ANDI : 51.456 projets pour 5.799 milliards de dinars inscrits en six ans

Le moral est à l’investissement en Algérie avec un chiffre de 51.456 projets, d’une valeur de 5.799 milliards de dinars, inscrits au niveau de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), durant la période de 2002 jusqu’a fin 2008. Ces projets, qui devraient créer plus 843.000 postes d’emploi, proviennent principalement d’investisseurs nationaux avec un total de 50.766 projets pour un montant de 4.153 milliards de dinars, soit 71,6% du montant global des investissements.

Ceci confirme que les investissements, en Algérie, ont connu une évolution remarquable au cours de ces dernières années grâce aux mesures incitatives prises par les pouvoirs publics afin d’améliorer l’environnement de l’investissement et de promouvoir la destination Algérie. En ce qui concerne les investissements en partenariat entre des sociétés algériennes et étrangères, leur nombre est de 291 projets pour un montant de 722,5 milliards de dinars (12,5% du montant global). Ce chiffre est prévu nettement à la hausse durant les prochaines années et ce, suite aux mesures prises par les pouvoirs publics concernant les opérateurs étrangers tenus d’associer des Algériens dans certains créneaux.

Quant aux investissements directs étrangers (IDE), inscrits auprès de l’agence, ils ont totalisé 399 projets pour un montant de 922,6 milliards de dinars de 2002 à 2008, soit 15,9% du montant global. Les IDE portent essentiellement sur des projets se rapportant à l’industrie, au dessalement de l’eau de mer, à la production des engrais, d’ammoniaque, aux cimenteries, à l’agroalimentaire et au tourisme. Ce segment de secteurs devra être élargi encore plus à la faveur des ambitions industrielles du pays pour lesquelles une machine de mise à niveau et de développement des infrastructures (ports, routes et aéroports par exemple) est en œuvre.

Mesures de facilitation

Durant les trois dernières années seulement, l’ANDI a enregistré 35.397 projets devant créer plus de 477.000 emplois contre quelque 16.000 projets de 2002 à 2005. L’amélioration de l’environnement de l’investissement est d’abord d’ordre organisationnel à travers une séparation entre les petits investisseurs et ceux porteurs de projets plus importants ou comportant plus de valeur ajoutée. S’ajoute à cela le traitement spécifique des investisseurs étrangers à travers la mise en place d’un dispositif d’interlocuteur unique assurant la prise en charge des dossiers d’investissement. C’est le cas, outre l’ANDI, des centres de facilitations en cours de lancement à travers le pays et dont le résultat devrait laisser émerger un tissu de PME favorisant un climat de concurrence et d’investissement.

Les mesures portant sur la facilitation concernent une mise en œuvre effective des dispositions de la réforme engagée, à la faveur de l’ordonnance promulguée en 2006 et qui modifie et complète celle de 2001 relative au développement de l’investissement. L’application de cette ordonnance a été renforcée par plusieurs textes d’applications relatifs, notamment, à la redevance pour le traitement de dossiers d’investissement et à l’organisation et au fonctionnement de l’ANDI et du Conseil national de l’investissement (CNI).

En outre, il a été procédé, dès le début de 2007, à un réajustement du dispositif d’investissement afin que celui-ci, tout en étant suffisamment incitatif pour attirer les investisseurs, procède à une sélectivité qui tienne compte de l’objectif stratégique de relance de l’appareil de production et de promotion de la compétitivité. Des dispositions complémentaires sont actuellement en cours de mise en œuvre visant à renforcer la mobilisation de l’investissement en faveur des activités productives.

A ce titre, des critères ont été fixés pour identifier les projets d’intérêt national et qui devront s’inscrire dans la même vision «développement» prônée par les pouvoir publics. Il est utile de signaler que la part des investissements attendus durant les prochaines années sera canalisée pour la partie des Haut Plateaux où les économistes prévoient des investissements massifs et une ruée aux résultats exponentiels en raison, notamment, de l’harmonie des projets lancés d’une manière corrélative.

Le foncier et le redéploiement

D’autres dispositions incitatives sont prises pour canaliser l’investissement au profit des zones dont le développement doit être renforcé dans le cadre de l’équilibre régional après l’identification des zones nécessitant la contribution de l’Etat. Il s’agit également de la suppression des autorisations préalables non exigées par la législation en vigueur, de la limitation de l’intervention de l’ANDI à la vérification de la recevabilité des dossiers au profit du contrôle à posteriori et du strict respect des délais légaux d’établissement des décisions. S’ajoute à cela l’entrée en vigueur, dernièrement, de l’instruction ministérielle fixant les procédures de bénéficier des avantages d’exploitation, qui devrait renforcer les dispositions incitatives déjà opérationnelles.

Ce dispositif législatif et réglementaire a été complété par la création du Fonds de garantie de crédits aux PME (FGAR), qui vient d’installer un représentant au niveau du guichet unique de l’ANDI à Alger en vue de faciliter l’accès des investisseurs à ses prestations. Le foncier économique constitue un facteur particulièrement important de développement de l’investissement. C’est ainsi qu’a été créée l’Agence Nationale d’Intermédiation et de Régulation Foncière (ANIREF) qui doit contribuer à l’émergence d’un marché foncier et immobilier fondé sur le régime de la concession, organisé, transparent et régulé.

Le régime de la concession du foncier pour les projets d’investissements a été introduit pour une durée de 33 ans renouvelable afin de préserver le foncier industriel de toute spéculation au détriment de l’acte d’investissement. Dans le but de se rapprocher des investisseurs, l’ANDI poursuit son redéploiement en matière d’infrastructures par une augmentation du nombre de guichets qui couvrent, aujourd’hui, plus de 16 wilayas et, d’ici à fin 2009, dix autres vont être créés au niveau des wilayas des Hauts Plateaux et du Sud.

Le Financier

Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à « quitter votre région ».

La crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux États-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ? C’est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.

Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de « dislocation géopolitique mondiale », les experts prévoient un « sauve-qui-peut généralisé » dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d’affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. « Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible. »

Selon cette association, formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques et de professionnels européens de différents secteurs, les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible.

La crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l’intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L’Amérique latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques. « Il y a 200 millions d’armes à feu en circulation aux Etats-Unis, et la violence sociale s’est déjà manifestée via les gangs », rappelle Franck Biancheri, à la tête de l’association. Les experts du LEAP décèlent d’ailleurs déjà des fuites de populations des Etats-Unis vers l’Europe, « où la dangerosité physique directe restera marginale », selon eux.

FAIRE DES RÉSERVES

Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d’énergie, de nourriture, d’eau, dans les régions dépendantes de l’extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves. Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de réflexion n’avait, dès février 2006, prédit avec une exactitude troublante le déclenchement et l’enchaînement de la crise. Il y a trois ans, l’association décrivait ainsi la venue d’une « crise systémique mondiale », initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l’effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de – 50 % à – 20 % en un an), puis de l’éclatement de l’ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents. Tout cela provoquant une récession en Europe et une « très Grande Dépression » aux Etats-Unis.

Doit-on en conclure que la crise mondiale peut se transformer en guerre mondiale ? « Les pronostics de LEAP sont extrêmes, mais la violence sociale pointe », admet Laurence Boone, économiste chez Barclays.

Reste un espoir, une « dernière chance » selon le LEAP, qui résiderait dans la capacité du G20, qui se réunira le 2 avril à Londres, à arrêter un plan d’action « convaincant et audacieux ». Dans ce cas, le monde ne serait toutefois pas tiré d’affaire, puisque les experts ne manquent de rappeler que se profile aussi une sévère crise climatique…

Claire Gatinois
Le Monde

Les déménagements de nouveau autorisés pour l’algerie

Les déménagements de nouveau autorisés : le «cadeau» de Bouteflika aux émigrés algériens

C’est le petit cadeau du candidat Bouteflika pour les algériens résidant à l’étranger à quelques semaines de l’élection présidentielle. Depuis quelques jours, les émigrés ne sont plus obligés de restituer leur carte de séjour lorsqu’ils effectuent un déménagement au pays.

En effet, début février, dans une instruction adressée aux représentations consulaires algériennes à l’étranger et dont TSA (www.tsa-algerie.com) a eu connaissance, le ministère des Affaires étrangères ne conditionne plus la délivrance du Certificat de changement de résidence (CCR) à la restitution de la carte de séjour. Le CCR est le document délivré par les consulats aux émigrés désirant effectuer un déménagement. Grâce à ce document, un Algérien résidant à l’étranger a la possibilité d’effectuer un seul déménagement dans sa vie sans payer les droits de douanes en Algérie. Cette formule est souvent utilisée par les émigrés ayant encore des familles en Algérie.

La loi de Finances complémentaire du 24 juillet, adoptée par le Parlement début septembre, avait instauré l’obligation de restituer la carte de séjour pour obtenir le CCR. Une mesure qui avait provoqué un fort mécontentement de la communauté algérienne à l’étranger. Lors de ses derniers déplacements en France, le ministre Djamel Ould Abbes a pu mesurer ce mécontentement : il a été régulièrement interpellé sur le dossier.

Récemment, une pétition avait même été lancée pour exiger la levée de la nouvelle mesure. Des associations communautaires ont même menacé d’appeler au boycottage de la prochaine présidentielle. Elles ont été entendues par le président.
Par rafik tadjer
tsa

Portraits d’immigres : Le mysterieux El-Hadj et la belle Linda

Portraits d’immigrés : Le mystérieux El-Hadj et la belle Linda

par Notre Bureau De Bruxelles: M’hammedi Bouzina Med

Adam a été expulsé du Paradis. Les prophètes ont, tous, vécu l’exil. Les hommes se sont toujours déplacés. Pourquoi ? Parce que l’homme est un bipède.

Hadj Abdelkader, le révolutionnaire.

A chaque rendez-vous électoral algérien, il est là. Au siège du Consulat à Bruxelles. Costume sombre des années soixante, il arbore fièrement sur le revers de son veston gauche un macaron frappé du drapeau algérien. En bandoulière, sur sa poitrine un badge « Consulat d’Algérie, élections du… ». Il endosse pour un moment une fonction officielle d’hôte des électeurs. 75 ans ? 80 ans ? Personne ne sait son âge. Tout le monde sait qu’il est un ancien de la « Fédération de France » du FLN en Belgique. Il habite entre les villes de Mons et de Charleroi, pas loin d’Hornu, où les Messalistes ont tenu leur congrès de juillet 1954 pour décider du « top départ » de la révolution armée et de qui sera le chef suprême. La suite on la connaît, les jeunes fougueux d’alors ont décidé, en Algérie, sans les Messalistes. El-Hadj connaît plein de choses sur cette période de la révolution. Aujourd’hui, El-Hadj parle très peu, va à la mosquée et se mobilise les jours de votes pour l’Algérie. Il a toujours répondu à l’appel de l’Algérie sans rien demander pour lui. Lui est encore dans la révolution. C’est une oeuvre permanente. El-Hadj ne comprend pas pourquoi d’autres Algériens ont appelé au boycott de la dernière élection présidentielle de 2004 ou lors du référendum sur la Concorde nationale. Pour lui, il faut toujours dire « OUI » à l’Algérie et ne pas chercher à comprendre pourquoi. Il est intégriste à sa manière. A Bruxelles, il y a quelques autres anciens de la « Fédération de France, section Belgique ». Ils ne parlent jamais d’El-Hadj Abdelkader et lui ne parle jamais d’eux. El-Hadj a soutenu le premier candidat RND à la députation pour l’immigration en 1997. Il a été élu. Il a soutenu les deux autres successeurs FLN et ils ont été élus. Personne ne sait si El-Hadj Abdelkader a une carte de militant du FLN, RND, Hamas… Tout le monde le respecte et il respecte tout le monde. C’est bien ainsi, vous disent les anciens immigrés. Et tous le salueront dès le début avril prochain, lorsqu’il sera à l’accueil du Consulat le jour de l’élection présidentielle.

