu l’absence de contrôle ou d’une quelconque traçabilité. À titre indicatif, un fraudeur moyen utilise entre 700 et 1 000 puces téléphoniques, et chaque puce consomme 8 000 DA de recharge par jour. Si l’on tient compte de ces chiffres, il est loisible de constater un blanchiment de 8 millions de DA par jour et par fraudeur, explique-t-il. Plus explicite, il a révélé que “nos investigations nous ont permis d’identifier l’une des personnes impliquées dans ces opérations criminelles. Il s’agit d’un Indo-Pakistanais de nationalité française qui se déplace souvent en Algérie afin de maintenir et d’étendre ses réseaux de blanchiment”. Ce fraudeur s’est rendu en Algérie entre mai et juin 2007, ajoute-t-il. L’auteur de cette lettre a estimé que “ces pratiques représentent une menace réelle à l’économie, voire à la sécurité du pays, tant tout porte à croire que l’argent servant à l’alimentation de ce trafic sert, aussi, à renflouer les caisses des groupes terroristes dont la corrélation avec les réseaux mafieux à travers le monde ne sont plus à prouver”.
Ces sommes colossales qui circulent en dehors du circuit financier réglementaire sont, selon lui, une véritable ressource pour le terrorisme, le grand banditisme, le trafic de drogue et toutes les autres activités criminelles. Enfin, cet opérateur a proposé à l’Arpt deux solutions pratiques et efficaces pour contrecarrer ces pratiques frauduleuses. La première — à mettre en œuvre dans l’immédiat — permettra d’arrêter ce trafic provisoirement et la seconde —définitive — nécessitera la mobilisation d’importants investissements pour l’acquisition d’équipements de contrôle et de suivi à mettre au niveau des arrivées en fibre optique internationales (Internet) et des hubs satellitaires. 

F. M.

liberte

Questions autour de la main d’oeuvre dans le batiment en algerie

 

 

Main-d’œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

 

Enquête réalisé

Par Larbi Graïne

 

 03/12/07

 

 

 

De par les potentialités qu’il renferme en matière d’offres d’emploi, le secteur du bâtiment aurait pu absorber une partie non négligeable du chômage des jeunes, surtout en la période actuelle où le secteur connaît une impulsion jamais égalée suite au lancement par les pouvoirs publics du gigantesque chantier d’un million de logements dont la facture financière s’élève à 555 milliards de dinars.

 

 

Mais la majorité de nos jeunes se détournent de ces chantiers qui poussent un peu partout comme des champignons, préférant ainsi tenter la traversée de la mer avec tout ce que cela peut comporter comme périls mortels. Au moment où nos jeunes troquent ainsi leur tenue de chômeur contre celle de harraga, d’autres jeunes venus par fournées de la lointaine Chine sont ramenés à bord de bateaux dans un cadre on ne peut plus légal et organisé pour être déversés dans ces lieux de travail désertés par leurs semblables du cru. Qu’ont-ils nos jeunes à se comporter ainsi, sont-ils devenus paresseux ? Ont-ils perdu toute notion de nationalisme ? Enquête.

«Colonisation» de l’espace public

Il ne faut pas croire que les jeunes vendeurs à la sauvette, ceux qui s’accaparent la rue dans la ville sont des personnes dépourvues de toute expérience. Nombre d’entre eux sont déjà passés par un chantier. La place des Martyrs d’Alger regorge de ces marchands à l’air libre dotés du réflexe grégaire de détaler comme des lapins au moindre signal annonçant une descente de la police, revenant aussitôt que celle-ci aura quitté les lieux. Les jeunes de la Place ne sont plus que des Algérois. On y trouve de tous les coins du pays. Quand on leur demande pourquoi ils ne seraient pas tentés de faire un autre travail que celui auquel ils s’adonnent, ils vous rétorqueront d’emblée «on préfère s’installer» ; dans leur bouche, le mot français, malaxé, se transforme en «nestali.» Tout un programme. C’est donc bien à une «colonisation» de l’espace public à laquelle l’on assiste. Exclus du système éducatif et des emplois rémunérateurs, évincés des avantages du registre du commerce, frustrés socialement, ces jeunes investissent massivement la rue à laquelle ils extorquent ce qu’ailleurs on refuse de leur accorder. Partout dans les gares, les passerelles, les trottoirs, ils se font envahissants en développant des dons d’ubiquité extraordinaires. On est toujours à la Place des Martyrs. Mourad vient de la région de Sétif ; grand de taille, il se tient voûté, épiant la marchandise étalée sur un tapis en nylon à même le sol : des sacs de voyage de toutes sortes. C’est très facile à emporter au cas où surgissent des agents de l’ordre. «Je préfère m’installer et gagner ma journée ici que d’aller moisir dans un chantier. J’ai servi pendant deux ans en tant que manœuvre. Je sais ce que sais. Là-bas, on est toujours sale, on a besoin de mettre une tenue, de se changer, de se doucher chaque jour, et encore vous êtes appelé à bosser jusqu’à 18 h ; à cette heure-ci, vous êtes complètement éreinté. Or ce boulot pénible exige de la récupération, si vous ne dormez pas tôt, le lendemain vous ne serez plus dispos pour travailler. Ce qui signifie qu’il n’ y aucun temps pour faire la prière ni pour passer du bon temps avec les amis. Ne parlons pas de la paye dérisoire de 500 ou 600 Da, ce n’est pas très encourageant.»

