Immigration clandestine au cinema

Immigration clandestine
En gros plan à la 59e Berlinale

Regard n Les drames liés à l’immigration clandestine sont au cœur du poignant film français Welcome, mais aussi d’Eden à l’Ouest du Franco-Grec Costa Gavras.

Très remarqué au sein de la section Panorama qui fête ses 30 ans cette année, Welcome de Philippe Lioret met en scène Vincent Lindon dans le rôle de Simon, un ex-champion de natation devenu maître nageur.
Dépressif depuis son divorce, Simon s’attache à Bilal (Firat Ayverdi) un adolescent irakien qui a traversé le continent pour rejoindre sa petite amie Mina (Derya Ayverdi), émigrée à Londres. Arrivé à Calais, Bilal a échoué dans sa tentative de passer la Manche, caché dans un camion de marchandises. Car une phobie l’empêche de se couvrir la tête du sac en plastique grâce auquel les immigrants déjouent les contrôles de la police – laquelle mesure le gaz carbonique rejeté dans l’air. Il décide alors de traverser la Manche à la nage, un dangereux périple que Simon, qui lui donne des leçons de natation, veut le dissuader d’entreprendre. Lioret montre aussi l’attitude ambiguë des autorités françaises qui tolèrent l’aide apportée par les ONG aux migrants, mais appliquent la législation qui sanctionne tout citoyen ayant hébergé une personne en situation irrégulière. Sur le même thème, Eden à l’Ouest, projeté en sélection officielle hors compétition samedi soir, veille de la clôture du festival, rate sa cible. Signé par Costa Gavras – l’auteur de films politiques tels que Z , L’Aveu ou Missing, président du jury de la Berlinale 2008 –, ce long métrage se présente comme «l’odyssée filmée» du jeune Elias (Riccardo Scamarcio) à travers l’Europe, avec Paris en point de mire. Mais là où Lioret signait une fiction subtile, incarnée par des personnages de chair, uniques et émouvants, Costa Gavras distille une vision manichéenne du monde, sur le ton d’une impérieuse dénonciation idéologique. Sur sa route, Elias rencontre des archétypes de personnages, désincarnés, à l’instar de la bourgeoise qui lui donne une veste puis l’abandonne sur le pallier de son appartement car «on ne peut pas accueillir toute la misère du monde», le patron profiteur, la touriste allemande au fort appétit sexuel, etc. Enfin le documentaire Coyote tourné par l’Espagnol Chema Rodríguez et présenté dans la section Panorama, suit les passeurs qui aident les émigrants à traverser la frontière mexicaine pour entrer illégalement aux Etats-Unis. Déjà invité à la Berlinale 2006, Rodríguez a choisi trois émigrants guatémaltèques et leur «coyote» – le surnom des passeurs en Amérique centrale –, puis les a filmés pendant leur traversée du Mexique, vers la frontière. Parmi eux, un seul a réussi à obtenir l’autorisation de résider aux Etats-Unis car il était mineur, et vit aujourd’hui à New York. Les deux autres ont été arrêtés puis expulsés vers le Guatemala.

R. C. / AFP

infosoir

Cri de detresse d’un detenu Algerien en Grande Bretagne

Le sos des sans-papiers, Une ONG alerte Bouteflika


Une ong française alerte le président bouteflika
Le sos des sans-papiers algériens

Le collectif français des travailleurs et travailleuses sans-papiers de l’association Droit devant ont saisi le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 25 juin, par lettre pour alerter les autorités d’Alger sur la situation des travailleurs sans-papiers algériens en France. Les militants de ce collectif demandent au chef de l’Etat « que soit mis fin à la politique de délivrance des laissez-passer par les consulats algériens en France ».

Ce collectif interpelle également M. Bouteflika pour que le gouvernement algérien intervienne auprès de Paris pour lui demander de mettre fin à la « discrimination inacceptable », et ce, en procédant à la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers algériens en France. Concernant les laissez-passer délivrés par les consulats algériens, le collectif, coprésidé par monseigneur Jacques Gaillot et le professeur Albert Jacquard, explique que l’administration française doit disposer d’un document de voyage (passeport ou laissez-passer consulaire) pour pouvoir procéder à une expulsion. Or, lit-on dans la lettre adressée à M. Bouteflika, « la plupart des sans-papiers étant dépourvus de passeport valide, l’administration française se tourne donc quotidiennement vers les consulats algériens pour obtenir lesdits laissez-passer et, bien trop souvent, ces consulats accèdent aux demandes françaises. Chaque expulsion est un drame personnel, une vie brisée ».

