Pour créer des PME en Algérie: REAGE cherche des appuis

Pour créer des PME en Algérie: REAGE cherche l’appui des pouvoirs publics

Après avoir visité durant trois jours de nombreuses entreprises algériennes et rencontré des responsables du secteur économique, la délégation de REAGEgalareage08qa8 a organisé, dimanche dernier à l’issue de cette visite, une rencontre «networking» à l’Ecole supérieure des affaires d’Alger ESAA.

Lors de cette rencontre «networking», à laquelle ont pris part également le président de la Chambre algérienne d’industrie et de Commerce, M. Brahim Bendjaber, et le DG d’Algex, M. Benini, de nombreux jeunes porteurs d’idées ont tenu à faire part et partager leurs ambitions de créer et de monter des PME en Algérie. Ces jeunes entrepreneurs ont eu, durant les trois jours de la visite, faut-il le rappeler, à rencontrer des responsables avec lesquels les opportunités d’affaires ont été évoquées, mais aussi à voir de près l’économie algérienne. Le président de cette association qui existe depuis 4 ans, M. Fetah Ouazzane, a affirmé en marge de la rencontre que l’Algérie recèle un potentiel énorme qu’il faut exploiter ; mais «l’urgence pour le moment, c’est d’éliminer un certains nombre d’obstacles qui bloquent l’entreprenariat». Il estime qu’«il ne faut pas mettre des dispositifs contraignants mais plutôt des dispositifs de motivation et incitatifs pour permettre à ces cadres de revenir».

Il a souligné aussi que les pouvoirs publics doivent prendre le problème [de la fuite des cadres] à bras-le-corps et ils commencent déjà à se manifester», précisant que «le président de la République l’a rappelé à plusieurs reprises et c’est dans ce cadre que nous avons organisé ce voyage». Le président de REAGE espère par ailleurs voir cette association devenir «un véritable carrefour entre les Algériens de l’intérieur et les Algériens de l’extérieur car, selon lui, «l’Algérie compte un nombre important de cadres à l’extérieur du pays, environ 400 000 cadres dans le monde, et toutes ces compétences peuvent aider les entreprises algériennes à s’internationaliser». De leur côté, les responsables d’Algex et de la Caci, durant leur intervention, n’ont pas hésité à parler des potentialités qui existent en Algérie mais également des agrégats économiques qui sont au vert. Cependant, ces derniers ne cachent pas outre mesure que des obstacles existent. Cette association, qui ambitionne de baliser le terrain pour les compétences activant à l’étranger et de les mettre en contact perpétuel avec les acteurs de l’économie algérienne, a élaboré également un programme pour cette année. Il s’agira d’organiser le 23 mai prochain à Paris une journée dédiée aux PME algériennes. Cette journée, nous affirme M. Ouazzane, sera une occasion pour les PME comme les cadres algériens de nouer des relations d’affaires.

Le deuxième événement qui sera organisé par REAGE cette année a trait à la troisième édition du forum annuel le 7 novembre prochain. Ce forum est perçu aussi comme une autre opportunité pour les cadres algériens vivant dans différents pays pour rencontrer des entreprises algériennes et internationales.

La Tribune Online

L’Algérie veut créer 150.000 PME en cinq ans

L’Algérie veut créer 150.000 PME en cinq ans

L’Algérie prévoit de créer 150 000 Petites et moyennes entreprises (PME) et de 100 000 activités artisanales dans les cinq prochaines années, a-t-on appris de source officielle mardi à Alger, la capitale.

Dans le care de cette objectif, deux manifestations économiques importantes sont prévues mercredi à Alger, à savoir le forum de la PME maghrébine et la présentation du code de gouvernance des entreprises préparé par l’organisation patronale, Forum des chefs d’entreprise (FCE) en partenariat avec la Société financière internationales (SFI), filiale de la Banque mondiale.

Il est établi, selon des données diffusées par le ministère de la PME et de l’Artisanat qu’entre 2004 et 2008, plus de 120.000 PME ont été créées en Algérie, alors que 2.500 et 3.000 entreprises disparaissent chaque année.

Le projet autour de la gouvernance d’entreprises a été confié à une task force présidée par Slim Othmani, membre du FCE et propriétaire d’une société en agroalimentaire. Le groupe de travail s’est réuni à plusieurs reprises et a étudié les codes adoptés par d’autres pays pour les adapter à la réalité économique algérienne.

Le FCE regroupe, à l’heure actuelle, 500 sociétés privées et publiques de droit algérien représentant l’ensemble de l’économie nationale et appartenant majoritairement au monde de la production de biens et de services, selon son président Réda Hamiani.

Cette organisation constate que de nombreuses entraves caractérisent l’environnement dans lequel les entreprises évoluent. Malgré cela, son président espère que le pays parviendra à réaliser des progrès sociaux grâce à la réduction du chômage et à la réduction de la pauvreté.

Le patronat algérien a toujours demandé un assouplissement des conditions d’octroi des crédits par les banques et une facilitation d’accès au foncier ainsi que d’autres mécanismes encourageant l’investissement.