LINDA, l’Algérienne

Elle est surnommée ainsi parce qu’elle a toujours un drapeau algérien dans tout rassemblement, rencontre ou fête des Algériens en Belgique. Tous les Algériens aiment et respectent Linda. Elle est depuis longtemps seule. La cinquantaine frappée, elle a vécu des moments terribles. Après le décès de sa fille à la fleur de l’âge, son unique fils âgé de 20 ans s’est suicidé en se jetant par le balcon du 7ème étage. Linda vit maintenant seule. Devant tant d’adversité, elle soulève l’admiration et le respect de tous les hommes et femmes. A chaque occasion de fête ou d’événement national, Linda arrive avec le drapeau algérien et lance des you-you. Très bien habillée, elle parle, rit et danse. Elle a été danseuse dans le ballet de la RTA, l’ancêtre de l’actuelle ENTV. Elle connaît plein d’artistes. Parfois, elle vous emmène dans son monde en vous contant des anecdotes où les chanteurs chaâbi comme Guerrouabi, Chaoû, Saloua… ne sont jamais loin. En janvier dernier, alors que la palestinienne Ghaza mourrait sous les bombes israéliennes, les Algériens de Bruxelles ont invité un représentant de l’Autorité palestinienne à Bruxelles et un poète libanais pour débattre de la situation et improviser une quête pour les enfants palestiniens soignés dans les hôpitaux belges.

Linda a roulé, seule, le couscous pour les soixante personnes venues au café de Zoubir pour la circonstance. Au mois de mai 2006, elle me sollicita pour lui rédiger une requête pour le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. La famille de son ex-époux lui a « volé » sa part de l’appartement d’Alger, situé pas loin du cinéma Debussy.

Linda voulait le laisser à son unique fils de 20 ans qui projetait de vivre à Alger. Je n’ai pas rédigé la lettre parce que Linda m’a demandé d’attendre jusqu’à la fin du mois d’août la réponse de son avocat d’Alger. Si la justice ne serait pas juste, alors elle saisirait le président. Linda estime qu’il ne faut pas importuner le président de la République sans raison valable. Il a tant à faire pour le reste de l’Algérie. Entre-temps, son fils est décédé. Linda ne parle plus de l’appartement d’Alger. Elle n’est plus seule. Elle dit que Dieu est avec elle parce qu’il en a décidé ainsi.

quotidien d’oran

Schneider Electric Lance une formation au profit des jeunes

captSchneider Electric
Lancement d’une formation au profit des jeunes

Schneider Electric Algérie, filiale du leader mondial dans la gestion de l’électricité, et le ministère de la formation professionnelle ont consolidé leur « partenariat stratégique » par le lancement à Alger de la première promotion de formation de jeunes aux métiers de l’électricité.

Le but est de contribuer à soutenir des jeunes algériens déscolarisé éloignés de l’emploi et améliorer leur employabilité en partenariat avec les institutions et les associations locales. Mohamed Saad, Directeur Général de Schneider Electric Algérie, a déclaré à cette occasion :  » Notre ambition est l’accompagnement de ces jeunes ayant un niveau de 2ème AS dans la formation et l’insertion professionnelle, en leur offrant une opportunité pour acquérir un diplôme, une expérience, des compétences et les atouts nécessaires pour une meilleure intégration au monde du travail “. En clair, il s’agit de répondre aux besoins réels des entreprises qui attendent des candidats avec des compétences adaptées, une autonomie dans le travail (polyvalence, méthodologie) et opérationnel très rapidement.

Cette formation comprend plusieurs niveaux et se fera dans plusieurs domaines complémentaires. En plus des formations théoriques en électricité au CFPA, et techniques au niveau du centre de formation Schneider (Basse tension, variation de vitesse automatisme) et le stage pratique au sein des différents services de Schneider Electric Algérie et quelque uns de ses partenaires à savoir Remelec, Cemi et Fea, les jeunes suivront des cours de remise à niveau en langue française, bureautique et communication avec l’association CIARA (Collectif d’Initiation aux Activités de Recherche Appliquée).

Schneider Electric a dégagé quelque 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans 190 pays et emploie 120 000 collaborateurs. L’entreprise a plus de 45 ans de présence en Algérie, assurée par les marques Telemecanique et Merlin Gerin. En 1994, il a été procédé à la création du bureau de liaison et en 2002, elle constitue la première filiale d’une société internationale dans le domaine de la distribution électrique avec un effectif d’environ 30 personnes. Il assure l’alimentation électrique du Sheraton club des pins et à l’Algeria business centre Dahli Spa et la distribution électrique en milieu hospitalier. Trois grands secteurs du marché sont globalement ciblés : le bâtiment qui connaît une forte croissance dans le pays, la santé qui connaît une réforme en profondeur et le pétrole et le gaz. D’une manière générale, Schneider Electric privilégie l’approche dite ”solution complète”. Cette approche s’articule autour de deux éléments fondamentaux : un équipement et un matériel garantis de haute technologie, et l’efficacité énergétique, dans la mesure où cet équipement et ce matériel sont conçus et réalisés dans l’objectif de réduire et d’économiser la consommation d’énergie.

Par Kamel Benelkadi
el watan

Dependance alimentaire et securite

Economie (Jeudi 12 Février 2009)

Politiques agricoles et sécurité alimentaire
Comment sortir de la dépendance ?
Par : Djamel Zidane

Les implications relatives au volet agricole des négociations en vue de l’adhésion à l’OMC ne font pas l’objet de manière générale d’une large médiatisation.

