Fermes agricoles verticales : projets futuristes aux Emirats.

Les fermes verticales : Des projets agricoles futuristes aux Emirats.

C’est la dernière ambition futuriste de la ville du Golfe persique. Connue pour ses tours vertigineuses, Dubaï pourrait se lancer dans la construction d’exploitations agricoles verticales. Un projet, réaliste, est déjà dans les cartons.

Ce projet, appelé en anglais Seawater Vertical Farm, est l’œuvre d’un cabinet d’architecture italien, Studio Mobile, habitué à travailler avec l’émirat. Si Dubaï, en ces temps de crise, ne manque certainement pas de bureaux et de logements, elle manque en revanche dans un périmètre restreint de ressources agricoles. La ville de l’émirat éponyme est en effet plus cernée par le désert que par les vergers et autres types de cultures.

Et comme Dubaï a l’habitude de prendre les choses de haut, Studio Mobile a cogité sur un projet vertical plutôt qu’horizontal. Où bien sûr il est question d’une tour, dont la silhouette s’apparente à celle d’un arbre chargé de fruits. Des fruits qui sont autant de serres suspendues.

Techniquement, c’est la mer, située à proximité, qui va permettre de faire pousser salades, carottes et autres légumes en plein désert. Même s’il n’est pas question d’arroser les plantes avec de l’eau salée. Le miracle, on le doit plutôt a un ingénieux système d’évaporation et de condensation.

L’eau de mer est utilisée dans un premier temps pour refroidir la terre de culture, et du même coup l’air ambiant. C’est la différence de température entre cet air ambiant et celle du toit de la serre suspendue qui va générer une condensation. Les gouttelettes d’eau ainsi obtenues vont alors ruisseler doucement au dessus des cultures et s’écouler petit à petit.

La Seawater Vertical Farm n’est qu’un projet pour l’instant, mais elle s’inscrit dans la volonté de Dubaï de faire construire ce type de structure. Tout comme d’autres villes dans le monde. Le concept a ses partisans, dont le plus connu est Dickson Despommier (le bien nommé). L’homme y voit une réponse à la fois écologique et économique au problème de surpopulation de la planète à l’horizon 2050.

Dans 50 ans, on estime que la population mondiale dépassera 8,3 milliards d’êtres humains et qu’il n’y aura plus assez de terres cultivées sur la planète pour nourrir cette population. Une des solutions envisagées au problème de l’alimentation est la construction de fermes verticales au cœur des villes.

Les enjeux de ce projet

Aujourd’hui, notre planète compte environ 6,4 milliards d’individus et l’agriculture utilise plus de 800 millions d’hectares, soit près de 38% de la surface de la Terre.

Avec l’augmentation prévisible de la population mondiale d’ici à 50 ans et le développement des villes, les terres cultivées telles que nous les connaissons aujourd’hui ne suffiront plus à nous nourrir.

Pour répondre à cette crise alimentaire, une solution originale est envisagée : les fermes verticales.

Un concept futuriste

L’inventeur du concept de ferme verticale est l’Américain Dickson Despommier, professeur en sciences environnementales et microbiologie à la Columbia University de New York.
Son projet de fermes verticales consiste en de grandes Tours destinées à accueillir des exploitations agricoles au sein même des métropoles.

Selon Dickson Despommier, chaque tour coûterait environ 84 millions de dollars mais permettrait de subvenir aux besoins de près de 50.000 personnes.
Ainsi, 150 Tours de cette sorte permettraient de nourrir toute la population de New-York.

Ces fermes du futur seraient donc une solution possible aux problèmes de faim dans le monde et au manque de terres cultivables.

Les projets de fermes verticales

Les fermes verticales imaginées par Dickson Despommier auraient une hauteur d’au moins 200 mètres (entre 30 et 40 étages) et seraient entièrement dédiées à la production agricole, ainsi qu’à l’élevage de porcs et de volailles.

Elles permettraient de produire des fruits et légumes par culture hydroponique, mais aussi de cultiver du maïs ou du blé et d’abriter des élevages aux étages inférieurs.

Selon leur concepteur, ces fermes offriraient un rendement 5 à 30 fois supérieur à l’agriculture actuelle et auraient plusieurs avantages :
• des récepteurs situés dans le plafond des étages pourraient recueillir l’évapotranspiration des plantes pour produire de l’eau pure
• les sous-sols pourraient servir au traitement des eaux usées en accueillant une unité de traitement des eaux
• en fonctionnant en système fermé, sans approvisionnement extérieur de marchandises, ces Tours agricoles permettraient de limiter la pollution.

Néanmoins, ce concept en est encore au stade de projet. Aucun de ces buildings agricoles n’a encore été construit…

Un autre projet mené par le cabinet d’architectes français SOA est la Tour Vivante. Il s’agit d’une tour haute de 30 étages accueillant un programme mixte d’activités (ferme urbaine verticale et bureaux) et de logements.

Pour plus de renseignements sur ce projet, vous pouvez consulter le site ci-dessous.

http://www.ateliersoa.fr/verticalfarm_fr/urban_farm.htm

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Perspectives economiques 2009 au Maghreb

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Décembre 2008 – Le nouveau rapport de la Banque mondiale, Perspectives économiques mondiales 2009

http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTE…626867,00.html,
examine l’impact de la crise financière sur la croissance du PIB, qui a terni les perspectives à court terme des pays en développement.

Plus sur la conception du rapport
http://http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTE…626867,00.html,

D’après le rapport, les prix du pétrole au cours de l’année prochaine devraient se situer en moyenne à 75 dollars EU le baril alors que ceux des denrées alimentaires devraient baisser de 23 % par rapport à leur moyenne en 2008.

Le rapport recommande aussi plusieurs mesures qui pourraient réduire la possibilité d’une autre crise liée à la flambée des prix alimentaires. Il s’agit de décourager les interdictions d’exportation, de fournir des financements plus stables aux agences en charge de l’aide alimentaire, et d’améliorer la coordination et l’information sur les stocks alimentaires mondiaux.

