ANDI : 51.456 projets pour 5.799 milliards de dinars inscrits en six ans

Le moral est à l’investissement en Algérie avec un chiffre de 51.456 projets, d’une valeur de 5.799 milliards de dinars, inscrits au niveau de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), durant la période de 2002 jusqu’a fin 2008. Ces projets, qui devraient créer plus 843.000 postes d’emploi, proviennent principalement d’investisseurs nationaux avec un total de 50.766 projets pour un montant de 4.153 milliards de dinars, soit 71,6% du montant global des investissements.

Ceci confirme que les investissements, en Algérie, ont connu une évolution remarquable au cours de ces dernières années grâce aux mesures incitatives prises par les pouvoirs publics afin d’améliorer l’environnement de l’investissement et de promouvoir la destination Algérie. En ce qui concerne les investissements en partenariat entre des sociétés algériennes et étrangères, leur nombre est de 291 projets pour un montant de 722,5 milliards de dinars (12,5% du montant global). Ce chiffre est prévu nettement à la hausse durant les prochaines années et ce, suite aux mesures prises par les pouvoirs publics concernant les opérateurs étrangers tenus d’associer des Algériens dans certains créneaux.

Quant aux investissements directs étrangers (IDE), inscrits auprès de l’agence, ils ont totalisé 399 projets pour un montant de 922,6 milliards de dinars de 2002 à 2008, soit 15,9% du montant global. Les IDE portent essentiellement sur des projets se rapportant à l’industrie, au dessalement de l’eau de mer, à la production des engrais, d’ammoniaque, aux cimenteries, à l’agroalimentaire et au tourisme. Ce segment de secteurs devra être élargi encore plus à la faveur des ambitions industrielles du pays pour lesquelles une machine de mise à niveau et de développement des infrastructures (ports, routes et aéroports par exemple) est en œuvre.

Mesures de facilitation

Durant les trois dernières années seulement, l’ANDI a enregistré 35.397 projets devant créer plus de 477.000 emplois contre quelque 16.000 projets de 2002 à 2005. L’amélioration de l’environnement de l’investissement est d’abord d’ordre organisationnel à travers une séparation entre les petits investisseurs et ceux porteurs de projets plus importants ou comportant plus de valeur ajoutée. S’ajoute à cela le traitement spécifique des investisseurs étrangers à travers la mise en place d’un dispositif d’interlocuteur unique assurant la prise en charge des dossiers d’investissement. C’est le cas, outre l’ANDI, des centres de facilitations en cours de lancement à travers le pays et dont le résultat devrait laisser émerger un tissu de PME favorisant un climat de concurrence et d’investissement.

Les mesures portant sur la facilitation concernent une mise en œuvre effective des dispositions de la réforme engagée, à la faveur de l’ordonnance promulguée en 2006 et qui modifie et complète celle de 2001 relative au développement de l’investissement. L’application de cette ordonnance a été renforcée par plusieurs textes d’applications relatifs, notamment, à la redevance pour le traitement de dossiers d’investissement et à l’organisation et au fonctionnement de l’ANDI et du Conseil national de l’investissement (CNI).

En outre, il a été procédé, dès le début de 2007, à un réajustement du dispositif d’investissement afin que celui-ci, tout en étant suffisamment incitatif pour attirer les investisseurs, procède à une sélectivité qui tienne compte de l’objectif stratégique de relance de l’appareil de production et de promotion de la compétitivité. Des dispositions complémentaires sont actuellement en cours de mise en œuvre visant à renforcer la mobilisation de l’investissement en faveur des activités productives.

A ce titre, des critères ont été fixés pour identifier les projets d’intérêt national et qui devront s’inscrire dans la même vision «développement» prônée par les pouvoir publics. Il est utile de signaler que la part des investissements attendus durant les prochaines années sera canalisée pour la partie des Haut Plateaux où les économistes prévoient des investissements massifs et une ruée aux résultats exponentiels en raison, notamment, de l’harmonie des projets lancés d’une manière corrélative.

