L’islamophobie est organisée par les services du sionisme international

Le projet du sionisme international et des forces de l’oppression tente, dans une troisième vague d’islamophobie, de développer chez les musulmans, un sentiment d’indifférence vis-à-vis des insultes aux valeurs de l’islam, ou de provoquer des réactions incontrôlées.
Le retirage des caricatures sur le Prophète de l’islam(SAWA) et les déclarations offensantes du prêtre Rud Parseli, d’une grande église américaine, qui est un partisan du candidat républicain John Mac Cain, sur la présentation de Dieu dans l’islam et les valeurs islamiques, reprises dans les programmes de Fax news, avec une présentation de l’islam comme le plus grand danger dans le monde, et le film de Geert Wilders qui présente les musulmans comme les responsables des explosions de Londres et de Madrid, font partie des manœuvres propagandistes de la troisième vague d’islamophobie.
La première vague d’islamophobie faisait partie des objectifs expliqués ou secrets des forces d’oppression, avec un anti islamisme et une islamophobie qui n’étaient pas des phénomènes nouveaux en Occident, mais s’enracinaient dans l’Histoire de l’Europe, principalement depuis l’époque des Croisades.
La nouvelle vague d’islamophobie est elle, un programme organisé par le sionisme international. Les premiers phénomènes apparaissent dans les années 80, après la victoire de la Révolution Islamique d’Iran et les profondes transformations qui suivirent dans le monde. Les répercussions de la Révolution Islamique ne touchèrent pas uniquement le monde de l’islam mais toute la communauté internationale.
Avant la Révolution Islamique la bipolarité du monde s’expliquait par les idéologies et le pouvoir du socialisme et du libéralisme. Or la Révolution Islamique fit entrer une nouvelle force dans les équations internationales, avec la renaissance d’une identité islamique et religieuse, et de l’idéologie islamique.
Le livre de Salman Rushdie « les versets sataniques » intervient à l’origine du développement de l’islamophobie, à l’époque de la dislocation de l’Union soviétique et du bloc communiste, au début des années 90. La phobie de l’étranger et de «l’invasion» en Occident, fut exploitée par les forces de l’oppression.
Dans ce cadre, les dirigeants reliés aux lobbies sionistes tentèrent de remplacer le danger du communisme par le danger de l’islam.
A cette nouvelle étape, ils sortirent l’islamophobie du domaine de la simple propagande pour en faire un phénomène scientifiquement et culturellement élaboré, avec les thèses de Samuel Hentington sur le conflit des civilisations, en 1992.
Dans la deuxième étape, ils lancèrent l’idée que les règles islamiques étaient contraires aux droits de l’homme, après le 11 septembre et les explosions de New York et de Washington.
Les médias dominés par les forces de l’oppression, tentèrent d’affaiblir les relations entre le monde islamique et l’Occident.
Cette deuxième vague d’islamophobie était orchestrée par les milieux de l’empire médiatique, de telle sorte que le premier ministre italien avait déclaré, avec un trop grand empressement, que la civilisation occidentale était supérieure à la civilisation islamique, et méprisé les musulmans pour leur pauvreté.
Fokoyama, un mois après les évènements du 11 septembre, avait quant à lui, dans une interview au Gardian, insisté sur le fait que l’islam était la seule idéologie qui menaçait la civilisation occidentale. William Kohen lui aussi, ancien ministre américain de la défense et théoricien politique, avait déclaré que le combat entre les États-Unis et leurs alliés, et l’islam était une quatrième guerre mondiale, et Bush fit même allusion à des deuxièmes croisades!
Les Occidentaux commencèrent à ressentir l’immigration musulmane dans leur pays, comme une menace pour leur bien-être social et leur sécurité d’emploi et de revenus. Ils tentèrent de freiner cette immigration et de développer une islamophobie latente qui encouragerait le retour de ces populations vers leur pays d’origine.
Les explosions du 7 juillet à Londres sont dans ce domaine très significatives, et ont concouru à l’émigration de 500 musulmans anglais.
Le développement démographique des musulmans d’un coté et de l’islam chez les Occidentaux, ainsi que la croissance démographique négative des pays européens, ont fait naître une grande inquiétude chez les dirigeants occidentaux. Les statistiques prévoient que dans quelques dizaines d’années, l’Europe deviendrait un continent islamique. L’islamophobie n’est donc qu’une tactique des dirigeants européens, comme celle des États-Unis dans leur lutte contre le communisme, pendant la guerre froide, qui avaient ainsi pu garder l’Europe à leurs cotés.
Avec la dislocation de l’Union soviétique et la disparition du danger du communisme, l’Europe commença à prendre ses distances vis-à-vis de la politique américaine. Les États-Unis furent donc contraints de reprendre leur politique, cette fois-ci avec l’islamophobie, pour garder leur place au niveau international et régler à leur manière, les problèmes qui s’annonçaient.
L’existence d’un danger latent était nécessaire pour garder l’Europe à leurs cotés et préserver leur position dominante au niveau international.
Un des buts de la propagande de l’Arrogance et du développement de l’islamophobie, était aussi de neutraliser la République Islamique. L’islamophobie était aux yeux de ses programmateurs, plutôt une iranophobie, et c’est pour cette raison que les autorités étasuniennes avaient à maintes reprises, présenté l’Iran comme l’axe du mal et comme le centre du terrorisme dans la région et dans le monde. L’islamophobie expliquait la présence continue des forces américaines et de leurs alliés dans les pays de la région, et légitimait l’occupation, pour permettre aux Etats-Unis de contrôler les richesses et s’assurer leurs besoins énergétiques. De plus, la poursuite de l’occupation était aussi une garantie pour la sécurité du régime sioniste.
Cependant les échecs américains en Irak et l’échec du plan du «grand moyen orient», furent une défaite pour les informaticiens de l’islamophobie. La victoire des partisans du dialogue et de l’islam en Iran, ces dernières années, entrainèrent une deuxième renaissance de l’islam dans la région.
Les victoires politiques des conservateurs musulmans dans de nombreux pays, et surtout la victoire du Hezbollah libanais pendant la guerre des trente trois jours contre le régime sioniste, obligèrent les forces de l’oppression à lancer leur troisième programme de phobie de l’islam, avec en 2005, la publication des caricatures sur le Prophète de l’islam(SAWA), au Danemark, grandement couverte par l’Agence médiatique Fax news, et le film, cette année, du député d’extrême droite néerlandais, Geert Wilders.
Cette troisième étape d’islamophobie qui a aussi des objectifs secrets, s’avère plus étendue et plus élaborée que les précédentes, grâce à des tactiques d’insinuation, de désinformation et de moqueries, et une critique des valeurs islamiques et des enseignements religieux et islamiques.

