la 3 eme guerre mondiale a deja commencée

Après la Guerre du Feu…

la Guerre de l’Eau ?

Prenez le Moyen-Orient, par exemple : la Turquie est en train de construire pas moins de 22 barrages et 19 centrales électriques sur les fleuves Tigre et Euphrate et sur leurs nombreux affluents. Objectifs : produire 30 milliards de Kw/H, irriguer 1,7 milliards d’hectares de terres arides et enrichir cette région qui représente 10% de la Turquie. L’enjeu est considérable, car ainsi la Turquie contrôlera 28% de son potentiel en eau et sera autosuffisante en 2010, tant sur le plan alimentaire qu’énergétique.

Mais l’enjeu est aussi géopolitique. En effet, la Turquie peut stocker des quantités d’eau considérables derrière ses barrages, limitant l’approvisionnement en aval, c’est-à-dire celui des pays comme la Syrie et l’Irak. Des accords ont bien été signés entre eux, mais ces deux pays jugent le débit des fleuves en aval insuffisant pour leurs besoins. Et en plus, cette eau est de qualité médiocre, polluée par les engrais et les rejets industriels.

C’est un exemple parfait d’utilisation potentielle de l’eau comme arme stratégique. On pourrait tout à fait envisager de voir un jour des pays réduire leurs « exportations d’eau » comme le fait déjà la Russie pour le gaz ou le pétrole, afin d’exercer une pression politique ou un chantage sur d’autres pays dépendants.

Sans faire un mauvais roman d’anticipation, que se passera-t-il vraiment si un jour la pénurie d’eau douce issue des lacs, des rivières, des glaciers, des nappes souterraines, met en péril la survivance de populations entières ?

A l’autre bout du globe, le Groenland, propriété du Danemark, donc de l’Europe, se voit convoité par les Russes, les Américains et les Canadiens. Certes en raison de ses richesses supposées  en pétrole et en gaz, mais aussi en raison de la quantité énorme d’eau douce que renferment ses glaciers.

Il ne fait aucun doute que des conflits, même entre « bons voisins » (Mexique, USA) se produiront à l’échéance d’une décennie. Si tôt ? Oui, car il y a urgence !

Rappelez-vous qu’une guerre russo-chinoise a failli se produire au sujet du fleuve Amour, et pas uniquement parce qu’il s’agissait d’une frontière naturelle… mais aussi pour son exploitation.

Autre point essentiel : l’eau n’est pas une matière première comme une autre — il n’y a pas de produit de substitution, et surtout, elle est décorrélée des autres matières premières (contrairement à l’or et au pétrole, ou à l’argent par exemple). Elle est également décorrélée des devises dans son utilisation primaire.

Cela en fait un secteur d’investissement de premier plan sur le moyen/long terme. Comme les matières premières soft, le prix de l’eau est tiré par la croissance inexorable de la population mondiale, à laquelle il faut ajouter l’élévation globale du niveau de vie.

Purifier, filtrer, transporter, stocker, distribuer et même embouteiller l’eau seront des activités de plus en plus importantes dans l’économie mondiale. Et qui prendront de plus en plus de valeur.

Les pays dépenseront des milliards de dollars au cours des deux prochaines décennies afin d’installer et d’améliorer les infrastructures de traitement et de distribution d’eau. Les Etats-Unis à eux seuls dépenseront 1 000 milliards de dollars au cours de cette période afin d’améliorer leur infrastructure qui se détériore.

Pour profiter de cette tendance qui se développe à vitesse exponentielle, mes recherches m’ont permis de dénicher un investissement simplissime… mais plein de promesses :

suite de l’article

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Survivalistes En Algerie ( avant le grand chaos planetaire )

survie

comme son nom l’indique ce site a été pensé pour etre une source d’information modeste  ( c’est mieux que rien ) pour  les algeriennes et algeriens qui desirent retourner au pays et qui voudraient bien trouver quelques pistes pour se realiser,

 

en creant ce site, je ne pensais pas franchement aux boulversements dans la finance internantionale qu’on a eu recement, et qui ont conduit dores et deja à la crise economique mondiale qu’on connait aujourd’hui, au premier semestre de l’anné 2009, et que beaucoup d’analystes lui donnent au moins 3 ans avant d’esperer une quelconque reprise.

 

comme trés peu de monde s’interesse reellement aux previsions les plus sombres et qui sont probables, le jour ou on sera  confrontés à la dure realité, auront du mal à trouver les « bouées » necessaires pour tenter ce qu’on pourrait sauver, sinon sa petite personne pour commencer,

 

et aprés ?