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L’Algérie aspire à adhérer à l’OMC.
Mais il faudra pour cela ratifier tous les accords internationaux qui ont régi le commerce international durant la période GATT, jusque et y compris ceux du cycle de l’Uruguay Round, ratifiés à Marrakech en 1994, qui formalisent les relations des pays adhérents pour tout ce qui concerne, justement, les produits agricoles. Si l’Algérie n’est pas une partie contractante de l’Uruguay Round, ni de l’OMC, elle devra s’y soumettre une fois acceptée en tant que membre. Inscrit en 1986 à l’ordre du jour des négociations du GATT, l’accord sur l’agriculture visait à amorcer la réduction progressive des subventions accordées à l’agriculture, sous toutes leurs formes, soutien financier ou protection tarifaire et douanière. Cet accord tenait compte aussi des aspects sanitaires et phytosanitaires et des mesures de protection des marchés et des agricultures, du soutien interne et des subventions à l’exportation des produits agricoles nationaux. Les mesures de soutien interne doivent être réduites de l’ordre de 20% sur six ans pour les pays développés et sur 10 ans pour les pays en développement.
Ces engagements de l’Uruguay Round concernent toutes les mesures qui ont un effet de distorsion sur les échanges et sur la production des produits agricoles. Citons quelques-unes des principales règles édictées à ce propos : ne seront pas concernés par les accords :
1. le soutien à l’agriculture sera fourni dans un cadre public n’impliquant pas de transfert de la part des consommateurs ;
2. le soutien ne sera pas destiné à soutenir les prix des produits offerts par les agriculteurs ;
3. la détention de stocks de sécurité alimentaire ;
4. l’aide alimentaire intérieure, le versement direct aux agriculteurs, la participation directe de l’État à des programmes de garantie de revenus, l’aide à l’ajustement de structures (mise à niveau), au moyen d’aide à l’investissement, les aides au titre de protection de l’environnement.
Par ailleurs, les accords de l’Uruguay Round prohibent totalement l’interdiction de recours aux barrières non tarifaires (quota, restrictions des exportations et contingentement, prix plancher, etc.).
Les droits de douanes devront être réduits de 36% sur une période de 6 ans, chez les pays développés et de 24% chez les PVD, au bout d’une période de 10 ans. Un minimum de 15% de réduction doit être réalisé pour chaque ligne tarifaire au bout de la période considérée. Même les subventions à l’export sont désormais réglementées, ce qui porte un coup dur aux pays de l’UE qui traditionnellement aide de manière conséquente leurs exportations.
Ces subventions à l’export devront, au bout de 6 ans, être réduites de 36% en valeur, sur la base des niveaux de valeurs de 1986-1990, alors que la quantité des produits subventionnés devrait être réduite de 21% durant la même période, pour les pays développés, alors que les taux sont de 14% et 21% pour les PVD.
Pour ce qui est des mesures sanitaires et phytosanitaires, rien ne s’oppose, dans les accords de l’Uruguay Round, à la mise en place de réglementations nationales destinées à protéger la santé et la vie des personnes et des animaux, ainsi que la protection des végétaux. Cependant l’accord énumère les mesures sanitaires et phytosanitaires qui ne doivent pas être utilisées comme barrières non tarifaires à l’importation.
À ce titre, la mise en œuvre, depuis près de 20 ans, d’une législation sévère visant l’interdiction d’importation par l’Algérie des fameuses farines animales destinées à l’alimentation du bétail, a pu épargner au cheptel et aux personnes, la triste maladie de la vache folle. De même que l’importation d’animaux, de semences, de plants, de matériel végétal destiné à la greffe, et des OGM, sauf pour les stricts besoins de la recherche scientifique, a été réglementée en Algérie, et désormais, des brigades de la DCP veillent, en association avec les douanes, le GGF et la PAF, au respect de la procédure d’importation et de la réglementation en vigueur.
L’Uruguay Round consiste à remplacer l’ensemble des barrières non tarifaires en droits de douane, même très élevés, dans le but de mettre en place une plus grande transparence des transactions et des échanges internationaux agricoles.
La balance agricole reste déficitaire
En Algérie, pour ce qui est des produits agricoles, qu’il s’agisse de pomme de terre ou de céréales, de lait ou de viande rouge, la balance commerciale est largement déficitaire depuis longtemps, et l’écart entre ce qui est produit localement et ce qui est importé a même tendance à s’accentuer, si l’on considérait la facture alimentaire nationale. Or, l’accord de l’Uruguay Round, et donc l’entrée à l’OMC, n’incitera pas à produire, loin s’en faut. La réduction du soutien à la production aux États-Unis ou en Europe, risque de décourager les agriculteurs, qui produiront moins et donc exporteront moins. Sur la facture payée par l’Algérie, pays grand consommateur de blé, les effets seront très préjudiciables.
La facture du lait et des aliments de bétail, et donc le prix des viandes rouge et blanche, elle aussi ne manquera pas de grimper. Les cours du blé devraient croître de 6% à 7%, selon les experts, alors que la FAO prévoit une hausse de 8% à 10% des cours mondiaux de la viande. La BM et l’OCDE énoncent des projections moins graves, dans une fourchette de 3% à 6% d’augmentation des prix. Tous les pays participant au cycle de l’Uruguay Round se sont tout de même accordés que l’application de l’accord aura des effets négatifs sur les pays les moins avancés et les PVD qui, à l’instar de l’Algérie, importent leurs produits alimentaires. Même si les pays développés ont promis de fournir des aides alimentaires aux plus pauvres, à titre de don ou à des conditions favorables. Si l’accord dispose que les mesures non tarifaires sont supprimées et reconverties en droits de douanes, encore faudrait-il que des pays comme l’Algérie disposent de surplus à exporter selon les normes exigées par les marchés des pays d’accueil, normes particulièrement discriminatoires pour les PVD, qu’il s’agisse de produits agricoles ou industriels. À court terme, l’accord de l’Uruguay Round ne pourrait avoir que des effets négatifs sur l’Algérie, à moins que son agriculture n’évolue vers une production plus importante tant en qualité qu’en quantité, comme l’affirme A. Manseur, ingénieur expert en agronomie, dans Actuel.
Mais pour que l’agriculture algérienne évolue, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Autrefois, on disait de l’Algérie qu’elle était le grenier de Rome, mais la valse hésitation entre l’option céréaliculture, remplacée au cours du PNDA/Rpar l’arboriculture fruitière, puis, de nouveau, on est revenu à l’ancien schéma, à la suite de la flambée des prix des céréales derrière les prix des hydrocarbures. Les primes à la production de céréales versées en amont sont désormais remplacées par le paiement, à la livraison, selon les cours internationaux des céréales.
Sans compter les contrats de performance signés entre le ministère de l’Agriculture, d’une part, et les wilayas et l’OAIC, d’autre part. En espérant voir survenir un déclic qui n’aura que trop tardé, dans un monde désormais inquiétant, où assurer sa subsistance est devenu une question de vie et de mort, comme aux tout premiers commencements.</b>
 