« C’est aussi bien souvent une catastrophe pour la famille restée au pays qui jusque-là bénéficiait de l’argent rapatrié. C’est enfin un véritable racket organisé par l’Etat français, qui encaisse, après les avoir expulsés, les cotisations sociales (maladie, chômage, retraite) versées par les travailleurs sans-papiers durant leur séjour en France », rappelle le collectif. Le président algérien est également sensibilisé par le collectif sur la volonté de l’Etat français de ne pas régulariser les travailleurs sans-papiers algériens. Pour rappel, la loi française du 20 novembre 2007 a introduit la possibilité de régulariser des travailleurs et travailleuses sans-papiers sur la base de leurs fiches de paye ou d’une promesse d’embauche.

500 travailleurs ont pu bénéficier de cette disposition après une grève et une large mobilisation. Ce ne sera pas le cas pour les employés sans-papiers algériens puisque le gouvernement français invoque le fait que l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit la délivrance des titres de séjours aux Algériens résidant en France, ne prévoit pas cette possibilité de régularisation par le travail. « Il s’agit à l’évidence d’une décision politique arbitraire, puisque l’administration française dispose d’un pouvoir discrétionnaire en matière de régularisation. Il y a donc manifestement une discrimination spécifique à l’encontre des travailleurs sans-papiers algériens », estiment les signataires de la lettre. « Nous savons les pressions intenses, politiques et économiques, que le gouvernement français exerce pour imposer à tout prix sa politique ‘‘d’immigration choisie’’, qui s’inscrit dans la continuité du colonialisme.

Refuser cette politique est une impérieuse nécessité pour ces milliers de citoyennes et citoyens algériens qui, au regard de l’histoire, ont la légitimité de vivre et travailler en France », ont conclu les militants du collectif français.

Les conditions des sans-papiers en rétention en France

Les centres de la honte

Les centres de la honte

Les médias français ont braqué leurs projecteurs sur l’incident du centre de rétention de Vincennes. Tous les jours, les détenus dénoncent leur conditions inhumaines à travers des actions souvent passées sous silence.

Projecteurs braqués sur les détenus la nuit, aboiements incessants des chiens, réveil toutes les heures par des haut-parleurs, affichage des noms des expulsés sur un tableau, tabassages, humiliations, nourriture périmée ; les centres de rétention français vous souhaitent la bienvenue. Un accueil chaleureux où la personne qui arrive a le droit à une carte avec un numéro qu’il doit présenter tout le temps. Les nouveaux arrivants qui ne trouvent pas de place n’ont pas de lit. Ils dorment dans un couloir.

Face à ces conditions, tous les jours des détenus tentent de se révolter. Depuis le début de l’année, l’association Migreurop est en contact téléphonique quotidiennement avec les immigrés du centre de Vincennes. C’est le même centre qui a pris feu le 22 juin, après une contestation des détenus. Une de plus, pour tenter d’informer l’opinion sur la mort d’un Tunisien survenue la veille. Officiellement, il est mort d’une crise cardiaque. Cependant, la version de l’intérieur du centre de Vincennes est tout autre : il est arrivé au centre avec un traitement psychiatrique. Les médicaments sont interdits dans ce centre, et l’infirmière refusait de lui donner son traitement. Le 21 juin, ses voisins de chambre tentent de le réveiller pour aller voir l’infirmière, impossible. Ils le retournent et voient sa tête bleu turquois, sa bouche et son nez pleins de sang. Son corps était froid. Les deux personnes se mettent à crier. Tout le monde arrive.

Les policiers demandent des renforts. Les détenus ont été gazés et repoussés avec les boucliers de la police qui voulait les éloigner. Le corps du Tunisien a été transporté à 21h à l’hôpital, alors que l’incident a eu lieu à 15h. Le lendemain, les détenus ont mis le feu au centre de rétention pour alerter l’opinion publique sur leurs conditions de vie. Personne n’a le droit de leur apporter quelque chose de l’extérieur. Ils n’ont même pas le droit d’avoir un briquet. S’ils désirent fumer une cigarette, ils doivent demander du feu à un policier qui, souvent, les insulte ou les humilie.

Des résistances s’organisent tous les jours alors qu’ils sont surveillés de partout par les caméras. Grève de la faim, refus de pointer devant les policiers à n’importe quelle heure, des manifestations criant liberté sont leurs actions. Elles sont souvent réprimées. Comme le soir du 6 avril, lors de ce témoignage bouleversant d’un sans-papiers : « La police a décidé de faire cesser la grève de la faim de force. Les grévistes ont été sortis de leurs chambres pour être conduits au réfectoire, et ont été empêchés de sortir dans la cour et de regagner leurs chambres. Comme ils protestaient, les policiers les ont copieusement matraqués.

Deux personnes d’origine égyptienne ont été menottées et conduites ailleurs. Une personne qui se trouvait encore par terre — apparemment victime d’une crise cardiaque — a été transportée à l’hôpital. Trois autres ont été envoyées à l’infirmerie. L’une aurait le bras cassé. Beaucoup avaient des bleus aux yeux. » Les associations, comme Migreurop, ne sont pas autorisées à approcher le centre de rétention. Des manifestations à l’extérieur se sont déroulées après l’incident.