Le foncier et le redéploiement

D’autres dispositions incitatives sont prises pour canaliser l’investissement au profit des zones dont le développement doit être renforcé dans le cadre de l’équilibre régional après l’identification des zones nécessitant la contribution de l’Etat. Il s’agit également de la suppression des autorisations préalables non exigées par la législation en vigueur, de la limitation de l’intervention de l’ANDI à la vérification de la recevabilité des dossiers au profit du contrôle à posteriori et du strict respect des délais légaux d’établissement des décisions. S’ajoute à cela l’entrée en vigueur, dernièrement, de l’instruction ministérielle fixant les procédures de bénéficier des avantages d’exploitation, qui devrait renforcer les dispositions incitatives déjà opérationnelles.

Ce dispositif législatif et réglementaire a été complété par la création du Fonds de garantie de crédits aux PME (FGAR), qui vient d’installer un représentant au niveau du guichet unique de l’ANDI à Alger en vue de faciliter l’accès des investisseurs à ses prestations. Le foncier économique constitue un facteur particulièrement important de développement de l’investissement. C’est ainsi qu’a été créée l’Agence Nationale d’Intermédiation et de Régulation Foncière (ANIREF) qui doit contribuer à l’émergence d’un marché foncier et immobilier fondé sur le régime de la concession, organisé, transparent et régulé.

Le régime de la concession du foncier pour les projets d’investissements a été introduit pour une durée de 33 ans renouvelable afin de préserver le foncier industriel de toute spéculation au détriment de l’acte d’investissement. Dans le but de se rapprocher des investisseurs, l’ANDI poursuit son redéploiement en matière d’infrastructures par une augmentation du nombre de guichets qui couvrent, aujourd’hui, plus de 16 wilayas et, d’ici à fin 2009, dix autres vont être créés au niveau des wilayas des Hauts Plateaux et du Sud.

Le Financier

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Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à « quitter votre région ».

La crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux États-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ? C’est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.

Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de « dislocation géopolitique mondiale », les experts prévoient un « sauve-qui-peut généralisé » dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d’affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. « Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible. »

Selon cette association, formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques et de professionnels européens de différents secteurs, les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible.

La crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l’intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L’Amérique latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques. « Il y a 200 millions d’armes à feu en circulation aux Etats-Unis, et la violence sociale s’est déjà manifestée via les gangs », rappelle Franck Biancheri, à la tête de l’association. Les experts du LEAP décèlent d’ailleurs déjà des fuites de populations des Etats-Unis vers l’Europe, « où la dangerosité physique directe restera marginale », selon eux.

FAIRE DES RÉSERVES

Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d’énergie, de nourriture, d’eau, dans les régions dépendantes de l’extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves. Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de réflexion n’avait, dès février 2006, prédit avec une exactitude troublante le déclenchement et l’enchaînement de la crise. Il y a trois ans, l’association décrivait ainsi la venue d’une « crise systémique mondiale », initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l’effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de – 50 % à – 20 % en un an), puis de l’éclatement de l’ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents. Tout cela provoquant une récession en Europe et une « très Grande Dépression » aux Etats-Unis.

Doit-on en conclure que la crise mondiale peut se transformer en guerre mondiale ? « Les pronostics de LEAP sont extrêmes, mais la violence sociale pointe », admet Laurence Boone, économiste chez Barclays.

Reste un espoir, une « dernière chance » selon le LEAP, qui résiderait dans la capacité du G20, qui se réunira le 2 avril à Londres, à arrêter un plan d’action « convaincant et audacieux ». Dans ce cas, le monde ne serait toutefois pas tiré d’affaire, puisque les experts ne manquent de rappeler que se profile aussi une sévère crise climatique…

Claire Gatinois
Le Monde

Les déménagements de nouveau autorisés pour l’algerie

Les déménagements de nouveau autorisés : le «cadeau» de Bouteflika aux émigrés algériens

C’est le petit cadeau du candidat Bouteflika pour les algériens résidant à l’étranger à quelques semaines de l’élection présidentielle. Depuis quelques jours, les émigrés ne sont plus obligés de restituer leur carte de séjour lorsqu’ils effectuent un déménagement au pays.