 

le aprés, certains se sont dores et deja préparés sans faire de bruit, l’autosuffisance alimentaire ne s’improvise pas, et c’est pour cette raison que ce billet restera temoin pour ceux qu’on peut appeller les « survivalistes », ceux qui pensent à survivre au chaos annoncé, evidement, il y’a plusieurs « ecoles » du survivalisme, aux etats unis, il y’a toute une litterature

 

en revanche, en Algerie, nous n’avons pas encore ce sujet en tete, alors, si vous voulez continuer la reflexion, demander des conseils, offrir une opportunité, se regrouper pour tenter de faire quelque chose dans notre vaste pays, c’est le coin pour en parler

 

n’hesiter pas à poser des questions, il y’en aura toujours qui seront ravis de repondre

 

willa mafhamtouche, chta rani naksed, c’est le moment aussi

 

Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à « quitter votre région ».

La crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux États-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ? C’est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.

Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de « dislocation géopolitique mondiale », les experts prévoient un « sauve-qui-peut généralisé » dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d’affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. « Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible. »

Selon cette association, formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques et de professionnels européens de différents secteurs, les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible.

La crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l’intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L’Amérique latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques. « Il y a 200 millions d’armes à feu en circulation aux Etats-Unis, et la violence sociale s’est déjà manifestée via les gangs », rappelle Franck Biancheri, à la tête de l’association. Les experts du LEAP décèlent d’ailleurs déjà des fuites de populations des Etats-Unis vers l’Europe, « où la dangerosité physique directe restera marginale », selon eux.

FAIRE DES RÉSERVES

Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d’énergie, de nourriture, d’eau, dans les régions dépendantes de l’extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves. Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de réflexion n’avait, dès février 2006, prédit avec une exactitude troublante le déclenchement et l’enchaînement de la crise. Il y a trois ans, l’association décrivait ainsi la venue d’une « crise systémique mondiale », initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l’effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de – 50 % à – 20 % en un an), puis de l’éclatement de l’ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents. Tout cela provoquant une récession en Europe et une « très Grande Dépression » aux Etats-Unis.

Doit-on en conclure que la crise mondiale peut se transformer en guerre mondiale ? « Les pronostics de LEAP sont extrêmes, mais la violence sociale pointe », admet Laurence Boone, économiste chez Barclays.

Reste un espoir, une « dernière chance » selon le LEAP, qui résiderait dans la capacité du G20, qui se réunira le 2 avril à Londres, à arrêter un plan d’action « convaincant et audacieux ». Dans ce cas, le monde ne serait toutefois pas tiré d’affaire, puisque les experts ne manquent de rappeler que se profile aussi une sévère crise climatique…

Claire Gatinois
Le Monde

Portraits d’immigres : Le mysterieux El-Hadj et la belle Linda

Portraits d’immigrés : Le mystérieux El-Hadj et la belle Linda

par Notre Bureau De Bruxelles: M’hammedi Bouzina Med

Adam a été expulsé du Paradis. Les prophètes ont, tous, vécu l’exil. Les hommes se sont toujours déplacés. Pourquoi ? Parce que l’homme est un bipède.

Hadj Abdelkader, le révolutionnaire.