Pour autant, il existe à Alger des places fortes qui sont autant d’agences d’emploi informelles qui proposent de la main-d’œuvre à bon marché. A Birkhadem, chaque matin par exemple des ouvriers se regroupent sur l’artère principale, guettant la venue d’un éventuel employeur qui les emmènerait sur un quelconque lieu de travail. La majorité vient des régions rurales du centre du pays, et semble avoir appris le métier sur le tas. Pour ainsi dire, le métier est devenu une spécialité des gens de la campagne plutôt que des citadins. Pour nombre d’entre eux, c’est le passage obligé pour faire une incursion dans la ville où ils pourraient se convertir dans le commerce informel ou envisager de pousser plus loin quand ils n’échouent pas dans un réseau d’immigration clandestin à destination de l’Europe.

La mainmise des Chinois

Mais le constat est là : les entreprises algériennes peinent à trouver les ouvriers dont elles ont besoin pour réaliser leurs projets. Certaines sont contraintes de marquer des temps d’arrêt pour chercher de la main-d’œuvre ordinaire ou qualifiée. Les maçons, les plombiers, les ferronniers, les ferrailleurs, les étanchéistes, les conducteurs d’engins et autres plâtriers ne courent plus les rues. Il faut les chercher à la loupe. Selon les statistiques, 15% de la population activant en Algérie est employée dans le secteur du BTP où l’on recense 26 000 entreprises. Les pouvoirs publics confrontés à des échéances précises n’ont pas voulu faire trop de philosophie. Ayant pris la mesure de l’incapacité des entreprises locales à prendre en charge la réalisation du plus grand nombre possible de logements en un temps record, les autorités, ministère de l’urbanisme et du Travail en tête, misent actuellement sur la main-d’œuvre étrangère et surtout chinoise perçue comme étant l’une des plus performantes et en même temps bon marché. Les chiffres officiels rendus publics au courant de cette année indiquent que 32 000 étrangers travaillent légalement en Algérie. Il y en avait à peine quelque 500 en 1999. Les Chinois représentent 45 % et forment de ce fait la plus forte communauté ouvrière étrangère avec près de 15 000 personnes. Il faut aussi réduire ce chiffre de près de la moitié puisque 51% seulement de cet effectif est employé au niveau du BTPH. Le reste étant répartis entre l’industrie, le secteur des services et l’agriculture.

Quoi qu’il en soit, sur le terrain, ce sont les entreprises chinoises, que ce soit dans les chantiers de l’AADL ou autres, qui semblent avoir le vent en poupe. Tout est fait pour les ménager. Elles ont établi pour leur personnel des bases vie dotées de toutes les commodités (réfectoire, dortoir, salle de télévision, douches, sanitaires, aires de jeux (basket ou volley-ball). Certaines entreprises de ce pays, peut-être celles venant juste d’arriver, logent leurs ouvriers dans des bâtiments situés dans des chantiers encore inachevés. Ce qui dénote de la bienveillance dont ils sont entourés. Les entrepreneurs algériens sentent bien qu’ils ne sont pas traités sur le même pied d’égalité que leurs collègues étrangers. «Les Chinois exigent toute une série de facilitations quand ils s’installent sur un site ; dans la semaine qui suit, on leur installe l’électricité et l’eau, j’ai mis deux ans pour qu’on me déplace une ligne téléphonique, j’ai mis des mois après maintes interventions pour qu’on daigne me sortir une conduite d’eau» nous dit M. M’hamed Sahraoui, architecte, urbaniste et promoteur immobilier bien connu. Il ne nie pas pour autant l’apport des Chinois avec lesquels il n’hésite pas à nouer une relation de partenariat. C’est dire que les entreprises étrangères n’interviennent pas uniquement comme on pouvait s’y attendre dans le secteur public. Elles fournissent aussi la main-d’œuvre aux entreprises locales. Sahraoui se félicite même de l’existence de ce créneau qui lui permet de pallier la pénurie de main-d’œuvre locale : «Je traite avec l’entreprise chinoise pour qu’elle mette à ma disposition les ouvriers dont j’ai besoin, cela revient moins cher que si j’avais recruté des ouvriers algériens, parce que le travail réalisé est de meilleure qualité et est exécuté dans les délais» soutient-il. Selon , avec les ouvriers algériens «on est obligé de refaire le travail 3 à 4 fois ; en tant que promoteur j’ai le souci de faire en sorte qu’il n’y ait pas de malfaçon, chose inadmissible pour le client». Notre interlocuteur déplore l’absence de formation de la ressource humaine. Pourtant juste après l’indépendance, il y avait un noyau de professionnels qui avaient glané un capital expérience appréciable. «Logiquement, fait observer Sahraoui, l’Algérie aurait dû préparer la relève, l’Etat aurait dû former les hommes dans tous les métiers du bâtiment.» Mais «le jeune Algérien, poursuit-il, rechigne à se faire manœuvre et même maçon parce qu’outre la pénibilité, ce métier est dévalorisé socialement, les pères n’osent pas divulguer la profession de leur fils au moment de demander une fille en mariage.» et d’ajouter : «Nos jeunes apprentis voient de mauvais exemples autour d’eux, ils ne peuvent supporter la vue de leurs semblables roulant dans de rutilantes Mercedes, c’est pourquoi, ils recherchent le gain facile et voudraient eux aussi goûter au confort.» Les chinois sont appréciés pour leur discipline : «Ils passent le double du temps que passent nos jeunes dans les chantiers». Pour autant on aboutit à cette situation paradoxale et burlesque qui fait que la rareté des maçons, si elle fait augmenter leur rémunération jusqu’à dépasser le salaire d’un médecin exerçant dans la fonction publique, n’en parvient pas moins à en rehausser le statut social. Et pourtant selon Sahraoui, ce maçon peut percevoir 2 000 DA par jour. Il explique que cet état de fait a beaucoup à voir avec la culture et insiste sur la formation des hommes, relevant au passage qu’ailleurs, l’élément féminin est intégré dans le dispositif de l’emploi. Ce n’est donc pas demain la veille qu’on verra nos filles s’exercer à la pince et au marteau. Il n’empêche, avertit notre interlocuteur, «les Chinois ont aussi des problèmes, une pénurie de main-d’œuvre commence à poindre chez eux, bientôt on n’en aura plus.» Pour notre promoteur et architecte, il est impératif qu’on «révise les modalités de rémunération ; peut-être faudrait-il envisager afin d’intéresser les jeunes avec une formation assortie d’un présalaire ou d’un salaire car ils ont des besoins, peut-être même une famille à charge.»

