Pour créer des PME en Algérie: REAGE cherche des appuis

Pour créer des PME en Algérie: REAGE cherche l’appui des pouvoirs publics

Après avoir visité durant trois jours de nombreuses entreprises algériennes et rencontré des responsables du secteur économique, la délégation de REAGEgalareage08qa8 a organisé, dimanche dernier à l’issue de cette visite, une rencontre «networking» à l’Ecole supérieure des affaires d’Alger ESAA.

Lors de cette rencontre «networking», à laquelle ont pris part également le président de la Chambre algérienne d’industrie et de Commerce, M. Brahim Bendjaber, et le DG d’Algex, M. Benini, de nombreux jeunes porteurs d’idées ont tenu à faire part et partager leurs ambitions de créer et de monter des PME en Algérie. Ces jeunes entrepreneurs ont eu, durant les trois jours de la visite, faut-il le rappeler, à rencontrer des responsables avec lesquels les opportunités d’affaires ont été évoquées, mais aussi à voir de près l’économie algérienne. Le président de cette association qui existe depuis 4 ans, M. Fetah Ouazzane, a affirmé en marge de la rencontre que l’Algérie recèle un potentiel énorme qu’il faut exploiter ; mais «l’urgence pour le moment, c’est d’éliminer un certains nombre d’obstacles qui bloquent l’entreprenariat». Il estime qu’«il ne faut pas mettre des dispositifs contraignants mais plutôt des dispositifs de motivation et incitatifs pour permettre à ces cadres de revenir».

Il a souligné aussi que les pouvoirs publics doivent prendre le problème [de la fuite des cadres] à bras-le-corps et ils commencent déjà à se manifester», précisant que «le président de la République l’a rappelé à plusieurs reprises et c’est dans ce cadre que nous avons organisé ce voyage». Le président de REAGE espère par ailleurs voir cette association devenir «un véritable carrefour entre les Algériens de l’intérieur et les Algériens de l’extérieur car, selon lui, «l’Algérie compte un nombre important de cadres à l’extérieur du pays, environ 400 000 cadres dans le monde, et toutes ces compétences peuvent aider les entreprises algériennes à s’internationaliser». De leur côté, les responsables d’Algex et de la Caci, durant leur intervention, n’ont pas hésité à parler des potentialités qui existent en Algérie mais également des agrégats économiques qui sont au vert. Cependant, ces derniers ne cachent pas outre mesure que des obstacles existent. Cette association, qui ambitionne de baliser le terrain pour les compétences activant à l’étranger et de les mettre en contact perpétuel avec les acteurs de l’économie algérienne, a élaboré également un programme pour cette année. Il s’agira d’organiser le 23 mai prochain à Paris une journée dédiée aux PME algériennes. Cette journée, nous affirme M. Ouazzane, sera une occasion pour les PME comme les cadres algériens de nouer des relations d’affaires.

Le deuxième événement qui sera organisé par REAGE cette année a trait à la troisième édition du forum annuel le 7 novembre prochain. Ce forum est perçu aussi comme une autre opportunité pour les cadres algériens vivant dans différents pays pour rencontrer des entreprises algériennes et internationales.

La Tribune Online

Pas de visa français sans test de connaissances

Regroupement familial : Pas de visa français sans test de connaissances

par Djamel B.
Les candidats au regroupement familial en France devront, désormais, passer un examen culturel dans leur pays d’origine et avoir des bases solides en français pour obtenir un visa, selon un décret qui doit paraître sur le journal officiel de la République française. Selon le journal Le Figaro, les candidats au regroupement familial devront apprendre le français dans leur pays d’origine pour l’obtention d’un visa. «Parce que la langue est le meilleur vecteur d’intégration», le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, souhaite désormais que les migrants, avant d’arriver sur le sol français, puissent s’exprimer en français, même rudimentaire, rapporte jeudi le Figaro sur son site internet. «Toute demande de visa d’immigration familiale donnera lieu à un examen culturel et linguistique, sur place, en répondant à des questions simples, précise le quotidien français qui a pu se procurer le décret.

Ils devront répondre à des questions, tel que : «En France, une jeune femme peut-elle travailler sans l’autorisation de son mari ?». Les migrants disposant des bases de français seront donc dispensés de cours, ainsi que les jeunes de moins de 16 ans et les plus de 65 ans, ajoute le journal. Ce dispositif d’apprentissage précoce du français, dès la terre d’origine, entrera en vigueur à partir du 1er décembre prochain, précise Le Figaro.

