Pour créer des PME en Algérie: REAGE cherche des appuis

Pour créer des PME en Algérie: REAGE cherche l’appui des pouvoirs publics

Après avoir visité durant trois jours de nombreuses entreprises algériennes et rencontré des responsables du secteur économique, la délégation de REAGEgalareage08qa8 a organisé, dimanche dernier à l’issue de cette visite, une rencontre «networking» à l’Ecole supérieure des affaires d’Alger ESAA.

Lors de cette rencontre «networking», à laquelle ont pris part également le président de la Chambre algérienne d’industrie et de Commerce, M. Brahim Bendjaber, et le DG d’Algex, M. Benini, de nombreux jeunes porteurs d’idées ont tenu à faire part et partager leurs ambitions de créer et de monter des PME en Algérie. Ces jeunes entrepreneurs ont eu, durant les trois jours de la visite, faut-il le rappeler, à rencontrer des responsables avec lesquels les opportunités d’affaires ont été évoquées, mais aussi à voir de près l’économie algérienne. Le président de cette association qui existe depuis 4 ans, M. Fetah Ouazzane, a affirmé en marge de la rencontre que l’Algérie recèle un potentiel énorme qu’il faut exploiter ; mais «l’urgence pour le moment, c’est d’éliminer un certains nombre d’obstacles qui bloquent l’entreprenariat». Il estime qu’«il ne faut pas mettre des dispositifs contraignants mais plutôt des dispositifs de motivation et incitatifs pour permettre à ces cadres de revenir».

Il a souligné aussi que les pouvoirs publics doivent prendre le problème [de la fuite des cadres] à bras-le-corps et ils commencent déjà à se manifester», précisant que «le président de la République l’a rappelé à plusieurs reprises et c’est dans ce cadre que nous avons organisé ce voyage». Le président de REAGE espère par ailleurs voir cette association devenir «un véritable carrefour entre les Algériens de l’intérieur et les Algériens de l’extérieur car, selon lui, «l’Algérie compte un nombre important de cadres à l’extérieur du pays, environ 400 000 cadres dans le monde, et toutes ces compétences peuvent aider les entreprises algériennes à s’internationaliser». De leur côté, les responsables d’Algex et de la Caci, durant leur intervention, n’ont pas hésité à parler des potentialités qui existent en Algérie mais également des agrégats économiques qui sont au vert. Cependant, ces derniers ne cachent pas outre mesure que des obstacles existent. Cette association, qui ambitionne de baliser le terrain pour les compétences activant à l’étranger et de les mettre en contact perpétuel avec les acteurs de l’économie algérienne, a élaboré également un programme pour cette année. Il s’agira d’organiser le 23 mai prochain à Paris une journée dédiée aux PME algériennes. Cette journée, nous affirme M. Ouazzane, sera une occasion pour les PME comme les cadres algériens de nouer des relations d’affaires.

Le deuxième événement qui sera organisé par REAGE cette année a trait à la troisième édition du forum annuel le 7 novembre prochain. Ce forum est perçu aussi comme une autre opportunité pour les cadres algériens vivant dans différents pays pour rencontrer des entreprises algériennes et internationales.

La Tribune Online

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Schneider Electric Lance une formation au profit des jeunes

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Lancement d’une formation au profit des jeunes

Schneider Electric Algérie, filiale du leader mondial dans la gestion de l’électricité, et le ministère de la formation professionnelle ont consolidé leur « partenariat stratégique » par le lancement à Alger de la première promotion de formation de jeunes aux métiers de l’électricité.

Le but est de contribuer à soutenir des jeunes algériens déscolarisé éloignés de l’emploi et améliorer leur employabilité en partenariat avec les institutions et les associations locales. Mohamed Saad, Directeur Général de Schneider Electric Algérie, a déclaré à cette occasion :  » Notre ambition est l’accompagnement de ces jeunes ayant un niveau de 2ème AS dans la formation et l’insertion professionnelle, en leur offrant une opportunité pour acquérir un diplôme, une expérience, des compétences et les atouts nécessaires pour une meilleure intégration au monde du travail “. En clair, il s’agit de répondre aux besoins réels des entreprises qui attendent des candidats avec des compétences adaptées, une autonomie dans le travail (polyvalence, méthodologie) et opérationnel très rapidement.