(c) PANA 10-03-2009

ANDI : 51.456 projets pour 5.799 milliards de dinars inscrits en six ans

Le moral est à l’investissement en Algérie avec un chiffre de 51.456 projets, d’une valeur de 5.799 milliards de dinars, inscrits au niveau de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), durant la période de 2002 jusqu’a fin 2008. Ces projets, qui devraient créer plus 843.000 postes d’emploi, proviennent principalement d’investisseurs nationaux avec un total de 50.766 projets pour un montant de 4.153 milliards de dinars, soit 71,6% du montant global des investissements.

Ceci confirme que les investissements, en Algérie, ont connu une évolution remarquable au cours de ces dernières années grâce aux mesures incitatives prises par les pouvoirs publics afin d’améliorer l’environnement de l’investissement et de promouvoir la destination Algérie. En ce qui concerne les investissements en partenariat entre des sociétés algériennes et étrangères, leur nombre est de 291 projets pour un montant de 722,5 milliards de dinars (12,5% du montant global). Ce chiffre est prévu nettement à la hausse durant les prochaines années et ce, suite aux mesures prises par les pouvoirs publics concernant les opérateurs étrangers tenus d’associer des Algériens dans certains créneaux.

Quant aux investissements directs étrangers (IDE), inscrits auprès de l’agence, ils ont totalisé 399 projets pour un montant de 922,6 milliards de dinars de 2002 à 2008, soit 15,9% du montant global. Les IDE portent essentiellement sur des projets se rapportant à l’industrie, au dessalement de l’eau de mer, à la production des engrais, d’ammoniaque, aux cimenteries, à l’agroalimentaire et au tourisme. Ce segment de secteurs devra être élargi encore plus à la faveur des ambitions industrielles du pays pour lesquelles une machine de mise à niveau et de développement des infrastructures (ports, routes et aéroports par exemple) est en œuvre.

Mesures de facilitation

Durant les trois dernières années seulement, l’ANDI a enregistré 35.397 projets devant créer plus de 477.000 emplois contre quelque 16.000 projets de 2002 à 2005. L’amélioration de l’environnement de l’investissement est d’abord d’ordre organisationnel à travers une séparation entre les petits investisseurs et ceux porteurs de projets plus importants ou comportant plus de valeur ajoutée. S’ajoute à cela le traitement spécifique des investisseurs étrangers à travers la mise en place d’un dispositif d’interlocuteur unique assurant la prise en charge des dossiers d’investissement. C’est le cas, outre l’ANDI, des centres de facilitations en cours de lancement à travers le pays et dont le résultat devrait laisser émerger un tissu de PME favorisant un climat de concurrence et d’investissement.

Les mesures portant sur la facilitation concernent une mise en œuvre effective des dispositions de la réforme engagée, à la faveur de l’ordonnance promulguée en 2006 et qui modifie et complète celle de 2001 relative au développement de l’investissement. L’application de cette ordonnance a été renforcée par plusieurs textes d’applications relatifs, notamment, à la redevance pour le traitement de dossiers d’investissement et à l’organisation et au fonctionnement de l’ANDI et du Conseil national de l’investissement (CNI).

En outre, il a été procédé, dès le début de 2007, à un réajustement du dispositif d’investissement afin que celui-ci, tout en étant suffisamment incitatif pour attirer les investisseurs, procède à une sélectivité qui tienne compte de l’objectif stratégique de relance de l’appareil de production et de promotion de la compétitivité. Des dispositions complémentaires sont actuellement en cours de mise en œuvre visant à renforcer la mobilisation de l’investissement en faveur des activités productives.

A ce titre, des critères ont été fixés pour identifier les projets d’intérêt national et qui devront s’inscrire dans la même vision «développement» prônée par les pouvoir publics. Il est utile de signaler que la part des investissements attendus durant les prochaines années sera canalisée pour la partie des Haut Plateaux où les économistes prévoient des investissements massifs et une ruée aux résultats exponentiels en raison, notamment, de l’harmonie des projets lancés d’une manière corrélative.

Le foncier et le redéploiement

D’autres dispositions incitatives sont prises pour canaliser l’investissement au profit des zones dont le développement doit être renforcé dans le cadre de l’équilibre régional après l’identification des zones nécessitant la contribution de l’Etat. Il s’agit également de la suppression des autorisations préalables non exigées par la législation en vigueur, de la limitation de l’intervention de l’ANDI à la vérification de la recevabilité des dossiers au profit du contrôle à posteriori et du strict respect des délais légaux d’établissement des décisions. S’ajoute à cela l’entrée en vigueur, dernièrement, de l’instruction ministérielle fixant les procédures de bénéficier des avantages d’exploitation, qui devrait renforcer les dispositions incitatives déjà opérationnelles.