Plus sur les produits de base
http://web.worldbank.org/external/de…&piPK=64218883

Croissance des pays du Maghreb en 2008

Parmi les économies les plus diversifiées de la région, le Maroc a amorcé une reprise rapide avec une croissance de 6,2 % en 2008 contre les 2,7 % enregistrés en 2007 eu égard à la sécheresse. Ces résultats de croissance sont sous-tendus par la vigueur des secteurs non agricoles, en particulier les télécommunications, les services financiers et le secteur du bâtiment et des travaux publics.
Les mesures prises à l’effet de maîtriser les prix intérieurs – la subvention des produits alimentaires et des carburants, la suppression provisoire des droits de douane sur les céréales, et les actions de lutte contre la spéculation sur les prix – ont permis de maintenir l’inflation générale à un niveau relativement bas, en comparaison avec les pays de la région. Il reste toutefois que le niveau des subventions a triplé en deux ans, atteignant près de 6 % du PIB en 2008.
Chiffres
http://http://siteresources.worldbank.org/I…rces/maroc.JPG

En Tunisie, le taux de croissance a reculé, passant de 6,3 % en 2007 à 5,1 % en 2008, pour une grande part à cause de la dégradation des conditions extérieures, en particulier le ralentissement de l’activité économique dans l’Union européenne. Dans le cadre de l’Accord d’association UE-Tunisie, le reste des tarifs douaniers imposés aux importations issues de l’Union européenne ont été supprimés en janvier et des mesures ont été prises dans le secteur financier pour réduire les prêts risqués et non performants en améliorant l’évaluation des risques de crédit. Durant les sept premiers mois de 2008, l’investissement étranger direct (IED) dans le secteur industriel a augmenté de 47,2 %, se concentrant moins sur les IED dans le tourisme.
Chiffres
http://siteresources.worldbank.org/I…es/tunisie.JPG

Parmi les exportateurs de pétrole de la région, l’Algérie affiche une croissance en hausse en 2008 avec un taux de 4,9 % contre 3,1 % en 2007, alors que se poursuivaient, à un rythme soutenu, les gains de croissance, à hauteur de 6 % dans le secteur non pétrolier, notamment dans la construction et les services liés aux projets d’infrastructure. L’Algérie est en bonne posture pour faire face aux effets de la crise financière internationale ; à la fin du mois de septembre 2008, les réserves du pays s’élevaient à 140 milliards de dollars, soit 30 milliards de dollars de plus, comparé à la fin de 2007.
Chiffres
http://siteresources.worldbank.org/I…es/algerie.JPG

Les entreprises tunisiennes se tournent vers l’Algérie

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Les entreprises tunisiennes se tournent vers l’Algérie
La course des entreprises tunisiennes vers l’Eldorado algérien s’intensifie. Les investisseurs tunisiens sont captivés par les prix largement compétitifs de l’énergie en vigueur en Algérie, principalement le gaz et le carburant (environ six fois moins que ceux pratiqués dans d’autres pays du Maghreb).

La course des entreprises tunisiennes vers l’Eldorado algérien s’intensifie. Les investisseurs tunisiens sont captivés par les prix largement compétitifs de l’énergie en vigueur en Algérie, principalement le gaz et le carburant (environ six fois moins que ceux pratiqués dans d’autres pays du Maghreb). Preuve de cet engouement certain pour l’Algérie, les implantations industrielles tunisiennes progressent à pas de géant et concernent de plus en plus de grands investissements avec des «business plan» à long terme. De nombreuses grandes sociétés tunisiennes disposent d’une filiale en Algérie, alors que d’autres envisagent sérieusement de délocaliser leurs activités prochainement dans notre pays.

La crise financière et économique internationale semble l’autre cause qui explique cet emballement des investisseurs tunisiens, d’autant plus que la surliquidité actuelle des banques algériennes a réussi finalement à convaincre les plus récalcitrants. La possibilité de l’octroi de crédits à long terme par les banques algériennes publiques ou privées est un autre atout qui facilite les implantations industrielles tunisiennes. Parmi les firmes tunisiennes qui détiennent une filiale en Algérie, il y a tout d’abord la Société tunisienne de biscuit (Sotubi) qui a créé, en partenariat avec le groupe français Danone, une entreprise spécialisée dans la fabrication de biscuits. Vient ensuite la société Alkimia, spécialisée dans la production et la commercialisation du tripolyphosphate de sodium (STTP), qui a racheté en 2006, 25% du capital de l’usine Kimial, située à Annaba.

Mise à niveau et transferts de savoir-faire

Forte de l’avantage compétitif que lui procure son procédé technologique développé à partir de l’acide phosphorique tunisien, Alkimia a proposé un plan d’investissement réalisable en 3 ans, dont le montant s’élève à 12 millions de dollars. Ce plan vise notamment à mettre à niveau Kimial et à renouveler son équipement obsolète. Alkimia envisage ainsi de porter la production de l’usine algérienne à 25 mille tonnes la première année, à 40 mille tonnes la deuxième année et à 50 mille tonnes la troisième année. De son côté, Carthago Ceramic, société spécialisée dans la fabrication de céramique, ouvrira bientôt une usine dans la ville de Sétif. Le montant de l’investissement est estimé à 27 millions de dinars.

La société Tunisie Profilé Aluminium (TPR) s’est aussi engagée à créer une usine en Algérie, l’objectif de cette démarche étant de devenir un acteur régional majeur dans l’industrie de l’extrusion de profilé en Aluminium. La nouvelle usine nécessitera un investissement global estimé à 27,5 millions de dinars. Pour sa part, Altéa Packaging, groupe tunisien leader dans le domaine de l’emballage, a investi 10 millions d’euros en Algérie. Il a pour ambition d’y construire tout un site. Quant au groupe Gif Filter, fabricant de filtres à huile, air et carburant pour véhicules et engins de travaux publics, il installera prochainement une nouvelle unité de production en Algérie.

Le secteur des services

Au rayon des services, Amen Bank s’est associée à deux fonds d’investissement, l’un de dimension maghrébine et l’autre de dimension africaine, pour créer bientôt en Algérie une banque. Avec ce nouvel établissement de crédit, Amen Bank renforcera son implantation en Algérie, où elle détient déjà avec Tunisie Leasing 97% du capital de «Maghreb Leasing Algérie». Il est à signaler, à cet égard, que le groupe Tunisie Leasing, spécialisé dans la location de longue durée (LLD), le factoring et le capital-investissement, a créé, durant le premier semestre de 2006 à Alger, en partenariat avec Amen Bank, une société de leasing off-shore «Maghreb Leasing Algérie», avec, à la clef, un investissement de 18 millions de dinars.