En effet, début février, dans une instruction adressée aux représentations consulaires algériennes à l’étranger et dont TSA (www.tsa-algerie.com) a eu connaissance, le ministère des Affaires étrangères ne conditionne plus la délivrance du Certificat de changement de résidence (CCR) à la restitution de la carte de séjour. Le CCR est le document délivré par les consulats aux émigrés désirant effectuer un déménagement. Grâce à ce document, un Algérien résidant à l’étranger a la possibilité d’effectuer un seul déménagement dans sa vie sans payer les droits de douanes en Algérie. Cette formule est souvent utilisée par les émigrés ayant encore des familles en Algérie.

La loi de Finances complémentaire du 24 juillet, adoptée par le Parlement début septembre, avait instauré l’obligation de restituer la carte de séjour pour obtenir le CCR. Une mesure qui avait provoqué un fort mécontentement de la communauté algérienne à l’étranger. Lors de ses derniers déplacements en France, le ministre Djamel Ould Abbes a pu mesurer ce mécontentement : il a été régulièrement interpellé sur le dossier.

Récemment, une pétition avait même été lancée pour exiger la levée de la nouvelle mesure. Des associations communautaires ont même menacé d’appeler au boycottage de la prochaine présidentielle. Elles ont été entendues par le président.
Par rafik tadjer
tsa

Portraits d’immigres : Le mysterieux El-Hadj et la belle Linda

Portraits d’immigrés : Le mystérieux El-Hadj et la belle Linda

par Notre Bureau De Bruxelles: M’hammedi Bouzina Med

Adam a été expulsé du Paradis. Les prophètes ont, tous, vécu l’exil. Les hommes se sont toujours déplacés. Pourquoi ? Parce que l’homme est un bipède.

Hadj Abdelkader, le révolutionnaire.

A chaque rendez-vous électoral algérien, il est là. Au siège du Consulat à Bruxelles. Costume sombre des années soixante, il arbore fièrement sur le revers de son veston gauche un macaron frappé du drapeau algérien. En bandoulière, sur sa poitrine un badge « Consulat d’Algérie, élections du… ». Il endosse pour un moment une fonction officielle d’hôte des électeurs. 75 ans ? 80 ans ? Personne ne sait son âge. Tout le monde sait qu’il est un ancien de la « Fédération de France » du FLN en Belgique. Il habite entre les villes de Mons et de Charleroi, pas loin d’Hornu, où les Messalistes ont tenu leur congrès de juillet 1954 pour décider du « top départ » de la révolution armée et de qui sera le chef suprême. La suite on la connaît, les jeunes fougueux d’alors ont décidé, en Algérie, sans les Messalistes. El-Hadj connaît plein de choses sur cette période de la révolution. Aujourd’hui, El-Hadj parle très peu, va à la mosquée et se mobilise les jours de votes pour l’Algérie. Il a toujours répondu à l’appel de l’Algérie sans rien demander pour lui. Lui est encore dans la révolution. C’est une oeuvre permanente. El-Hadj ne comprend pas pourquoi d’autres Algériens ont appelé au boycott de la dernière élection présidentielle de 2004 ou lors du référendum sur la Concorde nationale. Pour lui, il faut toujours dire « OUI » à l’Algérie et ne pas chercher à comprendre pourquoi. Il est intégriste à sa manière. A Bruxelles, il y a quelques autres anciens de la « Fédération de France, section Belgique ». Ils ne parlent jamais d’El-Hadj Abdelkader et lui ne parle jamais d’eux. El-Hadj a soutenu le premier candidat RND à la députation pour l’immigration en 1997. Il a été élu. Il a soutenu les deux autres successeurs FLN et ils ont été élus. Personne ne sait si El-Hadj Abdelkader a une carte de militant du FLN, RND, Hamas… Tout le monde le respecte et il respecte tout le monde. C’est bien ainsi, vous disent les anciens immigrés. Et tous le salueront dès le début avril prochain, lorsqu’il sera à l’accueil du Consulat le jour de l’élection présidentielle.