Cette formation comprend plusieurs niveaux et se fera dans plusieurs domaines complémentaires. En plus des formations théoriques en électricité au CFPA, et techniques au niveau du centre de formation Schneider (Basse tension, variation de vitesse automatisme) et le stage pratique au sein des différents services de Schneider Electric Algérie et quelque uns de ses partenaires à savoir Remelec, Cemi et Fea, les jeunes suivront des cours de remise à niveau en langue française, bureautique et communication avec l’association CIARA (Collectif d’Initiation aux Activités de Recherche Appliquée).

Schneider Electric a dégagé quelque 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans 190 pays et emploie 120 000 collaborateurs. L’entreprise a plus de 45 ans de présence en Algérie, assurée par les marques Telemecanique et Merlin Gerin. En 1994, il a été procédé à la création du bureau de liaison et en 2002, elle constitue la première filiale d’une société internationale dans le domaine de la distribution électrique avec un effectif d’environ 30 personnes. Il assure l’alimentation électrique du Sheraton club des pins et à l’Algeria business centre Dahli Spa et la distribution électrique en milieu hospitalier. Trois grands secteurs du marché sont globalement ciblés : le bâtiment qui connaît une forte croissance dans le pays, la santé qui connaît une réforme en profondeur et le pétrole et le gaz. D’une manière générale, Schneider Electric privilégie l’approche dite ”solution complète”. Cette approche s’articule autour de deux éléments fondamentaux : un équipement et un matériel garantis de haute technologie, et l’efficacité énergétique, dans la mesure où cet équipement et ce matériel sont conçus et réalisés dans l’objectif de réduire et d’économiser la consommation d’énergie.

Par Kamel Benelkadi
el watan

Hakim Laribi, directeur general de Cophyd

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Hakim Laribi, directeur général de Cophyd : L’efficacité par la persévérance

Société de fabrication de cosmétiques, parfumerie et droguerie mais aussi de conditionnement d’aérosols, la Sarl Cophyd est une entreprise qui s’est fait une place au soleil grâce aux efforts déployés depuis sa création en 1971.

L’entreprise familiale s’est inscrite dans la continuité de son domaine par son fondateur. Elle a parcouru un long chemin parsemé parfois d’embûches. Spécialisée dans l’importation et la distribution des produits de parfumerie de 1971 à 1975, l’entreprise Cophyd, «armée» de courage et de persévérance a su maintenir et sauvegarder aussi sa part de marché dont ont fait preuve ses propriétaires, l’ont conduit droit vers la réussite.

Un début laborieux

Diplômé en microbiologie de l’université d’Orsay de France, Hakim Laribi est à la tête de Cophyd depuis le décès de son père en 1993. Agé de 42 ans et père de quatre enfants, il préside actuellement l’entreprise familiale fondée par son père en 1971. Employant près de 50 travailleurs, Cophyd fabrique des marques de produits de renommée mondiale, à l’image de Reckitt et Colman, Henkel France et France Parfum de 1975 à 1993. L’entreprise a conditionné sous licence Novamex ex-Quadrimex les produits PREP de 1994 à 2003. Elle a produit depuis 1999 sa propre gamme en insecticides «STOP» et en désodorisant «Arc en ciel» depuis 2002.

Ce qui lui a permis l’élargissement de sa gamme de produits en introduisant 3 nouvelles gammes ménagères, à savoir Dar, automobile, Krosti et technique Sdidox sur le marché algérien.

L’entreprise a développé également une activité de sous-traitance de conditionnment pour le compte de plusieurs entreprises. Aujourd’hui, Cophyd maîtrise parfaitement son système de management de la qualité grâce à l’obtention de la certification ISO 9001/2000. Visant perpétuellement la satisfaction des demandes de ses clients, les services de cette entreprise tendent à développer l’activité de sous-traitance moyennant le conditionnement d’aérosols pour le compte de clients distributeurs et d’industries de plusieurs nationalités, locale et étrangère. Notons que cette entreprise était la première société privée à avoir fait la reconversion en abandonnant l’utilisation de substance au profit du buta propane qui se trouve en grande quantité en Algérie et d’excellente qualité.