D’autre part, et selon le ministre de l’Immigration, le nombre d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière en France, pour les neuf premiers mois de 2008, a dépassé celui de l’ensemble de l’année 2007, qui était de plus de 23.000. A la fin septembre, souligne le ministre, le nombre d’éloignements des étrangers en situation illégale était supérieur au total des éloignements de toute l’année 2007. L’an dernier, ce chiffre avait atteint environ 23.200, au-dessous de l’objectif de 25.000 pour 2007, porté à 26.000 pour 2008, dans le cadre d’une politique visant à encourager l’immigration professionnelle et à limiter le regroupement familial. La politique mise en oeuvre par Brice Hortefeux, un proche de Sarkozy, se caractérise aussi par une volonté affichée de lutter contre l’immigration clandestine, notamment par l’expulsion des sans-papiers.

Cette politique a été décriée par plusieurs ONG, qui avaient dernièrement indiqué que le bilan de la droite en matière d’immigration est «désastreux et que les différentes lois Sarkozy et Hortefeux sur le sujet sont facteur d’injustice et de désordre… ». Le parti socialiste (P.S) aussi n’a pas été tendre en critique envers la politique de la droite en matière d’immigration. L’un des responsables du P.S., Faouzi Lamdaoui, a récemment souligné que «l’hyperactivité législative de Sarkozy ne sert qu’à dissimuler son mauvais bilan en matière d’immigration : quatre lois sur l’immigration en quatre ans, fait inédit sous la Vème République. La multiplication de textes inutiles et d’effets d’annonce populistes contribue à une stigmatisation intolérable des immigrés dans notre pays», écrit Lamdaoui, dans une tribune intitulée «Non à la France grimaçante d’Hortefeux», publiée par «Libération». Pour l’auteur de la tribune, «la pression exercée sur l’administration pour atteindre des objectifs démagogiques de 25 000 reconduites par an est dangereuse, et conduit à des drames humains semblables à celui des immigrés défenestrés ou noyés ces derniers mois». Le responsable du PS a préconisé «une nouvelle politique d’accueil et d’intégration plus efficace, reposant sur le contrat d’accueil et d’intégration, l’octroi du droit de vote aux étrangers non-communautaires après cinq ans de résidence légale aux élections locales par voie parlementaire et la réintroduction du droit au regroupement familial dans l’intérêt des familles, conformément à la convention européenne des droits de l’Homme».

En visite au Gabon, en septembre dernier, le ministre français de l’Immigration avait affirmé que l’Europe ne devait devenir «ni une forteresse, ni une passoire», soulignant qu’il fallait organiser l’immigration en tenant compte des particularités de chaque Etat. «C’est exactement l’inverse d’une barricade. L’Europe ne doit ni devenir une forteresse, ni une passoire», a estimé le ministre en répondant à un journaliste parlant d’une Europe qui se barricade. «On tient compte des particularités de chaque Etat. L’objectif, c’est d’organiser. Il faut mettre fin à une période où chacun s’ignorait l’un l’autre. Au contraire, il faut que l’on bâtisse des accords de gestion concertée des flux, et c’est ce que nous sommes en train de faire», a-t-il ajouté.

le quotidien oran
2 NOVEMBRE 2008Sommet européen sur l’immigration à Vichy : la France est-elle cohérente avec ses engagements universels ?

par Fayçal Megherbi *
Les 3 et 4 novembre, la présidence française de l’Union européenne réunit, à l’initiative de Brice Hortefeux, ministre français de l’Immigration et de l’Identité nationale, l’ensemble des 27 ministres européens de l’Intérieur et de la Justice pour échanger sur les « bonnes pratiques » à promouvoir à l’échelle de l’Union européenne sur la question de l’immigration. Pendant ces derniers mois, des mesures à l’encontre des immigrés résidant en Europe ont connu une forte accentuation.

En effet, après le vote par le Parlement européen, le 18 juin dernier, de la «directive de la honte», qui a pour objet d’harmoniser les conditions de rétention et d’expulsion des immigrés en situation irrégulière dans l’Union européenne, l’acceptation le 26 septembre du Pacte européen sur l’Immigration et l’Asile, soumis pour adoption au Conseil de l’Union européenne le 15 octobre, la tenue de la Conférence interministérielle euro-africaine du 25 novembre en matière d’immigration et de développement pour tenter de transférer aux pays de transit ou d’origine des migrants l’impopularité d’une politique axée sur la répression, et enfin, l’organisation par le ministre français de l’Immigration et de l’Identité nationale, à Vichy les 3 et 4 novembre, d’un Sommet européen en vue de la mise en oeuvre d’une politique convergente à l’échelle européenne en matière d’immigration, de droit d’asile, de contrôle des flux migratoires, de coopération et de développement.