Dimanche 25 Mai 2008

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Algériens spoliés au Maroc,Histoire d’une expropriation étatique

On a beaucoup entendu parler de l’expropriation faite par l’Algerie sous Boumediene mais, au Maroc, Ils nn’ont probablement jamais entendu parler des algeriens spolies deux annees auparavant.

Conformément aux dispositions du dahir portant loi n°1.73.213 du 2 mars 1973, relatif au transfert à l’Etat de la propriété des immeubles agricoles appartenant aux personnes physiques étrangères ou aux personnes morales, des milliers d’Algériens possédant des biens à Guercif, Agadir, Taza, Oujda, Berkane, Casablanca, Nador et Fès ont été inexorablement spoliés.

Le plus grave, c’est que cette loi n’a été appliquée que contre nos ressortissants, comme nous avons pu le constater sur place. Une discrimination que ne peuvent justifier ni expliquer des responsables concernés du royaume. Embarrassés, ils fondent cependant un grand espoir dans le réchauffement des relations entre nos deux pays pour « rétablir nos frères algériens dans leurs droits ». Guercif, dans l’Oriental. Une agglomération moyenne qui, économiquement, reste à la traîne des autres cités du territoire chérifien. Une situation que la fermeture des frontières terrestres en 1994 a davantage noircie. Mohamed-Abdelouahab Bousmaha, le représentant d’une famille algérienne de Sidi Bel Abbès dépossédée, les larmes aux yeux, nous prie de nous arrêter pour nous montrer « les dizaines d’hectares qui nous ont été pris injustement ». Située en plein centre urbain, une partie des terres a été donnée en exploitation à un citoyen marocain qui a pignon sur rue. L’autre a été transférée pour utilité publique. C’est quand même curieux cette réquisition par l’Etat de ces biens en ce sens que cette grande superficie est située en zone urbaine donc, en principe, non concernée par la loi royale. D’ailleurs, le maire de Guercif le reconnaît dans une attestation signée le 10 juin 2003. « Cette parcelle se trouve dans le secteur urbain de la ville de Guercif conformément au découpage administratif de l’année 1992. » A la Conservation foncière de Taza, un responsable qui connaît bien le dossier avoue : « Ce cas est inexpliqué. Normalement, cette terre ne devrait pas être touchée par la loi de 1973, mais… » Gêné, il continue : « Mais il devrait être réglé avec ce dégel entre nos deux pays. Patience. » Et qu’en est-il des autres biens, dont seuls les Algériens ont été touchés ? Notre interlocuteur, embarrassé, dit poliment : « Espérons qu’un autre Dahir sortira pour annuler le premier. » Il n’en dira pas plus. L’avocat de la famille de Mohamed-Abdelouahab Bousmaha, un Algérien installé à Oujda depuis longtemps, est perplexe : « Malgré tous nos documents et un dossier bien ficelé, les différentes instances marocaines continuent de faire la sourde oreille. Nos courriers restent sans réponse. » Au consulat d’Algérie à Oujda, le vice-consul nous reçoit expéditivement et nous rassure : « Le dossier des Algériens expropriés est entre de bonnes mains. » Nous lui avons demandé de nous communiquer le nombre de nos concitoyens victimes de ce Dahir. « Tous les dossiers se trouvent à notre ambassade de Rabat. » Et comme si ce dossier était du domaine du secret défense, le vice-consul précipita notre départ. Qu’à cela ne tienne. A l’ambassade, l’attaché de presse nous informe : « Ce dossier est bien pris en charge par les autorités algériennes. » Nous apprendrons que sur le territoire chérifien 14 000 Algériens sont recensés, mais qu’il en existe plus de 60 000. Quant aux victimes de ce Dahir, point de chiffre. Dans la même circonscription de Guercif, la famille Abbou parle de cette spoliation avec amertume : « Non seulement ils nous ont pris nos terres, mais ils nous ont chassés