A chaque rendez-vous électoral algérien, il est là. Au siège du Consulat à Bruxelles. Costume sombre des années soixante, il arbore fièrement sur le revers de son veston gauche un macaron frappé du drapeau algérien. En bandoulière, sur sa poitrine un badge « Consulat d’Algérie, élections du… ». Il endosse pour un moment une fonction officielle d’hôte des électeurs. 75 ans ? 80 ans ? Personne ne sait son âge. Tout le monde sait qu’il est un ancien de la « Fédération de France » du FLN en Belgique. Il habite entre les villes de Mons et de Charleroi, pas loin d’Hornu, où les Messalistes ont tenu leur congrès de juillet 1954 pour décider du « top départ » de la révolution armée et de qui sera le chef suprême. La suite on la connaît, les jeunes fougueux d’alors ont décidé, en Algérie, sans les Messalistes. El-Hadj connaît plein de choses sur cette période de la révolution. Aujourd’hui, El-Hadj parle très peu, va à la mosquée et se mobilise les jours de votes pour l’Algérie. Il a toujours répondu à l’appel de l’Algérie sans rien demander pour lui. Lui est encore dans la révolution. C’est une oeuvre permanente. El-Hadj ne comprend pas pourquoi d’autres Algériens ont appelé au boycott de la dernière élection présidentielle de 2004 ou lors du référendum sur la Concorde nationale. Pour lui, il faut toujours dire « OUI » à l’Algérie et ne pas chercher à comprendre pourquoi. Il est intégriste à sa manière. A Bruxelles, il y a quelques autres anciens de la « Fédération de France, section Belgique ». Ils ne parlent jamais d’El-Hadj Abdelkader et lui ne parle jamais d’eux. El-Hadj a soutenu le premier candidat RND à la députation pour l’immigration en 1997. Il a été élu. Il a soutenu les deux autres successeurs FLN et ils ont été élus. Personne ne sait si El-Hadj Abdelkader a une carte de militant du FLN, RND, Hamas… Tout le monde le respecte et il respecte tout le monde. C’est bien ainsi, vous disent les anciens immigrés. Et tous le salueront dès le début avril prochain, lorsqu’il sera à l’accueil du Consulat le jour de l’élection présidentielle.

LINDA, l’Algérienne

Elle est surnommée ainsi parce qu’elle a toujours un drapeau algérien dans tout rassemblement, rencontre ou fête des Algériens en Belgique. Tous les Algériens aiment et respectent Linda. Elle est depuis longtemps seule. La cinquantaine frappée, elle a vécu des moments terribles. Après le décès de sa fille à la fleur de l’âge, son unique fils âgé de 20 ans s’est suicidé en se jetant par le balcon du 7ème étage. Linda vit maintenant seule. Devant tant d’adversité, elle soulève l’admiration et le respect de tous les hommes et femmes. A chaque occasion de fête ou d’événement national, Linda arrive avec le drapeau algérien et lance des you-you. Très bien habillée, elle parle, rit et danse. Elle a été danseuse dans le ballet de la RTA, l’ancêtre de l’actuelle ENTV. Elle connaît plein d’artistes. Parfois, elle vous emmène dans son monde en vous contant des anecdotes où les chanteurs chaâbi comme Guerrouabi, Chaoû, Saloua… ne sont jamais loin. En janvier dernier, alors que la palestinienne Ghaza mourrait sous les bombes israéliennes, les Algériens de Bruxelles ont invité un représentant de l’Autorité palestinienne à Bruxelles et un poète libanais pour débattre de la situation et improviser une quête pour les enfants palestiniens soignés dans les hôpitaux belges.

Linda a roulé, seule, le couscous pour les soixante personnes venues au café de Zoubir pour la circonstance. Au mois de mai 2006, elle me sollicita pour lui rédiger une requête pour le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. La famille de son ex-époux lui a « volé » sa part de l’appartement d’Alger, situé pas loin du cinéma Debussy.

Linda voulait le laisser à son unique fils de 20 ans qui projetait de vivre à Alger. Je n’ai pas rédigé la lettre parce que Linda m’a demandé d’attendre jusqu’à la fin du mois d’août la réponse de son avocat d’Alger. Si la justice ne serait pas juste, alors elle saisirait le président. Linda estime qu’il ne faut pas importuner le président de la République sans raison valable. Il a tant à faire pour le reste de l’Algérie. Entre-temps, son fils est décédé. Linda ne parle plus de l’appartement d’Alger. Elle n’est plus seule. Elle dit que Dieu est avec elle parce qu’il en a décidé ainsi.

quotidien d’oran

Dependance alimentaire et securite

Economie (Jeudi 12 Février 2009)

Politiques agricoles et sécurité alimentaire
Comment sortir de la dépendance ?
Par : Djamel Zidane

Les implications relatives au volet agricole des négociations en vue de l’adhésion à l’OMC ne font pas l’objet de manière générale d’une large médiatisation.