La main- d’œuvre : une pénurie, dites-vous ?

Pour sa part, M. Hamid Boudaoud, président du Collège national des Experts Architectes a cité l’ex-ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat Nadir Hmimid, lequel avait déclaré que l’Algérie avait réalisé depuis l’indépendance 4 millions de logements. Et de s’interroger : «Comment un pays qui a construit autant d’unités ne peut-il pas réaliser et ce, après une si riche expérience, même pas un million ?» Adepte des chiffres, Boudaoud en use à satiété. «Il existe dans notre pays 890 centres de formation professionnelle ; chaque centre a la capacité de former 1 000 techniciens ; multiplions ce chiffre par le nombre d’établissements, nous aurons 890 000 techniciens.» Et d’ajouter : «Divisons ce chiffre par le nombre de communes qui est de 1541, nous obtenons donc le ratio de 577 techniciens par APC.» Il va sans dire que pour le président du Collège, l’Algérie est suffisamment outillée pour former la main-d’œuvre qui lui fait tant défaut. «Mais est-ce qu’on a essayé, s’est-il interrogé, de professionnaliser et de mettre à niveau l’entreprise algérienne en l’obligeant à se doter d’une direction technique et recruter des gens ayant obtenu des diplômes ?» D’un trait, il balaie l’affirmation selon laquelle il y aurait une pénurie de main-d’œuvre en Algérie : «Les gens ne connaissent pas ce marché». Pointant un doigt accusateur vers les entreprises, il pose cette question : «Les a-t-on vus se réunir pour décider d’une stratégie, les a-t-on vus se présenter au niveau des écoles ? En France, il y a 42 architectes pour 100 000 habitants, en Algérie il y en a 22 pour 100 000 habitants, nous sommes donc dans les normes internationales, pour peu qu’il y ait une organisation, on est en mesure de relever le défi.» Boudaoud insiste sur le fait qu’il n’y a pas de stratégie, il suggère aux entreprises de se faire connaître par catégorie ou spécialisation : «Elles peuvent par exemple se distribuer entre entreprises gros œuvres et entreprises tous corps secondaires. Sachant qu’il existe 26 000 entreprises en Algérie, si on confiait à chacune d’elles la réalisation de 1000 logements/an, on aurait 260 000 logements/an ; faites le calcul pour 4 ans et vous aurez le 1 million de logements.»

Cela dit, M. Mouloud Kheloufi, président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), pose le problème autrement. Pour lui, la pénurie locale en matière de main- d’œuvre est la conséquence de la situation faite à l’entreprise algérienne. Il incrimine en premier lieu le code du marché public, qui selon lui, outre qu’il privilégie les entreprises étrangères, constitue «un blocage pour l’entreprise algérienne.» Il plaide pour la révision dudit code pour rétablir l’entreprise locale dans ses droits. «Le code devrait, a-t-il argumenté, obliger les sociétés étrangères à sous-traiter avec les entreprises locales afin d’établir un partenariat qui ramènerait un savoir-faire à charge pour nous de fournir la main-d’œuvre et l’équipement. La formation professionnelle doit évidemment suivre.» L’Etat a fixé la soumission entre 500 et 1000 logements, ce qui excède d’après lui les capacités de l’entreprise algérienne. L’AGEA propose, afin de stimuler l’activité dans le bâtiment, de ramener le nombre devant être réalisé par chaque entreprise à une fourchette comprise entre 50 et 100 logements : «Seules, dit-il, les entreprises étrangères et notamment chinoises ont la capacité de réaliser un si grand nombre d’unités, c’est plus par rapport au respect des délais impartis pour la construction que ces dernières sont appréciées.»