Le marquage CE, visa à l’export

Ce marquage est une sorte de directive européenne fixant des exigences essentielles en matière de santé, de sécurité du consommateur et de l’environnement.

Il permet, en outre, la libre circulation du produit sur le territoire de l’Union européenne.

La spécificité de ce marquage est de prouver la conformité des produits aux directives essentielles établie par l’Union européenne. Prochainement, l’entreprise Cophyd obtiendra son certificat, et ce, afin de prétendre à l’exportation en respectant les normes de fabrication.

Son gérant est plus qu’optimiste avec l’intégration et l’application de cette norme «CE» qui sera réalisée, une étape importante constituée «d’excellents moyens pour le positionnement de la société au plan international», remarque ce responsable.

Les déboires de Cophyd

A l’instar des autres entreprises privées algériennes, Cophyd n’a pas été épargnée par un certain «chamboulement économique», notamment après l’ouverture du marché mondial au début des années 1990. Le P-DG de Cophyd estime à ce sujet que l’industrie algérienne n’a pas été initiée à cette ouverture ou plutôt à cette transition. La crise s’est vite manifestée lorsque, durant cette phase transition, l’ancien système n’est pas tout à fait évacué et le nouveau n’est pas totalement installé. Plusieurs entreprises ne se sont pas adaptées à cette nouvelle politique qui les a contraint à baisser rideau.

Comme un malheur ne vient jamais seul, une autre difficulté survient juste après celle de la dévaluation du dinar en 1992.

A défaut de moyens qui ont contraint justement de multiples entreprises à mettre la clé sous le paillasson, notamment avec cette dévaluation, un crash indélébile sur les crédits extérieurs engendrant des pertes de change énormes dont un retard d’au moins 10 ans sur les entreprises. S’ajoutant à ces «embarras», la remise à niveau, la fiscalité, les douanes, le foncier, les banques, la justice, les chèques sans provision, etc… Notre interlocuteur prend un exemple parmi ceux cités : celui des procédures judiciaires qui prennent en moyenne une année et plus pour leur règlement.

Il déplore ainsi «l’inexistence de loi régulatrice» des cas de trafic de chèques, entre autres, qui permet notamment aux chefs d’entreprise de gagner beaucoup plus de temps pour le traitement des dossiers. «Plusieurs chèques sans provision ont été réglés après 4 ans de procédure judiciaire», regrette encore ce responsable et de souligner au passage «les lourdes charges fiscales qui les pénalisent».

M. Laribi estime que la remise à niveau des entreprises est «primordial». Aussi performante soit elle, explique-t-il, «l’entreprise ne pourra jamais s’épanouir dans un milieu hostile».

S’agissant des importations, le responsable de Cophyd estime que «c’est une arnaque» du moment qu’il «y a absence flagrante de régulation de l’importation depuis l’ouverture du marché, ce qui occasionne un danger permanent pour l’économie du pays». Pour le cas de son entreprise, Cophyd a fait des mains et des pieds pour sauvegarder sa place sur le marché nonobstant les écueils rencontrés.

Une dimension régionale

Un vrai travail d’équipe qui s’effectue entre les frères et sœurs au sein de cette entreprise. Ils collaborent et chacun apporte son savoir afin de concrétiser les objectifs tracés et hisser haut l’entreprise familiale. Cophyd ambitionne d’occuper une part de marché dans ce secteur de 30 à 40 %, juste après l’octroi du marquage «CE» afin d’exporter vers l’Europe. Une destination indispensable pour l’entreprise. Cette politique n’est réalisable qu’en installant des bureaux étrangers et nationaux spécialisés dans l’acquisition du droit à l’application aux normes du marquage «CE». La première expérience se fera vers les pays du Maghreb. Ainsi, il compte démarrer avec 8% de parts du marché au niveau de cette région en attendant son élargissement vers l’Europe.

