Pour créer des PME en Algérie: REAGE cherche des appuis

Pour créer des PME en Algérie: REAGE cherche l’appui des pouvoirs publics

Après avoir visité durant trois jours de nombreuses entreprises algériennes et rencontré des responsables du secteur économique, la délégation de REAGEgalareage08qa8 a organisé, dimanche dernier à l’issue de cette visite, une rencontre «networking» à l’Ecole supérieure des affaires d’Alger ESAA.

Lors de cette rencontre «networking», à laquelle ont pris part également le président de la Chambre algérienne d’industrie et de Commerce, M. Brahim Bendjaber, et le DG d’Algex, M. Benini, de nombreux jeunes porteurs d’idées ont tenu à faire part et partager leurs ambitions de créer et de monter des PME en Algérie. Ces jeunes entrepreneurs ont eu, durant les trois jours de la visite, faut-il le rappeler, à rencontrer des responsables avec lesquels les opportunités d’affaires ont été évoquées, mais aussi à voir de près l’économie algérienne. Le président de cette association qui existe depuis 4 ans, M. Fetah Ouazzane, a affirmé en marge de la rencontre que l’Algérie recèle un potentiel énorme qu’il faut exploiter ; mais «l’urgence pour le moment, c’est d’éliminer un certains nombre d’obstacles qui bloquent l’entreprenariat». Il estime qu’«il ne faut pas mettre des dispositifs contraignants mais plutôt des dispositifs de motivation et incitatifs pour permettre à ces cadres de revenir».

Il a souligné aussi que les pouvoirs publics doivent prendre le problème [de la fuite des cadres] à bras-le-corps et ils commencent déjà à se manifester», précisant que «le président de la République l’a rappelé à plusieurs reprises et c’est dans ce cadre que nous avons organisé ce voyage». Le président de REAGE espère par ailleurs voir cette association devenir «un véritable carrefour entre les Algériens de l’intérieur et les Algériens de l’extérieur car, selon lui, «l’Algérie compte un nombre important de cadres à l’extérieur du pays, environ 400 000 cadres dans le monde, et toutes ces compétences peuvent aider les entreprises algériennes à s’internationaliser». De leur côté, les responsables d’Algex et de la Caci, durant leur intervention, n’ont pas hésité à parler des potentialités qui existent en Algérie mais également des agrégats économiques qui sont au vert. Cependant, ces derniers ne cachent pas outre mesure que des obstacles existent. Cette association, qui ambitionne de baliser le terrain pour les compétences activant à l’étranger et de les mettre en contact perpétuel avec les acteurs de l’économie algérienne, a élaboré également un programme pour cette année. Il s’agira d’organiser le 23 mai prochain à Paris une journée dédiée aux PME algériennes. Cette journée, nous affirme M. Ouazzane, sera une occasion pour les PME comme les cadres algériens de nouer des relations d’affaires.

Le deuxième événement qui sera organisé par REAGE cette année a trait à la troisième édition du forum annuel le 7 novembre prochain. Ce forum est perçu aussi comme une autre opportunité pour les cadres algériens vivant dans différents pays pour rencontrer des entreprises algériennes et internationales.

La Tribune Online

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Survivalistes En Algerie ( avant le grand chaos planetaire )

survie

comme son nom l’indique ce site a été pensé pour etre une source d’information modeste  ( c’est mieux que rien ) pour  les algeriennes et algeriens qui desirent retourner au pays et qui voudraient bien trouver quelques pistes pour se realiser,

 

en creant ce site, je ne pensais pas franchement aux boulversements dans la finance internantionale qu’on a eu recement, et qui ont conduit dores et deja à la crise economique mondiale qu’on connait aujourd’hui, au premier semestre de l’anné 2009, et que beaucoup d’analystes lui donnent au moins 3 ans avant d’esperer une quelconque reprise.

 

comme trés peu de monde s’interesse reellement aux previsions les plus sombres et qui sont probables, le jour ou on sera  confrontés à la dure realité, auront du mal à trouver les « bouées » necessaires pour tenter ce qu’on pourrait sauver, sinon sa petite personne pour commencer,

 

et aprés ?