LINDA, l’Algérienne

Elle est surnommée ainsi parce qu’elle a toujours un drapeau algérien dans tout rassemblement, rencontre ou fête des Algériens en Belgique. Tous les Algériens aiment et respectent Linda. Elle est depuis longtemps seule. La cinquantaine frappée, elle a vécu des moments terribles. Après le décès de sa fille à la fleur de l’âge, son unique fils âgé de 20 ans s’est suicidé en se jetant par le balcon du 7ème étage. Linda vit maintenant seule. Devant tant d’adversité, elle soulève l’admiration et le respect de tous les hommes et femmes. A chaque occasion de fête ou d’événement national, Linda arrive avec le drapeau algérien et lance des you-you. Très bien habillée, elle parle, rit et danse. Elle a été danseuse dans le ballet de la RTA, l’ancêtre de l’actuelle ENTV. Elle connaît plein d’artistes. Parfois, elle vous emmène dans son monde en vous contant des anecdotes où les chanteurs chaâbi comme Guerrouabi, Chaoû, Saloua… ne sont jamais loin. En janvier dernier, alors que la palestinienne Ghaza mourrait sous les bombes israéliennes, les Algériens de Bruxelles ont invité un représentant de l’Autorité palestinienne à Bruxelles et un poète libanais pour débattre de la situation et improviser une quête pour les enfants palestiniens soignés dans les hôpitaux belges.

Linda a roulé, seule, le couscous pour les soixante personnes venues au café de Zoubir pour la circonstance. Au mois de mai 2006, elle me sollicita pour lui rédiger une requête pour le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. La famille de son ex-époux lui a « volé » sa part de l’appartement d’Alger, situé pas loin du cinéma Debussy.

Linda voulait le laisser à son unique fils de 20 ans qui projetait de vivre à Alger. Je n’ai pas rédigé la lettre parce que Linda m’a demandé d’attendre jusqu’à la fin du mois d’août la réponse de son avocat d’Alger. Si la justice ne serait pas juste, alors elle saisirait le président. Linda estime qu’il ne faut pas importuner le président de la République sans raison valable. Il a tant à faire pour le reste de l’Algérie. Entre-temps, son fils est décédé. Linda ne parle plus de l’appartement d’Alger. Elle n’est plus seule. Elle dit que Dieu est avec elle parce qu’il en a décidé ainsi.

quotidien d’oran

Schneider Electric Lance une formation au profit des jeunes

captSchneider Electric
Lancement d’une formation au profit des jeunes

Schneider Electric Algérie, filiale du leader mondial dans la gestion de l’électricité, et le ministère de la formation professionnelle ont consolidé leur « partenariat stratégique » par le lancement à Alger de la première promotion de formation de jeunes aux métiers de l’électricité.

Le but est de contribuer à soutenir des jeunes algériens déscolarisé éloignés de l’emploi et améliorer leur employabilité en partenariat avec les institutions et les associations locales. Mohamed Saad, Directeur Général de Schneider Electric Algérie, a déclaré à cette occasion :  » Notre ambition est l’accompagnement de ces jeunes ayant un niveau de 2ème AS dans la formation et l’insertion professionnelle, en leur offrant une opportunité pour acquérir un diplôme, une expérience, des compétences et les atouts nécessaires pour une meilleure intégration au monde du travail “. En clair, il s’agit de répondre aux besoins réels des entreprises qui attendent des candidats avec des compétences adaptées, une autonomie dans le travail (polyvalence, méthodologie) et opérationnel très rapidement.

Cette formation comprend plusieurs niveaux et se fera dans plusieurs domaines complémentaires. En plus des formations théoriques en électricité au CFPA, et techniques au niveau du centre de formation Schneider (Basse tension, variation de vitesse automatisme) et le stage pratique au sein des différents services de Schneider Electric Algérie et quelque uns de ses partenaires à savoir Remelec, Cemi et Fea, les jeunes suivront des cours de remise à niveau en langue française, bureautique et communication avec l’association CIARA (Collectif d’Initiation aux Activités de Recherche Appliquée).

Schneider Electric a dégagé quelque 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans 190 pays et emploie 120 000 collaborateurs. L’entreprise a plus de 45 ans de présence en Algérie, assurée par les marques Telemecanique et Merlin Gerin. En 1994, il a été procédé à la création du bureau de liaison et en 2002, elle constitue la première filiale d’une société internationale dans le domaine de la distribution électrique avec un effectif d’environ 30 personnes. Il assure l’alimentation électrique du Sheraton club des pins et à l’Algeria business centre Dahli Spa et la distribution électrique en milieu hospitalier. Trois grands secteurs du marché sont globalement ciblés : le bâtiment qui connaît une forte croissance dans le pays, la santé qui connaît une réforme en profondeur et le pétrole et le gaz. D’une manière générale, Schneider Electric privilégie l’approche dite ”solution complète”. Cette approche s’articule autour de deux éléments fondamentaux : un équipement et un matériel garantis de haute technologie, et l’efficacité énergétique, dans la mesure où cet équipement et ce matériel sont conçus et réalisés dans l’objectif de réduire et d’économiser la consommation d’énergie.