Les ambitions de Laribi

Comme tout Algérien sans doute, le rêve de Hakim Laribi est de faire de son marché un lieu digne et propre. Mais apparemment, ce vœu ne sera pas encore réalisable vu les difficultés que rencontrent les initiateurs de cette nouvelle image d’un marché digne de ce nom. A tout cela s’ajoute la menace permanente du marché informel. Ce responsable mettra en avant sa politique en tant que président de l’Association des distributeurs Kharrouba (ADK) qui peine à voir se concrétiser le projet de grande envergure dans les délais fixés, à savoir l’organisation de la distribution du marché de gros des produits agroalimentaires. Stratège d’une telle initiative, Hakim Laribi vise à travers la création de ce type de marchés, dans la localité de Boudouaou (Kharrouba) dans la wilaya de Boumedès, à couvrir les besoins des populations du centre du pays en les recevant dans des lieux dignes et salubres.

Leur offrir aussi toutes les conditions d’hygiène et de sécurité conformément aux normes internationales admises est le rêve d’ADK en sus de l’avantage qu’apportera ce marché, générateur d’au moins 10 000 emplois. Pour son organisation, ce responsable estime encore que c’est grâce à l’efficience des prix qu’offre un marché de gros que les producteurs sont encouragés et que les marchés deviennent plus stables et d’être également d’importants centres de communication où l’information est échangée entre les participants et où une certaine transparence règne. Hélas, ledit marché est seulement à moitié achevé du fait que le président d’ADK rencontre une série de «faux problèmes» pour la réalisation totale de ce hyper projet de la part des responsables.

Kahina Benarab
Le Jour d’Algérie

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Banques et etablissements financiers agrees en Algerie

Les banques et établissements financiers agréés en Algérie
Répondant aux dispositions de l’article 93 de l’ordonnance n° 03-11 du 26 août 2003, la Banque d’Algérie vient de publier la liste des banques et des établissements financiers agréés en Algérie à la date du 2 janvier 2008. Il en ressort que 27 banques et établissements financiers ont été agréés à cette date.Pour ce qui est des banques, le communiqué de la Banque centrale indique que 19 institutions activent en Algérie dont 7 publiques à savoir la Banque Extérieure d’Algérie, la Banque Nationale d’Algérie, le Crédit Populaire d’Algérie, la Banque de Développement Local, la Banque de l’Agriculture et du Développement rural, la Cnep banque et la Caisse Nationale de Mutualité Agricole (Banque). Plusieurs banques privées étrangères se sont également installées en Algérie. Il s’agit de la banque Al Baraka Algérie, la Citi Bank N. A Algeria « Succursale de Banque », l’Arab Banking Corporation – Algeria, Natexis – Algérie, Société Générale – Algérie, Arab Bank plc – Algeria « Succursale de Banque », BNP Paribas Al-Djazaïr, Trust Bank – Algeria, The Housing Bank For Trade And Finance – Algeria, Gulf Bank Algérie, Fransabank Al-Djazaïr, et Calyon – Algérie. Il ne faut pas perdre de vue qu’au mois d’août dernier la Banque d’Algérie a procédé à l’agrément de HSBC Algeria. N’oublions pas non plus que le Conseil de la monnaie et du crédit a autorisé Al Salam Bank à lancer ses activités bancaires en Algérie, avec un réseau réduit de deux agences dans une première phase.