Ce dispositif législatif et réglementaire a été complété par la création du Fonds de garantie de crédits aux PME (FGAR), qui vient d’installer un représentant au niveau du guichet unique de l’ANDI à Alger en vue de faciliter l’accès des investisseurs à ses prestations. Le foncier économique constitue un facteur particulièrement important de développement de l’investissement. C’est ainsi qu’a été créée l’Agence Nationale d’Intermédiation et de Régulation Foncière (ANIREF) qui doit contribuer à l’émergence d’un marché foncier et immobilier fondé sur le régime de la concession, organisé, transparent et régulé.

Le régime de la concession du foncier pour les projets d’investissements a été introduit pour une durée de 33 ans renouvelable afin de préserver le foncier industriel de toute spéculation au détriment de l’acte d’investissement. Dans le but de se rapprocher des investisseurs, l’ANDI poursuit son redéploiement en matière d’infrastructures par une augmentation du nombre de guichets qui couvrent, aujourd’hui, plus de 16 wilayas et, d’ici à fin 2009, dix autres vont être créés au niveau des wilayas des Hauts Plateaux et du Sud.

Le Financier

Schneider Electric Lance une formation au profit des jeunes

captSchneider Electric
Lancement d’une formation au profit des jeunes

Schneider Electric Algérie, filiale du leader mondial dans la gestion de l’électricité, et le ministère de la formation professionnelle ont consolidé leur « partenariat stratégique » par le lancement à Alger de la première promotion de formation de jeunes aux métiers de l’électricité.

Le but est de contribuer à soutenir des jeunes algériens déscolarisé éloignés de l’emploi et améliorer leur employabilité en partenariat avec les institutions et les associations locales. Mohamed Saad, Directeur Général de Schneider Electric Algérie, a déclaré à cette occasion :  » Notre ambition est l’accompagnement de ces jeunes ayant un niveau de 2ème AS dans la formation et l’insertion professionnelle, en leur offrant une opportunité pour acquérir un diplôme, une expérience, des compétences et les atouts nécessaires pour une meilleure intégration au monde du travail “. En clair, il s’agit de répondre aux besoins réels des entreprises qui attendent des candidats avec des compétences adaptées, une autonomie dans le travail (polyvalence, méthodologie) et opérationnel très rapidement.

Cette formation comprend plusieurs niveaux et se fera dans plusieurs domaines complémentaires. En plus des formations théoriques en électricité au CFPA, et techniques au niveau du centre de formation Schneider (Basse tension, variation de vitesse automatisme) et le stage pratique au sein des différents services de Schneider Electric Algérie et quelque uns de ses partenaires à savoir Remelec, Cemi et Fea, les jeunes suivront des cours de remise à niveau en langue française, bureautique et communication avec l’association CIARA (Collectif d’Initiation aux Activités de Recherche Appliquée).

Schneider Electric a dégagé quelque 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans 190 pays et emploie 120 000 collaborateurs. L’entreprise a plus de 45 ans de présence en Algérie, assurée par les marques Telemecanique et Merlin Gerin. En 1994, il a été procédé à la création du bureau de liaison et en 2002, elle constitue la première filiale d’une société internationale dans le domaine de la distribution électrique avec un effectif d’environ 30 personnes. Il assure l’alimentation électrique du Sheraton club des pins et à l’Algeria business centre Dahli Spa et la distribution électrique en milieu hospitalier. Trois grands secteurs du marché sont globalement ciblés : le bâtiment qui connaît une forte croissance dans le pays, la santé qui connaît une réforme en profondeur et le pétrole et le gaz. D’une manière générale, Schneider Electric privilégie l’approche dite ”solution complète”. Cette approche s’articule autour de deux éléments fondamentaux : un équipement et un matériel garantis de haute technologie, et l’efficacité énergétique, dans la mesure où cet équipement et ce matériel sont conçus et réalisés dans l’objectif de réduire et d’économiser la consommation d’énergie.

Par Kamel Benelkadi
el watan

Questions autour de la main d’oeuvre dans le batiment en algerie

 

 

Main-d’œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

 

Enquête réalisé

Par Larbi Graïne

 

 03/12/07

 

 

 

De par les potentialités qu’il renferme en matière d’offres d’emploi, le secteur du bâtiment aurait pu absorber une partie non négligeable du chômage des jeunes, surtout en la période actuelle où le secteur connaît une impulsion jamais égalée suite au lancement par les pouvoirs publics du gigantesque chantier d’un million de logements dont la facture financière s’élève à 555 milliards de dinars.

 

 

Mais la majorité de nos jeunes se détournent de ces chantiers qui poussent un peu partout comme des champignons, préférant ainsi tenter la traversée de la mer avec tout ce que cela peut comporter comme périls mortels. Au moment où nos jeunes troquent ainsi leur tenue de chômeur contre celle de harraga, d’autres jeunes venus par fournées de la lointaine Chine sont ramenés à bord de bateaux dans un cadre on ne peut plus légal et organisé pour être déversés dans ces lieux de travail désertés par leurs semblables du cru. Qu’ont-ils nos jeunes à se comporter ainsi, sont-ils devenus paresseux ? Ont-ils perdu toute notion de nationalisme ? Enquête.