Du côté du gouvernement, le Premier ministre a déclaré : « Tout cela ne changera rien à la politique du gouvernement. C’est une politique de respect des lois. On n’a pas à être sur le territoire national quand on n’a pas les papiers et l’autorisation pour y être. » En revanche, passer à tabac des personnes, les humilier fait-il partie du respect des lois. Sur ce sujet, François Fillon ne s’est pas prononcé.

Par Emilie Marche

elwatan

incendie du centre de rétention administrative de Vincennes

Un important incendie a endommagé le centre de rétention administrative parisien de Vincennes. Les retenus ont été transférés vers quatre autres centres mais quatorze manquaient à l’appel.

(AP)

(AP)

Quatorze retenus du centre de rétention administrative de Vincennes (CRA) ont finalement pris la fuite après l’incendie qui a détruit ses deux bâtiments, selon un nouveau bilan fourni lundi 23 juin par la préfecture de police (PP) qui avait dimanche soir avancé le chiffre d’une cinquantaine.
Après des opérations de recomptage effectuées dimanche dans la soirée, sur les 249 retenus présents dans le centre d’une capacité de 280 places au moment de l’incendie, seules 14 personnes manquaient à l’appel lundi matin et se seraient enfuies.
Dimanche, la préfecture de police avait tout d’abord évoqué le chiffre « d’au moins une trentaine » avant de parler d’une « cinquantaine ».
Dans le nuit de dimanche à lundi les retenus, qui avaient été regroupés dans le gymnase de l’école de police proche du CRA, ont été transférés vers d’autres centres en France situés à Lille (Nord), Nîmes (Gard), Palaiseau (Essonne) et Oissel (Seine-Maritime).
Sur les dix-huit blessés légers dénombrés lors de cet incendie et qui avaient été conduits à l’hôpital parisien de l’Hôtel-Dieu, dix s’y trouvaient toujours lundi matin. Ils devaient sortir dans la matinée, selon la PP.
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Piste criminelle


Un important incendie a « gravement » endommagé, dimanche, le grand centre de rétention administrative parisien de Vincennes qui a dû être évacué. Le sinistre, qui pourrait être criminel, a éclaté alors qu’un retenu de nationalité tunisienne a été retrouvé mort la veille dans sa chambre. L’incendie a été circonscrit en fin d’après-midi.
L’incendie serait lié à une manifestation de protestation organisée au lendemain du décès d’un retenu tunisien de 41 ans, a-t-on indiqué de source policière. Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris note que cette manifestation « non déclarée » s’est déroulée à partir de 15h25 à proximité immédiate du centre et que, vingt minutes plus tard, « plusieurs foyers d’incendie volontaire ont été détectés ». Ils ont touché les centres CR1 et CR2, d’une capacité de 140 places chacun, selon des témoins joints sur place.
Les deux centres ont dû être évacués, dans une ambiance tendue, vers le gymnase de l’école de police toute proche. Sur les quelque 240 retenus enregistrés dans les deux centres en milieu de journée, environ 160 ont été évacués, une quinzaine ont été hospitalisés et 35 se trouvaient dans des tribunaux au moment du sinistre. Une trentaine de retenus manqueraient donc à l’appel, selon ce décompte communiqué par des observateurs présents à l’intérieur du centre.

Arrêt cardiaque

D’après les éléments avancés par une source policière, le retenu tunisien décédé samedi serait mort d’un arrêt cardiaque. Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris assure que « tant les premières constatations médicales que l’autopsie, réalisée dans le cadre de l’enquête en cours menée par la police judiciaire, écartent la présence de traces anormales ».
A l’annonce de son décès samedi, les autres retenus « ont légitimement souhaité connaître la situation précise mais les centres sont demeurés globalement calmes toute la soirée, malgré la tentative d’incendie d’un matelas », reconnaît la préfecture.
Alors que les conditions de rétention sont régulièrement dénoncées par les associations de soutien aux sans-papiers et demandeurs d’asile, Pierre Henry, directeur général de France Terre d’asile, a déclaré à l’Associated Press que « la situation qui prévaut à Vincennes était prévisible ». « Après des tentatives de suicide, des automutilations, cette situation n’est pas acceptable dans un pays démocratique », a-t-il fustigé.
Pierre Henry rappelle qu’il avait demandé en janvier la création d’une commission d’information parlementaire, qui n’a vu le jour que le 16 avril dernier. « C’est à la représentation parlementaire de se saisir de cette question qui est une véritable tache » en France, selon lui. (avec AP)

Des dizaines d’Africains tentent d’entrer Melilla en provenance du Maroc


Plusieurs dizaines d’immigrants clandestins ont forcé dimanche un point de passage frontalier entre le Maroc et Melilla, pour tenter d’entrer dans l’enclave espagnole, où des affrontements se sont produits avec les forces de l’ordre, selon les autorités espagnoles. Quelques-un des 70 Africains qui ont forcé le passage pour entrer à Melilla, sur la côte nord du Maroc, se sont montrés violents à l’égard des policiers, a indiqué la représentation du ministère espagnol de l’Intérieur, ajoutant qu’un agent avait été blessé.