. Pour autant Kheloufi ne trouve pas que des vertus aux entreprises du géant asiatique : «Il y a des chantiers qui s’arrêtent et qu’on redémarre nous-mêmes suite à leur abandon ; certaines de ces entreprises sont confrontées à un problème de paiement de leur personnel suite au renchérissement des prix des matériaux de construction au niveau mondial.» Toujours est-il que la presse s’est déjà fait l’écho de grèves qui avaient paralysé certains chantiers. «On ne sait pas si elles exercent en qualité de détentrices de registre international ou de société de droit algérien. Alors que notre pays a signé les conventions internationales en la matière, on ne sait pas si ces entreprises ont souscrit une assurance pour leurs employés.» Si la réponse est négative, il découlerait selon notre interlocuteur «un manque à gagner pour la CAVNOS. 

Il critique le projet du million de logements prévu dans le cadre du plan quinquennal : «Il est anarchiquement géré» a-t-il estimé, déplorant le fait que le ministère de la formation professionnelle n’ait pas daigné prêter une oreille attentive «à notre appel afin qu’il nous fournisse les milliers d’ouvriers qualifiés dont le secteur a besoin.» Il propose l’élaboration d’une stratégie de réalisation : «Ce serait très bien d’aller vers un symposium avec le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme pour déterminer les coûts réels, combien il faut réaliser de logements par an et combien a-t-on besoin d’ouvriers, et à partir de là, on peut arrêter le nombre de personnes devant recevoir une formation en concertation avec le ministère de la formation professionnelle.» Il remet en cause la véracité des chiffres communiqués par l’ancien chef de cabinet au département de l’Urbanisme et de l’Habitat, et pense que le nouveau responsable, allusion à Noureddine Moussa «est en train d’assainir la situation.»

 Retour à la Place des Martyrs. Fouad, originaire de Sidi Bel-Abbès, s’est spécialisé dans la vente d’habits de sport. Les survêtements trônent sur une toile étendue à même le sol. Il a fait trois ans de métier dans le bâtiment. Il confesse qu’il enviait les bases de vie où logent les Chinois : «Si nos entreprises faisaient pareil pour nous, en matière de nourriture, d’hygiène, de loisir, etc., nous aurions peut-être mieux bossé.»                     

L.G.

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l’economie algerienne, toujours en gestion assistee

Les méfaits d’une gestion assistée

D’autant plus la gestion assistée n’est que l’œuvre de l’ancien parti unique qui contrôlait tous les rouages économiques par l’intermédiaire des tutelles administratives qui étaient mises en place pour opérer par voie de notes et directives qu’elles faisaient parvenir aux P-DG et aux gestionnaires responsables des banques et entreprises nationales, dont la mission était d’appliquer à la lettre les ordres qu’ils perçoivent.

 

Par Terfous Mohammed

 

Avec ce mode de gestion peu orthodoxe par cette méthode rigoureuse de contrôle, il est évident que d’énormes intérêts sont, c’est ce que beaucoup regrettent pour être aujourd’hui mobilisés afin qu’il y ait le retour pour eux à l’âge d’or où tout le monde trouvait son compte à l’exception de la majorité silencieuse, qui apparemment, se laisse faire sans réagir, dont  les réactions imprévisibles incitent parfois à ne pas détourner son attention d’elle.

Depuis l’option pour l’économie de marché en Algérie, aucun des Chefs de gouvernement qui se sont succédé n’est arrivé à mettre définitivement  sur les rails ce système  dont le choix est irréversible, quoi qu’il figure sur la liste des priorités de chaque programme ratifié par le Parlement depuis plus d’une décennie.                                            

Cette fois-ci l’option politique semble être assez claire pour mener à bon terme le programme économique en  favorisant le règlement de l’épineux problème qui est celui de l’économie de marché qui  n’a pu être mise que partiellement en application sans pour autant être en mesure de mettre définitivement fin à la gestion assistée.

D’autant qu’avec  les anciens gouvernements, l’intention de changer avait toujours pour finalité première celle de commencer par appliquer sur le terrain des réformes que  des chantres d’un système révolu avaient souvent mises en veilleuse.

Toujours est-il que dans ce contexte, l’essentiel, c’est qu’avec tous les efforts consentis jusqu’à présent, le changement serait celui de mettre d’abord un terme aux agissements de ceux qui ne veulent pas se désarmer  avec l’espoir d’un retour en force à l’assistanat et au mécénat ou au soutien des prix de produits de consommation.

Evidemment ces mesures qui avaient dans le temps fait des masses laborieuses de véritables assistées ne sont que l’œuvre d’un parti unique qui gérait les affaires du pays en tenant en laisse ces masses par certains avantages ne pouvant être obtenus en économie de marché.