Toutes ces initiatives confirment que la politique européenne, en matière d’immigration, progresse vers la construction de sa forteresse. L’Europe démocratique prend-elle en compte ses engagements en matière des droits de l’homme ? La politique française d’immigration «choisie», avec la négation du droit de vivre en famille, est-elle finalement conforme aux dispositions de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés européennes, qui prévoit des règles qui garantissent le principe de mener une vie familiale et privée stable et normale dans les Etats membres de l’Union européenne ? Le gouvernement français a justifié cette nouvelle approche de la politique de l’immigration par ses intérêts économiques.

Toutefois, une étude de l’Insee (1), réalisée en 2007 et publiée le 24 octobre dernier, souligne que le taux de chômage des immigrés, qui sont principalement ouvriers ou employés, est deux fois plus élevé que celui des non-immigrés, avec des différences selon les qualifications, le sexe et l’origine. En 2007, 361.000 immigrés de 15 ans ou plus étaient au chômage, d’après l’enquête Emploi de l’Institut national de la statistique.

Les immigrés (nés étrangers à l’étranger mais qui ont pu devenir Français) représentent ainsi 16% des chômeurs, alors qu’ils ne constituent que 9% de la population active (2,4 millions d’immigrés sur 27,8 millions d’actifs). Le taux de chômage parmi les immigrés (15,2%) est deux fois plus élevé que parmi les non-immigrés (7,3%).

Cet écart est en partie dû aux différences de qualification. «Les immigrés sont plus nombreux à occuper des emplois peu ou non qualifiés et sont donc davantage exposés au chômage», explique l’Insee. Parmi les 30-64 ans, les immigrés actifs sont trois fois plus nombreux que les non-immigrés à ne posséder aucun diplôme (37% contre 12%).

Mais, à diplôme égal, les immigrés actifs, dont un quart sont diplômés de l’enseignement supérieur, demeurent plus souvent au chômage que les autres.

Ainsi, le taux de chômage de ces immigrés diplômés est près du triple de celui des autres actifs de niveau équivalent. «Les formations qu’ils ont pu suivre à l’étranger ne sont pas forcément reconnues en France», souligne Pascale Breuil (Insee), qui se dit «prudente sur la question des discriminations». Les femmes immigrées sont également plus touchées par le chômage que les hommes immigrés (17,3% contre 13,5%) et elles travaillent plus fréquemment à temps partiel que les autres actives (34% contre 28%). Même constat chez les jeunes immigrés : 28% des 15-24 ans sont au chômage, contre 13% des 50 ans et plus.

L’Insee note également que les immigrés actifs nés dans l’Union européenne sont beaucoup moins exposés au chômage que les autres.

«Les immigrés qui viennent d’Espagne, d’Italie ou du Portugal, qui sont présents depuis plus longtemps en France», ont même un «taux de chômage inférieur» d’un point à celui des actifs non immigrés, précise Mme Breuil.

A l’inverse, les natifs d’Algérie ou de Turquie ont un risque de chômage triple de celui des non-immigrés.

Globalement, 62% des immigrés occupent des emplois d’ouvriers ou d’employés, contre 51% des autres actifs ayant un emploi. Les immigrés venus des pays d’Europe, autres que l’Espagne, l’Italie et le Portugal, sont davantage cadres ou professions intermédiaires.

Quant aux femmes immigrées, un tiers d’entre elles occupent des postes d’employées non qualifiées, contre une sur cinq pour les non-immigrées. Comme le reste de la population en emploi, les immigrés travaillent majoritairement dans le tertiaire (73%). Et dans des secteurs comme le nettoyage, les services domestiques et les entreprises de sécurité, plus de 20% de la main-d’oeuvre est constituée d’immigrés. L’Insee précise qu’en Ile-de-France, 69% des salariés des entreprises de nettoyage sont des immigrés.

Peut-on parler de valeurs républicaines à la française en relevant, d’une part, les différences de traitement entre les employés en raison de leur origine, sexe et nationalité, et la violation d’une autre part le principe d’égalité (article 14 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés européennes) ?

L’enjeu aujourd’hui n’est pas d’entourer l’Europe d’une enceinte de barbelés électrifiés et militairement gardés mais plutôt de garantir aux immigrés présents sur le sol européen le bénéfice de toutes les conditions pour s’insérer dignement dans la société française ou les sociétés européennes (accès au logement, à l’emploi, à la santé, à l’éducation…).

Par ces mesures, l’Europe sortira grandie s’il elle fonde sa construction sur le respect des droits de l’homme et la démocratie.