 

le aprés, certains se sont dores et deja préparés sans faire de bruit, l’autosuffisance alimentaire ne s’improvise pas, et c’est pour cette raison que ce billet restera temoin pour ceux qu’on peut appeller les « survivalistes », ceux qui pensent à survivre au chaos annoncé, evidement, il y’a plusieurs « ecoles » du survivalisme, aux etats unis, il y’a toute une litterature

 

en revanche, en Algerie, nous n’avons pas encore ce sujet en tete, alors, si vous voulez continuer la reflexion, demander des conseils, offrir une opportunité, se regrouper pour tenter de faire quelque chose dans notre vaste pays, c’est le coin pour en parler

 

n’hesiter pas à poser des questions, il y’en aura toujours qui seront ravis de repondre

 

willa mafhamtouche, chta rani naksed, c’est le moment aussi

 

Fermes agricoles verticales : projets futuristes aux Emirats.

Les fermes verticales : Des projets agricoles futuristes aux Emirats.

C’est la dernière ambition futuriste de la ville du Golfe persique. Connue pour ses tours vertigineuses, Dubaï pourrait se lancer dans la construction d’exploitations agricoles verticales. Un projet, réaliste, est déjà dans les cartons.

Ce projet, appelé en anglais Seawater Vertical Farm, est l’œuvre d’un cabinet d’architecture italien, Studio Mobile, habitué à travailler avec l’émirat. Si Dubaï, en ces temps de crise, ne manque certainement pas de bureaux et de logements, elle manque en revanche dans un périmètre restreint de ressources agricoles. La ville de l’émirat éponyme est en effet plus cernée par le désert que par les vergers et autres types de cultures.

Et comme Dubaï a l’habitude de prendre les choses de haut, Studio Mobile a cogité sur un projet vertical plutôt qu’horizontal. Où bien sûr il est question d’une tour, dont la silhouette s’apparente à celle d’un arbre chargé de fruits. Des fruits qui sont autant de serres suspendues.

Techniquement, c’est la mer, située à proximité, qui va permettre de faire pousser salades, carottes et autres légumes en plein désert. Même s’il n’est pas question d’arroser les plantes avec de l’eau salée. Le miracle, on le doit plutôt a un ingénieux système d’évaporation et de condensation.

L’eau de mer est utilisée dans un premier temps pour refroidir la terre de culture, et du même coup l’air ambiant. C’est la différence de température entre cet air ambiant et celle du toit de la serre suspendue qui va générer une condensation. Les gouttelettes d’eau ainsi obtenues vont alors ruisseler doucement au dessus des cultures et s’écouler petit à petit.

La Seawater Vertical Farm n’est qu’un projet pour l’instant, mais elle s’inscrit dans la volonté de Dubaï de faire construire ce type de structure. Tout comme d’autres villes dans le monde. Le concept a ses partisans, dont le plus connu est Dickson Despommier (le bien nommé). L’homme y voit une réponse à la fois écologique et économique au problème de surpopulation de la planète à l’horizon 2050.

Dans 50 ans, on estime que la population mondiale dépassera 8,3 milliards d’êtres humains et qu’il n’y aura plus assez de terres cultivées sur la planète pour nourrir cette population. Une des solutions envisagées au problème de l’alimentation est la construction de fermes verticales au cœur des villes.

Les enjeux de ce projet

Aujourd’hui, notre planète compte environ 6,4 milliards d’individus et l’agriculture utilise plus de 800 millions d’hectares, soit près de 38% de la surface de la Terre.

Avec l’augmentation prévisible de la population mondiale d’ici à 50 ans et le développement des villes, les terres cultivées telles que nous les connaissons aujourd’hui ne suffiront plus à nous nourrir.

Pour répondre à cette crise alimentaire, une solution originale est envisagée : les fermes verticales.

Un concept futuriste

L’inventeur du concept de ferme verticale est l’Américain Dickson Despommier, professeur en sciences environnementales et microbiologie à la Columbia University de New York.
Son projet de fermes verticales consiste en de grandes Tours destinées à accueillir des exploitations agricoles au sein même des métropoles.

Selon Dickson Despommier, chaque tour coûterait environ 84 millions de dollars mais permettrait de subvenir aux besoins de près de 50.000 personnes.
Ainsi, 150 Tours de cette sorte permettraient de nourrir toute la population de New-York.