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L’Algérie aspire à adhérer à l’OMC.
Mais il faudra pour cela ratifier tous les accords internationaux qui ont régi le commerce international durant la période GATT, jusque et y compris ceux du cycle de l’Uruguay Round, ratifiés à Marrakech en 1994, qui formalisent les relations des pays adhérents pour tout ce qui concerne, justement, les produits agricoles. Si l’Algérie n’est pas une partie contractante de l’Uruguay Round, ni de l’OMC, elle devra s’y soumettre une fois acceptée en tant que membre. Inscrit en 1986 à l’ordre du jour des négociations du GATT, l’accord sur l’agriculture visait à amorcer la réduction progressive des subventions accordées à l’agriculture, sous toutes leurs formes, soutien financier ou protection tarifaire et douanière. Cet accord tenait compte aussi des aspects sanitaires et phytosanitaires et des mesures de protection des marchés et des agricultures, du soutien interne et des subventions à l’exportation des produits agricoles nationaux. Les mesures de soutien interne doivent être réduites de l’ordre de 20% sur six ans pour les pays développés et sur 10 ans pour les pays en développement.
Ces engagements de l’Uruguay Round concernent toutes les mesures qui ont un effet de distorsion sur les échanges et sur la production des produits agricoles. Citons quelques-unes des principales règles édictées à ce propos : ne seront pas concernés par les accords :
1. le soutien à l’agriculture sera fourni dans un cadre public n’impliquant pas de transfert de la part des consommateurs ;
2. le soutien ne sera pas destiné à soutenir les prix des produits offerts par les agriculteurs ;
3. la détention de stocks de sécurité alimentaire ;
4. l’aide alimentaire intérieure, le versement direct aux agriculteurs, la participation directe de l’État à des programmes de garantie de revenus, l’aide à l’ajustement de structures (mise à niveau), au moyen d’aide à l’investissement, les aides au titre de protection de l’environnement.
Par ailleurs, les accords de l’Uruguay Round prohibent totalement l’interdiction de recours aux barrières non tarifaires (quota, restrictions des exportations et contingentement, prix plancher, etc.).
Les droits de douanes devront être réduits de 36% sur une période de 6 ans, chez les pays développés et de 24% chez les PVD, au bout d’une période de 10 ans. Un minimum de 15% de réduction doit être réalisé pour chaque ligne tarifaire au bout de la période considérée. Même les subventions à l’export sont désormais réglementées, ce qui porte un coup dur aux pays de l’UE qui traditionnellement aide de manière conséquente leurs exportations.
Ces subventions à l’export devront, au bout de 6 ans, être réduites de 36% en valeur, sur la base des niveaux de valeurs de 1986-1990, alors que la quantité des produits subventionnés devrait être réduite de 21% durant la même période, pour les pays développés, alors que les taux sont de 14% et 21% pour les PVD.
Pour ce qui est des mesures sanitaires et phytosanitaires, rien ne s’oppose, dans les accords de l’Uruguay Round, à la mise en place de réglementations nationales destinées à protéger la santé et la vie des personnes et des animaux, ainsi que la protection des végétaux. Cependant l’accord énumère les mesures sanitaires et phytosanitaires qui ne doivent pas être utilisées comme barrières non tarifaires à l’importation.