du Maroc comme des malfrats. Ils nous ont éloignés du royaume pour nous empêcher de défendre nos droits. » La famille Khiter, originaire de Khemis Miliana, se rappelle la période durant laquelle leur ferme de valeur et près de 300 ha situés à Agadir ont été transférés à l’Etat. « Du jour au lendemain, on nous a réduits à des gueux. Mais à ce jour nous continuons à lutter par la voie légale pour récupérer nos biens. » A Casablanca, K. Khiter, une Algérienne, chef d’entreprise, respectée pour les prouesses qu’elle accomplit dans son domaine ( le traitement des eaux), parle de l’expropriation avec tristesse, colère et impuissance : « Loin de juger qui que ce soit, il faut qu’on sache que nos biens actés nous ont été pris. Légalistes, nous continuons à lutter pour recouvrer nos droits. » Et de nous montrer un dossier volumineux transmis à toutes les instances des deux pays. La famille Louzri de Soumaâ, à Blida, possède (ou possédait) des biens à Beni Mellal. « Nous sommes très nombreux éparpillés sur tout le territoire du Maroc. Et tous les Algériens dans notre cas ne demandent qu’une seule chose : nos droits. » Sur le boulevard Mohammed V, à Casablanca, se dresse majestueusement l’hôtel Lincoln.
Une association pour recouvrer les droits
Une infrastructure dont sont fiers les Casablancais de souche. Mais le Lincoln n’est pas fonctionnel. Les travaux de restauration sont à l’arrêt. La raison ? Le propriétaire : la famille Bendra, d’origine algérienne, de l’extrême ouest. Et cela explique tout. Un journaliste du Matin Eco, nous sachant algériens, essaie de commenter cette situation : « Cet hôtel est une fierté pour nous. Sa restauration n’est pas allée à son terme parce que les autorités reprochent au propriétaire, à ce qu’il paraît, de ne pas respecter l’architecture du monument. Espérons que toutes les parties arriveront à une solution parce que cette fermeture dénature quelque peu ce boulevard de renom. » Maigre justification : les Casablancais interrogés sur la situation du Lincoln n’y vont pas par quatre chemins pour reconnaître que la raison est toute simple : « C’est un Algérien et certains acceptent mal qu’un Algérien réussisse. Et puis le projet est tellement grandiose qu’il attise les convoitises. » Les Algériens propriétaires de biens fonciers victimes des dépassements des autorités marocaines sont très nombreux. Pour défendre leurs droits, ils s’attellent à créer une association dénommée Algériens expropriés au Maroc (ALEMA), dont le président provisoire est Mohamed-Abdelouahab Bousmaha, résidant à Sidi Bel Abbès. « Nous lançons un appel à tous les Algériens expropriés au Maroc de nous contacter au 070 36 01 13 ou au 071 33 03 05 pour constituer notre association qui est encouragée par notre ambassade à Rabat et nos différents consulats au Maroc. Nos objectifs sont clairs : nous sommes apolitiques. Nous voulons recenser tous les concernés par ce problème et défendre les droits de cette catégorie d’Algériens résidant en Algérie ou au Maroc. Enfin, nous sommes optimistes quant à l’issue de nos revendications, surtout que les relations entre nos deux pays repartent sur de bonnes bases », souligne M. Bousmaha. Le site de cette association est en construction. Nos différents interlocuteurs affirment : « On ne peut pas envisager le raffermissement des relations entre les deux pays si ce contentieux – un parmi d’autres – n’est pas réglé. Ce serait hypocrite et fragile de rebâtir une union sur des litiges lourds. C’est comme si on construisait une maison sur un volcan. » Quand on pense que les autorités marocaines ne pensent qu’à la réouverture des frontières terrestres, l’on se demande si, quelque part, on essaie encore une fois de duper des Algériens toujours meurtris par mille et un coups fourrés fomentés par nos voisins.