Ces fermes du futur seraient donc une solution possible aux problèmes de faim dans le monde et au manque de terres cultivables.

Les projets de fermes verticales

Les fermes verticales imaginées par Dickson Despommier auraient une hauteur d’au moins 200 mètres (entre 30 et 40 étages) et seraient entièrement dédiées à la production agricole, ainsi qu’à l’élevage de porcs et de volailles.

Elles permettraient de produire des fruits et légumes par culture hydroponique, mais aussi de cultiver du maïs ou du blé et d’abriter des élevages aux étages inférieurs.

Selon leur concepteur, ces fermes offriraient un rendement 5 à 30 fois supérieur à l’agriculture actuelle et auraient plusieurs avantages :
• des récepteurs situés dans le plafond des étages pourraient recueillir l’évapotranspiration des plantes pour produire de l’eau pure
• les sous-sols pourraient servir au traitement des eaux usées en accueillant une unité de traitement des eaux
• en fonctionnant en système fermé, sans approvisionnement extérieur de marchandises, ces Tours agricoles permettraient de limiter la pollution.

Néanmoins, ce concept en est encore au stade de projet. Aucun de ces buildings agricoles n’a encore été construit…

Un autre projet mené par le cabinet d’architectes français SOA est la Tour Vivante. Il s’agit d’une tour haute de 30 étages accueillant un programme mixte d’activités (ferme urbaine verticale et bureaux) et de logements.

Pour plus de renseignements sur ce projet, vous pouvez consulter le site ci-dessous.

http://www.ateliersoa.fr/verticalfarm_fr/urban_farm.htm

Limonaderie d’Ain Amenas, un modèle de réussite dans le Sud

ain-amenasLa limonaderie d’Ain Amenas, un modèle de réussite dans le Sud

ILLIZI-
 La limonaderie d’Ain Aménas, distante de 240 km du chef lieu de la wilaya d’Illizi constitue, de l’avis de ses promoteurs, un modèle de réussite dans cette partie de l’extrême sud du pays. Créée en 2008, cette entreprise, première du genre montée par Mme Belagoune Ounessa, au titre du dispositif de la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC), pour une enveloppe financière de 3,5 millions DA, constituait un défi relevé dans cette région enclavée et déshéritée ou font défaut pareilles structures économiques.

APS

ANDI : 51.456 projets pour 5.799 milliards de dinars inscrits en six ans

Le moral est à l’investissement en Algérie avec un chiffre de 51.456 projets, d’une valeur de 5.799 milliards de dinars, inscrits au niveau de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), durant la période de 2002 jusqu’a fin 2008. Ces projets, qui devraient créer plus 843.000 postes d’emploi, proviennent principalement d’investisseurs nationaux avec un total de 50.766 projets pour un montant de 4.153 milliards de dinars, soit 71,6% du montant global des investissements.

Ceci confirme que les investissements, en Algérie, ont connu une évolution remarquable au cours de ces dernières années grâce aux mesures incitatives prises par les pouvoirs publics afin d’améliorer l’environnement de l’investissement et de promouvoir la destination Algérie. En ce qui concerne les investissements en partenariat entre des sociétés algériennes et étrangères, leur nombre est de 291 projets pour un montant de 722,5 milliards de dinars (12,5% du montant global). Ce chiffre est prévu nettement à la hausse durant les prochaines années et ce, suite aux mesures prises par les pouvoirs publics concernant les opérateurs étrangers tenus d’associer des Algériens dans certains créneaux.

Quant aux investissements directs étrangers (IDE), inscrits auprès de l’agence, ils ont totalisé 399 projets pour un montant de 922,6 milliards de dinars de 2002 à 2008, soit 15,9% du montant global. Les IDE portent essentiellement sur des projets se rapportant à l’industrie, au dessalement de l’eau de mer, à la production des engrais, d’ammoniaque, aux cimenteries, à l’agroalimentaire et au tourisme. Ce segment de secteurs devra être élargi encore plus à la faveur des ambitions industrielles du pays pour lesquelles une machine de mise à niveau et de développement des infrastructures (ports, routes et aéroports par exemple) est en œuvre.

