Alsat, premier satellite harraga

On le sait depuis au moins Lorentz et Einstein, l’espace et le temps sont étroitement liés, comme le pétrole et la croissance, les frites et l’omelette ou encore Zerhouni et les walis. Avec le retour du beau temps, de nouveaux harraga sont partis des côtes algériennes pour changer d’espace, chercher une vie meilleure et fuir à la nage le pays de l’insubmersible Belkhadem. Mais ce qui se passe entre la terre et la mer n’est hélas pas un événement spécifique. Même dans le ciel, au-delà de l’atmosphère terrestre, on vient d’apprendre qu’il y a un absent algérien de taille. Lancé en 2002, le premier satellite algérien Alsat 1 ne répond plus. C’est ce que l’on a pu apprendre de sources électroniques sur le site « Tout Sur L’Algérie ». Si, effectivement, sa durée de vie théorique initiale était de 5 ans, Alsat a disparu, n’émet plus et toute communication avec lui est désormais impossible. Que s’est-il passé ? Aurait-il quitté l’orbite géostationnaire pour aller chercher une vie meilleure sur Alpha du Centaure ou Aldebaran ? Acquérir la nationalité martienne, épouser une vénusienne ou une naine blanche, se trouver une place près du soleil en vendant des lunettes noires ? A-t-il voulu échapper à la bureaucratie spatiale algérienne en empruntant des vortex ? Serait-il déjà dans une autre galaxie à chercher la lumière de la sortie au fond des trous noirs ? On ne sait pas, mais le pire n’est pourtant pas là. La même source affirme que même les ingénieurs responsables d’Alsat sont aussi tous partis ailleurs, travailler pour des entreprises étrangères. L’Algérie en est donc là ; le satellite est parti, les ingénieurs qui s’en occupaient aussi. Ne reste que le ciel, vide d’espoir et aux étoiles inatteignables, et la terre. Sèche, aride, stérilisée par les faux planteurs de l’alliance présidentielle et des laboureurs associés. Y a-t-il un visa pour Neptune ?

Par Chawki Amari

 

 
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