À ce titre, la mise en œuvre, depuis près de 20 ans, d’une législation sévère visant l’interdiction d’importation par l’Algérie des fameuses farines animales destinées à l’alimentation du bétail, a pu épargner au cheptel et aux personnes, la triste maladie de la vache folle. De même que l’importation d’animaux, de semences, de plants, de matériel végétal destiné à la greffe, et des OGM, sauf pour les stricts besoins de la recherche scientifique, a été réglementée en Algérie, et désormais, des brigades de la DCP veillent, en association avec les douanes, le GGF et la PAF, au respect de la procédure d’importation et de la réglementation en vigueur.
L’Uruguay Round consiste à remplacer l’ensemble des barrières non tarifaires en droits de douane, même très élevés, dans le but de mettre en place une plus grande transparence des transactions et des échanges internationaux agricoles.
La balance agricole reste déficitaire
En Algérie, pour ce qui est des produits agricoles, qu’il s’agisse de pomme de terre ou de céréales, de lait ou de viande rouge, la balance commerciale est largement déficitaire depuis longtemps, et l’écart entre ce qui est produit localement et ce qui est importé a même tendance à s’accentuer, si l’on considérait la facture alimentaire nationale. Or, l’accord de l’Uruguay Round, et donc l’entrée à l’OMC, n’incitera pas à produire, loin s’en faut. La réduction du soutien à la production aux États-Unis ou en Europe, risque de décourager les agriculteurs, qui produiront moins et donc exporteront moins. Sur la facture payée par l’Algérie, pays grand consommateur de blé, les effets seront très préjudiciables.
La facture du lait et des aliments de bétail, et donc le prix des viandes rouge et blanche, elle aussi ne manquera pas de grimper. Les cours du blé devraient croître de 6% à 7%, selon les experts, alors que la FAO prévoit une hausse de 8% à 10% des cours mondiaux de la viande. La BM et l’OCDE énoncent des projections moins graves, dans une fourchette de 3% à 6% d’augmentation des prix. Tous les pays participant au cycle de l’Uruguay Round se sont tout de même accordés que l’application de l’accord aura des effets négatifs sur les pays les moins avancés et les PVD qui, à l’instar de l’Algérie, importent leurs produits alimentaires. Même si les pays développés ont promis de fournir des aides alimentaires aux plus pauvres, à titre de don ou à des conditions favorables. Si l’accord dispose que les mesures non tarifaires sont supprimées et reconverties en droits de douanes, encore faudrait-il que des pays comme l’Algérie disposent de surplus à exporter selon les normes exigées par les marchés des pays d’accueil, normes particulièrement discriminatoires pour les PVD, qu’il s’agisse de produits agricoles ou industriels. À court terme, l’accord de l’Uruguay Round ne pourrait avoir que des effets négatifs sur l’Algérie, à moins que son agriculture n’évolue vers une production plus importante tant en qualité qu’en quantité, comme l’affirme A. Manseur, ingénieur expert en agronomie, dans Actuel.
Mais pour que l’agriculture algérienne évolue, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Autrefois, on disait de l’Algérie qu’elle était le grenier de Rome, mais la valse hésitation entre l’option céréaliculture, remplacée au cours du PNDA/Rpar l’arboriculture fruitière, puis, de nouveau, on est revenu à l’ancien schéma, à la suite de la flambée des prix des céréales derrière les prix des hydrocarbures. Les primes à la production de céréales versées en amont sont désormais remplacées par le paiement, à la livraison, selon les cours internationaux des céréales.
Sans compter les contrats de performance signés entre le ministère de l’Agriculture, d’une part, et les wilayas et l’OAIC, d’autre part. En espérant voir survenir un déclic qui n’aura que trop tardé, dans un monde désormais inquiétant, où assurer sa subsistance est devenu une question de vie et de mort, comme aux tout premiers commencements.</b>
 