D’autant plus que pour l’immédiat, un changement devrait avoir pour toile de fond le rajeunissement des cadres qui est d’une nécessité absolue, et que les anciens qui sont à l’origine du maintien de la gestion administrée dont la majeure partie est à la retraite après avoir laissé derrière eux des remplaçants de même obédience. C’est ce qui rassure ceux qui ne veulent pas de changement tant que l’exemple n’est pas donné et qu’aucun de ces nostalgiques ne soit pas mis à l’écart ou être blâmé pour leurs actions néfastes d’avoir sapé la mise en application  des textes en vigueur.                                         

C’est ainsi que le changement de titulaire du poste de Chef de l’Exécutif qui est l’actuel secrétaire général du FLN avait suscité pour cette raison de nombreux commentaires par la presse qui a attribué à cet événement une certaine priorité accordée par le nouveau Chef du gouvernement à l’économie dont le système de gestion administrée l’a totalement fragilisée. 

Dans ce contexte, parmi les thèmes qui ont été évoqués par cette presse, il est évident que  la plupart d’entre eux sont  à l’ordre du jour  du programme gouvernemental.

Dans cette optique, c’est qu’il s’agit  d’un FLN qui veut prouver qu’il n’est pas en panne d’idées après avoir eu l’expérience de gérer les affaires du pays pendant des décennies. A cet effet, il est temps de ne pas manquer d’imagination en pensant à la période où il y a eu perte d’un grand nom-bre de ses militants. Ainsi il se retrouve aujourd’hui devant un dilemme où il doit se conformer aux déclarations du président de la République  dénonçant toute réhabilitation de ceux qui sont accusés de crimes.  

Ce qui de toute évidence mène à vouloir comprendre s’il y avait l’assurance  d’un Etat de droit tel qu’il devrait être adopté pour être à l’écoute des citoyens afin de pouvoir répondre aux besoins immédiats de la communauté nationale.

Par ailleurs la question de ménager la base du Parti FLN à l’égard de certains comportements du sommet devant être écartée pour le préjudice, semble-t-il, qu’ils portent à un Parti, dont le souci majeur est de changer de style afin de redorer l’image du passé.

Ainsi le véritable problème qui réside au sein de ce parti est celui de l’ancienne élite dont la cime était voisine aux cieux et qui se retrouve actuellement désignée du doigt par les jeunes de la base qui lui reprochent ce que leur parti était avant et ce qu’il est devenu aujourd’hui, malgré le redressement de la pente dont le nouveau secrétaire général vient d’en fournir la preuve.

En revanche, ce qu’il ne faudrait pas ignorer, c’est qu’il s’agit d’un parti libérateur après avoir mobilisé toutes les forces révolutionnaires de la nation, pour que l’assaut final soit donné afin de libérer le pays en triomphateur.                              

Aussi il y a la majorité parlementaire dont les élus ont tendance à se rencontrer de temps en temps pour s’entendre sur les privilèges qu’ils peuvent obtenir d’abord,  pour décider par la suite du devenir du pays. Toujours est-il que les remarques qui ont été faites publiquement par le président de la République dénonçant certains comportements négatifs,  en pensant les inciter à ce qu’ils finissent par s’élever à l’unisson pour célébrer la réussite d’un développement réel devant assurer la prospérité du pays.        

Il faut savoir qu’il s’agit aussi  d’un FLN, qui dans sa lecture  sur l’avenir, laisse planer cet amalgame de faire croire que le président de la République est en même temps celui du parti. Pourtant le président de la République avait dit et redit à maintes reprises qu’il est le Président de tous les Algériens et non celui d’un seul parti, en menant sa campagne électorale avec son propre programme.             

Par ailleurs, ce qu’il y a de surprenant, c’est l’ancienne élite de ce parti qui est restée fidèle à ses principes, pour se retrouver à l’écart en lui reprochant le manque de dynamisme qu’elle avait avant pour le redressement de la situation du parti dont on n’est pas sûr du maintien encore longtemps de sa place de leader de la majorité

présidentielle?

Dans cette optique, le secrétaire général du parti FLN qui semble faire croire n’être ni islamiste ou laïque,  mais ce qu’il n’a pu cacher, c’est d’avoir su profiter de l’occasion, qui au cours du meeting de l’université d’été du FLN du vendredi 25/8/006 pour déclarer la chasse aux dinosaures, parmi ceux qui ont gardé des sentiments  pro-bassistes ou paxistes.

C’est aussi une raison de donner au parti  une nouvelle connotation pour que les laïques soient en minorité afin d’être remplacés par des islamistes devant être repêchés du parti dissous ou d’autres partis. C’est de cette même manière qu’ont  procédé  les Polonais qui viennent de déclarer la guerre aux fonctionnaires qui ont gardé le contact avec la vieille garde  des communistes. Ce limogeage fait partie des conditions d’admission de la Pologne à l’Union européenne

De ce fait, c’est par ce biais que l’actuel patron du FLN s’apprête à donner à son parti une nouvelle image devant attirer avec certitude le maximum de nouveaux

militants.

Dans ce contexte, notons aussi qu’on a beau être un saint en politique, on n’aura jamais l’approbation de tout le monde, et souvent quand l’enjeu devient de taille, on pactise avec n’importe quelle sensibilité politique, pourvu que la récolte des voix soit bonne le jour des élections. C’est de bonne guerre tant que ça fait partie de l’enjeu démocratique.