Chahredine Berriah
suite du sujet et discussion sur algerie dz forum

L’immigration algérienne au Québec est un gâchis

Marion Camarasa est l’auteure d’un livre sur l’histoire de l’émigration algérienne au Canada qui sortira en septembre chez l’éditeur français Publibook Université(1). Basé sur son travail de recherche effectué à l’université de Toulouse le Mirail en France, il dresse le premier portrait jamais réalisé des Algériens du Canada – au Québec par la force du nombre dans cette province – de 1962 à 2002 et au-delà.

Comment expliquez-vous la déqualification professionnelle des Algériens vivant au Québec qui, parfois, passent de statut d’ingénieur à celui de vendeur ou de chauffeur de taxi ?
Les Algériens possèdent à leur arrivée en terre canadienne un niveau de qualification universitaire plus élevé tant de la moyenne québécoise que de la moyenne de l’immigration dans la province. La province du Québec utilise des enjeux de politique intérieure avec la préoccupation première du poids du Québec dans la confédération canadienne pour faire venir des immigrants francophones, jeunes et diplômés. Elle sacrifie ainsi la première génération d’immigrants en pariant sur l’avenir et l’intégration de la deuxième génération.

Est-ce que les candidats à l’immigration ont une idée claire de ce qui les attend au Québec ?
Je pense que les candidats à l’immigration idéalisent le Québec. Ce n’est pas, au fond, spécialement de leur faute car, quand on veut partir, on espère toujours qu’ailleurs c’est meilleur. Les services d’immigration québécois ne mentent pas, mais omettent de leur proposer un portrait plus nuancé de la vie au Québec. Le Québec apparaît alors pour certains comme un eldorado à la sauce francophone, mais si l’eldorado existait, cela ferait bien longtemps que ça se saurait.