La conclusion, le mois dernier, de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et l’Algérie pourrait persuader le reste des entreprises tunisiennes à délocaliser leurs activités dans notre pays pour bénéficier d’une main d’œuvre peu couteuse en raison de la dévaluation du dinar algérien. Selon des experts économiques, on pourrait même assister, dans un futur proche, à une délocalisation massive des firmes industrielles tunisiennes.

B. Mahmoud
07 January, 2009. Le Financier

l’algerie, pays d’immigration pour musulmans ?

Je vous met cet artile trouvé sur un blog islamique, dont le lien est cité en bas de page, il est riche d’informations pour celui qui veut s’installer en algerie


Avant propos :


Voici nous l’espérons un bref aperçu de quelques points importants concernant la vie de tous les jours d’un muslim en Algérie, je précise que ce qui suit émane de notre expérience et de nos points de vue, donc malgré la brieveté de ce texte il n’est pas impossible que ce soit parfois notre perception personnelle des choses qui prend le dessus dans ce recit, ou encore que la façon dont nous nous exprimons ne reflete pas une image fidèle à 100% , et donc rien ne vaut une visite sur le terrain, afin de mieux apprécier la situation d’après ses attentes respectives, ses projets et ses moyens.


PRESENTATION GENERALE


Population : env. 34 millions d’habitants

Capitale: Alger

Villes principales: Setif, Annaba,

Superficie : 2 380 000 km², dont 85 % de désert


L’Algérie est un pays qui vie une certaine accalmie, après comme tout le monde le sait, une décennie de guerre civile, même si depuis quelques mois des groupes terroristes (certains se revendiquant faussement salafi) on commit de nouvelles attaques ciblant le plus souvent des fonctionnaires, les forces de sécurité ou encore des occidentaux, qu’Allah nous guide et nous protège de leur mal. Il est important de préciser que les massacres de civils tels que ceux commis il y a quelques années sont aujourd’hui plutôt rares wa lhamdouliLlah . Et que les attaques terroristes sont concentrées le plus souvent dans la région d’alger (nottement l’est d’Alger – Wilaya de Boumerdes, Bouira…)


Une des principales richesses de l’Algérie sont ses ressources naturelles dont les hydrocarbures, et l’Algérie profite donc de la hausse du pétrole, c’est autant d’argent qui rentre pour le pays, et il l’aide à financer de nombreux projets de développement et de nouvelles infrastructures


Grace à Allah, le musulman peut pratiqué librement sa religion en Algerie, le qamis, et le djilbab sont toutefait dans le contraste du pays, et sont tout à fait naturel, petit a petit le peuple se remet tant bien que mal des séquelles et surtout des influences néfastes engendrés par la colonisation, beaucoup d’algérien en particulier ceux qui ont vécu pendant la colonisation méconnaissent les règles de l’islam tel qu’il est vraiment, et donc cela s’est repercuté et se repercute encore aujourd’hui sur la société. AlhamdouliLlah beaucoup d’algériens reviennent à l’islam véritable, même si helas en parrallele trop nombreux sont ceux qui choisissent le chemin d’iblis ? en copiant entre autre beaucoup de choses mauvaises que l’on retrouvent chez les kouffar, et les choses vers lesquels les kouffars appellent dans leur dawa que l’on retrouvent helas partout dans le monde.

Le mouslim en Algérie est confronté à ces derniers un peu ou beaucoup selon la où il vie et selon ses activités, mais dans tous les cas personne n’essaira de s’inserer dans la vie du musulman, son foyer, sa famille, ou dans sa pratique tel que c’est le cas en France.




ALLER EN ALGERIE


De nombreuses compagnies aériennes et maritimes assurent la liaison directe de differentes villes européennes à l’algerie. Il est possible de trouver des promotions intéressantes excepté l’été (sinon à partir d’env.150€ aller retour en bateau)

VISAS/IQAMA: Pour beaucoup de ressortissant non algérien un visa est nécessaire pour entrer en algerie, certains ressortissant de pays arabes n’ont pas besoin de visa (les tunisiens par exemple); Pour l’obtention d’un visa il faut prendre contact avec le consulat de la région dont vous dépendez. Pour les européens il faudra notamment un certificat d’hébergement(délivré par une personne résidente en algérie). Les frères et sœurs ne bénéficiant pas de la nationalité algérienne (même ceux exemptés de visa) qui désirent s’installer durablement en algerie devront demander une carte de résidence, inutile de cacher que ce n’est pas gagné d’avance(même étant marié à un(e) aglérien(ne)), la personne pouvant en bénéficier doit rentrer généralement dans une de ces 3 catégories : (être marié(e) à un conjoint algérien qui vit en algerie, raison commercialle ou professionnelle, être étudiant en algerie)




TALAB EL ILM


Il n y’a hélas pas vraiment de grosses infrastructures en Algérie pour les étrangers pour qu’ils apprennent leur religion, il y a des centres et des universités islamiques mais on y trouve des choses qui ne correspondent pas au minhadj des salafs salih.

Sinon il y a de nombreux chouyoukh suivant le minhadj des salafs salih, même si à notre époque il n’y a pas de grand savants en Algérie, alhamdouliLLah il y a des toullabou l’ilm dont certains ont un niveau qui n’est pas négligeable et chez lesquels on peut apprendre beaucoup. Le cheikh Azddine Ramadhani donne des cours deux fois par semaine dans sa mosquée situé à Ain Na’dja (banlieue d’Alger)

Certains toulabou l’ilm sont connus (cheikh Ferkous, cheikh Lazhar, cheikh Abou Oussama, cheikh ‘Azddine, cheikh Abdelghani, cheikh ‘Abdelmadjid…) d’autres sont moins connus (ce n’est pas forcement lié à leur niveau de science), mais lorsque vous serez en Algérie vous pourrez in cha Allah avoir plus de précisions selon la région où vous etes. Vous pouvez aussi contactez le cheikh Abdelghani ‘Awissat que le cheikh Rabi’ à nommé lorsqu’il parlait de chouyoukh d’Algérie vers qui se rapprocher, le cheikh Abdelghani se déplace beaucoup et il connaît beaucoup de doat (bon et mauvais) en Algérie et il pourra in cha Allah vous renseigner. Il existe aussi en algerie des écoles coraniques où vous pouvez apprendre le coran et aussi des moutoun, ou encore des quartiers ou des villes où il y a des halaqa en privé, ou même des cours. Donc le mieux est de déjà venir, et une fois sur place se renseigner, et bi idzni Llah vous n’aurez pas énormément de mal à trouver. (Vous trouvez ce paragraphe pas assez complet ? pour plus de précision voir la note [1] plus bas)



LOGEMENT


Comme un peu partout dans le monde le coût du logement dépend du lieu, de l’état et du confort du logement.