 

Synthèse de Djamel Zidane
(à partir d’Actuel de février 2009)

Trafic dans la telephonie a l’international

Multimedia
 (Jeudi 12 Février 2009)

 

Fraude dans le trafic téléphonique à l’international
Une menace sur la sécurité du pays
Par :Faïçal Medjahed

Un fraudeur moyen utilise entre 700 et 1 000 puces téléphoniques, et chaque puce consomme 8 000 DA de recharge par jour. Si l’on tient compte de ces chiffres, il est loisible de constater un blanchiment de 8 millions de DA  par jour et par fraudeur.

Un opérateur privé algérien a saisi l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (Arpt) pour dénoncer “la fraude dans le trafic en provenance de l’international sur les réseaux fixe et mobile algériens”. Cet opérateur a indiqué, dans une lettre adressée au directeur général de l’Arpt, dont Liberté détient une copie, qu’“une analyse très détaillée élaborée par les opérateurs VOIP, en collaboration avec Algérie Télécom en septembre 2006, nous a permis de révéler l’existence de fraudeurs qui utilisent un autre support de télécommunications basé sur le réseau téléphonique commuté (RTC). Le volume de la terminaison du trafic en provenance de l’international sur le réseau fixe algérien, acheminé via les opérateurs VOIP, est estimé à un million de minutes par jour”. Ce trafic téléphonique a disparu, selon l’opérateur, du circuit d’Algérie Télécom (AT) et celui des opérateurs VOIP depuis la mise en place de la nouvelle convention de tarification à la minute entre AT et les opérateurs VOIP. Ce trafic a été récupéré et balancé illégalement, selon la même source, sur le réseau RTC par des opérateurs non déclarés, soit à travers le grand public, soit en utilisant certaines institutions dont l’activité nécessite l’utilisation d’un grand nombre de lignes téléphoniques, tels que les hôtels et les administrations. Or, ces fraudeurs ont besoin d’amasser des sommes considérables en monnaie locale, soit le dinar algérien, pour que ce trafic puisse avoir lieu, précise-t-on. Le produit de ce trafic étant vendu principalement en Europe, des réseaux de blanchiment d’argent — agissant aussi bien en Algérie qu’à l’étranger — sont mis à contribution pour récupérer les sommes colossales en dinars, lesquels réseaux mafieux se font payer en devises via les fraudeurs, explique cet opérateur qui a préféré garder l’anonymat. Ce dernier a également révélé : “Nous détenons d’autres preuves irréfutables relatives à un détournement sur le trafic téléphonique des réseaux mobiles des opérateurs Mobilis et Nedjma.” Et d’ajouter : “Les auteurs de ce détournement utilisent des passerelles IP/GSM qui fonctionnent avec des puces et des cartes de recharge pour téléphones mobiles.” La fraude est irréfutable, dit-il, vu l’absence de contrôle ou d’une quelconque traçabilité. À titre indicatif, un fraudeur moyen utilise entre 700 et 1 000 puces téléphoniques, et chaque puce consomme 8 000 DA de recharge par jour. Si l’on tient compte de ces chiffres, il est loisible de constater un blanchiment de 8 millions de DA par jour et par fraudeur, explique-t-il. Plus explicite, il a révélé que “nos investigations nous ont permis d’identifier l’une des personnes impliquées dans ces opérations criminelles. Il s’agit d’un Indo-Pakistanais de nationalité française qui se déplace souvent en Algérie afin de maintenir et d’étendre ses réseaux de blanchiment”. Ce fraudeur s’est rendu en Algérie entre mai et juin 2007, ajoute-t-il. L’auteur de cette lettre a estimé que “ces pratiques représentent une menace réelle à l’économie, voire à la sécurité du pays, tant tout porte à croire que l’argent servant à l’alimentation de ce trafic sert, aussi, à renflouer les caisses des groupes terroristes dont la corrélation avec les réseaux mafieux à travers le monde ne sont plus à prouver”.
Ces sommes colossales qui circulent en dehors du circuit financier réglementaire sont, selon lui, une véritable ressource pour le terrorisme, le grand banditisme, le trafic de drogue et toutes les autres activités criminelles. Enfin, cet opérateur a proposé à l’Arpt deux solutions pratiques et efficaces pour contrecarrer ces pratiques frauduleuses. La première — à mettre en œuvre dans l’immédiat — permettra d’arrêter ce trafic provisoirement et la seconde —définitive — nécessitera la mobilisation d’importants investissements pour l’acquisition d’équipements de contrôle et de suivi à mettre au niveau des arrivées en fibre optique internationales (Internet) et des hubs satellitaires. 

F. M.

liberte

Blanchiment d’argent en questions

Les ramifications d’un fléau

Un crime économique qui, de l’avis des monétaristes algériens, ne pourrait être combattu que grâce à une étroite coopération avec certains pays européens disposant d’une longue expérience dans ce domaine.

 

Par Mohamed Terfous

 

Ainsi les représentants du club de ces pays, dont l’Algérie est devenue membre, se réunissent à tour de rôle d’une capitale à une autre pour débattre de cette tare sociale qui est à l’origine des fuites d’importants capitaux vers l’étranger et du grossissement du volume de la masse monétaire brassée dans les marchés informels.

 Cependant pour élaborer une stratégie commune et cohérente face à ce fléau, on s’aperçoit que ce sont toujours les mêmes qui prennent la parole avec le même discours ; de ce fait, on n’a pas à s’étonner de résultats n’aboutissant à aucun avancement.  De ce point de vue, il appartient de mettre en évidence l’origine des liquidités flottantes en Algérie qui assaillent l’économie du pays, avec leurs symptômes inflationnistes, avec un dinar muselé par la procédure du fixing, qui ne cesse de déprécier sa valeur réelle, en servant de monnaie de change à un taux des plus favorables pour augmenter, à l’heure actuelle, le volume des recettes budgétaires. Autrement dit, l’effet de la procédure du fixing a causé les mêmes dégâts que ceux d’une planche à billets. D’autant plus que ce dinar étant miné par la rente, il n’y a que 40% de travail rendu selon certaines études, ce qui fatalement fait  chuter la valeur ajoutée que génère le travail. Et que partout ailleurs, toute monnaie n’a de corollaire que le travail. C’est aussi, ce qui a mené à la démonétisation du dinar comme toutes les autres monnaies, dont la valeur devrait être fixée par l’offre et la demande, et non pas par la gestion administrée pour un cours fixé d’avance.

Parmi les autres causes endogènes, il y a celle de l’introduction de la TVA, c’est-à-dire l’impôt qui tue l’impôt, malgré les promesses faites par tous les gouvernements qui se sont succédé de façon à ne plus recourir à la fiscalité pour l’équilibre de leurs budgets.