Le ministère n’a pas fourni de détails sur ces violences, mais des médias espagnols ont fait état de clandestins armés de bâtons et de projectiles en tous genres. Au final, peu ont réussi à franchir la frontière et trois ont été arrêtés et transférés vers un centre de rétention pour clandestins.

Selon la radio Cadena Ser, certains s’étaient installés dans des arbres ou s’étaient cachés dans des poubelles pour éviter d’être repérés après être entrés dans l’enclave avant l’aube, mais la police espagnole les a interpellés. Un communiqué de la direction de migration et de la surveillance des frontières au ministère marocain de l’Intérieur cité par l’agence de presse marocaine MAP, a de son côté annoncé qu’un groupe de 58 Subsahariens avait tenté, dimanche matin, de forcer le dispositif de sécurité mis en place au passage de Beni-Ansar à Nador pour passer au préside de Melilla.

Grâce à la vigilance des éléments en poste, cette tentative a été avortée, d’après la même source, qui a ajouté que sept cas d’évanouissement avaient été enregistrés et que les ressortissants avaient été évacués à l’hôpital de Nador pour des soins légers. Les autorités marocaines continueront à lutter sans relâche contre les réseaux de trafic d’êtres humains, souligne le communiqué.

Onze immigrants clandestins étaient morts en 2005 dans des affrontements avec les forces de sécurité en tentant d’entrer à Melilla et à Ceuta, autre esclave espagnole. Trois autres sont décédés l’année suivante alors qu’ils essayaient de gagner Melilla.

source : AP

Exploitation des clandestins a ADRAR

ADRAR
L’exploitation des clandestins bat son plein

 

Adrar est en train de devenir un point de passage par excellence pour les prétendants à la conquête de l’Europe. Ils viennent des pays frontaliers et leur envie et de rejoindre les côtes espagnoles très prisées pour se fondre ensuite à travers des pays tels que l’Italie et la France.
Adrar, grâce à son développement socioéconomique, est devenu l’endroit de prédilection qui attire de jeunes Africains à la recherche d’un travail qui leur permettrait de subsister, faire des économies pour ensuite disparaître vers les destinations convoitées. Leur physique leur permet de s’intégrer facilement à la population locale et d’échapper à d’éventuels contrôles. Cette main-d’œuvre à bon marché est très recherchée et très convoitée à cause, d’une part, des faibles prix pratiqués mais aussi de leur endurance. Leur savoir-faire est multiple et touche plusieurs domaines : broderie, couture, sculpture sur bois, cordonnerie, maçonnerie… Ils excellent surtout dans la couture traditionnelle et certains nationaux les recrutent pour les installer et les héberger et bien-entendu les exploiter. Chacun y gagne. Afin de passer inaperçus on n’hésite pas à les enfermer dans des ateliers où ils s’attellent à la fabrication de tuniques, de «bazan»… Ces produits une fois exposés et vendus sur le marché rapportent gros à leurs propriétaires et les bénéfices réalisés sont mirobolants. Chacun trouve son compte. D’autres immigrés moins qualifiés sont recrutés pour des travaux de forage et de construction. Des tâches éreintantes réalisées sous un soleil cuisant, payées à un prix dérisoire. Certains qui ont pris attache et connaissance avec la ville optent pour d’autres formes de gain facile : le vol, la prostitution, le faux et usage de faux, les faux documents de voyage… Ainsi, au courant de l’année 2007, plus de 280 cas qui les impliquaient directement furent traités. Plusieurs nationalités étaient concernées (Maliens, Nigériens, Congolais, Mauritaniens, Nigérians, Libériens, Burkinabais, Ivoiriens, Camerounais…) D’après les services de la Sûreté ce fléau est en train de prendre de l’ampleur : 178 immigrants clandestins ont été interceptés durant le premier trimestre 2008 contre 301 en 2007. De son côté la gendarmerie fait elle aussi état des faits : arrestation de 58 clandestins (hommes et femmes). Les personnes arrêtées n’ayant commis aucun délit à part cette infraction d’une présence illégale sont reconduites aux frontières. En attendant, Adrar vit au rythme de cette chaleur pesante et agaçante et il n’est pas rare de se voir arrêter par un clandestin : «Et monsieur, bonjour, vous n’auriez pas quelques pièces ?»
El-Hachemi S.

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