Pour ce qui est des établissements financiers au nombre de 6, ces derniers travaillent plus particulièrement dans le leasing et le crédit à la consommation. C’est ainsi que le communiqué de la Banque d’Algérie évoque la Société algérienne de leasing mobilier, la Société de refinancement hypothécaire, la Société financière d’investissement, de participation et de placement – spa – « Sofinance – spa », Arab Leasing corporation, Maghreb leasing Algérie, Cetelem Algérie. Il est également utile de rappeler que la Banque d’Algérie a quadruplé, via un nouveau règlement, le seuil minimum de capital pour l’agrément d’une banque en Algérie. Ainsi, le capital minimum des banques et des succursales des banques est porté de 2,5 milliards de dinars à 10 milliards de dinars, alors que le capital minimum des établissements financiers et des succursales d’établissements financiers est porté de 500 millions de dinars à 3,5 milliards de dinars. Le Conseil de la monnaie et du crédit a précisé que les banques, les établissements financiers et les succursales de banques en activité disposent d’un délai de douze mois pour se conformer à ces nouvelles prescriptions réglementaires.

Aussi, le Conseil de la monnaie et du crédit a examiné les demandes de trois banques et d’une succursale de banque exerçant en Algérie, qui ont sollicité l’accord en vue d’augmenter leur capital. Ainsi, le Conseil de la monnaie et du crédit a autorisé les augmentations introduites antérieurement par la Banque de l’agriculture et du développement rural, autorisée dans le cadre du renforcement de ses fonds propres à diminuer puis augmenter son capital de 15 000 000 000 de dinars pour s’établit à 33 000 000 000 de dinars ; la Gulf Bank Algérie est autorisée à augmenter son capital de 4 000 000 000 de dinars pour le porter à 6 500 000 000 de dinars ; la BNP Paribas El Djazaïr est autorisée à augmenter son capital de 1 000 000 000 de dinars pour le porter à 4 500 000 000 de dinars et la succursale de banque HSBC Algeria est autorisée à augmenter sa dotation en capital de 800 000 000 de dinars pour le porter à 3 300 000 000 de dinars.
source : Le Maghreb

le cnac, chomage et les petites entreprises en algerie

Du licenciement au surendettement

Le dilemme des chômeurs 35-50 ans dans le cadre de la CNAC

Du licenciement au surendettement

Pas d’emploi salarié et difficile de lancer sa propre activité. Les chômeurs ne savent plus à quel saint se vouer. Ceux qui sont pris en charge dans le cadre de la Caisse nationale du chômage (CNAC) ne sont pas mieux lotis. Secourus après avoir été licenciés par leurs entreprises, pour des raisons économiques, de nombreux chômeurs ont lancé leurs propres micro-entreprises. Mais le vent ne souffle pas comme ils le souhaitent. Et leurs projets risquent d’être compromis. En effet, le bonheur des chômeurs-promoteurs ne dure, au plus, qu’une année et demie avant de sombrer dans l’incertitude. C’est le cas de nombreux chômeurs-promoteurs que nous avons pu rencontrer. Mohamed Mogafi, Djamel Cheikh, Derdoum Mohamed et Mohamed Remal ont une histoire similaire. Résidant à Alger ouest, les quatre hommes ont été victimes d’une compression d’effectifs au niveau de leurs entreprises en 2001.

Que faire quand on se retrouve contre son gré sans ressource ? Le recours à la CNAC est, selon eux, la seule solution. Ce dispositif créé en 1994 pour atténuer le grand choc qu’a subi, à l’époque, l’économie nationale, dû à la fermeture des entreprises et le licenciement massif des travailleurs, a pris depuis 1998 d’autres missions. A cette date, la CNAC a mis en œuvre, selon son PDG, Taleb Ahmed Chawki, « des mesures actives destinées à la réinsertion des chômeurs allocataires, en l’occurrence l’aide à la recherche d’emploi et l’aide au travail indépendant (création des micro-entreprises). C’est de cette dernière (aide au travail indépendant) qu’ont bénéficié les chômeurs rencontrés. Ils ont d’abord bénéficié d’une allocation chômage qui revient de droit à tout travailleur ayant perdu son emploi d’une manière involontaire. Une bouffée d’oxygène qui leur a permis de dépasser des moments d’extrême précarité. Mais pas pour longtemps. Le dispositif n’accorde pas une allocation ad vitam aeternam. Il a fallu taper encore une fois à la porte de la CNAC.