Mesures de facilitation

Durant les trois dernières années seulement, l’ANDI a enregistré 35.397 projets devant créer plus de 477.000 emplois contre quelque 16.000 projets de 2002 à 2005. L’amélioration de l’environnement de l’investissement est d’abord d’ordre organisationnel à travers une séparation entre les petits investisseurs et ceux porteurs de projets plus importants ou comportant plus de valeur ajoutée. S’ajoute à cela le traitement spécifique des investisseurs étrangers à travers la mise en place d’un dispositif d’interlocuteur unique assurant la prise en charge des dossiers d’investissement. C’est le cas, outre l’ANDI, des centres de facilitations en cours de lancement à travers le pays et dont le résultat devrait laisser émerger un tissu de PME favorisant un climat de concurrence et d’investissement.

Les mesures portant sur la facilitation concernent une mise en œuvre effective des dispositions de la réforme engagée, à la faveur de l’ordonnance promulguée en 2006 et qui modifie et complète celle de 2001 relative au développement de l’investissement. L’application de cette ordonnance a été renforcée par plusieurs textes d’applications relatifs, notamment, à la redevance pour le traitement de dossiers d’investissement et à l’organisation et au fonctionnement de l’ANDI et du Conseil national de l’investissement (CNI).

En outre, il a été procédé, dès le début de 2007, à un réajustement du dispositif d’investissement afin que celui-ci, tout en étant suffisamment incitatif pour attirer les investisseurs, procède à une sélectivité qui tienne compte de l’objectif stratégique de relance de l’appareil de production et de promotion de la compétitivité. Des dispositions complémentaires sont actuellement en cours de mise en œuvre visant à renforcer la mobilisation de l’investissement en faveur des activités productives.

A ce titre, des critères ont été fixés pour identifier les projets d’intérêt national et qui devront s’inscrire dans la même vision «développement» prônée par les pouvoir publics. Il est utile de signaler que la part des investissements attendus durant les prochaines années sera canalisée pour la partie des Haut Plateaux où les économistes prévoient des investissements massifs et une ruée aux résultats exponentiels en raison, notamment, de l’harmonie des projets lancés d’une manière corrélative.

Le foncier et le redéploiement

D’autres dispositions incitatives sont prises pour canaliser l’investissement au profit des zones dont le développement doit être renforcé dans le cadre de l’équilibre régional après l’identification des zones nécessitant la contribution de l’Etat. Il s’agit également de la suppression des autorisations préalables non exigées par la législation en vigueur, de la limitation de l’intervention de l’ANDI à la vérification de la recevabilité des dossiers au profit du contrôle à posteriori et du strict respect des délais légaux d’établissement des décisions. S’ajoute à cela l’entrée en vigueur, dernièrement, de l’instruction ministérielle fixant les procédures de bénéficier des avantages d’exploitation, qui devrait renforcer les dispositions incitatives déjà opérationnelles.

Ce dispositif législatif et réglementaire a été complété par la création du Fonds de garantie de crédits aux PME (FGAR), qui vient d’installer un représentant au niveau du guichet unique de l’ANDI à Alger en vue de faciliter l’accès des investisseurs à ses prestations. Le foncier économique constitue un facteur particulièrement important de développement de l’investissement. C’est ainsi qu’a été créée l’Agence Nationale d’Intermédiation et de Régulation Foncière (ANIREF) qui doit contribuer à l’émergence d’un marché foncier et immobilier fondé sur le régime de la concession, organisé, transparent et régulé.

Le régime de la concession du foncier pour les projets d’investissements a été introduit pour une durée de 33 ans renouvelable afin de préserver le foncier industriel de toute spéculation au détriment de l’acte d’investissement. Dans le but de se rapprocher des investisseurs, l’ANDI poursuit son redéploiement en matière d’infrastructures par une augmentation du nombre de guichets qui couvrent, aujourd’hui, plus de 16 wilayas et, d’ici à fin 2009, dix autres vont être créés au niveau des wilayas des Hauts Plateaux et du Sud.