* Doctorant en droit et juriste d’ONG à Paris

(1) Institut national de la statistique et des études économiques

Le nombre des départs volontaires de clandestins en hausse

SANS PAPIERS :
Le nombre d’expulsion en hausse, celui des départs volontaires aussi

Sans papiers: Hortefeux dévoile des chiffres flatteurs, les associations les relativisent

Stephane de Sakutin AFP/Archives ¦ Vue réalisée le 19 janvier 2008 du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot au nord de Paris

Brice Hortefeux a chiffré ce jeudi sur France 2 à environ un tiers, «33 à 35 %», le nombre de retours volontaires d’étrangers en situation irrégulière qui devraient être atteints d’ici fin 2008 parmi les reconduites à la frontière.

Près de 7.500 retours volontaires ont été enregistrés entre janvier et août 2008, «contre 913 sur la même période de 2007, soit une progression de 726,5%», précise le cabinet du ministre de l’Immigration dans un communiqué. En 2006, le nombre de retours volontaires ne représentait que 7%. Pour Brice Hortefeux, il s’agit d’une «rupture totale», qui signifie que «le message est compris». La veille, il avait annoncé en présentant le budget de son ministère devant la Commission des finances élargie de l’Assemblée nationale que le nombre d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière pour les neuf premiers mois de l’année dépassait celui de toute l’année 2007.

Précaution

Il convient cependant de prendre ces annonces avec précaution. Sophie Baylac, du service de défense des étrangers à la Cimade s’interroge: «Je me demande ce qui se cache derrière ces chiffres des retours volontaires car Brice Hortefeux n’a pas précisé les nationalités concernées». La Cimade relève qu’en 2007, les Roumains et les Bulgares représentaient encore une part importante des reconduites à la frontière, alors que ces deux pays sont entrés dans l’UE depuis janvier 2007.

«Les ressortissants de ces pays demeurent malheureusement les citoyens indésirables de l’Europe, explique Sophie Baylac. Or, il est possible d’expulser un ressortissant européen pour deux raisons: soit parce qu’il représente une menace à l’ordre public soit parce qu’il constitue une charge déraisonnable sur le système d’aide sociale», rappelle-t-elle, soulignant que «l’aide au retour volontaire est une troisième option, moins contraignante». Avant d’ajouter: «La somme de 300 euros par adulte est attractive et beaucoup de ces personnes acceptent cette offre».

Scepticisme

Même scepticisme du collectif Rom Europe, qui affirme ce jeudi que «parmi les 6.000 départs volontaires enregistrés sur les cinq premiers mois de 2008», figurait «une forte représentation de Roumains et Bulgares, deux nationalités qui constituaient déjà 1⁄4 des éloignements en 2006, avant leur entrée dans l’Union européenne. Or on sait qu’il s’agit essentiellement de Roms dont le dénuement auquel ils se trouvent acculés sert de prétexte pour évacuer les lieux de vie, dans le cadre d’opérations de retour organisées de façon conjointe par la police et l’ANAEM (Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations).»

Mikael Goubin, avocat rennais spécialisé dans le droit de l’entrée et du séjour des étrangers en France et le droit d’asile, évoque lui aussi ces départs volontaires qui font le bonheur d’Hortefeux… sans en être vraiment: «Lors des préparations de mariage, souvent les conjoints de Français ont un visa de court séjour, et il leur faut un visa de long séjour. Il faut donc qu’ils retournent chez eux pour régler le problème. C’est parfois l’affaire de 48 heures, mais c’est comptabilisé quand même.»

Réadmission et bis repetita

Plusieurs mécanismes permettent de rendre les chiffres plus attractifs, comme la procédure de réadmission. Elle concerne des étrangers qui circulent irrégulièrement en France mais qui vivent, régulièrement ou pas, ou ont traversé un autre pays européen (exemple le plus grossier; un touriste né au Sénégal et régularisé en Italie en vacances en France et renvoyé chez lui. Ou encore des demandeurs d’asile qui ont déposé leur demande en France mais qui ont transité par un autre Etat membre, ou qui ont déjà déposé une demande dans un autre État membre. Dans ce cas, les règlements européens prévoient que l’étranger doit être renvoyé vers l’État européen responsable.

«Les possibilités de contestation étant pratiquement nulles, cette pratique de la réadmission, beaucoup utilisée en 2006 s’est encore développée en 2007 pour augmenter le nombre de reconduites à la frontière», précise la Cimade. Autre pratique courante, le renvoi au pays à triple détente des Roms, qui reviennent immédiatement en France. Certains sont ainsi expulsés trois fois par an et gonflent les statistiques.