A cela s’ajoute l’augmentation des salaires qui a été décidée après celle des produits de consommation, c’est une erreur grave, qui ne saurait être la véritable solution. Même si c’est dans le but d’éviter la déstabilisation des acquis macro-économiques risquant d’après nos monétaristes de porter atteinte au budget des ménagères.

D’autant que l’augmentation des produits de consommation étant une mesure des plus impopulaires en politique n’a fait que détériorer le pouvoir d’achat du citoyen qui se voit acculer de revendiquer l’augmentation de son salaire en compensation de celle qui rend les achats des produits au quotidien à des prix de plus en plus

excessifs.

Donc c’est une façon de s’aventurer dans la tour infernale des augmentations en  spéculant sur un dinar en nette régression, au lieu de procéder à son redressement qui est l’unique moyen de préserver le pouvoir d’achat de la masse laborieuse. 

D’autant plus, parmi les solutions préconisées par le Premier ministre, il y a celle  de la revalorisation des salaires devant prendre en considération des primes dont une partie serait calculée dans la retraite, ne saurait être la panacée à côté de celle des mesures austères devant aider à un redressement certain du dinar.

Dans ce contexte, on constate qu’avec l’augmentation des salaires, l’Etat cherche à développer le fonctionnariat que de tenir compte de la recommandation préconisée par la Banque mondiale qui consiste à diminuer d’un tiers l’effectif de la Fonction publique. Face à cet état de fait, on se demande si avec toutes ces augmentations pour payer des salaires à des fonctionnaires avec une monnaie aussi dépréciée, cela paraît  être  une manière peu orthodoxe de préserver le pouvoir d’achat malgré le fait  d’augmenter leur nombre ?

Ce qui en quelque sorte ne s’accommode point avec les principes fondamentaux de l’économie de marché où le secteur privé devrait être renforcé à l’inverse du fonctionnariat pour assurer la relève de l’état dans la gestion des affaires du pays.                      

Quant à l’encouragement des importations de voitures, c’est une mesure antiéconomique par le fait de tolérer que des banques accordent le leasing comme instrument financier pour l’achat des voitures.

Pourtant le leasing a été introduit par le code de commerce uniquement pour encourager l’écoulement des produits locaux afin de stimuler la production qui est facteur de développement de richesses et de création d’emplois. Et le comble dans tout cela, la presse du début août 2006 avait annoncé l’autorisation d’importer des voitures de moins de trois ans d’âge.

Par contre ce genre d’initiative ne fait qu’augmenter le taux de pollution et rendre la circulation impraticable dans les villes par le surnombre des voitures et l’état actuel des routes, où tous les moyens qui ont été entrepris jusqu’à présent comme restauration des voies de circulation ou facilités d’accès, n’ont pas suffi pour venir à bout de ce problème dont le parc actuel des voitures sans limites en est la cause.

A cela s’ajoute le fait marquant qui est celui du vieillissement du parc des voitures, qui constitue pour le moment un grand danger tant qu’on n’a  pas limité à la circulation l’âge des voitures en commençant par quinze ou vingt ans.                    

Dans cette optique, c’est encourageant quand un gouvernement veut mettre l’accent sur les efforts à consentir aux problèmes économiques afin de ne  plus les laisser à la traîne à cause d’une gestion dépassée. Ainsi il appartient de souligner que dans ce cas de figure l’essentiel, c’est de commencer par déblayer le terrain à partir d’une réforme en profondeur devant faire effacer toute trace de l’ancienne gestion?

Autrement dit supprimer les méandres d’une gestion assistée ou le parcours sinueux  dont l’aboutissement n’est pas brillant pour que ça change afin de pouvoir  prendre les devants avec tout le temps perdu.

De ce fait, cette priorité devient d’une nécessité absolue, sans cela il n’y aurait aucune alternative devant permettre d’atteindre les objectifs escomptés. Par ailleurs il y a la formation ou le recyclage de la majeure  partie de l’encadrement administratif et gestionnaire devant être pris en priorité. 

Parmi ces changements, celui qui importe le plus, c’est celui des banques qui sont responsables de la mauvaise répartition des crédits, où elles sont trop généreuses pour l’octroi des financements, mais mauvaises pour la collecte de l’épargne et de son réemploi devant les rendre autonomes, dans leur gestion sans se soumettre au dictat de la tutelle administrative qui est à l’origine du dysfonctionnement de ces banques qui sont victimes de détournements de fonds ayant battu tous les records de la planète

Dans cet ordre d’idées, il appartient de se référer à la publication par le journal  Wall Street d’un rapport élaboré par un organisme américain qui puise ses informations des sources des services publics

algériens.                                        

Qui note l’Algérie au 119e rang en 2000 et au 100e rang en 2005. Ce qui veut dire qu’on avance à petits pas. Cette classification est basée sur différents critères.

Tel que celui de la politique commerciale, fiscale, monétaire, l’intervention du gouvernement, les investisseurs étrangers, les banques et assurances, les prix, le droit de propriété, les salaires, le marché informel etc.. Tandis que l’index 2006 considère que l’Algérie est fermée pour ainsi  dire à tout développement ou investissement.