 

Synthèse de Djamel Zidane
(à partir d’Actuel de février 2009)

Trafic dans la telephonie a l’international

Multimedia
 (Jeudi 12 Février 2009)

 

Fraude dans le trafic téléphonique à l’international
Une menace sur la sécurité du pays
Par :Faïçal Medjahed

Un fraudeur moyen utilise entre 700 et 1 000 puces téléphoniques, et chaque puce consomme 8 000 DA de recharge par jour. Si l’on tient compte de ces chiffres, il est loisible de constater un blanchiment de 8 millions de DA  par jour et par fraudeur.

Un opérateur privé algérien a saisi l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (Arpt) pour dénoncer “la fraude dans le trafic en provenance de l’international sur les réseaux fixe et mobile algériens”. Cet opérateur a indiqué, dans une lettre adressée au directeur général de l’Arpt, dont Liberté détient une copie, qu’“une analyse très détaillée élaborée par les opérateurs VOIP, en collaboration avec Algérie Télécom en septembre 2006, nous a permis de révéler l’existence de fraudeurs qui utilisent un autre support de télécommunications basé sur le réseau téléphonique commuté (RTC). Le volume de la terminaison du trafic en provenance de l’international sur le réseau fixe algérien, acheminé via les opérateurs VOIP, est estimé à un million de minutes par jour”. Ce trafic téléphonique a disparu, selon l’opérateur, du circuit d’Algérie Télécom (AT) et celui des opérateurs VOIP depuis la mise en place de la nouvelle convention de tarification à la minute entre AT et les opérateurs VOIP. Ce trafic a été récupéré et balancé illégalement, selon la même source, sur le réseau RTC par des opérateurs non déclarés, soit à travers le grand public, soit en utilisant certaines institutions dont l’activité nécessite l’utilisation d’un grand nombre de lignes téléphoniques, tels que les hôtels et les administrations. Or, ces fraudeurs ont besoin d’amasser des sommes considérables en monnaie locale, soit le dinar algérien, pour que ce trafic puisse avoir lieu, précise-t-on. Le produit de ce trafic étant vendu principalement en Europe, des réseaux de blanchiment d’argent — agissant aussi bien en Algérie qu’à l’étranger — sont mis à contribution pour récupérer les sommes colossales en dinars, lesquels réseaux mafieux se font payer en devises via les fraudeurs, explique cet opérateur qui a préféré garder l’anonymat. Ce dernier a également révélé : “Nous détenons d’autres preuves irréfutables relatives à un détournement sur le trafic téléphonique des réseaux mobiles des opérateurs Mobilis et Nedjma.” Et d’ajouter : “Les auteurs de ce détournement utilisent des passerelles IP/GSM qui fonctionnent avec des puces et des cartes de recharge pour téléphones mobiles.” La fraude est irréfutable, dit-il, vu l’absence de contrôle ou d’une quelconque traçabilité. À titre indicatif, un fraudeur moyen utilise entre 700 et 1 000 puces téléphoniques, et chaque puce consomme 8 000 DA de recharge par jour. Si l’on tient compte de ces chiffres, il est loisible de constater un blanchiment de 8 millions de DA par jour et par fraudeur, explique-t-il. Plus explicite, il a révélé que “nos investigations nous ont permis d’identifier l’une des personnes impliquées dans ces opérations criminelles. Il s’agit d’un Indo-Pakistanais de nationalité française qui se déplace souvent en Algérie afin de maintenir et d’étendre ses réseaux de blanchiment”. Ce fraudeur s’est rendu en Algérie entre mai et juin 2007, ajoute-t-il. L’auteur de cette lettre a estimé que “ces pratiques représentent une menace réelle à l’économie, voire à la sécurité du pays, tant tout porte à croire que l’argent servant à l’alimentation de ce trafic sert, aussi, à renflouer les caisses des groupes terroristes dont la corrélation avec les réseaux mafieux à travers le monde ne sont plus à prouver”.
Ces sommes colossales qui circulent en dehors du circuit financier réglementaire sont, selon lui, une véritable ressource pour le terrorisme, le grand banditisme, le trafic de drogue et toutes les autres activités criminelles. Enfin, cet opérateur a proposé à l’Arpt deux solutions pratiques et efficaces pour contrecarrer ces pratiques frauduleuses. La première — à mettre en œuvre dans l’immédiat — permettra d’arrêter ce trafic provisoirement et la seconde —définitive — nécessitera la mobilisation d’importants investissements pour l’acquisition d’équipements de contrôle et de suivi à mettre au niveau des arrivées en fibre optique internationales (Internet) et des hubs satellitaires. 