«Colonisation» de l’espace public

Il ne faut pas croire que les jeunes vendeurs à la sauvette, ceux qui s’accaparent la rue dans la ville sont des personnes dépourvues de toute expérience. Nombre d’entre eux sont déjà passés par un chantier. La place des Martyrs d’Alger regorge de ces marchands à l’air libre dotés du réflexe grégaire de détaler comme des lapins au moindre signal annonçant une descente de la police, revenant aussitôt que celle-ci aura quitté les lieux. Les jeunes de la Place ne sont plus que des Algérois. On y trouve de tous les coins du pays. Quand on leur demande pourquoi ils ne seraient pas tentés de faire un autre travail que celui auquel ils s’adonnent, ils vous rétorqueront d’emblée «on préfère s’installer» ; dans leur bouche, le mot français, malaxé, se transforme en «nestali.» Tout un programme. C’est donc bien à une «colonisation» de l’espace public à laquelle l’on assiste. Exclus du système éducatif et des emplois rémunérateurs, évincés des avantages du registre du commerce, frustrés socialement, ces jeunes investissent massivement la rue à laquelle ils extorquent ce qu’ailleurs on refuse de leur accorder. Partout dans les gares, les passerelles, les trottoirs, ils se font envahissants en développant des dons d’ubiquité extraordinaires. On est toujours à la Place des Martyrs. Mourad vient de la région de Sétif ; grand de taille, il se tient voûté, épiant la marchandise étalée sur un tapis en nylon à même le sol : des sacs de voyage de toutes sortes. C’est très facile à emporter au cas où surgissent des agents de l’ordre. «Je préfère m’installer et gagner ma journée ici que d’aller moisir dans un chantier. J’ai servi pendant deux ans en tant que manœuvre. Je sais ce que sais. Là-bas, on est toujours sale, on a besoin de mettre une tenue, de se changer, de se doucher chaque jour, et encore vous êtes appelé à bosser jusqu’à 18 h ; à cette heure-ci, vous êtes complètement éreinté. Or ce boulot pénible exige de la récupération, si vous ne dormez pas tôt, le lendemain vous ne serez plus dispos pour travailler. Ce qui signifie qu’il n’ y aucun temps pour faire la prière ni pour passer du bon temps avec les amis. Ne parlons pas de la paye dérisoire de 500 ou 600 Da, ce n’est pas très encourageant.»

Pour autant, il existe à Alger des places fortes qui sont autant d’agences d’emploi informelles qui proposent de la main-d’œuvre à bon marché. A Birkhadem, chaque matin par exemple des ouvriers se regroupent sur l’artère principale, guettant la venue d’un éventuel employeur qui les emmènerait sur un quelconque lieu de travail. La majorité vient des régions rurales du centre du pays, et semble avoir appris le métier sur le tas. Pour ainsi dire, le métier est devenu une spécialité des gens de la campagne plutôt que des citadins. Pour nombre d’entre eux, c’est le passage obligé pour faire une incursion dans la ville où ils pourraient se convertir dans le commerce informel ou envisager de pousser plus loin quand ils n’échouent pas dans un réseau d’immigration clandestin à destination de l’Europe.

La mainmise des Chinois

Mais le constat est là : les entreprises algériennes peinent à trouver les ouvriers dont elles ont besoin pour réaliser leurs projets. Certaines sont contraintes de marquer des temps d’arrêt pour chercher de la main-d’œuvre ordinaire ou qualifiée. Les maçons, les plombiers, les ferronniers, les ferrailleurs, les étanchéistes, les conducteurs d’engins et autres plâtriers ne courent plus les rues. Il faut les chercher à la loupe. Selon les statistiques, 15% de la population activant en Algérie est employée dans le secteur du BTP où l’on recense 26 000 entreprises. Les pouvoirs publics confrontés à des échéances précises n’ont pas voulu faire trop de philosophie. Ayant pris la mesure de l’incapacité des entreprises locales à prendre en charge la réalisation du plus grand nombre possible de logements en un temps record, les autorités, ministère de l’urbanisme et du Travail en tête, misent actuellement sur la main-d’œuvre étrangère et surtout chinoise perçue comme étant l’une des plus performantes et en même temps bon marché. Les chiffres officiels rendus publics au courant de cette année indiquent que 32 000 étrangers travaillent légalement en Algérie. Il y en avait à peine quelque 500 en 1999. Les Chinois représentent 45 % et forment de ce fait la plus forte communauté ouvrière étrangère avec près de 15 000 personnes. Il faut aussi réduire ce chiffre de près de la moitié puisque 51% seulement de cet effectif est employé au niveau du BTPH. Le reste étant répartis entre l’industrie, le secteur des services et l’agriculture.