Par Kamel Benelkadi
el watan

Dependance alimentaire et securite

Economie (Jeudi 12 Février 2009)

Politiques agricoles et sécurité alimentaire
Comment sortir de la dépendance ?
Par : Djamel Zidane

Les implications relatives au volet agricole des négociations en vue de l’adhésion à l’OMC ne font pas l’objet de manière générale d’une large médiatisation.

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L’Algérie aspire à adhérer à l’OMC.
Mais il faudra pour cela ratifier tous les accords internationaux qui ont régi le commerce international durant la période GATT, jusque et y compris ceux du cycle de l’Uruguay Round, ratifiés à Marrakech en 1994, qui formalisent les relations des pays adhérents pour tout ce qui concerne, justement, les produits agricoles. Si l’Algérie n’est pas une partie contractante de l’Uruguay Round, ni de l’OMC, elle devra s’y soumettre une fois acceptée en tant que membre. Inscrit en 1986 à l’ordre du jour des négociations du GATT, l’accord sur l’agriculture visait à amorcer la réduction progressive des subventions accordées à l’agriculture, sous toutes leurs formes, soutien financier ou protection tarifaire et douanière. Cet accord tenait compte aussi des aspects sanitaires et phytosanitaires et des mesures de protection des marchés et des agricultures, du soutien interne et des subventions à l’exportation des produits agricoles nationaux. Les mesures de soutien interne doivent être réduites de l’ordre de 20% sur six ans pour les pays développés et sur 10 ans pour les pays en développement.
Ces engagements de l’Uruguay Round concernent toutes les mesures qui ont un effet de distorsion sur les échanges et sur la production des produits agricoles. Citons quelques-unes des principales règles édictées à ce propos : ne seront pas concernés par les accords :
1. le soutien à l’agriculture sera fourni dans un cadre public n’impliquant pas de transfert de la part des consommateurs ;
2. le soutien ne sera pas destiné à soutenir les prix des produits offerts par les agriculteurs ;
3. la détention de stocks de sécurité alimentaire ;
4. l’aide alimentaire intérieure, le versement direct aux agriculteurs, la participation directe de l’État à des programmes de garantie de revenus, l’aide à l’ajustement de structures (mise à niveau), au moyen d’aide à l’investissement, les aides au titre de protection de l’environnement.
Par ailleurs, les accords de l’Uruguay Round prohibent totalement l’interdiction de recours aux barrières non tarifaires (quota, restrictions des exportations et contingentement, prix plancher, etc.).
Les droits de douanes devront être réduits de 36% sur une période de 6 ans, chez les pays développés et de 24% chez les PVD, au bout d’une période de 10 ans. Un minimum de 15% de réduction doit être réalisé pour chaque ligne tarifaire au bout de la période considérée. Même les subventions à l’export sont désormais réglementées, ce qui porte un coup dur aux pays de l’UE qui traditionnellement aide de manière conséquente leurs exportations.
Ces subventions à l’export devront, au bout de 6 ans, être réduites de 36% en valeur, sur la base des niveaux de valeurs de 1986-1990, alors que la quantité des produits subventionnés devrait être réduite de 21% durant la même période, pour les pays développés, alors que les taux sont de 14% et 21% pour les PVD.
Pour ce qui est des mesures sanitaires et phytosanitaires, rien ne s’oppose, dans les accords de l’Uruguay Round, à la mise en place de réglementations nationales destinées à protéger la santé et la vie des personnes et des animaux, ainsi que la protection des végétaux. Cependant l’accord énumère les mesures sanitaires et phytosanitaires qui ne doivent pas être utilisées comme barrières non tarifaires à l’importation.
À ce titre, la mise en œuvre, depuis près de 20 ans, d’une législation sévère visant l’interdiction d’importation par l’Algérie des fameuses farines animales destinées à l’alimentation du bétail, a pu épargner au cheptel et aux personnes, la triste maladie de la vache folle. De même que l’importation d’animaux, de semences, de plants, de matériel végétal destiné à la greffe, et des OGM, sauf pour les stricts besoins de la recherche scientifique, a été réglementée en Algérie, et désormais, des brigades de la DCP veillent, en association avec les douanes, le GGF et la PAF, au respect de la procédure d’importation et de la réglementation en vigueur.