Location (prix indiqués /mois) :

De 20€ un logement très modeste dans une zone isolée a 200 ou 300€ minimum pour un simple appartement sur Alger ou sa proche banlieue. Puis le coût diminue lorsque l’on s’éloigne de la capitale, env. 150€ 200€ un appartement de 2 ou 3 pièces dans un rayon d’1 vingtaine de kilomètre et + pour passer entre 50€ et 100€ lorsque l’on approche ou que l’on dépasse les 50, 60km. Aussi il faut tenir compte de l’endroit car une maison au bord de la mer n’aura pas le même prix qu’un appartement à l’intérieur des terres.


Vente :

Les écarts de prix en ce qui concerne les logements à la vente sont les mêmes qu’à la location. Que l’on cherche à acheter un gourbi (maison en terre- rare aujourd’hui en algerie), une maison en pierre (rare et selon les régions) un appartement en plein centre d’Alger le prix n’est pas le même

Il est possible d’acheter des appartements en location-vente sans aucun apport tel ceux de l’opgi (la liste d’attente est tres loooonnnguuee) à défaut de se voir attribuer un logement par l’opgi après en avoir fait la demande, il est possible moyennant finance de récupérer le contrat et donc l’appartement d’une personne. Selon les régions vous pouvez vous arranger avec des personnes qui se désisteront et vous laisseront l’appartement et il vous restera ensuite à payer les traites mensuelles de locations vente comptez entre 4€ et 10€ fois la durée qu’il reste à payer. La somme que vous demandera la personne qui vous laisse l’appartement dépendra du montant restant à régler, mais vous pouvez trouvez des logements ainsi à partir de 5000€ voir moins et bien sur selon la ville, le quartier, la surface de l’appartement, la qualité des finitions ou les travaux à faire le prix variera.

Pour acheter directement, comptez à partir de 2000ou 3000€ un logement modeste dans une zone isolée pour arrivé à des sommes astronomiques. Toutefois il est possible bi idzni LLah de trouver des logements décents dans des quartiers convenables à partir de 10 000€.


NB. Lorsque je parle de zone isolée, il faut comprendre par zone isolée en algerie, un endroit isolé géographiquement de grandes villes voir des villes, et en parallèle certaines incommodités, en premier lieu la manque de sécurité face aux terroristes, un manque cruel de transport sur les petits axes, ça peut vouloir dire aussi manque de commerce, école lointaines, pas d’eau courante, ou encore pas d’électricité (extrêmement rare en Algérie qui est le 2eme pays en Afrique pour le taux de couverture d’électrification après l’afrique du sud).


Attention : Lorsque vous louez ou achetez un appartement veillez à faire un contrat chez un notaire, qui vérifiera que la personne qui vous loue ou qui vous vend, et bien le propriétaire de l’appartement et qu’il est en droit de le vendre. Si c’est un terrain est ce qu’il est constructible. Et vérifiez aussi auprès des organismes que les factures d’eau de gaz et d’électricité etc…de l’ancien occupant sont bien à jour !!! Tous cela même si vous connaissez l’ancien occupant et même si vous connaissez le « propriétaire » car en Algerie comme ailleurs il y a des personnes pour qui les choses sacrés du musulmans n’ont que peu de poids face à quelques billets. Faites attention à qui vous avez à faire et à vos interlocuteurs dans ce genre d’affaires, qu’il est une barbe et un qamis ou qu’il n’en a pas.



Mariage


Beaucoup de frères et sœurs ne sont pas mariés en Algérie car souvent les salaires sont trop bas et les prix des logements trop élévés. Beaucoup aussi n’ont pas d’emploi stable. Mais une personne qui possede un logement et qui a les moyens d’assurer les dépenses mensuelles d’un foyer ne trouvera pas trop de difficultés pour se marier bi idzni Llah. Il y a de nombreux célibataires en Algerie de toutes ages (aussi beaucoup de veuves avec des enfants); il est inutile de develloper ici les caracteritiques de l’épouse ou du mari idéal ce n’est pas le sujet ici, mais mefiez vous des faux semblant, surtout que en Algerie c’est facile de porter le sitar ou la barbe contrairement à la France, donc ne vous en arretez pas à cela pour choisir un conjoint

Administrativement : pour les algeriens pas beaucoup de démarche administrative pour se marier, mais hélas pour les frères ne disposant pas de la nationalité algerienne et désirant se marier avec une algérienne, ils devront faire un dossier (pour les convertis on leur demandera un certificat de conversion d’un organisme agrée par les autorités algériennes (mosquée de paris)), une enquete sera faite, ça prend en général plusieurs mois.

Pour les frères déjà mariés désirant se marier avec une autre femme, ils devront se rendre au prealable au tribunal ou il sera recu par un responsable qui verifira que sa premiere femme ainsi que sa future femme sont au courant et qu’elles acceptent



COUT DE LA VIE


En algerie en ce qui concerne les produits de consommation courante alimentaire il ne manque de rien, par contre le prix de certaines denrées sont relativement onéreuses pour un ouvrier algérien. C’est la même chose pour ce qui concerne l’électroménager, les meubles, l’informatique, etc…Il y a de tout de la camelotte aux grandes marques par contre idem pour celles-ci ,ça coûte très cher parfois plus cher qu’en France. Et hélas aussi l’algerie n’a pas été épargné par les dernières hausses des cours de certains produits.


Quelques exemple de prix de produits alimentaire en € (hors période de ramadhan et hors articles d’importations), les fourchettes de prix indiquent le prix du produit en saison et hors saison : (Oui ça peut peut etre paraître ridicule, mais ça peut peut etre donné une idée clair des prix et cout de la vie au bled.)