Quoi qu’il en soit, sur le terrain, ce sont les entreprises chinoises, que ce soit dans les chantiers de l’AADL ou autres, qui semblent avoir le vent en poupe. Tout est fait pour les ménager. Elles ont établi pour leur personnel des bases vie dotées de toutes les commodités (réfectoire, dortoir, salle de télévision, douches, sanitaires, aires de jeux (basket ou volley-ball). Certaines entreprises de ce pays, peut-être celles venant juste d’arriver, logent leurs ouvriers dans des bâtiments situés dans des chantiers encore inachevés. Ce qui dénote de la bienveillance dont ils sont entourés. Les entrepreneurs algériens sentent bien qu’ils ne sont pas traités sur le même pied d’égalité que leurs collègues étrangers. «Les Chinois exigent toute une série de facilitations quand ils s’installent sur un site ; dans la semaine qui suit, on leur installe l’électricité et l’eau, j’ai mis deux ans pour qu’on me déplace une ligne téléphonique, j’ai mis des mois après maintes interventions pour qu’on daigne me sortir une conduite d’eau» nous dit M. M’hamed Sahraoui, architecte, urbaniste et promoteur immobilier bien connu. Il ne nie pas pour autant l’apport des Chinois avec lesquels il n’hésite pas à nouer une relation de partenariat. C’est dire que les entreprises étrangères n’interviennent pas uniquement comme on pouvait s’y attendre dans le secteur public. Elles fournissent aussi la main-d’œuvre aux entreprises locales. Sahraoui se félicite même de l’existence de ce créneau qui lui permet de pallier la pénurie de main-d’œuvre locale : «Je traite avec l’entreprise chinoise pour qu’elle mette à ma disposition les ouvriers dont j’ai besoin, cela revient moins cher que si j’avais recruté des ouvriers algériens, parce que le travail réalisé est de meilleure qualité et est exécuté dans les délais» soutient-il. Selon , avec les ouvriers algériens «on est obligé de refaire le travail 3 à 4 fois ; en tant que promoteur j’ai le souci de faire en sorte qu’il n’y ait pas de malfaçon, chose inadmissible pour le client». Notre interlocuteur déplore l’absence de formation de la ressource humaine. Pourtant juste après l’indépendance, il y avait un noyau de professionnels qui avaient glané un capital expérience appréciable. «Logiquement, fait observer Sahraoui, l’Algérie aurait dû préparer la relève, l’Etat aurait dû former les hommes dans tous les métiers du bâtiment.» Mais «le jeune Algérien, poursuit-il, rechigne à se faire manœuvre et même maçon parce qu’outre la pénibilité, ce métier est dévalorisé socialement, les pères n’osent pas divulguer la profession de leur fils au moment de demander une fille en mariage.» et d’ajouter : «Nos jeunes apprentis voient de mauvais exemples autour d’eux, ils ne peuvent supporter la vue de leurs semblables roulant dans de rutilantes Mercedes, c’est pourquoi, ils recherchent le gain facile et voudraient eux aussi goûter au confort.» Les chinois sont appréciés pour leur discipline : «Ils passent le double du temps que passent nos jeunes dans les chantiers». Pour autant on aboutit à cette situation paradoxale et burlesque qui fait que la rareté des maçons, si elle fait augmenter leur rémunération jusqu’à dépasser le salaire d’un médecin exerçant dans la fonction publique, n’en parvient pas moins à en rehausser le statut social. Et pourtant selon Sahraoui, ce maçon peut percevoir 2 000 DA par jour. Il explique que cet état de fait a beaucoup à voir avec la culture et insiste sur la formation des hommes, relevant au passage qu’ailleurs, l’élément féminin est intégré dans le dispositif de l’emploi. Ce n’est donc pas demain la veille qu’on verra nos filles s’exercer à la pince et au marteau. Il n’empêche, avertit notre interlocuteur, «les Chinois ont aussi des problèmes, une pénurie de main-d’œuvre commence à poindre chez eux, bientôt on n’en aura plus.» Pour notre promoteur et architecte, il est impératif qu’on «révise les modalités de rémunération ; peut-être faudrait-il envisager afin d’intéresser les jeunes avec une formation assortie d’un présalaire ou d’un salaire car ils ont des besoins, peut-être même une famille à charge.»

La main- d’œuvre : une pénurie, dites-vous ?

Pour sa part, M. Hamid Boudaoud, président du Collège national des Experts Architectes a cité l’ex-ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat Nadir Hmimid, lequel avait déclaré que l’Algérie avait réalisé depuis l’indépendance 4 millions de logements. Et de s’interroger : «Comment un pays qui a construit autant d’unités ne peut-il pas réaliser et ce, après une si riche expérience, même pas un million ?» Adepte des chiffres, Boudaoud en use à satiété. «Il existe dans notre pays 890 centres de formation professionnelle ; chaque centre a la capacité de former 1 000 techniciens ; multiplions ce chiffre par le nombre d’établissements, nous aurons 890 000 techniciens.» Et d’ajouter : «Divisons ce chiffre par le nombre de communes qui est de 1541, nous obtenons donc le ratio de 577 techniciens par APC.» Il va sans dire que pour le président du Collège, l’Algérie est suffisamment outillée pour former la main-d’œuvre qui lui fait tant défaut. «Mais est-ce qu’on a essayé, s’est-il interrogé, de professionnaliser et de mettre à niveau l’entreprise algérienne en l’obligeant à se doter d’une direction technique et recruter des gens ayant obtenu des diplômes ?» D’un trait, il balaie l’affirmation selon laquelle il y aurait une pénurie de main-d’œuvre en Algérie : «Les gens ne connaissent pas ce marché». Pointant un doigt accusateur vers les entreprises, il pose cette question : «Les a-t-on vus se réunir pour décider d’une stratégie, les a-t-on vus se présenter au niveau des écoles ? En France, il y a 42 architectes pour 100 000 habitants, en Algérie il y en a 22 pour 100 000 habitants, nous sommes donc dans les normes internationales, pour peu qu’il y ait une organisation, on est en mesure de relever le défi.» Boudaoud insiste sur le fait qu’il n’y a pas de stratégie, il suggère aux entreprises de se faire connaître par catégorie ou spécialisation : «Elles peuvent par exemple se distribuer entre entreprises gros œuvres et entreprises tous corps secondaires. Sachant qu’il existe 26 000 entreprises en Algérie, si on confiait à chacune d’elles la réalisation de 1000 logements/an, on aurait 260 000 logements/an ; faites le calcul pour 4 ans et vous aurez le 1 million de logements.»