Le Financier

Portraits d’immigres : Le mysterieux El-Hadj et la belle Linda

Portraits d’immigrés : Le mystérieux El-Hadj et la belle Linda

par Notre Bureau De Bruxelles: M’hammedi Bouzina Med

Adam a été expulsé du Paradis. Les prophètes ont, tous, vécu l’exil. Les hommes se sont toujours déplacés. Pourquoi ? Parce que l’homme est un bipède.

Hadj Abdelkader, le révolutionnaire.

A chaque rendez-vous électoral algérien, il est là. Au siège du Consulat à Bruxelles. Costume sombre des années soixante, il arbore fièrement sur le revers de son veston gauche un macaron frappé du drapeau algérien. En bandoulière, sur sa poitrine un badge « Consulat d’Algérie, élections du… ». Il endosse pour un moment une fonction officielle d’hôte des électeurs. 75 ans ? 80 ans ? Personne ne sait son âge. Tout le monde sait qu’il est un ancien de la « Fédération de France » du FLN en Belgique. Il habite entre les villes de Mons et de Charleroi, pas loin d’Hornu, où les Messalistes ont tenu leur congrès de juillet 1954 pour décider du « top départ » de la révolution armée et de qui sera le chef suprême. La suite on la connaît, les jeunes fougueux d’alors ont décidé, en Algérie, sans les Messalistes. El-Hadj connaît plein de choses sur cette période de la révolution. Aujourd’hui, El-Hadj parle très peu, va à la mosquée et se mobilise les jours de votes pour l’Algérie. Il a toujours répondu à l’appel de l’Algérie sans rien demander pour lui. Lui est encore dans la révolution. C’est une oeuvre permanente. El-Hadj ne comprend pas pourquoi d’autres Algériens ont appelé au boycott de la dernière élection présidentielle de 2004 ou lors du référendum sur la Concorde nationale. Pour lui, il faut toujours dire « OUI » à l’Algérie et ne pas chercher à comprendre pourquoi. Il est intégriste à sa manière. A Bruxelles, il y a quelques autres anciens de la « Fédération de France, section Belgique ». Ils ne parlent jamais d’El-Hadj Abdelkader et lui ne parle jamais d’eux. El-Hadj a soutenu le premier candidat RND à la députation pour l’immigration en 1997. Il a été élu. Il a soutenu les deux autres successeurs FLN et ils ont été élus. Personne ne sait si El-Hadj Abdelkader a une carte de militant du FLN, RND, Hamas… Tout le monde le respecte et il respecte tout le monde. C’est bien ainsi, vous disent les anciens immigrés. Et tous le salueront dès le début avril prochain, lorsqu’il sera à l’accueil du Consulat le jour de l’élection présidentielle.

LINDA, l’Algérienne

Elle est surnommée ainsi parce qu’elle a toujours un drapeau algérien dans tout rassemblement, rencontre ou fête des Algériens en Belgique. Tous les Algériens aiment et respectent Linda. Elle est depuis longtemps seule. La cinquantaine frappée, elle a vécu des moments terribles. Après le décès de sa fille à la fleur de l’âge, son unique fils âgé de 20 ans s’est suicidé en se jetant par le balcon du 7ème étage. Linda vit maintenant seule. Devant tant d’adversité, elle soulève l’admiration et le respect de tous les hommes et femmes. A chaque occasion de fête ou d’événement national, Linda arrive avec le drapeau algérien et lance des you-you. Très bien habillée, elle parle, rit et danse. Elle a été danseuse dans le ballet de la RTA, l’ancêtre de l’actuelle ENTV. Elle connaît plein d’artistes. Parfois, elle vous emmène dans son monde en vous contant des anecdotes où les chanteurs chaâbi comme Guerrouabi, Chaoû, Saloua… ne sont jamais loin. En janvier dernier, alors que la palestinienne Ghaza mourrait sous les bombes israéliennes, les Algériens de Bruxelles ont invité un représentant de l’Autorité palestinienne à Bruxelles et un poète libanais pour débattre de la situation et improviser une quête pour les enfants palestiniens soignés dans les hôpitaux belges.

Linda a roulé, seule, le couscous pour les soixante personnes venues au café de Zoubir pour la circonstance. Au mois de mai 2006, elle me sollicita pour lui rédiger une requête pour le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. La famille de son ex-époux lui a « volé » sa part de l’appartement d’Alger, situé pas loin du cinéma Debussy.