Dans ce cas de figure, que peut-on dire, sinon le fait d’émettre des réserves qui sont dues notamment à la façon de présenter les indices des voyants économiques, parfois sciemment minimisés quand ils sont communiqués par des nostalgiques d’un système révolu, où ils éprouvent un malin plaisir de brosser un  tableau sombre sur l’Algérie en voulant prouver qu’aucun changement n’a apporté de solution.

Néanmoins quand on vit dans ce pays, on peut penser que ce rapport ne reflète pas tellement la réalité, mais au moins qu’on admette qu’il y a amélioration par rapport aux années 1990 avec ce qu’on a enduré et vécu.     

Mais il n’en demeure pas moins que le rôle du Premier ministre après avoir été mis en évidence par la presse, il restera celui de patron de l’Exécutif qui veille à l’application et au respect des lois, tout en étant responsable de la gestion des biens de la collectivité nationale, qu’il peut céder en concession ou de privatiser une partie de ces biens.   Evidemment, par le biais des urnes, où la majorité de cette collectivité nationale a voté en faveur du président élu qui prend en charge la gestion des biens de celle-ci.  C’est ainsi que le président délègue à son tour au Premier ministre le pouvoir de gérer, de disposer ou de répartir ces biens conformément au programme approuvé par le Parlement qui est l’émanation directe de cette collectivité nationale. 

Ainsi, il faudrait s’en tenir donc à ce qui se prépare de concret afin de bousculer certains comportements pour que ça passe ou ça casse. A  cet effet, il appartient de se demander si dans la démarche il y aurait un quelconque changement tant quand on garde toujours les mêmes cadres qui se sont  opposés jusqu’à présent à tout changement.

Et qu’à ce stade ça sera toujours la même rengaine de tout recommencer avec autant de perte de temps et d’argent pour finir par abdiquer devant ceux qui persistent à ne pas céder devant la menace de leurs intérêts dont ils ne veulent en aucun cas s’en défaire. A cela s’ajoutent  les moyens de contrôle qui seront mis à disposition et la façon de cibler les carriéristes hostiles à tout changement devant être écartés pour de  bon.

Néanmoins, ce qu’il ne faudrait pas perdre de vue, c’est qu’on n’a pas cessé de donner au pays une apparence  de stabilité économique sans tenir compte de la présence  de signes de faiblesse causés  par le dysfonctionnement de certains instruments qu’il va falloir revoir de fond en comble.

Tel que celui de la gestion assistée devant être adaptée aux règles édictées par l’économie de marché, ou celui de la réforme du système financier et bancaire afin de libérer l’initiative individuelle en mettant fin à l’ingérence de la tutelle administrative  qui est à l’origine du blocage de la gestion des affaires économiques.

D’une manière ou d’une autre, quand on cherche à appliquer l’économie de marché qui est un impératif quasi libéral, le précieux des enseignements qu’on puisse tirer, c’est celui de se contenter à ne se conformer qu’à ce qui est édicté par la nouvelle donne économique.                               

D’autant que dans cette vision des faits, il y a indéniablement cette attitude incompréhensible d’égoïstes obnubilés par certains privilèges, et qui ne veulent pas se fier à l’évidence pour admettre que les pays ayant réussi dans leur option pour l’économie de marché, c’est parce qu’ils ont accordé une place prépondérante à l’intérêt suprême du pays qui est au-dessus de toute considération. 

De ce point de vue, il faudrait en outre savoir  ce qui serait entrepris dès le début sans que rien ne soit laissé au hasard, pour qu’à coup sûr l’économie d’initiative individuelle puisse s’épanouir sans présence de suprématie de l’Etat gestionnaire et propriétaire devant se limiter uniquement au rôle d’animateur, catalyseur et contrôleur.

D’autant plus ce qui est primordial dans cette version des faits, c’est comment déployer les efforts nécessaires à la formation et à l’enrichissement des connaissances professionnelles qui sont la clé de voûte de tout succès au changement.  

Aussi il est exclu de croire qu’en faisant durer le maintien d’un système avéré non compatible avec la nouvelle option, qu’il y aurait la moindre amélioration.                               

Dans ce contexte, la nécessité de procéder à des retouches constitutionnelles s’avère inéluctable, tant que tout repose sur le fait de réformer pour sortir de l’impasse et d’être contraint de s’adapter aux options nouvelles devant permettre d’éviter l’isolement pour retrouver la place qui revient au pays dans le concert des nations.

Quant au projet d’une éventuelle reconduction pour un troisième mandat, ne cesse de faire la une des journaux cela a un sens du fait que le train de mesures ayant été prises  pendant le premier et le deuxième mandats qui est à mi-chemin, a connu énormément d’obstructions et de retard dans son application par des carriéristes qui ne veulent aucun changement tendant à l’avancement du pays vers le progrès ou un  développement réel.

A cet égard, la continuité d’application d’un programme sans interruption ne ferait que gagner du temps que d’en perdre avec des nouveaux élus qui pour faire connaissance  seulement de l’état des lieux,   il faudrait  un temps fou. 

D’autant plus depuis l’option pour l’économie de marché que de tâtonnements ont eu lieu sans résultats concrets, et ce n’est qu’à partir du premier  mandat que le pays a pu retrouver son audience et sa véritable place au sein des Nations unies ainsi que le fait d’être respecté et consulté sur des problèmes posés aux pays membres de la communauté internationale.