Cela dit, M. Mouloud Kheloufi, président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), pose le problème autrement. Pour lui, la pénurie locale en matière de main- d’œuvre est la conséquence de la situation faite à l’entreprise algérienne. Il incrimine en premier lieu le code du marché public, qui selon lui, outre qu’il privilégie les entreprises étrangères, constitue «un blocage pour l’entreprise algérienne.» Il plaide pour la révision dudit code pour rétablir l’entreprise locale dans ses droits. «Le code devrait, a-t-il argumenté, obliger les sociétés étrangères à sous-traiter avec les entreprises locales afin d’établir un partenariat qui ramènerait un savoir-faire à charge pour nous de fournir la main-d’œuvre et l’équipement. La formation professionnelle doit évidemment suivre.» L’Etat a fixé la soumission entre 500 et 1000 logements, ce qui excède d’après lui les capacités de l’entreprise algérienne. L’AGEA propose, afin de stimuler l’activité dans le bâtiment, de ramener le nombre devant être réalisé par chaque entreprise à une fourchette comprise entre 50 et 100 logements : «Seules, dit-il, les entreprises étrangères et notamment chinoises ont la capacité de réaliser un si grand nombre d’unités, c’est plus par rapport au respect des délais impartis pour la construction que ces dernières sont appréciées.»

. Pour autant Kheloufi ne trouve pas que des vertus aux entreprises du géant asiatique : «Il y a des chantiers qui s’arrêtent et qu’on redémarre nous-mêmes suite à leur abandon ; certaines de ces entreprises sont confrontées à un problème de paiement de leur personnel suite au renchérissement des prix des matériaux de construction au niveau mondial.» Toujours est-il que la presse s’est déjà fait l’écho de grèves qui avaient paralysé certains chantiers. «On ne sait pas si elles exercent en qualité de détentrices de registre international ou de société de droit algérien. Alors que notre pays a signé les conventions internationales en la matière, on ne sait pas si ces entreprises ont souscrit une assurance pour leurs employés.» Si la réponse est négative, il découlerait selon notre interlocuteur «un manque à gagner pour la CAVNOS. 

Il critique le projet du million de logements prévu dans le cadre du plan quinquennal : «Il est anarchiquement géré» a-t-il estimé, déplorant le fait que le ministère de la formation professionnelle n’ait pas daigné prêter une oreille attentive «à notre appel afin qu’il nous fournisse les milliers d’ouvriers qualifiés dont le secteur a besoin.» Il propose l’élaboration d’une stratégie de réalisation : «Ce serait très bien d’aller vers un symposium avec le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme pour déterminer les coûts réels, combien il faut réaliser de logements par an et combien a-t-on besoin d’ouvriers, et à partir de là, on peut arrêter le nombre de personnes devant recevoir une formation en concertation avec le ministère de la formation professionnelle.» Il remet en cause la véracité des chiffres communiqués par l’ancien chef de cabinet au département de l’Urbanisme et de l’Habitat, et pense que le nouveau responsable, allusion à Noureddine Moussa «est en train d’assainir la situation.»

 Retour à la Place des Martyrs. Fouad, originaire de Sidi Bel-Abbès, s’est spécialisé dans la vente d’habits de sport. Les survêtements trônent sur une toile étendue à même le sol. Il a fait trois ans de métier dans le bâtiment. Il confesse qu’il enviait les bases de vie où logent les Chinois : «Si nos entreprises faisaient pareil pour nous, en matière de nourriture, d’hygiène, de loisir, etc., nous aurions peut-être mieux bossé.»                     

L.G.

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Nouveau code du travail en Algerie

Le nouveau code du travail en Algérie sera élaboré au courant du 2ème semestre 2009 selon le ministre Tayeb Louh.

mardi 10 février 2009.