L’Algérie dégage l’image d’un pays qui se stabilise mais le flux migratoire qui en sort se maintient à un rythme soutenu, comment peut-on expliquer cela ?
L’émigration est fille de l’histoire algérienne et depuis plus de cent ans maintenant est une constante de ce pays. La dégradation des conditions de vie, couplée, notamment pour les jeunes, à un espoir de vie meilleure ailleurs tant sur le plan des libertés que sur celui d’un avenir professionnel enrichissant, les poussent à quitter le pays. L’Algérie des années 2000 évolue, mais certainement pas assez vite pour cette jeunesse qui espère tant un avenir meilleur. L’émigration est alors une réponse concrète à cette quête collective

Est-ce qu’on peut parler d’une diaspora algérienne au Québec et au Canada ?
Je ne pense pas qu’on puisse parler de diaspora. Je parlerais plutôt d’un système protodiasporique en construction. D’une part, du fait du nombre relatif de cette émigration au Canada (environ 50 000 personnes), d’autre part du fait que la communauté algérienne est très divisée et reproduit en cela les schémas existant en Algérie (les berbérophones militants, les islamistes, les réseaux amicaux ou régionaux, etc.) Il s’agit plus alors de petites communautés juxtaposées et il est plus approprié de parler d’émigration algérienne au Canada que de communauté algérienne au Canada. C’est une autre particularité de cette émigration. De plus, les liens et les réinvestissements vers l’Algérie ne sont pas encore bien développés, ni d’ailleurs vers d’autres foyers de l’implantation de l’émigration algérienne. La division de l’émigration algérienne au Canada est symbolisée par la pluralité du monde associatif qui, lors de prises de position sur de grands sujets, n’a jamais pu offrir une voix concordante.

Comment qualifiez-vous la situation des Algériens du Québec ?
Franchement, je pense que c’est un vrai gâchis. Ces hommes et ces femmes sont venus avec beaucoup d’espérance. Ils auraient pu amener tellement de choses au Québec ; ils ont de réelles compétences professionnelles, une vision du monde différente de celle de la société nord-américaine et sont également dépositaires de plusieurs cultures. Mais l’intégration professionnelle pose problème et de là découlent de nombreuses difficultés. Certains immigrants se sentent perdus et même rejetés et développant alors une rancœur contre le Québec. D’un autre côté, c’est un vrai gâchis aussi pour l’Algérie qui a besoin de ses élites pour évoluer. Cela serait intéressant de pouvoir mettre en place pour le pays un système de réinvestissement de toutes ces compétences algériennes de l’étranger dans de très nombreux secteurs où brillent les Algériens. Toutefois, nombre de ces émigrés, pas encore immigrés, se percevant souvent comme des exilés, aspirent seulement à faire partie de l’histoire du Canada et du Québec.

Samir Ben 1er juin 2008
fil d’une discussion autour du sujet sur algerie dz forum

Les fils de harkis ont le droit à la nationalité algérienne

Ghoualmi, ex-ambassadeur en France : « Les fils de harkis ont le droit à la nationalité algérienne »
lundi 2 juin 2008

par M. Aziza

L’ex-ambassadeur algérien en France, Mohamed Ghoualmi, a affirmé hier, en marge du colloque sur la communauté algérienne établie à l’étranger, que la France continue à manipuler et à instrumentaliser le dossier des harkis. Il faisait référence aux déclarations du conseiller de Sarkozy qui avait déclaré que « 50.000 à 150.000 harkis avaient été massacrés par le FLN dans les mois qui ont précédé et suivi l’indépendance, ce qui est totalement faux », a affirmé l’ex-ambassadeur. Et de préciser qu’une enquête avait été ouverte par les autorités françaises en décembre 1962. Celle-ci avait révélé qu’« une dizaine à une centaine de harkis avaient été tués et non pas 50.000 à 150.000 harkis ».

M. Ghoualmi se dit persuadé que si on demandait aux fils de harkis de demander pardon au peuple algérien, qu’ils le feront volontiers.

« Car à chaque fois qu’on sollicite les fils de harkis pour des manifestations ou pour le vote en Algérie, ils répondent favorablement à la demande, comme preuve d’un véritable attachement à leur pays ». Et d’ajouter : « Vous trouvez en France beaucoup plus d’associations de harkis et de fils de harkis qui sont pour l’Algérie que ceux qui sont contre leur propre pays ».