F. M.

liberte

Questions autour de la main d’oeuvre dans le batiment en algerie

 

 

Main-d’œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

 

Enquête réalisé

Par Larbi Graïne

 

 03/12/07

 

 

 

De par les potentialités qu’il renferme en matière d’offres d’emploi, le secteur du bâtiment aurait pu absorber une partie non négligeable du chômage des jeunes, surtout en la période actuelle où le secteur connaît une impulsion jamais égalée suite au lancement par les pouvoirs publics du gigantesque chantier d’un million de logements dont la facture financière s’élève à 555 milliards de dinars.

 

 

Mais la majorité de nos jeunes se détournent de ces chantiers qui poussent un peu partout comme des champignons, préférant ainsi tenter la traversée de la mer avec tout ce que cela peut comporter comme périls mortels. Au moment où nos jeunes troquent ainsi leur tenue de chômeur contre celle de harraga, d’autres jeunes venus par fournées de la lointaine Chine sont ramenés à bord de bateaux dans un cadre on ne peut plus légal et organisé pour être déversés dans ces lieux de travail désertés par leurs semblables du cru. Qu’ont-ils nos jeunes à se comporter ainsi, sont-ils devenus paresseux ? Ont-ils perdu toute notion de nationalisme ? Enquête.

«Colonisation» de l’espace public

Il ne faut pas croire que les jeunes vendeurs à la sauvette, ceux qui s’accaparent la rue dans la ville sont des personnes dépourvues de toute expérience. Nombre d’entre eux sont déjà passés par un chantier. La place des Martyrs d’Alger regorge de ces marchands à l’air libre dotés du réflexe grégaire de détaler comme des lapins au moindre signal annonçant une descente de la police, revenant aussitôt que celle-ci aura quitté les lieux. Les jeunes de la Place ne sont plus que des Algérois. On y trouve de tous les coins du pays. Quand on leur demande pourquoi ils ne seraient pas tentés de faire un autre travail que celui auquel ils s’adonnent, ils vous rétorqueront d’emblée «on préfère s’installer» ; dans leur bouche, le mot français, malaxé, se transforme en «nestali.» Tout un programme. C’est donc bien à une «colonisation» de l’espace public à laquelle l’on assiste. Exclus du système éducatif et des emplois rémunérateurs, évincés des avantages du registre du commerce, frustrés socialement, ces jeunes investissent massivement la rue à laquelle ils extorquent ce qu’ailleurs on refuse de leur accorder. Partout dans les gares, les passerelles, les trottoirs, ils se font envahissants en développant des dons d’ubiquité extraordinaires. On est toujours à la Place des Martyrs. Mourad vient de la région de Sétif ; grand de taille, il se tient voûté, épiant la marchandise étalée sur un tapis en nylon à même le sol : des sacs de voyage de toutes sortes. C’est très facile à emporter au cas où surgissent des agents de l’ordre. «Je préfère m’installer et gagner ma journée ici que d’aller moisir dans un chantier. J’ai servi pendant deux ans en tant que manœuvre. Je sais ce que sais. Là-bas, on est toujours sale, on a besoin de mettre une tenue, de se changer, de se doucher chaque jour, et encore vous êtes appelé à bosser jusqu’à 18 h ; à cette heure-ci, vous êtes complètement éreinté. Or ce boulot pénible exige de la récupération, si vous ne dormez pas tôt, le lendemain vous ne serez plus dispos pour travailler. Ce qui signifie qu’il n’ y aucun temps pour faire la prière ni pour passer du bon temps avec les amis. Ne parlons pas de la paye dérisoire de 500 ou 600 Da, ce n’est pas très encourageant.»

Pour autant, il existe à Alger des places fortes qui sont autant d’agences d’emploi informelles qui proposent de la main-d’œuvre à bon marché. A Birkhadem, chaque matin par exemple des ouvriers se regroupent sur l’artère principale, guettant la venue d’un éventuel employeur qui les emmènerait sur un quelconque lieu de travail. La majorité vient des régions rurales du centre du pays, et semble avoir appris le métier sur le tas. Pour ainsi dire, le métier est devenu une spécialité des gens de la campagne plutôt que des citadins. Pour nombre d’entre eux, c’est le passage obligé pour faire une incursion dans la ville où ils pourraient se convertir dans le commerce informel ou envisager de pousser plus loin quand ils n’échouent pas dans un réseau d’immigration clandestin à destination de l’Europe.

La mainmise des Chinois

Mais le constat est là : les entreprises algériennes peinent à trouver les ouvriers dont elles ont besoin pour réaliser leurs projets. Certaines sont contraintes de marquer des temps d’arrêt pour chercher de la main-d’œuvre ordinaire ou qualifiée. Les maçons, les plombiers, les ferronniers, les ferrailleurs, les étanchéistes, les conducteurs d’engins et autres plâtriers ne courent plus les rues. Il faut les chercher à la loupe. Selon les statistiques, 15% de la population activant en Algérie est employée dans le secteur du BTP où l’on recense 26 000 entreprises. Les pouvoirs publics confrontés à des échéances précises n’ont pas voulu faire trop de philosophie. Ayant pris la mesure de l’incapacité des entreprises locales à prendre en charge la réalisation du plus grand nombre possible de logements en un temps record, les autorités, ministère de l’urbanisme et du Travail en tête, misent actuellement sur la main-d’œuvre étrangère et surtout chinoise perçue comme étant l’une des plus performantes et en même temps bon marché. Les chiffres officiels rendus publics au courant de cette année indiquent que 32 000 étrangers travaillent légalement en Algérie. Il y en avait à peine quelque 500 en 1999. Les Chinois représentent 45 % et forment de ce fait la plus forte communauté ouvrière étrangère avec près de 15 000 personnes. Il faut aussi réduire ce chiffre de près de la moitié puisque 51% seulement de cet effectif est employé au niveau du BTPH. Le reste étant répartis entre l’industrie, le secteur des services et l’agriculture.