Vers un nouveau code du travail en Algérie

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a annoncé hier que « le nouveau code du travail en Algérie sera élaboré au courant du deuxième semestre 2009 ». Un code, dit-il, qui sera confectionné avec la participation de tous les partenaires sociaux, et qui sera surtout « adapté à la nouvelle donne économique mondiale, marquée par la crise financière ». S’exprimant en marge de la 12e réunion du réseau international des institutions de formation dans le travail (RIFFT) accueillie pour la première par l’Algérie, Tayeb Louh a par ailleurs révélé que le taux de chômage a enregistré une baisse sensible par rapport aux années précédentes. Ce taux qui était de 11,8% en 2007 « va vers la baisse : des indices le démontrent déjà », a dit le ministre sans pour autant avancer de chiffre. Le taux réel de chômage en Algérie, enchaîne-t-il, sera rendu public après la finalisation de l’enquête menée dans ce sens par l’ONS. On doit cette baisse, selon le ministre, à la stratégie nationale de lutte contre le chômage, notamment les différents dispositifs mis en place depuis 1999, suite aux instructions du président de la République. Mais aussi, ajoute-t-il, à la politique d’investissements hors hydrocarbures initiée par le gouvernement depuis cette date. « L’Etat a, depuis 1999, injecté plus de 150 milliards de dollars dans les investissements hors hydrocarbures. Il compte renforcer davantage cette enveloppe », a déclaré le ministre. Pour l’année en cours, dans le cadre de la loi de finances, « une enveloppe de 10 millions de dinars est allouée au fonds de garantie des crédits bancaires pour accélérer le financement des micro-entreprises en Algérie », a révélé le ministre qui souligne qu’une autre enveloppe du même ordre sera consacrée au même fonds en 2010. Ce qui, dit-il, a permis la création de quelque « 188 000 emplois depuis juin 2008, dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle ». En outre, « plus de 60 000 postes », placés par l’ANEM, sont générés dans le cadre des autres dispositifs d’aide à la création de micro-entreprises, dont l’ANSEJ et la CNAC. Revenant au RIFFT dont l’Algérie est membre, le ministre du Travail a insisté sur la nécessité d’« inculquer la culture de la formation entre les représentants de l’appareil de production économique, mais aussi la promotion du dialogue social entre partenaires sociaux, employeurs et gouvernement ».

le Jeune Indépendant

Hakim Laribi, directeur general de Cophyd

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Hakim Laribi, directeur général de Cophyd : L’efficacité par la persévérance

Société de fabrication de cosmétiques, parfumerie et droguerie mais aussi de conditionnement d’aérosols, la Sarl Cophyd est une entreprise qui s’est fait une place au soleil grâce aux efforts déployés depuis sa création en 1971.

L’entreprise familiale s’est inscrite dans la continuité de son domaine par son fondateur. Elle a parcouru un long chemin parsemé parfois d’embûches. Spécialisée dans l’importation et la distribution des produits de parfumerie de 1971 à 1975, l’entreprise Cophyd, «armée» de courage et de persévérance a su maintenir et sauvegarder aussi sa part de marché dont ont fait preuve ses propriétaires, l’ont conduit droit vers la réussite.

Un début laborieux

Diplômé en microbiologie de l’université d’Orsay de France, Hakim Laribi est à la tête de Cophyd depuis le décès de son père en 1993. Agé de 42 ans et père de quatre enfants, il préside actuellement l’entreprise familiale fondée par son père en 1971. Employant près de 50 travailleurs, Cophyd fabrique des marques de produits de renommée mondiale, à l’image de Reckitt et Colman, Henkel France et France Parfum de 1975 à 1993. L’entreprise a conditionné sous licence Novamex ex-Quadrimex les produits PREP de 1994 à 2003. Elle a produit depuis 1999 sa propre gamme en insecticides «STOP» et en désodorisant «Arc en ciel» depuis 2002.

Ce qui lui a permis l’élargissement de sa gamme de produits en introduisant 3 nouvelles gammes ménagères, à savoir Dar, automobile, Krosti et technique Sdidox sur le marché algérien.

L’entreprise a développé également une activité de sous-traitance de conditionnment pour le compte de plusieurs entreprises. Aujourd’hui, Cophyd maîtrise parfaitement son système de management de la qualité grâce à l’obtention de la certification ISO 9001/2000. Visant perpétuellement la satisfaction des demandes de ses clients, les services de cette entreprise tendent à développer l’activité de sous-traitance moyennant le conditionnement d’aérosols pour le compte de clients distributeurs et d’industries de plusieurs nationalités, locale et étrangère. Notons que cette entreprise était la première société privée à avoir fait la reconversion en abandonnant l’utilisation de substance au profit du buta propane qui se trouve en grande quantité en Algérie et d’excellente qualité.

Le marquage CE, visa à l’export

Ce marquage est une sorte de directive européenne fixant des exigences essentielles en matière de santé, de sécurité du consommateur et de l’environnement.

Il permet, en outre, la libre circulation du produit sur le territoire de l’Union européenne.

La spécificité de ce marquage est de prouver la conformité des produits aux directives essentielles établie par l’Union européenne. Prochainement, l’entreprise Cophyd obtiendra son certificat, et ce, afin de prétendre à l’exportation en respectant les normes de fabrication.