C’est cet impôt, hélas, qui de par son application, sanctionne, à cet effet,  la plus-value que génère le travail. A savoir une taxe qui est prélevée par le producteur et l’intermédiaire, en l’occurrence le commerçant, pour être répercutée sur les produits du consommateur, qui est  l’ouvrier  créateur de la plus-value.   De ce fait, son introduction a poussé la plupart de ces commerçants à commettre des délits de fausses déclarations pour des impositions fiscales, avec des transactions sans factures. Evidemment, toutes ces opérations transitent dans le marché informel afin de faire disparaître toute trace d’écritures susceptibles d’être repérées par les agents du fisc en cas de contrôle.

Dans cette optique, il fallait trouver le remède dès le départ que de laisser le mal prendre des proportions inquiétantes. Par ailleurs, depuis l’introduction de cette taxe, début des années 1990, les premières victimes qui avaient déposé leur bilan sont les artisans, par le fait que le pays ne produit hors hydrocarbures que le 5% de ce qu’il importe, à savoir que la majeure partie des produits exportables sont artisanaux. A ce titre, il appartient de souligner que cette taxe a été adoptée par les Européens, seulement comme paramètre de régulation, telle que le fait d’arrêter la surproduction de certains produits agricoles par le biais de l’augmentation de cette taxe, quant il s’agit de prix à ne pas sacrifier, ou  faire baisser cette taxe quand il s’agit d’une impulsion à donner aux marchés financiers et boursiers afin de leur faire atteindre la cadence programmée par l’ UE pour la relance.

Ce qui incite dans ce cas de figure à évoquer le «face-à face» des deux candidats pour le deuxième tour des présidentielles de 2007 en France, où la candidate de la gauche avait répondu au candidat de la droite qu’elle allait augmenter les retraites avec celle de la taxe sur les opérations de bourse. C’est à partir d’une telle réponse qu’elle a perdu le peu d’avance qu’elle avait, par le fait de n’avoir pas mesuré l’effet de l’augmentation de la TVA sur des opérations boursières, risquant de provoquer l’asphyxie des marchés boursiers, en réduisant le volume des affaires qui est l’un des paramètres de relance économique.

A cela s’ajoutent d’autres causes, comme celle du factoring, un instrument financier nouvellement introduit par le code du commerce en Algérie, et qui n’a pu être mis en application pour une raison jusqu’à présent ignorée. Et qu’en réalité, c’est pour éviter l’intervention des «factors» pour la prise en charge du contrôle des comptabilités, notamment celles du secteur privé.

Par ailleurs, dès le début de l’embellie des cours du baril du pétrole, le président de la République avait décidé du changement des répartitions budgétaires, qui de I/3 pour le développement et 2/3 pour le fonctionnement depuis des décennies, à cette instar, il faillait impulser  le développement en le rendant à deux tiers, et un tiers pour le fonctionnement. Dans cette optique, c’est ce qui avait provoqué l’étincelle de la relance, dans le but de stimuler la production afin de réduire la facture des importations, selon la déclaration faite par le président de la République.

En revanche, c’est l’inverse qui s’est produit avec des gestionnaires peu satisfaits de la nouvelle orientation, par le fait qu’en 2000, les importations étaient de 9,5 Milliards de $, et fin 2006 elles ont dépassé les 22 milliards $. À cet égard, c’est pendant cette période, qu’ il y a eu une absence totale des services de contrôle, ayant été la cause principale, des nombreux détournements qui ont eu lieu,  battant tous les records, où tout s’importait en enfreignant la réglementation en vigueur, pour que tout transite par le marché informel. A savoir ça été la période de déstabilisation de l’économie algérienne avec des gestionnaires qui ont fait croire au Président que tout allait bien, et que c’est le contraire qui s’est produit.

De ce fait, il convient d’admettre, que c’est à partir de ces négligences, qu’apparaît aujourd’hui le problème de blanchiment d’un argent gagné dans l’informel, dont on ne peut justifier l’origine qui n’a rien de légal, pour être contraint de recourir au blanchissement, afin de se procurer  un semblant de justification  des fonds d’origine douteuse.  Par ailleurs, le gain qui est issu du marché informel est réservé souvent à des transactions pour des produits illicites qui sont nocifs à la santé ou qui constituent un danger pour la sécurité publique. Et ce n’est qu’à partir de ces pistes que sont souvent engagés des travaux d’investigations devant permettre d’endiguer ce fléau.