Quoi qu’il en soit, sur le terrain, ce sont les entreprises chinoises, que ce soit dans les chantiers de l’AADL ou autres, qui semblent avoir le vent en poupe. Tout est fait pour les ménager. Elles ont établi pour leur personnel des bases vie dotées de toutes les commodités (réfectoire, dortoir, salle de télévision, douches, sanitaires, aires de jeux (basket ou volley-ball). Certaines entreprises de ce pays, peut-être celles venant juste d’arriver, logent leurs ouvriers dans des bâtiments situés dans des chantiers encore inachevés. Ce qui dénote de la bienveillance dont ils sont entourés. Les entrepreneurs algériens sentent bien qu’ils ne sont pas traités sur le même pied d’égalité que leurs collègues étrangers. «Les Chinois exigent toute une série de facilitations quand ils s’installent sur un site ; dans la semaine qui suit, on leur installe l’électricité et l’eau, j’ai mis deux ans pour qu’on me déplace une ligne téléphonique, j’ai mis des mois après maintes interventions pour qu’on daigne me sortir une conduite d’eau» nous dit M. M’hamed Sahraoui, architecte, urbaniste et promoteur immobilier bien connu. Il ne nie pas pour autant l’apport des Chinois avec lesquels il n’hésite pas à nouer une relation de partenariat. C’est dire que les entreprises étrangères n’interviennent pas uniquement comme on pouvait s’y attendre dans le secteur public. Elles fournissent aussi la main-d’œuvre aux entreprises locales. Sahraoui se félicite même de l’existence de ce créneau qui lui permet de pallier la pénurie de main-d’œuvre locale : «Je traite avec l’entreprise chinoise pour qu’elle mette à ma disposition les ouvriers dont j’ai besoin, cela revient moins cher que si j’avais recruté des ouvriers algériens, parce que le travail réalisé est de meilleure qualité et est exécuté dans les délais» soutient-il. Selon , avec les ouvriers algériens «on est obligé de refaire le travail 3 à 4 fois ; en tant que promoteur j’ai le souci de faire en sorte qu’il n’y ait pas de malfaçon, chose inadmissible pour le client». Notre interlocuteur déplore l’absence de formation de la ressource humaine. Pourtant juste après l’indépendance, il y avait un noyau de professionnels qui avaient glané un capital expérience appréciable. «Logiquement, fait observer Sahraoui, l’Algérie aurait dû préparer la relève, l’Etat aurait dû former les hommes dans tous les métiers du bâtiment.» Mais «le jeune Algérien, poursuit-il, rechigne à se faire manœuvre et même maçon parce qu’outre la pénibilité, ce métier est dévalorisé socialement, les pères n’osent pas divulguer la profession de leur fils au moment de demander une fille en mariage.» et d’ajouter : «Nos jeunes apprentis voient de mauvais exemples autour d’eux, ils ne peuvent supporter la vue de leurs semblables roulant dans de rutilantes Mercedes, c’est pourquoi, ils recherchent le gain facile et voudraient eux aussi goûter au confort.» Les chinois sont appréciés pour leur discipline : «Ils passent le double du temps que passent nos jeunes dans les chantiers». Pour autant on aboutit à cette situation paradoxale et burlesque qui fait que la rareté des maçons, si elle fait augmenter leur rémunération jusqu’à dépasser le salaire d’un médecin exerçant dans la fonction publique, n’en parvient pas moins à en rehausser le statut social. Et pourtant selon Sahraoui, ce maçon peut percevoir 2 000 DA par jour. Il explique que cet état de fait a beaucoup à voir avec la culture et insiste sur la formation des hommes, relevant au passage qu’ailleurs, l’élément féminin est intégré dans le dispositif de l’emploi. Ce n’est donc pas demain la veille qu’on verra nos filles s’exercer à la pince et au marteau. Il n’empêche, avertit notre interlocuteur, «les Chinois ont aussi des problèmes, une pénurie de main-d’œuvre commence à poindre chez eux, bientôt on n’en aura plus.» Pour notre promoteur et architecte, il est impératif qu’on «révise les modalités de rémunération ; peut-être faudrait-il envisager afin d’intéresser les jeunes avec une formation assortie d’un présalaire ou d’un salaire car ils ont des besoins, peut-être même une famille à charge.»

La main- d’œuvre : une pénurie, dites-vous ?

Pour sa part, M. Hamid Boudaoud, président du Collège national des Experts Architectes a cité l’ex-ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat Nadir Hmimid, lequel avait déclaré que l’Algérie avait réalisé depuis l’indépendance 4 millions de logements. Et de s’interroger : «Comment un pays qui a construit autant d’unités ne peut-il pas réaliser et ce, après une si riche expérience, même pas un million ?» Adepte des chiffres, Boudaoud en use à satiété. «Il existe dans notre pays 890 centres de formation professionnelle ; chaque centre a la capacité de former 1 000 techniciens ; multiplions ce chiffre par le nombre d’établissements, nous aurons 890 000 techniciens.» Et d’ajouter : «Divisons ce chiffre par le nombre de communes qui est de 1541, nous obtenons donc le ratio de 577 techniciens par APC.» Il va sans dire que pour le président du Collège, l’Algérie est suffisamment outillée pour former la main-d’œuvre qui lui fait tant défaut. «Mais est-ce qu’on a essayé, s’est-il interrogé, de professionnaliser et de mettre à niveau l’entreprise algérienne en l’obligeant à se doter d’une direction technique et recruter des gens ayant obtenu des diplômes ?» D’un trait, il balaie l’affirmation selon laquelle il y aurait une pénurie de main-d’œuvre en Algérie : «Les gens ne connaissent pas ce marché». Pointant un doigt accusateur vers les entreprises, il pose cette question : «Les a-t-on vus se réunir pour décider d’une stratégie, les a-t-on vus se présenter au niveau des écoles ? En France, il y a 42 architectes pour 100 000 habitants, en Algérie il y en a 22 pour 100 000 habitants, nous sommes donc dans les normes internationales, pour peu qu’il y ait une organisation, on est en mesure de relever le défi.» Boudaoud insiste sur le fait qu’il n’y a pas de stratégie, il suggère aux entreprises de se faire connaître par catégorie ou spécialisation : «Elles peuvent par exemple se distribuer entre entreprises gros œuvres et entreprises tous corps secondaires. Sachant qu’il existe 26 000 entreprises en Algérie, si on confiait à chacune d’elles la réalisation de 1000 logements/an, on aurait 260 000 logements/an ; faites le calcul pour 4 ans et vous aurez le 1 million de logements.»