Kg de tomate : 0.10€<0.60€ – Kg de carottes env. 0.30 – Kg de courgettes 0.20<0.70€

Kg de steak à partir de 6€ – Kg de café à partir de 0.70€ – Baguette de pain >0.10€ –

Litre de lait à partir de 0.30€- Kilo de couscous 0.60€ – Pain au chocolat ou croissant 0.10€

1l. d’huile 1,20€, Hamburger 0.60-0.70€, 1000feuilles 0.25€, Pizza à partir d’1€, paquet de spaghetti 0.40€


Equipement de la maison (prix neuf, l’occasion reste très cher)

Frigo neuf (200 l) à partir de 200€, bouteille de gaz 2€ (avec consigne), Ampoule électrique 0.25€, fourneaux à gaz 4 feux env.15€ (de mauvaises qualité et même dangereux !), belle table basse en bois à partir de 15€ (en plastique 3€), matelas 1p (mousse) à partir de 9€

Marmite à partir de 2€, Poêle bonne qualité 5€, Chambre à coucher (lits (sans matelas) coiffeuse, armoires et chevet) à partir de 300€


Divers :

Litre de gazole : 0.13€, Sans plomb : 0.22€, Prix d’une place en transport en commun (rayon de 10km) env.0.10€.



TRAVAIL


Comme de partout et depuis toujours c’est Allah qui donne du travail, en algerie ce n’est pas le plein emploi mais bi idzni LLah un mouhadjir pourra trouver un emploi. Seulement les salaires ne sont pas les mêmes qu’en occident. Le smic algérien est d’environ 130€ pour un simple employé, mais parfois des gens sont obligé de travaillé pour moins cher à l’opposé certaines personnes possédant quelques qualification gagnent un peu plus que le smic sans gagner par ailleurs énormément. Le mieux est d’être à son compte, un artisan maitrisant son metier travaillant à son compte, peut bien gagner sa vie en algerie, beaucoup d’artisans en algerie n’accomplissent pas toutes les démarches administratives pour être enregistré à la chambre des commerce mais travaillent pour autant et gagnent aussi bien leur vie, même si au change le salaire d’un maçon travaillant à son compte en algerie n’est pas le même qu’un maçon travaillant en intérim en France. Les personnes possédant de hautes qualifications pourront, selon le domaine, trouver un travail en algerie qui selon l’emploi et la qualification lui permettra de gagner un salaire lui permettant de bien vivre en algerie



Commerce

 


Ouvrir un commerce fixe en Algerie demande souvent un fond minimum surtout que la location de locaux se trouvant dans des zones marchandes coûtent souvent chers (entre 100€ et 200€ un petit local).

 

Depuis plusieurs mois le service des douanes aux frontières sont de plus en plus severes et de plus en plus strict en ce qui concerne le « trabendo », si il y a quelques temps encore on pouvait remplir sa voiture de differentes affaires (2 roues, pièces de voiture, electromenager d’occasion, habits…) et travailler de la sorte, ça devient de plus en plus difficile de ne pas se faire saisir si on n’a pas de registre de commerce d’importateur (avoir un registre de la sorte coute demande d’avoir 200 000€ min.), les taxes sur les marchandises pour les voyageurs ont explosé, et il n’est pas rares que vous tombiez un jour où la saisie sur certains types d’objets (par exemple 2 roues) et automatiques même si vous êtes d’accord pour payer une forte taxe.


Dans tous les cas en cas de problème essayer de dialoguer directement avec le chef des douaniers, mais il faut avouer que ça devient de plus en plus difficile de travailler comme cela, et qu’il serait préferable de penser à une autre activité.


Comme pour le reste, pour avoir une idée concrète sur un quelconque projet, rien de tel que de venir faire un tour en algerie, vous pourrez jugez de vous-même les opportunités commerciales religieuses, etc…, vous rencontrerez des gens in cha Allah qui pourront vous renseigner sur le domaine dans lequel vous voulez investir.


S’associer

Ca reste une solution lorsque l’on a pas une somme suffisante pour investir seul, que l’on manque d’experience et de savoir faire, ou encore pour d’autres raisons, connaissant bien l’Algérie et les algeriens, je tiens en toute objectivité à signaler que les methodes de travail, en particulier de gestion et d’organisation auxquels on a eu parfois l’habitude en europe où tels que nous les avons étudié dans nos formations ne sont pas forcement les mêmes que les méthodes pratiqués par certains algeriens. Que même la motivation et la sincerité dont pourrait faire preuve certains frères en vous aidant a créer une entreprise vous permettant de vous installer en algerie, ne sont pas une garantit de leur competence ou de leur savoir faire, donc attention, reflechissez bien avant de casser votre tirelire pour investir dans un projet avec une personne dont vous ne connaissez pas ou mal les competences professionnelles (ça n’est pas forcement lié au bon comportement ou à son ilm dans le dine) Et ne vous fiez pas aux apparences physiques, sans en arrivé aux mauvais soupçons où à la paranoia, en matières de « flouss » n’accordez vos économies qu’a ceux dont vous aurez pus vérifiez un minimum l’honneteté, les competences, le bon sens en matiere d’affaire et gardez toujours un œil sur votre entreprise.


CONCLUSION


Et ce dernier conseil peut etre réutiliser pour tous les trucs et les affaires (travail, mariages, commerce, papiers, logement, étude…) n’attendez pas et ne vous fiez pas totalement a des gens que vous n’avez eu le temps de connaître bien, restez maitre de vos affaires, agissez avec lucidité et reflexion, ne vous endormissez pas sur les gens et n’attendez pas trop apres les gens qui vous disent : «  je vais t’aider » « attend je connais quelqu’un  il va t’aider », « mezel chouya », « ma’lich », « normal  matkhafch », car c’est de vos affaires qu’il s’agit, et helas ceux qui vous on precedez en algerie ne connaissent que trop bien ces expressions pour vous dire que ça n’abouti souvent a rien.


Faites confiance en Allah c’est lui le détenteur du succes, et apres faites les causes.


J’espere que ceci vous aura donné un leger apercu de l’algerie, leger car une longue description serait peut etre en partie la perception que l’on a et non 100% de réalité et ça ne vous aiderez peut etre pas plus, au contraire.