« De Charybde en Scylla »

Leur bonheur fut grand. Le créneau est porteur et la CNAC a répondu favorablement et rapidement à leur sollicitation. « Les responsables de la CNAC nous ont beaucoup aidés. Les agents de cette caisse étaient très coopératifs avec moi et je les remercie. Il m’ont redonné de l’espoir », déclare Djamel Cheikh. En quelques mois, ce dernier a pu lancer sa propre entreprise spécialisée dans les travaux d’aménagement, irrigation et assainissement. Derdoum Mohamed, lui, a créé une entreprise des travaux agricoles. Mogafi Mohamed s’est lancé dans une activité de prestations de service agricole. « Nos projets ont été vite avalisés par la CNAC et financés par les banques », affirment nos interlocuteurs. Croyant avoir échappé définitivement au spectre du chômage, ils se sont retrouvés face à un autre problème qui menace leur activité et les remet une nouvelle fois à la case départ. Ils sont tombés de Charybde en Scylla. En quelques mois, ils se sont rendu compte de la réalité du terrain : absence de projets, difficulté à rivaliser avec « les grosses » entreprises, pressions des banques qui les obligent à rembourser les crédits et l’augmentation des charges. Pas facile à supporter, pour une très jeune entreprise. « J’ai lancé mon entreprise en 2005 et jusqu’à aujourd’hui je n’ai eu aucun projet public. Je faisais uniquement des petits travaux chez des particuliers », affirme Djamel Cheikh. Ce dernier soulève un problème dont souffrent aussi ses collègues et la majorité des chômeurs-promoteurs. Il s’agit de la soumission pour avoir décroché des projets. Une véritable galère. « La soumission à un projet nécessite d’abord une qualification de l’entreprise qui doit avoir une expérience dans le domaine. Une jeune entreprise comme la mienne est disqualifiée à l’avance », dit-il. Le même problème est soulevé aussi par Derdoum Mohamed. Ce dernier évoque aussi les aléas de travailler pour des particuliers (agriculteurs). « Les agriculteurs ne paient pas. Pour empocher le prix de la prestation fournie à un agriculteur, il faut attendre la récolte et ce n’est pas sûr que celui-ci puisse verser la somme due. S’il n’y a pas une bonne récolte, je ne perçois pas mon argent. Et du coup, je n’aurai aucun revenu », explique-t-il. Son camarade, Mogafi Mohamed, abonde également dans le même sens. « Si on avait la possibilité d’accéder aux projets, nos entreprises fonctionneront d’une manière ordinaire », dit-il.

Les financements et l’impossibilité de remboursement

Outre les contraintes d’ordre professionnel, ces derniers ont sur leur tête une véritable épée de Damoclès. Le remboursement du crédit bancaire. Comment faire pour cela ? Un autre dilemme ! Alors que les entreprises ne sont pas encore rentables, leurs gérants sont déjà sommés de rembourser les crédits. « La banque nous a déjà envoyé des mise en demeure. Nous devons commencer le remboursement des crédits. Dès le 1e semestre j’ai dû verser 310 000 DA. Mais en l’absence de projet, comment dois-je faire pour rembourser ma dette ? », s’interroge Djamel Cheikh. Les infortunés chefs d’entreprise demandent une aide. Ils ne veulent pas une aide financière, mais une faveur qui pourrait, selon eux, encourager davantage la création des petites et moyennes entreprises. « Il faut nous accorder des petits marchés de gré à gré et revoir l’échéance de remboursement des crédits bancaires. Cela encouragera les entreprises et favorisera la création des postes d’emploi », suggèrent-ils. L’appel s’adresse, disent-ils, à l’APC, à la chambre d’agriculture et aux autorités compétentes. Où se situe le problème ? Ces promoteurs bénéficient-ils de l’accompagnement prévu par la CNAC ? Sur quel critère finance-t-on les activités ? « Toutes les activités sont financées par la CNAC », affirme Taleb Ahmed Chawki, installé à la tête de la caisse au début de l’année en cours. Selon lui, la caisse a également pour mission, en sus de la création des activités, la formation et l’accompagnement des bénéficiaires des crédits. Pour cela, explique-t-il, des agents de la CNAC « suivent le chômeur promoteur et l’aide à mettre sur pied sa propre entreprise. Mais, dit-il, il faut avoir une stratégie et investir dans des projets viables ». « Je préfère avoir 50 entreprises pérennes que d’avoir 1000, dont la durée de vie ne dépasse pas une année », tranche-t-il.