Ainsi que le fait de constituer une réserve de devises d’un volume jamais égalé dans l’histoire du pays. Ce qui a permis aussi d’accomplir le rêve de liquider une fois pour toutes la dette extérieure et d’auto-financer ses projets sans recourir à celui des investisseurs étrangers, qui jusqu’à présent ont manifesté trop de réticence par manque de mesures incitatives ou pas assez  de garantie.     

T. M.

le jour d’algerie

Nouvelle reglementation pour importateurs en algerie

Une réglementation sera adopté pour l’organisation des activités des importateurs étrangers basés en Algérie.

vendredi 6 février 2009.

Les importateurs étrangers en Algérie. Un nouveau dispositif relatif à l’organisation de l’activité des entreprises importatrices étrangères installées en Algérie est en cours d’élaboration, a annoncé jeudi à Alger le ministre du Commerce, M. El Hachemi Djaaboub. Les mesures prévues par ce dispositif stipulent que ces sociétés étrangères commerciales devront associer des entreprises importatrices algériennes à hauteur de 30% au minimum dans leur capital, a précisé le ministre lors d’une journée d’information sur la Zone arabe de libre échange (ZALE).

Dans ce sens, le projet de décret contenant ces nouvelles dispositions va s’appliquer à l’ensemble des entreprises étrangères installées en Algérie qui activent dans l’importation des matière premières, des produits destinés à la revente en l’état et d’autres marchandises, ont indiqué de leur côté des responsable auprès du ministère du Commerce présents à cette rencontre. Selon eux, il s’agit d’opérer ’’un meilleur assainissement des activités de commerce extérieur en Algérie’’. En vertu de ce futur dispositif, les entreprises étrangères déjà opérationnelles auront un délai jusqu’au dernier trimestre 2009 pour se mettre en conformité avec ces nouvelles dispositions, précisent-ils.

D’après APS

Elle concerne des poids lourds de l’importation comme Renault et Peugeot: la circulaire Ouyahia qui inquiète les groupes étrangers REVELATIONS

Par ali idir , le 10/02/2009 | réactions : 84 6624 visites

A qui va profiter la décision du gouvernement d’obliger les sociétés commerciales étrangères à associer à hauteur de 30% dans leur capital des entreprises algériennes d’importations ? Depuis son annonce, jeudi 5 février, par le ministre du commerce Hachemi Djaâboub, la nouvelle focalise les discussions dans les milieux d’affaires nationaux et étrangers, suscitant des convoitises d’un côté et des inquiétudes de l’autre.

La décision, dont l’application est rétroactive, touche en effet des «poids lourds» de l’importation comme Renault, Peugeot ou encore des groupes comme CFAO et Schneider Electric. Elle concerne également un business de près de 40 milliards de dollars, représentant la facture d’importation de la seule année 2008. Cette facture devrait augmenter durant les prochaines, sous l’effet des différents programmes d’investissements publics en cours ou qui seront lancés. Avec la nouvelle circulaire, le gouvernement veut obliger les sociétés commerciales étrangères à partager leur gros gâteau avec des Algériens. Mais lesquels et à quelles conditions?

«Cette nouvelle règle va profiter aux amis du pouvoir, les personnalités influentes et les spéculateurs», déplore un chef d’entreprise algérien. Des cabinets étrangers ont déjà entamé la prospection parmi les milieux proches du pouvoir pour trouver des candidats qui accepteront de jouer le jeu : prendre 30% du capital d’une société étrangère d’importation et fermer les yeux sur la gestion et le transfert des devises. «Ces cabinets cherchent des actionnaires passifs pour leurs clients occidentaux. Les enjeux sont énormes. Ils leur proposent une rente de 30% en échange d’une signature et d’une présence dans le capital de la société, tout en s’engageant à ne pas s’immiscer dans sa gestion», explique un proche des milieux d’affaires étrangers en Algérie.

Les entreprises étrangères sont déjà sur le pied de guerre. «Elles craignent beaucoup pour leur avenir en Algérie et du coup, elles cherchent des actionnaires influents qui leur épargneraient des problèmes avec le gouvernement», explique le même chef d’entreprise. D’autant que le temps presse.

En effet, l’instruction du premier ministre Ahmed Ouyahia, entre en vigueur le 1er mars. Elle sera appliquée en deux étapes. A partir du 1er mars 2009, les entreprises étrangères ne pourront plus créer de filiales locales détenues à 100% par la maison mère et doivent associer des sociétés algériennes. La seconde étape s’achèvera le 1 septembre 2009. Les sociétés commerciales importatrices étrangères devront se conformer à la nouvelle réglementation, en ouvrant leur capital à des Algériens.

Cette instruction dont les textes d’application sont en cours d’élaboration devrait être adoptée par ordonnance présidentielle, selon des informations recueillies par TSA auprès d’une source proche du gouvernement. Interrogé par TSA (www.tsa-algerie.com), la direction de Renault en France n’a pas souhaité faire de commentaire. Elle attend les modalités d’application de la décision du gouvernement pour se prononcer. Peugeot n’a pas été en mesure de répondre.