Augmentation des demandes d’asile

Soit 21.263 reconduites à la frontière, forcées ou non. L’an dernier, ce chiffre avait été de quelque 23.200 éloignements, en-dessous de l’objectif de 25.000 pour 2007, porté à 26.000 pour 2008.

Brice Hortefeux a par ailleurs prévenu que son ministère allait «avoir besoin de crédits supérieurs» pour «faire face» à l’augmentation des demandes d’asile. Après une très forte baisse entre 2005 et 2007 (40%), le nombre de demandes d’asile à fin septembre 2008 était en hausse de 12,6% par rapport à l’année précédente, a-t-il précisé.

Un budget en baisse

«La situation s’est totalement inversée, a-t-il constaté. Pour 2009, j’ai engagé une concertation avec Eric Woerth, le ministre du Budget afin de prendre en compte cette évolution.»

Le budget 2009 du ministère, en baisse de 15%, prévoit une enveloppe globale de 538,7 millions d’euros en crédits de paiement qui se répartit en trois programmes: «immigration et asile», doté de 436 millions, «intégration et accès à la nationalité» doté de 77,8 millions et «développement solidaire et migrations» doté de 24,5 millions.
Stephane de Sakutin AFP/Archives ¦ Vue réalisée le 19 janvier 2008 du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot au nord de Paris
– 20Minutes

clés d’une expatriation réussie

EMPLOI ET CARRIÈRE
test de QI

intelligence

Les clés d’une expatriation réussie

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 salaire AUTEUR :Nicolas Sanders
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L’expatriation ne s’improvise pas. Découvrez cette série de conseils pratiques pour savoir ce que vous avez à perdre ou à gagner en changeant radicalement d’environnement géographique.

Il faut toujours se demander pourquoi l’herbe est plus verte ailleurs !
Test : Quel métier est fait pour vous ?

Travailler à l’étranger n’est pas toujours un choix personnel. Parfois, il s’agit d’une mutation des effectifs ou d’une promotion. A l’inverse, l’expatriation peut procéder d’une démarche personnelle, parce que l’on souhaite enrichir son expérience, monter un projet professionnel ou plus simplement changer de vie. Dans tous les cas, la décision doit être mûrement réfléchie.

Réussir à s’adapter
Ne partez pas à l’aveuglette ! A 500 ou à 5000 kilomètres de chez vous, la même question se pose : saurez-vous vous adapter à la culture locale ? Plus la distance est grande et plus le fossé est large. Si vous ne parlez pas la langue, vous serez confronté à une difficulté supplémentaire, mais pas insurmontable. Dans le cadre d’une promotion comme d’une mutation, vous risquez de vous éloigner pour un certain temps, en général deux à trois ans. Une expatriation lointaine et de longue durée implique nécessairement la question du retour. Il faudra vous réadapter à votre vie d’avant et retrouver votre place, ce qui n’est jamais gagné d’avance. [ De nombreux

Evaluer les conditions
L’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs. Vous devez vérifier si les conditions dans lesquelles vous évoluerez là-bas paraissent satisfaisantes ou non. Un Français travaillant à l’étranger dans une entreprise tricolore dispose généralement de nombreux avantages réglés par son employeur : impôts, logement, transports, frais divers, etc.

La situation est bien différente si vous êtes payé en devises locales et que vous ne devez compter que sur vous-même. En fonction de la destination, vous pouvez même être moins bien payé que ce que vous pourriez gagner dans votre pays d’origine. Toutefois, le coût de la vie y sera peut-être également très inférieur. La fiscalité reste un élément incontournable à considérer, en fonction de l’endroit qui sera votre lieu de résidence principale. [ Envie de bouger et grand départ  carrière]

Partir seul ou en famille
Selon son statut familial, il est plus ou moins difficile de s’expatrier. Surtout si la famille ne suit pas. Dans le cas contraire, il faut s’assurer que le changement ne leur posera pas de problème majeur (scolarité des enfants, activités du conjoint, etc.). Un conjoint obligé de démissionner pour suivre son époux expatrié a le droit de bénéficier, à son retour en France, d’allocations chômage (pour un séjour n’excédant pas 4 ans).