L’Uruguay Round consiste à remplacer l’ensemble des barrières non tarifaires en droits de douane, même très élevés, dans le but de mettre en place une plus grande transparence des transactions et des échanges internationaux agricoles.
La balance agricole reste déficitaire
En Algérie, pour ce qui est des produits agricoles, qu’il s’agisse de pomme de terre ou de céréales, de lait ou de viande rouge, la balance commerciale est largement déficitaire depuis longtemps, et l’écart entre ce qui est produit localement et ce qui est importé a même tendance à s’accentuer, si l’on considérait la facture alimentaire nationale. Or, l’accord de l’Uruguay Round, et donc l’entrée à l’OMC, n’incitera pas à produire, loin s’en faut. La réduction du soutien à la production aux États-Unis ou en Europe, risque de décourager les agriculteurs, qui produiront moins et donc exporteront moins. Sur la facture payée par l’Algérie, pays grand consommateur de blé, les effets seront très préjudiciables.
La facture du lait et des aliments de bétail, et donc le prix des viandes rouge et blanche, elle aussi ne manquera pas de grimper. Les cours du blé devraient croître de 6% à 7%, selon les experts, alors que la FAO prévoit une hausse de 8% à 10% des cours mondiaux de la viande. La BM et l’OCDE énoncent des projections moins graves, dans une fourchette de 3% à 6% d’augmentation des prix. Tous les pays participant au cycle de l’Uruguay Round se sont tout de même accordés que l’application de l’accord aura des effets négatifs sur les pays les moins avancés et les PVD qui, à l’instar de l’Algérie, importent leurs produits alimentaires. Même si les pays développés ont promis de fournir des aides alimentaires aux plus pauvres, à titre de don ou à des conditions favorables. Si l’accord dispose que les mesures non tarifaires sont supprimées et reconverties en droits de douanes, encore faudrait-il que des pays comme l’Algérie disposent de surplus à exporter selon les normes exigées par les marchés des pays d’accueil, normes particulièrement discriminatoires pour les PVD, qu’il s’agisse de produits agricoles ou industriels. À court terme, l’accord de l’Uruguay Round ne pourrait avoir que des effets négatifs sur l’Algérie, à moins que son agriculture n’évolue vers une production plus importante tant en qualité qu’en quantité, comme l’affirme A. Manseur, ingénieur expert en agronomie, dans Actuel.
Mais pour que l’agriculture algérienne évolue, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Autrefois, on disait de l’Algérie qu’elle était le grenier de Rome, mais la valse hésitation entre l’option céréaliculture, remplacée au cours du PNDA/Rpar l’arboriculture fruitière, puis, de nouveau, on est revenu à l’ancien schéma, à la suite de la flambée des prix des céréales derrière les prix des hydrocarbures. Les primes à la production de céréales versées en amont sont désormais remplacées par le paiement, à la livraison, selon les cours internationaux des céréales.
Sans compter les contrats de performance signés entre le ministère de l’Agriculture, d’une part, et les wilayas et l’OAIC, d’autre part. En espérant voir survenir un déclic qui n’aura que trop tardé, dans un monde désormais inquiétant, où assurer sa subsistance est devenu une question de vie et de mort, comme aux tout premiers commencements.</b>
 

 

Synthèse de Djamel Zidane
(à partir d’Actuel de février 2009)

Trafic dans la telephonie a l’international

Multimedia
 (Jeudi 12 Février 2009)

 

Fraude dans le trafic téléphonique à l’international
Une menace sur la sécurité du pays
Par :Faïçal Medjahed

Un fraudeur moyen utilise entre 700 et 1 000 puces téléphoniques, et chaque puce consomme 8 000 DA de recharge par jour. Si l’on tient compte de ces chiffres, il est loisible de constater un blanchiment de 8 millions de DA  par jour et par fraudeur.