Linda voulait le laisser à son unique fils de 20 ans qui projetait de vivre à Alger. Je n’ai pas rédigé la lettre parce que Linda m’a demandé d’attendre jusqu’à la fin du mois d’août la réponse de son avocat d’Alger. Si la justice ne serait pas juste, alors elle saisirait le président. Linda estime qu’il ne faut pas importuner le président de la République sans raison valable. Il a tant à faire pour le reste de l’Algérie. Entre-temps, son fils est décédé. Linda ne parle plus de l’appartement d’Alger. Elle n’est plus seule. Elle dit que Dieu est avec elle parce qu’il en a décidé ainsi.

quotidien d’oran

Dependance alimentaire et securite

Economie (Jeudi 12 Février 2009)

Politiques agricoles et sécurité alimentaire
Comment sortir de la dépendance ?
Par : Djamel Zidane

Les implications relatives au volet agricole des négociations en vue de l’adhésion à l’OMC ne font pas l’objet de manière générale d’une large médiatisation.

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L’Algérie aspire à adhérer à l’OMC.
Mais il faudra pour cela ratifier tous les accords internationaux qui ont régi le commerce international durant la période GATT, jusque et y compris ceux du cycle de l’Uruguay Round, ratifiés à Marrakech en 1994, qui formalisent les relations des pays adhérents pour tout ce qui concerne, justement, les produits agricoles. Si l’Algérie n’est pas une partie contractante de l’Uruguay Round, ni de l’OMC, elle devra s’y soumettre une fois acceptée en tant que membre. Inscrit en 1986 à l’ordre du jour des négociations du GATT, l’accord sur l’agriculture visait à amorcer la réduction progressive des subventions accordées à l’agriculture, sous toutes leurs formes, soutien financier ou protection tarifaire et douanière. Cet accord tenait compte aussi des aspects sanitaires et phytosanitaires et des mesures de protection des marchés et des agricultures, du soutien interne et des subventions à l’exportation des produits agricoles nationaux. Les mesures de soutien interne doivent être réduites de l’ordre de 20% sur six ans pour les pays développés et sur 10 ans pour les pays en développement.
Ces engagements de l’Uruguay Round concernent toutes les mesures qui ont un effet de distorsion sur les échanges et sur la production des produits agricoles. Citons quelques-unes des principales règles édictées à ce propos : ne seront pas concernés par les accords :
1. le soutien à l’agriculture sera fourni dans un cadre public n’impliquant pas de transfert de la part des consommateurs ;
2. le soutien ne sera pas destiné à soutenir les prix des produits offerts par les agriculteurs ;
3. la détention de stocks de sécurité alimentaire ;
4. l’aide alimentaire intérieure, le versement direct aux agriculteurs, la participation directe de l’État à des programmes de garantie de revenus, l’aide à l’ajustement de structures (mise à niveau), au moyen d’aide à l’investissement, les aides au titre de protection de l’environnement.
Par ailleurs, les accords de l’Uruguay Round prohibent totalement l’interdiction de recours aux barrières non tarifaires (quota, restrictions des exportations et contingentement, prix plancher, etc.).
Les droits de douanes devront être réduits de 36% sur une période de 6 ans, chez les pays développés et de 24% chez les PVD, au bout d’une période de 10 ans. Un minimum de 15% de réduction doit être réalisé pour chaque ligne tarifaire au bout de la période considérée. Même les subventions à l’export sont désormais réglementées, ce qui porte un coup dur aux pays de l’UE qui traditionnellement aide de manière conséquente leurs exportations.
Ces subventions à l’export devront, au bout de 6 ans, être réduites de 36% en valeur, sur la base des niveaux de valeurs de 1986-1990, alors que la quantité des produits subventionnés devrait être réduite de 21% durant la même période, pour les pays développés, alors que les taux sont de 14% et 21% pour les PVD.
Pour ce qui est des mesures sanitaires et phytosanitaires, rien ne s’oppose, dans les accords de l’Uruguay Round, à la mise en place de réglementations nationales destinées à protéger la santé et la vie des personnes et des animaux, ainsi que la protection des végétaux. Cependant l’accord énumère les mesures sanitaires et phytosanitaires qui ne doivent pas être utilisées comme barrières non tarifaires à l’importation.