Une fois ces point mis sur la table, on peut voir que comme avantage en Algerie, il y a la possibilité de pratiquer son dine qu’on soit algerien ou étranger on ne débarquera pas chez vous en plein nuit parce que vous avez une barbe pour vous chercher des poux dans la tête, aux frontières on ne vous traitera pas comme un hors la loi car vous avez un qamis en vous laissant pourrir des heures dans un bureau apres votre descente d’avion comme c’est helas le cas ailleurs. Meme si depuis les recents actes criminelles des terroristes il y a de plus en plus de contrôle.

Il y a aussi de nombreux chouyoukh de ahlou ssounna, et la da’wa salafiya et bien implanté en Algérie même si elle ne dispose pas d’énormement de moyens.

Il y a beaucoup de bien ici surtout comparé à la France, le seul hic, c’est une administration lourde dans tous les domaines, et entre autre beaucoup de démarche pour les frères non algeriens désirant s’installer en Algerie. Il ne faut pas s’attendre non plus à un peuple d’ange.

 

 

 

 

 

 


[1])(pour mieux comprendre : en Algérie, à cause de la situation de ces dernières années la fonction d’imam ou encore les cours islamiques sont soumis à de nombreux contrôles et autorisations des autorités et en particulier de la direction des affaires religieuses locales, des autorisations qui ne sont pas toujours facile à obtenir en particulier lorsque les responsables religieux locaux sont des soufis (c’est souvent le cas) et nous savons qu’il ne sont pas des vifs partisans de la da’wa du coran et de la sounna selon la compréhension des salafs. Et même une fois les autorisations obtenus il n’est pas rare que des personnes partisans de différents groupes ou de simples ignorants n’hésitent pas à créer des problèmes par n’importe quels ruses ou calomnies pour faire suspendre les cours soit parce que ces cours vont n’appel pas à de mauvaises pratiques qui vont l’encontre du message du prophète Mohamed et que certains souhaitent malgré tout voir propagé, soit parce que les cours n’alimentent pas le dessein politique ou financier de certaines personnes etc. …


Il est donc préférable de ne pas énumérer chaque lieu où des cours sont données jusqu’à ce que chacun soit sure que chaque cours possède les autorisations « légale » requises en algerie, afin que personne ne subissent de préjudice, en plus pour participer à ces halaqa ou cours il faut que la personne enseignant ou dirigeant la halaqa soit d’accord, donc une raison de plus pour ne pas énumérer stupidement une liste de noms de frères ou de sœurs (en plus sans leurs permissions), tous ça car nous avons entendus qu’ils font ou qu’ils ont fait un jour des cours tel que sont souvent propager des informations du genre sur le net qui ne sont pas ou plus toujours d’actualité quand elles ne sont pas tous simplement erronés ou du moins ne correspondent pas exactement à la description que l’on en fait, sans parler des problèmes qu’elles peuvent causer aux personnes organisant les cours)

 via   hijra en algerie


La ruée vers le Maroc


L’engouement des étrangers pour le Maroc, les grands projets de Mohammed VI, les investissements et le boom immobilier modifient le visage du royaume. Sa mue est spectaculaire. Et les Marocains diplômés rentrent au pays.