Les faux chômeurs

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Créée pour venir en aide aux travailleurs compressés avant de lancer, depuis 2004, la mission d’aide à la création d’activité, la CNAC n’a pas été bénéfique uniquement aux nécessiteux. Sentant « la grosse affaire », de nombreux opportunistes ont voulu saisir l’occasion pour gagner la cagnotte. Certain ont réussi et d’autres ont été débusqués. C’est ce que confirme d’ailleurs le premier responsable de cette institution. « Il y a eu une dizaine de cas et j’ai poursuivi de nombreuses personnes en justice que ce soit à Oran ou à Annaba », affirme-t-il. Ahmed Taleb Chawki indique que des mesures ont été prises pour renforcer le contrôle. « Dès mon installation, j’ai insisté sur cette question. Je donne de l’argent et je le suis. Le contrôle se fait en amont et les contrôleurs enquêtent du début jusqu’à la fin », souligne-t-il. La même mesure s’applique aussi pour l’allocation chômage. Selon lui, le chômeur victime d’un licenciement pour des raisons économiques doit passer par de nombreuses étapes avant de bénéficier d’une allocation. Il faut d’abord s’inscrire au niveau de l’Agence nationale d’emploi (ANEM). « Il faut que le bénéficiaire soit chercheur d’emploi », ajoute-t-il.

- Mode de financement des projets

L’unique mode de financement est de type triangulaire. Il recouvre en grande partie l’acquisition du matériel, équipement et matériel neufs.

Le seuil maximum des investissements est fixé à cinq millions de dinars.

- La contribution du promoteur

Le seuil minimum de fonds propres (apport personnel) dépend du montant de l’investissement. Il est fixé selon les niveaux suivants :

Niveau 1 : 5% du montant global de l’investissement lorsque celui-ci est égal ou inférieur à deux millions de dinars ;

Niveau 2 : 10% du montant global de l’investissement lorsque celui-ci est supérieur à deux millions de dinars et inférieur ou égal à cinq millions de dinars.

Le seuil minimum du niveau 2 est fixé à 8% lorsque les investissements sont réalisés en zones spécifiques et dans les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux.

- Prêt non rémunéré (PNR), ou prêt sans intérêt, octroyé par la CNAC

25% du coût global de l’investissement lorsque celui-ci est inférieur ou égal à deux millions de dinars.

20% du coût global de l’investissement lorsque celui-ci est supérieur à deux millions de dinars et inférieur ou égal à cinq millions de dinars. Ce taux est porté à 22% lorsque les investissements sont réalisés en zones spécifiques ou dans les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux.

- Crédit bancaire à intérêts bonifiés

La bonification des taux d’intérêt sur les crédits d’investissement consentis par les banques publiques (BADR, BEA, BNA, BDL et CPA). Celle-ci se présente comme suit :

75% du taux débiteur appliqué par les banques au titre des investissements réalisés dans le secteur de l’agriculture, de l’hydraulique et de la pêche.

50% du taux débiteur appliqué par les banques au titre des investissements réalisés dans tous les autres secteurs.

Lorsque les investissements sont situés en zones spécifiques ou dans les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux, ces bonifications sont portées respectivement à 90% et 75%. Le bénéficiaire du crédit ne supporte que le différentiel non bonifié du taux d’intérêt.