À ce titre, la mise en œuvre, depuis près de 20 ans, d’une législation sévère visant l’interdiction d’importation par l’Algérie des fameuses farines animales destinées à l’alimentation du bétail, a pu épargner au cheptel et aux personnes, la triste maladie de la vache folle. De même que l’importation d’animaux, de semences, de plants, de matériel végétal destiné à la greffe, et des OGM, sauf pour les stricts besoins de la recherche scientifique, a été réglementée en Algérie, et désormais, des brigades de la DCP veillent, en association avec les douanes, le GGF et la PAF, au respect de la procédure d’importation et de la réglementation en vigueur.
L’Uruguay Round consiste à remplacer l’ensemble des barrières non tarifaires en droits de douane, même très élevés, dans le but de mettre en place une plus grande transparence des transactions et des échanges internationaux agricoles.
La balance agricole reste déficitaire
En Algérie, pour ce qui est des produits agricoles, qu’il s’agisse de pomme de terre ou de céréales, de lait ou de viande rouge, la balance commerciale est largement déficitaire depuis longtemps, et l’écart entre ce qui est produit localement et ce qui est importé a même tendance à s’accentuer, si l’on considérait la facture alimentaire nationale. Or, l’accord de l’Uruguay Round, et donc l’entrée à l’OMC, n’incitera pas à produire, loin s’en faut. La réduction du soutien à la production aux États-Unis ou en Europe, risque de décourager les agriculteurs, qui produiront moins et donc exporteront moins. Sur la facture payée par l’Algérie, pays grand consommateur de blé, les effets seront très préjudiciables.
La facture du lait et des aliments de bétail, et donc le prix des viandes rouge et blanche, elle aussi ne manquera pas de grimper. Les cours du blé devraient croître de 6% à 7%, selon les experts, alors que la FAO prévoit une hausse de 8% à 10% des cours mondiaux de la viande. La BM et l’OCDE énoncent des projections moins graves, dans une fourchette de 3% à 6% d’augmentation des prix. Tous les pays participant au cycle de l’Uruguay Round se sont tout de même accordés que l’application de l’accord aura des effets négatifs sur les pays les moins avancés et les PVD qui, à l’instar de l’Algérie, importent leurs produits alimentaires. Même si les pays développés ont promis de fournir des aides alimentaires aux plus pauvres, à titre de don ou à des conditions favorables. Si l’accord dispose que les mesures non tarifaires sont supprimées et reconverties en droits de douanes, encore faudrait-il que des pays comme l’Algérie disposent de surplus à exporter selon les normes exigées par les marchés des pays d’accueil, normes particulièrement discriminatoires pour les PVD, qu’il s’agisse de produits agricoles ou industriels. À court terme, l’accord de l’Uruguay Round ne pourrait avoir que des effets négatifs sur l’Algérie, à moins que son agriculture n’évolue vers une production plus importante tant en qualité qu’en quantité, comme l’affirme A. Manseur, ingénieur expert en agronomie, dans Actuel.
Mais pour que l’agriculture algérienne évolue, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Autrefois, on disait de l’Algérie qu’elle était le grenier de Rome, mais la valse hésitation entre l’option céréaliculture, remplacée au cours du PNDA/Rpar l’arboriculture fruitière, puis, de nouveau, on est revenu à l’ancien schéma, à la suite de la flambée des prix des céréales derrière les prix des hydrocarbures. Les primes à la production de céréales versées en amont sont désormais remplacées par le paiement, à la livraison, selon les cours internationaux des céréales.
Sans compter les contrats de performance signés entre le ministère de l’Agriculture, d’une part, et les wilayas et l’OAIC, d’autre part. En espérant voir survenir un déclic qui n’aura que trop tardé, dans un monde désormais inquiétant, où assurer sa subsistance est devenu une question de vie et de mort, comme aux tout premiers commencements.</b>
 

 

Synthèse de Djamel Zidane
(à partir d’Actuel de février 2009)