De notre envoyée spéciale Mireille Duteil

Le Maroc aurait-il une botte secrète pour susciter un tel engouement ? Depuis une douzaine d’années, le royaume chérifien est à la mode. Et la ruée vers ce pays d’ombre et de lumière, de grande richesse et d’extrême pauvreté, où le modernisme côtoie la tradition, n’est visiblement pas près de se calmer. Une vague de fond qui, après avoir embarqué les people dans son flot, touche aujourd’hui beaucoup de Français, les riches et les moins riches, comme l’Espagne dans les années 70, lorsque Madrid pariait sur le tourisme et les investisseurs étrangers.
Quand Michelle et Robert B. achetèrent, avec deux couples d’amis, des terrains dans la palmeraie de Marrakech au milieu des années 80, ils n’imaginaient pas qu’ils étaient parmi les précurseurs d’un phénomène qui n’a fait que s’accentuer. Pour arriver à leur propriété, une étendue sèche, de couleur crayeuse, plantée de palmiers clairsemés, il fallait jadis parcourir un bon kilomètre d’une piste cahotante et étroite, dont l’entrée était barrée par une fondrière à la première pluie. Puis ils ont vu d’autres Français et des Marocains aisés acheter les terrains alentour, les promoteurs immobiliers sont arrivés et le bitume a recouvert les trous de la piste. La palmeraie est sortie de son oubli, elle est redevenue verdoyante en changeant de vie. Mais nombre de ses anciens habitants sont partis. Ils ne s’y retrouvaient plus.
Explosion des prix
« En 2008, 35 000 Français résident officiellement au Maroc et se sont fait immatriculer au consulat de France. Ils sont en fait deux fois plus nombreux à y vivre », affirme un diplomate. Il y a certes les people qui accourent à Marrakech pour un week-end, viennent s’y marier-tel l’humoriste Jamel Debbouze et la journaliste Mélissa Theuriau. Il y a ceux, retraités ou non, qui achètent des appartements ou des riads dans les médinas de Fès, de Rabat ou de Tanger, pour la beauté des lieux, le plaisir du dépaysement ou avec l’envie d’ouvrir des maisons d’hôtes. Les Anglais leur emboîtent le pas et les tea rooms se multiplient dans les ruelles pentues du vieux Fès. Les Espagnols suivent de près, en particulier dans le Rif, à Tanger et ses environs, où une grande partie de la population, Histoire oblige, parle encore le castillan. Mieux, les sociétés européennes et américaines se pressent pour investir. Sans compter les émirs du Golfe, qui déversent des centaines de millions de dollars dans l’immobilier à Tanger ou Rabat (sur le littoral et le long du fleuve Bou Regreg), bouleversant les paysages urbains du royaume millénaire.
Une folie. La spéculation immobilière est effrénée. Elle a commencé dans le Rif, là où les gros trafiquants de haschisch ont construit et acheté des immeubles entiers pour blanchir l’argent de la drogue. Puis il y a la nécessité de se loger pour les jeunes Marocains, qui n’entendent plus vivre comme autrefois, avec plusieurs générations sous le même toit ; l’arrivée des nouveaux résidents, amateurs d’un art de vivre que le Maroc moderne ne veut surtout pas abandonner, et celle des touristes (5 millions en 2007, 10 millions espérés en 2010) ont fait exploser les prix. Les Marocains aisés ne sont pas en reste. Heureux propriétaire d’une grande villa à l’architecture d’avant-garde dans un quartier chic de Rabat, Ali, industriel, est ravi : en cinq ans, le prix de son terrain a été multiplié par sept. La proportion est pratiquement la même aux quatre coins du pays. Accumulant terrains et maisons qu’ils revendent souvent après quelques mois, les riches Marocains (de 5 à 10 % des 32 millions d’habitants) entretiennent la spéculation et font craindre des lendemains qui déchantent si la bulle immobilière éclate. « Les prix peuvent baisser, pas s’effondrer, car il manque trop de logements pour les citadins les moins aisés », rassure un haut fonctionnaire. Un optimisme qui n’est toutefois pas partagé par tous.
Quoi qu’il en soit, la moindre bourgade est un chantier. Tanger, si longtemps oubliée, va transformer son port ( voir le reportage de Jean Guisnel ) en une marina branchée ; Rabat a abandonné son caractère provincial sans perdre son charme ; Marrakech la rouge explose et revendique, grâce au tourisme, le taux de chômage le plus faible du royaume (moins de 6 %, mais les salaires sont très faibles). Même Fès la religieuse s’est mise au goût du jour. Mais à son rythme et à sa façon, élégante et précieuse. Chaque début du mois de juin (le 6, cette année), le Festival des musiques sacrées est devenu un must. Le concert d’ouverture, sous les remparts ocre illuminés du Mechouar, la place qui précède le grand portail de bois du palais royal, est une des soirées les plus chics et les plus courues de l’année. Les plus grands de l’art lyrique s’y donnent rendez-vous et font accourir le tout-Rabat et le tout-Casablanca, mais aussi nombre d’amateurs européens. Parallèlement, les mêmes orchestres se produisent dans la ville pour des concerts gratuits.
La mue la plus spectaculaire touche Casablanca, la métropole blanche où la spectaculaire mosquée Hassan-II (le deuxième minaret du monde après celui de La Mecque) rivalise avec les tours de verre et d’acier. Un symbole du Maroc de Mohammed VI. C’est là que les investissements étrangers sont le plus visibles. « En ce domaine, le pays a changé d’échelle » , explique Nadia Salah, rédactrice en chef et éditorialiste de L’Economiste, un quotidien épluché par le gotha des affaires et du gouvernement. Elle poursuit : « Maintenant, à moins de 2 milliards de dirhams [180 millions d’euros] , on n’annonce plus les projets à la une. »
Le retour au bercail
Casablanca est devenue la deuxième place financière du continent. Elle draine 48 % des investissements et assure 60 % du PNB du pays. Européens et Américains (la Snecma, EADS, Boeing…) se sont installés dans sa banlieue pour créer Casa Aerocity. En 2008, les seules réparations de moteurs d’avion vont engendrer une activité de 100 millions de dollars. La recherche y commence timidement. Le Maroc a formé 5 000 ingénieurs en 2006 mais en espère 10 000 en 2010. Ce sera le plus difficile. Car il faut plus de temps pour former les hommes que pour attirer les investissements à grands renforts d’incitations fiscales et de faibles coûts de main-d’oeuvre.
Là encore, le Maroc n’a pas dit son dernier mot. Il dispose d’une réserve de matière grise à l’étranger et espère la faire rentrer au pays. Les jeunes des milieux aisés vont faire leurs études à Paris, Montréal, New York, Londres. Autrefois, ils restaient y vivre. Ce n’est plus le cas. Après quelques années, une expérience acquise, ils rentrent au bercail. Ce n’est pas encore un processus de masse, mais plus qu’un frémissement. « Les occasions sont multiples ici, ce serait stupide de ne pas en profiter », explique Brahim Sedrati. Avec son cousin, Reda, ils ont à peine 60 ans à eux deux et ont lancé un quotidien gratuit, le premier du Maroc. « C’est vrai, c’est difficile. Au Canada, on crée une entreprise en trente minutes et personne ne vous dit que vous êtes trop jeune. Mais la concurrence y est rude. Ici, l’administration est tatillonne, tout est lent, mais quand le succès vient la vie est plus facile. » Surtout pour les couples avec enfants. Une évidence qui leur fait sauter le pas.
« Ce n’est pas parce que le pays n’est pas encore au niveau européen que j’allais attendre pour rentrer. Je voulais au contraire faire l’expérience d’une société où tout est à construire », s’enthousiasme Khadija Mekouar. Elle a ouvert un cabinet de conseil aux entreprises étrangères qui veulent installer des franchises. « Je suis arrivée au bon endroit au bon moment, explique-t-elle en secouant ses longues mèches brunes. Les sociétés étrangères voulaient s’installer au Maroc et ne savaient pas comment s’y prendre. Au départ, elles estimaient pouvoir réussir seules, puis elles ont vu qu’il valait mieux me rémunérer et que leur dossier avance plutôt que de faire quatre séjours pour rien. » L’arrivée des Américains et des Anglais, beaucoup moins à l’aise avec ce marché francophone que les entreprises françaises, est une incontestable opportunité pour Khadija, parfaitement bilingue. Elle n’est plus un oiseau rare. Le ministre de l’Economie et des Finances est venu à Paris en mars pour rencontrer des anciens des grandes écoles et les inciter à rentrer. Nommés à la tête de sociétés d’Etat ou d’administrations, on espère qu’ils vont secouer la machine. La lourdeur administrative, surtout des échelons intermédiaires, dont les mentalités n’ont pas évolué, reste un grave handicap.
Ainsi va le Maroc de Mohammed VI, qui fêtera ses 9 ans de pouvoir en juillet-et ses 45 ans en août. Le royaume a un pied dans la modernité, l’autre dans la pauvreté. Le bled, 45 % de la population, n’évolue guère. Les bidonvilles sont toujours une réalité et l’islam radical n’a pas disparu. « Ce n’est pas encore un pays à revenus moyens, mais les pièces du puzzle pour y parvenir sont en train de se mettre en place », affirme un économiste. En cinq ans, c’est la première fois qu’il semble optimiste

Source Le Point

Diaspora algérienne,Destination… Dubaï

Nos cadres installés en Europe et en Amérique affluent de plus en plus vers les Emirats arabes unis qui les accueillent à bras ouverts. Leur savoir-faire est le bienvenu dans ce pays en pleine expansion.