Son gérant est plus qu’optimiste avec l’intégration et l’application de cette norme «CE» qui sera réalisée, une étape importante constituée «d’excellents moyens pour le positionnement de la société au plan international», remarque ce responsable.

Les déboires de Cophyd

A l’instar des autres entreprises privées algériennes, Cophyd n’a pas été épargnée par un certain «chamboulement économique», notamment après l’ouverture du marché mondial au début des années 1990. Le P-DG de Cophyd estime à ce sujet que l’industrie algérienne n’a pas été initiée à cette ouverture ou plutôt à cette transition. La crise s’est vite manifestée lorsque, durant cette phase transition, l’ancien système n’est pas tout à fait évacué et le nouveau n’est pas totalement installé. Plusieurs entreprises ne se sont pas adaptées à cette nouvelle politique qui les a contraint à baisser rideau.

Comme un malheur ne vient jamais seul, une autre difficulté survient juste après celle de la dévaluation du dinar en 1992.

A défaut de moyens qui ont contraint justement de multiples entreprises à mettre la clé sous le paillasson, notamment avec cette dévaluation, un crash indélébile sur les crédits extérieurs engendrant des pertes de change énormes dont un retard d’au moins 10 ans sur les entreprises. S’ajoutant à ces «embarras», la remise à niveau, la fiscalité, les douanes, le foncier, les banques, la justice, les chèques sans provision, etc… Notre interlocuteur prend un exemple parmi ceux cités : celui des procédures judiciaires qui prennent en moyenne une année et plus pour leur règlement.

Il déplore ainsi «l’inexistence de loi régulatrice» des cas de trafic de chèques, entre autres, qui permet notamment aux chefs d’entreprise de gagner beaucoup plus de temps pour le traitement des dossiers. «Plusieurs chèques sans provision ont été réglés après 4 ans de procédure judiciaire», regrette encore ce responsable et de souligner au passage «les lourdes charges fiscales qui les pénalisent».

M. Laribi estime que la remise à niveau des entreprises est «primordial». Aussi performante soit elle, explique-t-il, «l’entreprise ne pourra jamais s’épanouir dans un milieu hostile».

S’agissant des importations, le responsable de Cophyd estime que «c’est une arnaque» du moment qu’il «y a absence flagrante de régulation de l’importation depuis l’ouverture du marché, ce qui occasionne un danger permanent pour l’économie du pays». Pour le cas de son entreprise, Cophyd a fait des mains et des pieds pour sauvegarder sa place sur le marché nonobstant les écueils rencontrés.

Une dimension régionale

Un vrai travail d’équipe qui s’effectue entre les frères et sœurs au sein de cette entreprise. Ils collaborent et chacun apporte son savoir afin de concrétiser les objectifs tracés et hisser haut l’entreprise familiale. Cophyd ambitionne d’occuper une part de marché dans ce secteur de 30 à 40 %, juste après l’octroi du marquage «CE» afin d’exporter vers l’Europe. Une destination indispensable pour l’entreprise. Cette politique n’est réalisable qu’en installant des bureaux étrangers et nationaux spécialisés dans l’acquisition du droit à l’application aux normes du marquage «CE». La première expérience se fera vers les pays du Maghreb. Ainsi, il compte démarrer avec 8% de parts du marché au niveau de cette région en attendant son élargissement vers l’Europe.

Les ambitions de Laribi

Comme tout Algérien sans doute, le rêve de Hakim Laribi est de faire de son marché un lieu digne et propre. Mais apparemment, ce vœu ne sera pas encore réalisable vu les difficultés que rencontrent les initiateurs de cette nouvelle image d’un marché digne de ce nom. A tout cela s’ajoute la menace permanente du marché informel. Ce responsable mettra en avant sa politique en tant que président de l’Association des distributeurs Kharrouba (ADK) qui peine à voir se concrétiser le projet de grande envergure dans les délais fixés, à savoir l’organisation de la distribution du marché de gros des produits agroalimentaires. Stratège d’une telle initiative, Hakim Laribi vise à travers la création de ce type de marchés, dans la localité de Boudouaou (Kharrouba) dans la wilaya de Boumedès, à couvrir les besoins des populations du centre du pays en les recevant dans des lieux dignes et salubres.

Leur offrir aussi toutes les conditions d’hygiène et de sécurité conformément aux normes internationales admises est le rêve d’ADK en sus de l’avantage qu’apportera ce marché, générateur d’au moins 10 000 emplois. Pour son organisation, ce responsable estime encore que c’est grâce à l’efficience des prix qu’offre un marché de gros que les producteurs sont encouragés et que les marchés deviennent plus stables et d’être également d’importants centres de communication où l’information est échangée entre les participants et où une certaine transparence règne. Hélas, ledit marché est seulement à moitié achevé du fait que le président d’ADK rencontre une série de «faux problèmes» pour la réalisation totale de ce hyper projet de la part des responsables.

Kahina Benarab
Le Jour d’Algérie

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