Pour envisager toutes les possibilités, il ne faut pas perdre de vue les horizons nouveaux que peut offrir une expatriation à son conjoint, comme démarrer un projet professionnel, suivre une formation ou des cours de langue. Dans tous les cas, la décision de partir doit associer tous les membres de la famille. Sinon, le pari est probablement plus risqué qu’on ne l’imagine. [ Une démarche personnelle  carrière]

Quitter la France

Devant la multiplication des mesures votées à l’encontre de la très grande majorité des Français : chômeurs, retraités, cadres, salariés, la constante dégradation du pouvoir d’achat, le démantèlement de tout le système social, la braderie de tous les services publics au privé…
Devant la dégradation constante des libertés : lois de plus en plus répressives, fichage des individus à partir de 13 ans, politique répressive vis-à-vis des immigrés…
Devant la dégradation voulue et entretenue par le pouvoir du climat social, la division des Français qu’on pousse à se battre les uns contre les autres, la rupture totale du lien social, les atteintes irréversibles à la solidarité…
Devant le climat de guerre civile provoqué par le petit autocrate de l’Elysée, son mépris pour l’ensemble des Français, son comportement de petit chef de clan, la dégradation et la perversion totales de la démocratie, de la fonction de chef de l’Etat…
Devant la conduite inéluctable de ce pays vers une autocratie policière…
Devant les atteintes à tous les droits : droit du travail, libertés, droit d’expression par la mainmise sur les médias entièrement à la botte…
Devant la morgue, le mépris, les insultes manifestés par tous les membres du clan mafieux au pouvoir vis-à-vis du peuple français…
Devant l’alignement inéluctable de ce pays des droits de l’homme et des libertés, sur le modèle ultralibéral anglo-saxon…
Devant l’aggravation de la précarité, de la misère, les atteintes portées au système de protection sociale et de santé…
Devant l’inéluctable organisation de ce pays en un système à deux vitesses : favorable aux riches, et impitoyable pour les pauvres…
Devant la livraison du pays, clés en main, aux puissances financières, aux vampires de la spéculation, aux conseils d’administrations du caca-rente…
Devant la transformation de ce pays en une société privée aux seuls bénéfices des nantis…

… Pour tous ceux pour qui c’est possible, une solution : quitter la France, s’expatrier.

La France est livrée, pour quatre ans encore, à ses pires ennemis, qui ont toute latitude pour faire voter les lois les plus scélérates, sans que la solidarité, qui, naguère, permit à son peuple de manifester pour empêcher les graves atteintes à ses droits les plus élémentaires, ne puisse plus s’exprimer : les Français étant totalement divisés, montés les uns contre les autres, isolés par le souci de leur propre survie, confinés dans le sauve-qui-peut-chacun-pour-soi, que les forces de la destruction au pouvoir ont réussi à imposer.

Les Français, sous la pression de conditions de vie de plus en plus précaires, se retrouvent soumis, oppressés, menacés, extorqués de leurs droits et de leurs libertés.

On épargnera l’épouvantable liste de toutes les mesures prises à l’encontre des citoyens ; chacun les connaît : démantèlement du droit du travail, franchises médicales, déremboursements, suppression de la durée légale du travail, remise en cause des droits des chômeurs, du RMI, des heures supplémentaires (à leur ancien taux), bientôt (c’est en route) du Smic, et des congés payés, lois liberticides, chape de plomb sur les médias, fichage des citoyens, précarisation du travail, atteintes au droit de grève, démantèlement de l’Education nationale, des services publics de proximité (hôpitaux, postes, tribunaux), économie en récession, inflation galopante, alignement de la politique extérieure sur l’Otan et les Etats-Unis (bientôt, sans doute, participation à une attaque guerrière en Iran), suppression du droit d’asile pour des milliers d’exilés menacés chez eux, chasse aux sans-papiers jusque dans les écoles, exercice d’un pouvoir autoritaire et absolu, sans le moindre contre-pouvoir possible.

La politique du petit Kondukator tout-puissant s’avère bien pire que tout ce qu’on en craignait, légitimement.

Rien ne s’arrangera d’ici la fin de son règne : on sait même que les choses ne vont faire que s’aggraver, pour la très grande majorité des citoyens.

Ce pays, livré au désespoir, n’a même plus les ressources de ses traditionnels moyens de lutte pour se défendre : les syndicats, divisés, n’arrivent plus à entraîner de mobilisation pour des grèves générales, les moyens d’expression légales : droit du travail, prud’hommes, sont mis sous l’éteignoir ; on n’assiste plus que, sporadiquement, à des manifestations corporatistes (pêcheurs, routiers, agriculteurs), sans aucun lien entre elles : chacun ne se battant que pour ses propres intérêts.

Ce pays n’est plus un peuple, mais un agrégat d’individus, de corporations, de communautés isolées et quelquefois opposées les unes aux autres ; le lien social en a été totalement rompu, le syndrome nimby y règne en maître, l’intérêt collectif n’est plus qu’un vague souvenir, le bien public une notion tombée aux oubliettes.