Enfin, il résume pour dire que tous les harkis, à l’exception de ceux qui sont impliqués dans des crimes de sang, et les fils de harkis ont le droit à la nationalité algérienne, et ce, conformément à la loi. « Certains d’entre eux ont bel et bien la nationalité algérienne et ils viennent au pays sans aucune difficulté ».

© Le Quotidien d’Oran

Les fils de harkis sont prêts à demander pardon

L’ex-ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Ghoualmi, a affirmé que les fils de harkis établis en France, sont prêts à faire des concessions en vue d’aller vers une réconciliation avec les Algériens. «Les fils des harkis sont prêts à demander pardon aux Algériens au nom de leurs parents», a-t-il indiqué.
Cela se manifeste par le biais de «leur engouement aux urnes durant les élections du pays» a encore précisé Mohamed Ghoualmi à L’Expression. «Ainsi, il suffit de les solliciter pour demander le pardon» a enchaîné l’ambassadeur qui s’exprimait hier, lors du Colloque sur la communauté algérienne établie à l’étranger, qui se déroule depuis hier, à Djenane El Mithak (Alger).

Organisé par la commission des affaires étrangères, de la coopération et de l’émigration de l’APN, ce colloque a vu la participation de plus de 300 associations d’Algériens établis à l’étranger.

Des ministres, des parlementaires, des diplomates, des représentants d’établissements financiers et d’assurances et des compagnies de transports aérien et maritime ont pris part à cette rencontre. Il s’agit d’identifier les voies et moyens permettant d’aider les quelque 5 millions d’Algériens vivant à l’étranger.

Selon Mohamed Saib Musette, travaillant pour le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (Cread), 5000 Algériens sont retournés au pays depuis l’année 2000 dont 70% sont des salariés à l’étranger. De 2001 à 2006, il a relevé que 27.000 Algériens partent chaque année vers la France.

Le conférencier a mis en exergue «les fausses données» de la Banque mondiale portant sur la forte présence des Algériens à l’étranger. Ainsi, on a classé la France comme premier pays d’accueil, puis l’Espagne, et, en 3e position, «Israël avec 40.000 Algériens». Pour démentir cette information, M.Musette a affirmé qu’ils sont au nombre de 25.000 juifs nés en Algérie et dont le départ vers Israël date de 1948. La majorité des juifs algériens les ont rejoint entre 1960 et 1964.

Poursuivant son exposé, le chercheur a souligné qu’il y a «160 mineurs algériens vivant dans la rue à Marseille». La communauté algérienne établie en France, aux USA et au Canada, a toujours souhaité que «l’Etat algérien oeuvre pour la levée des contraintes administratives et douanières.» Ils appellent, également à installer «un Observatoire algérien de l’immigration».
En somme, le nombre d’Algériens résidant à l’étranger, évolue d’année en année. Il est estimé à 5 millions, dont 4 millions résident en France.
Toutefois, le nombre de cadres est estimé entre 30.000 et 100.000, dont environ 80% sont des chercheurs et des professeurs universitaires.
L’apport de ces compétences au pays reste un souci majeur pour les autorités publiques. Cela réside dans l’objectif de contribuer au développement national.
De ce fait, l’ouverture d’un débat sur les préoccupations de la communauté algérienne résidant à l’étranger est plus qu’une nécessité.

Par l’Expression

le mythe du retour de la diaspora algérienne

L’Assemblée nationale a organisé hier un colloque sur «la communauté algérienne établie à l’étranger». En présence du Premier ministre Abdelaziz Belkhadem, des personnalités qualifiées, anciens ambassadeurs, et membres d’associations ont débattu des attentes de la diaspora algérienne dans le monde, avec en creux toujours présente, l’idée du retour de ces compétences dans leur pays d’origine. C’est un thème récurent depuis l’élection d’Abdelaziz Bouteflika en 1999. Mais depuis neuf ans quelles ont été les mesures pour faciliter le retour ? Quasiment aucune.

Nos voisins marocains ont eux développé de vrais mécanismes pour faciliter le retour des élites. Le Roi Mohamed VI a choisi de faire de cette question une priorité et beaucoup d’entreprises et de ministères sont maintenant dirigées par d’anciens expatriés. Mais l’Algérie reste toujours dans le statu quo, pire même elle ne donne aucun signe à l’extérieur de cette volonté politique.