Par Madjid Makedhi

el watan

Alsat, premier satellite harraga

On le sait depuis au moins Lorentz et Einstein, l’espace et le temps sont étroitement liés, comme le pétrole et la croissance, les frites et l’omelette ou encore Zerhouni et les walis. Avec le retour du beau temps, de nouveaux harraga sont partis des côtes algériennes pour changer d’espace, chercher une vie meilleure et fuir à la nage le pays de l’insubmersible Belkhadem. Mais ce qui se passe entre la terre et la mer n’est hélas pas un événement spécifique. Même dans le ciel, au-delà de l’atmosphère terrestre, on vient d’apprendre qu’il y a un absent algérien de taille. Lancé en 2002, le premier satellite algérien Alsat 1 ne répond plus. C’est ce que l’on a pu apprendre de sources électroniques sur le site « Tout Sur L’Algérie ». Si, effectivement, sa durée de vie théorique initiale était de 5 ans, Alsat a disparu, n’émet plus et toute communication avec lui est désormais impossible. Que s’est-il passé ? Aurait-il quitté l’orbite géostationnaire pour aller chercher une vie meilleure sur Alpha du Centaure ou Aldebaran ? Acquérir la nationalité martienne, épouser une vénusienne ou une naine blanche, se trouver une place près du soleil en vendant des lunettes noires ? A-t-il voulu échapper à la bureaucratie spatiale algérienne en empruntant des vortex ? Serait-il déjà dans une autre galaxie à chercher la lumière de la sortie au fond des trous noirs ? On ne sait pas, mais le pire n’est pourtant pas là. La même source affirme que même les ingénieurs responsables d’Alsat sont aussi tous partis ailleurs, travailler pour des entreprises étrangères. L’Algérie en est donc là ; le satellite est parti, les ingénieurs qui s’en occupaient aussi. Ne reste que le ciel, vide d’espoir et aux étoiles inatteignables, et la terre. Sèche, aride, stérilisée par les faux planteurs de l’alliance présidentielle et des laboureurs associés. Y a-t-il un visa pour Neptune ?

Par Chawki Amari

 

 

Les investissements étrangers en Algérie doivent profiter aux travailleurs et cadres Algériens

Les investissements étrangers en Algérie doivent profiter aux travailleurs et cadres Algériens selon le président de l’AHK Andreas Hergenröther.

mercredi 18 juin 2008.

Andreas Hergenröther, Algérie-Allemagne. (GIF) Andreas Hergenröther, directeur général de la Chambre de commerce et de l’industrie algéro-allemande, a considéré qu’il n’est pas possible de parler d’investissements allemands en Algérie sans qu’il y ait des résultats positifs et concrets au profit des Algériens, en termes de qualification et de formation, création de postes d’emploi et transfert de connaissances et de technologies. Il a indiqué que la valeur financière n’est pas aussi importante que ces indices. Le même responsable a indiqué que la visite de la chancelière allemande Angela Merkel en Algérie, accompagnée d’une importante délégation économique, le mois de juillet prochain, permettra de relancer plusieurs projets d’investissement allemands en Algérie. Elle a indiqué que des contrats d’une valeur de plus d’un milliard d’euros et des investissements allemands sont prêts à être réalisés sur le terrain. Andreas Hergenröther a indiqué que 160 compagnies allemandes activent dans plusieurs activités et secteurs, et que les engagements allemands envers l’Algérie sont divers et dépendent des orientations de l’économie allemande.

Le responsable de la Chambre de commerce et de l’industrie algéro-allemande a expliqué que la Deutsch Bank, l’une des plus grandes banques allemandes, a présenté, l’année dernière, aux instances compétentes de la banque d’Algérie, sa demande et le dossier de demande d’agrément. Il est prévu que cette banque entame son travail directement après avoir obtenu son agrément. Andreas Hergenröther a par ailleurs révélé la création d’une académie algéro-allemande des cadres, qui sera consacrée à la qualification et la formation des spécialistes dans plusieurs secteurs. Les programmes de formation de cette académie porteront sur les modalités d’évaluation des établissements, l’actuariat interne et le système de contrôle de qualité et autres spécialités. Le responsable allemand a expliqué que l’académie sera élargie et développée dès 2009, et qu’un expert allemand dans le domaine de la formation sera convoqué en Algérie pour développer un certain nombre de spécialités relatives à la formation professionnelle et la formation continue.

Synthèse de Kahina, http://www.algerie-dz.com
D’après El Khabar