Ce pays est en danger. Quand les moyens légitimes d’expression des citoyens sont empêchés, leur dignité bafouée, leur liberté mise sous le boisseau ; toutes les conditions d’une montée en tension, prélude à une guerre civile s’accumulent, sans plus aucune soupape de sécurité pour les empêcher.
Les conditions d’une résistance sont étouffées dans l’œuf.

La cocotte-minute se transforme en bombe à retardement ; l’explosion sera inévitable, irrémédiablement suivie d’une répression qui créera toutes les conditions d’un Etat policier.

Tant que cette équipe sera au pouvoir, aucune amélioration n’est possible.

Aussi, une solution est tout à fait réalisable, pour toutes les catégories de citoyens pour qui c’est possible : s’expatrier le plus vite possible.

Pour tous les jeunes, en quête d’un premier emploi, l’horizon est large : d’autres pays de la communauté européenne (Espagne, Allemagne, pays scandinaves), le Canada, l’Australie, voire l’Inde.
Pour tous les cadres, qui viennent de voir voter une loi qui ramène leurs conditions de travail un siècle en arrière, de même.
Pour tous les retraités, contraints de grappiller les conditions d’une survie de plus en plus aléatoire, les nombreux pays de l’arc méditerranéen, où le niveau de vie est beaucoup moins élevé, et où leur retraite de misère leur assurera un niveau de vie décent : Maroc, Tunisie, voire Thaïlande, Vietnam ; où ils recevront, par ailleurs, un accueil des plus chaleureux.
Pour tous les travailleurs susceptibles de trouver de meilleures conditions de travail, à qualification égale, certains pays de la communauté européenne (toute la Scandinavie, l’Espagne…)

Je sais que l’expatriation n’est pas forcément une chose simple : rompre les liens quotidiens avec les familles, les amis, changer de cadre de vie, d’habitudes et de coutumes de vie, etc.

Pourtant, à bien y regarder, la plupart y ont beaucoup plus à gagner qu’à perdre : meilleur niveau de vie, nouvelles expériences, nouvelles relations, accueil chaleureux, conditions de travail améliorées, motivations à se créer un avenir.

 

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Le sos des sans-papiers, Une ONG alerte Bouteflika


Une ong française alerte le président bouteflika
Le sos des sans-papiers algériens

Le collectif français des travailleurs et travailleuses sans-papiers de l’association Droit devant ont saisi le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 25 juin, par lettre pour alerter les autorités d’Alger sur la situation des travailleurs sans-papiers algériens en France. Les militants de ce collectif demandent au chef de l’Etat « que soit mis fin à la politique de délivrance des laissez-passer par les consulats algériens en France ».

Ce collectif interpelle également M. Bouteflika pour que le gouvernement algérien intervienne auprès de Paris pour lui demander de mettre fin à la « discrimination inacceptable », et ce, en procédant à la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers algériens en France. Concernant les laissez-passer délivrés par les consulats algériens, le collectif, coprésidé par monseigneur Jacques Gaillot et le professeur Albert Jacquard, explique que l’administration française doit disposer d’un document de voyage (passeport ou laissez-passer consulaire) pour pouvoir procéder à une expulsion. Or, lit-on dans la lettre adressée à M. Bouteflika, « la plupart des sans-papiers étant dépourvus de passeport valide, l’administration française se tourne donc quotidiennement vers les consulats algériens pour obtenir lesdits laissez-passer et, bien trop souvent, ces consulats accèdent aux demandes françaises. Chaque expulsion est un drame personnel, une vie brisée ».

« C’est aussi bien souvent une catastrophe pour la famille restée au pays qui jusque-là bénéficiait de l’argent rapatrié. C’est enfin un véritable racket organisé par l’Etat français, qui encaisse, après les avoir expulsés, les cotisations sociales (maladie, chômage, retraite) versées par les travailleurs sans-papiers durant leur séjour en France », rappelle le collectif. Le président algérien est également sensibilisé par le collectif sur la volonté de l’Etat français de ne pas régulariser les travailleurs sans-papiers algériens. Pour rappel, la loi française du 20 novembre 2007 a introduit la possibilité de régulariser des travailleurs et travailleuses sans-papiers sur la base de leurs fiches de paye ou d’une promesse d’embauche.