Il y a eu de nombreux changements à la tête d’entreprises publiques ces dernières années. Mais ni chez Air Algérie, ni chez Algérie Telecom, Sonelgaz ou Mobilis, un Algérien qui avait commencé sa carrière à l’étranger n’a été nommé. Si la volonté du retour de la diaspora se manifeste uniquement pour les chômeurs qui ne trouvent pas de travail en France ou au Canada, alors cette politique est vouée à l’échec.

Dans le même temps, aucun symbole n’est visible à la tête des grandes entreprises. Et c’est pourtant par le haut que doit venir l’impulsion. Si un émigré, rentré au pays avec de solides compétences, se retrouve face à un directeur algérien médiocre, il ne pourra être que déçu. Les exemples foisonnent de ces membres de la diaspora qui ont du faire face aux petits chefs sans envergure, bien décidés à tout faire pour gâcher la vie quotidienne d’Algériens formés à l’étranger et revenus au pays plein d’optimisme et avec une volonté de mettre ses compétences au service du pays.

Aujourd’hui l’Algérie n’a encore rien mis en place pour favoriser ce mythique retour de la diaspora algérienne et ce n’est pas quelques colloques qui pourront changer la donne

article tout sur l’algerie,
à suive le sujet avec discussion sur le meme fil

L’Algérie a besoin des Algériens résidant à l’étranger

La contribution que peut apporter les Algériens résidant à l’étranger en faveur de l’Algérie a été le thème d’une rencontre organisée à Alger.

lundi 2 juin 2008.

L'Algérie et les Algériens résidant à l'étranger. (JPEG) Le nombre d’Algériens vivant à l’étranger a connu une augmentation très importante au cours des dernières années. En effet, 5 millions d’Algériens vivent en dehors de leur pays, dont 4 millions résident en France. Ces chiffres représentent environ 15% de la population algérienne. Si, durant la guerre de libération et même après l’indépendance nationale, l’émigration algérienne constituait un réservoir de main-d’œuvre dans lequel puisaient les entreprises françaises, ces dernières années, ce sont plutôt des cadres, professeurs, chercheurs, médecins, ingénieurs qui fuient l’Algérie à la recherche de conditions de vie décentes et meilleures. Ils sont plus de 300 000 cadres algériens à travailler à l’étranger. Ce chiffre donne froid dans le dos, mais ne semble pas émouvoir les autorités du pays. Au lieu de réfléchir à une stratégie d’organisation de notre émigration à l’étranger, même si cela est nécessaire, l’Algérie devra, plutôt, réfléchir aux solutions aux nombreux problèmes qu’évoquent nos cadres et qui freinent l’état d’avancement de la recherche dans notre pays.

Réduits, dans la plupart des cas, à la plus affreuse misère, en travaillant pour des salaires dérisoires et dans des conditions lamentables, les cadres algériens optent pour l’émigration qui leur offre des conditions plus favorables à leur épanouissement personnel et professionnel. Mais une fois à l’étranger, nos émigrés et particulièrement nos cadres, sont-ils tenus de contribuer au développement de l’Algérie ? Pour ce faire, les conditions sont-elles réunies ? Notre émigration est-elle organisée ? Les associations déjà existantes jouent-elles le rôle de passerelles entre nos émigrés et le pays ? Aujourd’hui, il est malheureux de constater que les raisons ayant précédé au départ de nos cadres sont pratiquement les mêmes qui les empêchent de contribuer au développement du pays. Durant les dernières années, de nombreux émigrés ont tenté d’investir en Algérie, mais sont vite repartis. Ils sont découragés par les tracasseries bureaucratiques. Alors que les migrants tunisiens ont rapatrié en 2007 des avoirs estimés à 2,206 milliards de dinars (1,223 milliard d’euros), dont 1,7 milliard sous forme de transferts monétaires, les transferts de migrants algériens sont pratiquement insignifiants. Il est urgent de réfléchir à une stratégie d’organisation de notre émigration et sur sa contribution dans le développement national.

Synthèse de Samir, http://www.algerie-dz.com
D’après la Tribune