D’autre part, il y a le fait surprenant qui est celui du ministre des Finances, qui une semaine avant le mois de carême 2006, avait annoncé l’abrogation d’un texte de loi sur la limitation à 50 000 Da minimum par chèque pour chaque transaction commerciale.

Ce qui par évidence a démontré le poids de la mafia du marché informel qui était visée par ce décret, et de son influence, par le biais du chantage, pour contraindre un ministre de renoncer à la mise en application d’un décret.  Evidemment, derrière ce coup de force, il y a eu la hantise de voir la mafia provoquer des pénuries de produits de première nécessité pendant le mois de carême.

A cela, il appartient d’ajouter l’affaire des sociétés d’import-export devant avoir un capital minimum de 20Millions de Da, dont on pense que les barons de l’informel sont à l’origine de cette mesure, dans le but d’éliminer les jeunes trabendistes qui opéraient avec des sociétés d’un capital de 100 000 Da. De ce point de vue, il est évident que ces magnats ont leur façon d’imposer leur diktat sur les marchés informels.

Dans ce contexte, il y a un autre fait grave qui mérite d’être signalé, c’est l’intervention de l’ex-ministre des finances devant le Parlement «où il avait signalé l’existence de 5 milliards de $ de créances douteuses», dont le recouvrement par les banques constitue une véritable menace pour la sécurité de l’ Etat.  Evidemment, la majeure partie de cet argent a pu transiter dans le marché informel pour servir de monnaie de camouflage dans des transactions clandestines.

Donc le volume des liquidités flottantes qui échappe à la masse monétaire en circulation demeure incontrôlable, pour pouvoir le mobiliser afin de le rendre productif. De ce fait, pour combattre ce fléau, l’Algérie a choisi comme arme, jusqu’à présent, celle de la répression par des mesures policières, et qu’à cet égard, il y a eu formation de nombreux jeunes juristes enrôlés dans les rangs de la police judiciaire, ce qui n’est pas une perte pour le pays, bien au contraire, ce n’est qu’avec le temps que les résultats seront concluants.

Ce qui revient à dire qu’on ne peut mener de lutte contre ce fléau, seulement à partir de contrôle ou de surveillance de transferts bancaires, en pensant pouvoir obtenir facilement satisfaction. Et qu’en réalité, seule l’infiltration dans les milieux mafieux de l’informel serait la meilleure solution d’y parvenir. Autrement dit, il suffit de suivre l’exemple de nombreux pays qui sont arrivés à éradiquer cette tare.

D’autant plus que les véritables méfaits de ce fléau se situent au niveau des transactions clandestines, échappant à tout contrôle par leur mode informel de paiement, ou d’acheminement à destination des produits achetés pour des objectifs de nuisance à la sécurité et à l’économie du pays. Ainsi la vigilance étant de rigueur, il appartient de se mettre à l’évidence pour admettre que la constitution d’une brigade financière est d’une nécessité absolue.

N’empêche que cette défectuosité qui est le blanchiment d’argent, provenant en grande partie de la corruption, des détournements ou de la criminalité organisée, inquiète de plus en plus les pays arabes. D’autant qu’après avoir pris des proportions inimaginables, sept de ces  pays avaient pris sous l’égide la ligue arabe  la décision de se réunir à Tunis le 22 août  2007,  afin d’élaborer d’un commun accord une stratégie de lutte contre le blanchiment d’argent. Ceci s’est terminé par l’adoption de l’unique solution, qui est celle des échanges d’informations sur des transactions censées être suspectes. Parmi les intervenants au cours des débats, le représentant de la ligue des Etats arabes avait profité de l’occasion pour souligner que d’après le rapport de l’ONG Transparence Internationale, aucun pays arabe ne figure sur la liste des 50 pays moins corrompus.

A cela s’ajoute l’intervention du représentant du FMI qui a révélé que le volume d’argent blanchi dans le monde varie entre 640 milliards de $ et 1 600 milliards de $ par an, dont 400 milliards de $ transitent chaque année par l’Afrique. Mais il n’en demeure pas moins que certains observateurs ont été trop bavards en désignant du doigt l’Algérie qui était absente à cette rencontre.

Tout en faisant rappeler ce qui s’est passé en Algérie ces dernières années comme crimes économiques, sans oublier  de mettre en exergue le dernier accord signé par les algériens avec des partenaires européens sur la lutte contre le blanchiment d’argent.         

M. T.

le jour d’algerie