Un opérateur privé algérien a saisi l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (Arpt) pour dénoncer “la fraude dans le trafic en provenance de l’international sur les réseaux fixe et mobile algériens”. Cet opérateur a indiqué, dans une lettre adressée au directeur général de l’Arpt, dont Liberté détient une copie, qu’“une analyse très détaillée élaborée par les opérateurs VOIP, en collaboration avec Algérie Télécom en septembre 2006, nous a permis de révéler l’existence de fraudeurs qui utilisent un autre support de télécommunications basé sur le réseau téléphonique commuté (RTC). Le volume de la terminaison du trafic en provenance de l’international sur le réseau fixe algérien, acheminé via les opérateurs VOIP, est estimé à un million de minutes par jour”. Ce trafic téléphonique a disparu, selon l’opérateur, du circuit d’Algérie Télécom (AT) et celui des opérateurs VOIP depuis la mise en place de la nouvelle convention de tarification à la minute entre AT et les opérateurs VOIP. Ce trafic a été récupéré et balancé illégalement, selon la même source, sur le réseau RTC par des opérateurs non déclarés, soit à travers le grand public, soit en utilisant certaines institutions dont l’activité nécessite l’utilisation d’un grand nombre de lignes téléphoniques, tels que les hôtels et les administrations. Or, ces fraudeurs ont besoin d’amasser des sommes considérables en monnaie locale, soit le dinar algérien, pour que ce trafic puisse avoir lieu, précise-t-on. Le produit de ce trafic étant vendu principalement en Europe, des réseaux de blanchiment d’argent — agissant aussi bien en Algérie qu’à l’étranger — sont mis à contribution pour récupérer les sommes colossales en dinars, lesquels réseaux mafieux se font payer en devises via les fraudeurs, explique cet opérateur qui a préféré garder l’anonymat. Ce dernier a également révélé : “Nous détenons d’autres preuves irréfutables relatives à un détournement sur le trafic téléphonique des réseaux mobiles des opérateurs Mobilis et Nedjma.” Et d’ajouter : “Les auteurs de ce détournement utilisent des passerelles IP/GSM qui fonctionnent avec des puces et des cartes de recharge pour téléphones mobiles.” La fraude est irréfutable, dit-il, vu l’absence de contrôle ou d’une quelconque traçabilité. À titre indicatif, un fraudeur moyen utilise entre 700 et 1 000 puces téléphoniques, et chaque puce consomme 8 000 DA de recharge par jour. Si l’on tient compte de ces chiffres, il est loisible de constater un blanchiment de 8 millions de DA par jour et par fraudeur, explique-t-il. Plus explicite, il a révélé que “nos investigations nous ont permis d’identifier l’une des personnes impliquées dans ces opérations criminelles. Il s’agit d’un Indo-Pakistanais de nationalité française qui se déplace souvent en Algérie afin de maintenir et d’étendre ses réseaux de blanchiment”. Ce fraudeur s’est rendu en Algérie entre mai et juin 2007, ajoute-t-il. L’auteur de cette lettre a estimé que “ces pratiques représentent une menace réelle à l’économie, voire à la sécurité du pays, tant tout porte à croire que l’argent servant à l’alimentation de ce trafic sert, aussi, à renflouer les caisses des groupes terroristes dont la corrélation avec les réseaux mafieux à travers le monde ne sont plus à prouver”.
Ces sommes colossales qui circulent en dehors du circuit financier réglementaire sont, selon lui, une véritable ressource pour le terrorisme, le grand banditisme, le trafic de drogue et toutes les autres activités criminelles. Enfin, cet opérateur a proposé à l’Arpt deux solutions pratiques et efficaces pour contrecarrer ces pratiques frauduleuses. La première — à mettre en œuvre dans l’immédiat — permettra d’arrêter ce trafic provisoirement et la seconde —définitive — nécessitera la mobilisation d’importants investissements pour l’acquisition d’équipements de contrôle et de suivi à mettre au niveau des arrivées en fibre optique internationales (Internet) et des hubs satellitaires. 

F. M.

liberte