500 travailleurs ont pu bénéficier de cette disposition après une grève et une large mobilisation. Ce ne sera pas le cas pour les employés sans-papiers algériens puisque le gouvernement français invoque le fait que l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit la délivrance des titres de séjours aux Algériens résidant en France, ne prévoit pas cette possibilité de régularisation par le travail. « Il s’agit à l’évidence d’une décision politique arbitraire, puisque l’administration française dispose d’un pouvoir discrétionnaire en matière de régularisation. Il y a donc manifestement une discrimination spécifique à l’encontre des travailleurs sans-papiers algériens », estiment les signataires de la lettre. « Nous savons les pressions intenses, politiques et économiques, que le gouvernement français exerce pour imposer à tout prix sa politique ‘‘d’immigration choisie’’, qui s’inscrit dans la continuité du colonialisme.

Refuser cette politique est une impérieuse nécessité pour ces milliers de citoyennes et citoyens algériens qui, au regard de l’histoire, ont la légitimité de vivre et travailler en France », ont conclu les militants du collectif français.

Les conditions des sans-papiers en rétention en France

Les centres de la honte

Les centres de la honte

Les médias français ont braqué leurs projecteurs sur l’incident du centre de rétention de Vincennes. Tous les jours, les détenus dénoncent leur conditions inhumaines à travers des actions souvent passées sous silence.

Projecteurs braqués sur les détenus la nuit, aboiements incessants des chiens, réveil toutes les heures par des haut-parleurs, affichage des noms des expulsés sur un tableau, tabassages, humiliations, nourriture périmée ; les centres de rétention français vous souhaitent la bienvenue. Un accueil chaleureux où la personne qui arrive a le droit à une carte avec un numéro qu’il doit présenter tout le temps. Les nouveaux arrivants qui ne trouvent pas de place n’ont pas de lit. Ils dorment dans un couloir.

Face à ces conditions, tous les jours des détenus tentent de se révolter. Depuis le début de l’année, l’association Migreurop est en contact téléphonique quotidiennement avec les immigrés du centre de Vincennes. C’est le même centre qui a pris feu le 22 juin, après une contestation des détenus. Une de plus, pour tenter d’informer l’opinion sur la mort d’un Tunisien survenue la veille. Officiellement, il est mort d’une crise cardiaque. Cependant, la version de l’intérieur du centre de Vincennes est tout autre : il est arrivé au centre avec un traitement psychiatrique. Les médicaments sont interdits dans ce centre, et l’infirmière refusait de lui donner son traitement. Le 21 juin, ses voisins de chambre tentent de le réveiller pour aller voir l’infirmière, impossible. Ils le retournent et voient sa tête bleu turquois, sa bouche et son nez pleins de sang. Son corps était froid. Les deux personnes se mettent à crier. Tout le monde arrive.

Les policiers demandent des renforts. Les détenus ont été gazés et repoussés avec les boucliers de la police qui voulait les éloigner. Le corps du Tunisien a été transporté à 21h à l’hôpital, alors que l’incident a eu lieu à 15h. Le lendemain, les détenus ont mis le feu au centre de rétention pour alerter l’opinion publique sur leurs conditions de vie. Personne n’a le droit de leur apporter quelque chose de l’extérieur. Ils n’ont même pas le droit d’avoir un briquet. S’ils désirent fumer une cigarette, ils doivent demander du feu à un policier qui, souvent, les insulte ou les humilie.

Des résistances s’organisent tous les jours alors qu’ils sont surveillés de partout par les caméras. Grève de la faim, refus de pointer devant les policiers à n’importe quelle heure, des manifestations criant liberté sont leurs actions. Elles sont souvent réprimées. Comme le soir du 6 avril, lors de ce témoignage bouleversant d’un sans-papiers : « La police a décidé de faire cesser la grève de la faim de force. Les grévistes ont été sortis de leurs chambres pour être conduits au réfectoire, et ont été empêchés de sortir dans la cour et de regagner leurs chambres. Comme ils protestaient, les policiers les ont copieusement matraqués.

Deux personnes d’origine égyptienne ont été menottées et conduites ailleurs. Une personne qui se trouvait encore par terre — apparemment victime d’une crise cardiaque — a été transportée à l’hôpital. Trois autres ont été envoyées à l’infirmerie. L’une aurait le bras cassé. Beaucoup avaient des bleus aux yeux. » Les associations, comme Migreurop, ne sont pas autorisées à approcher le centre de rétention. Des manifestations à l’extérieur se sont déroulées après l’incident.

Du côté du gouvernement, le Premier ministre a déclaré : « Tout cela ne changera rien à la politique du gouvernement. C’est une politique de respect des lois. On n’a pas à être sur le territoire national quand on n’a pas les papiers et l’autorisation pour y être. » En revanche, passer à tabac des personnes, les humilier fait-il partie du respect des lois. Sur ce sujet, François Fillon ne s’est pas prononcé.

Par Emilie Marche

elwatan