De plus en plus de chercheurs algériens établis depuis des années aux Amériques et en Europe immigrent vers les pays du Golfe et notamment les Emirats arabes unis, considérés, en raison de bon nombre de privilèges et d’opportunités d’affaires, comme un nouvel éldorado.
«La communauté algérienne établie aux Emirats s’élève officiellement à 7 000 personnes entre enseignants universitaires, chercheurs et hommes d’affaires, mais nous constatons aujourd’hui une ruée d’une grande vague d’Algériens qui viennent des Etats-Unis, du Canada, de la France, de l’Angleterre ou de la Belgique, ce qui va augmenter sensiblement le nombre de l’élite algérienne dans cette région du monde», a indiqué Ali Labchaki, porte-parole de la diaspora algérienne à Dubaï, en marge d’un colloque dédié, hier, à la résidence d’Etat El-Mithaq, à la communauté nationale établie à l’étranger, et organisé par l’APN. Cette nouvelle forme d’exil est motivée, selon notre interlocuteur, par «les innombrables facilitations accordées dans le cadre de «l’émigration sélective», à la diaspora arabe en général par les sociétés émiraties qui ne se privent pas de proposer des salaires astronomiques, des avantages sociaux juteux et des possibilités d’évolution dans les carrières».
Dans un autre registre et lors de ce colloque auquel étaient conviés plus de 700 expatriés de haut niveau, le problème de la retraite a été soulevé avec acuité. Bon nombre d’enseignants et de chercheurs voulaient en effet acculer les pouvoirs publics à chercher un règlement définitif à ce récurrent problème «si jamais ces expatriés décident de rentrer définitivement au pays», comme nous l’a si bien confirmé M. Dahmane El-Hadj, enseignant à l’université de Mulhouse (France) et président de Deux rives, une association qui privilégie, outre les échanges scientifiques, le dialogue interculturel. «Beaucoup d’Algériens comptent revenir travailler au pays, mais hésitent encore à le faire car ils savent pertinemment qu’ils auront en face et de toutes les façons, l’épineux problème de la retraite.»Pour sa part, un chercheur algérien établi à Edmonton (Canada) estime que «les scientifiques algériens dont certains gagnent jusqu’à 200 000 dollars par an, ne reviendront jamais en Algérie pour gagner 200 fois moins même si on leur règle le problème de la retraite». Ce que notre homme suggère c’est plutôt une passerelle entre l’Algérie et sa grande communauté établie à l’étranger. Les participants ont, en outre, évoqué les problèmes auxquels est confrontée la communauté nationale dans le pays d’accueil, notamment en Europe à la suite des restrictions introduites dans la loi européenne relative à l’immigration. Il a été aussi admis que les consulats d’Algérie à l’étranger devraient constituer un trait d’union entre les membres de la communauté et leur pays. Mais si «ce colloque constitue une tribune pour discuter une stratégie nationale consensuelle en direction de notre communauté établie à l’étranger», comme le soulignait M. Si Afif, président de la Commission des affaires étrangères à l’APN, il était loin d’assurer un certain consensus dans la mesure où plusieurs chercheurs ont affiché leur mécontentement à propos des «discours creux et démagogiques».

R.N

manque d’eau au Moyen-orient et en Afrique du nord

Bientôt un manque d’eau au Moyen-orient et en Afrique du nord
Les régions arides du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord seront bientôt confrontées à une crise de l’eau grave si les gouvernements ne prennent pas les mesures nécessaires pour mieux gérer cette ressource rare et limitée.
Le Moyen-Orient utilise de manière excessive ses ressources limitées d’eau et la quantité d’eau disponible par tête sera divisée par deux d’ici 2050, entraînant des pressions sociales fortes alors que de nombreuses personnes quitteront la campagne, d’après les déclarations de la Banque Mondiale jeudi.

Mais une crise peut encore être évitée si les gouvernements saisissent cette occasion pour réparer les réseaux d’eau, construire de nouvelles infrastructures comprenant des usines de dessalement et éduquent les populations pour les inciter à ne pas gâcher des ressources limitées, peut-on lire dans un rapport publié par la Banque Mondiale.

Le Moyen-Orient et l’Afrique du nord, deux des régions les plus arides du monde, consomment de manière excessive des ressources d’eau douce déjà rares.

Le déclin de la qualité de l’eau a déjà fait baisser le PIB du Maroc, de l’Algérie et de l’Egypte de 1%, et le PIB de l’Iran de 3%, d’après les données de la Banque Mondiale.

Alors que la population du Moyen-orient et d’Afrique du nord est sur le point d’exploser et que le changement climatique devrait réduire les précipitations de 20% d’ici 2050, l’institution incite les gouvernements de la région à élaborer des réformes urgentes.

« Nous devons simplement réduire la quantité d’eau utilisée, surtout pour l’agriculture qui représente 85% du total de notre consommation d’eau » a déclaré Julia Bucknall, spécialiste de la gestion des ressources naturelles à la Banque Mondiale, dans la capitale du Maroc, Rabat.

Les compagnies d’eau doivent réduire les pertes d’eau dues à l’évaporation et investir dans des réseaux modernes et efficaces, d’après elle. Les agriculteurs devraient par ailleurs s’équiper de techniques d’irrigation qui gaspillent moins et passer à des cultures qui apportent plus de revenus par quantité d’eau consommée.

Les responsables de la Banque Mondiale ont déclaré que la Tunisie et la Jordanie avaient réussi à bien gérer la demande en eau et étaient les pays de cette région du Moyen-Orient et d’Afrique du nord qui avaient la plus grande quantité d’eau encore disponible.

« Si nous faisons des projets pour l’avenir, c’est beaucoup plus simple que la gestion de la crise qui nous attend » a déclaré Julia Bucknall.

Une grande partie de l’Afrique du Nord est de plus en plus dépendante des importations de céréales alors que les récoltes agricoles diminuent, la quantité de terres agricoles disponibles diminue et la population croît.

Le Maroc est un exemple à suivre pour la région étant donné qu’il récolte la pluie avec un réseau de barrages, mais dans la région de Souss, qui est une région de production agricole intensive (près d’Agadir) les niveaux d’eau ont chuté à 70 mètres en dessous du sol alors qu’ils étaient à 10 mètres en dessous du sol en 1982.

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