Cela dit, M. Mouloud Kheloufi, président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), pose le problème autrement. Pour lui, la pénurie locale en matière de main- d’œuvre est la conséquence de la situation faite à l’entreprise algérienne. Il incrimine en premier lieu le code du marché public, qui selon lui, outre qu’il privilégie les entreprises étrangères, constitue «un blocage pour l’entreprise algérienne.» Il plaide pour la révision dudit code pour rétablir l’entreprise locale dans ses droits. «Le code devrait, a-t-il argumenté, obliger les sociétés étrangères à sous-traiter avec les entreprises locales afin d’établir un partenariat qui ramènerait un savoir-faire à charge pour nous de fournir la main-d’œuvre et l’équipement. La formation professionnelle doit évidemment suivre.» L’Etat a fixé la soumission entre 500 et 1000 logements, ce qui excède d’après lui les capacités de l’entreprise algérienne. L’AGEA propose, afin de stimuler l’activité dans le bâtiment, de ramener le nombre devant être réalisé par chaque entreprise à une fourchette comprise entre 50 et 100 logements : «Seules, dit-il, les entreprises étrangères et notamment chinoises ont la capacité de réaliser un si grand nombre d’unités, c’est plus par rapport au respect des délais impartis pour la construction que ces dernières sont appréciées.»

. Pour autant Kheloufi ne trouve pas que des vertus aux entreprises du géant asiatique : «Il y a des chantiers qui s’arrêtent et qu’on redémarre nous-mêmes suite à leur abandon ; certaines de ces entreprises sont confrontées à un problème de paiement de leur personnel suite au renchérissement des prix des matériaux de construction au niveau mondial.» Toujours est-il que la presse s’est déjà fait l’écho de grèves qui avaient paralysé certains chantiers. «On ne sait pas si elles exercent en qualité de détentrices de registre international ou de société de droit algérien. Alors que notre pays a signé les conventions internationales en la matière, on ne sait pas si ces entreprises ont souscrit une assurance pour leurs employés.» Si la réponse est négative, il découlerait selon notre interlocuteur «un manque à gagner pour la CAVNOS. 

Il critique le projet du million de logements prévu dans le cadre du plan quinquennal : «Il est anarchiquement géré» a-t-il estimé, déplorant le fait que le ministère de la formation professionnelle n’ait pas daigné prêter une oreille attentive «à notre appel afin qu’il nous fournisse les milliers d’ouvriers qualifiés dont le secteur a besoin.» Il propose l’élaboration d’une stratégie de réalisation : «Ce serait très bien d’aller vers un symposium avec le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme pour déterminer les coûts réels, combien il faut réaliser de logements par an et combien a-t-on besoin d’ouvriers, et à partir de là, on peut arrêter le nombre de personnes devant recevoir une formation en concertation avec le ministère de la formation professionnelle.» Il remet en cause la véracité des chiffres communiqués par l’ancien chef de cabinet au département de l’Urbanisme et de l’Habitat, et pense que le nouveau responsable, allusion à Noureddine Moussa «est en train d’assainir la situation.»

 Retour à la Place des Martyrs. Fouad, originaire de Sidi Bel-Abbès, s’est spécialisé dans la vente d’habits de sport. Les survêtements trônent sur une toile étendue à même le sol. Il a fait trois ans de métier dans le bâtiment. Il confesse qu’il enviait les bases de vie où logent les Chinois : «Si nos entreprises faisaient pareil pour nous, en matière de nourriture, d’hygiène, de loisir, etc., nous aurions peut-être mieux bossé.»                     

L.G.

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l’economie algerienne, toujours en gestion assistee

Les méfaits d’une gestion assistée

D’autant plus la gestion assistée n’est que l’œuvre de l’ancien parti unique qui contrôlait tous les rouages économiques par l’intermédiaire des tutelles administratives qui étaient mises en place pour opérer par voie de notes et directives qu’elles faisaient parvenir aux P-DG et aux gestionnaires responsables des banques et entreprises nationales, dont la mission était d’appliquer à la lettre les ordres qu’ils perçoivent.

 

Par Terfous Mohammed

 

Avec ce mode de gestion peu orthodoxe par cette méthode rigoureuse de contrôle, il est évident que d’énormes intérêts sont, c’est ce que beaucoup regrettent pour être aujourd’hui mobilisés afin qu’il y ait le retour pour eux à l’âge d’or où tout le monde trouvait son compte à l’exception de la majorité silencieuse, qui apparemment, se laisse faire sans réagir, dont  les réactions imprévisibles incitent parfois à ne pas détourner son attention d’elle.

Depuis l’option pour l’économie de marché en Algérie, aucun des Chefs de gouvernement qui se sont succédé n’est arrivé à mettre définitivement  sur les rails ce système  dont le choix est irréversible, quoi qu’il figure sur la liste des priorités de chaque programme ratifié par le Parlement depuis plus d’une décennie.                                            

Cette fois-ci l’option politique semble être assez claire pour mener à bon terme le programme économique en  favorisant le règlement de l’épineux problème qui est celui de l’économie de marché qui  n’a pu être mise que partiellement en application sans pour autant être en mesure de mettre définitivement fin à la gestion assistée.

D’autant qu’avec  les anciens gouvernements, l’intention de changer avait toujours pour finalité première celle de commencer par appliquer sur le terrain des réformes que  des chantres d’un système révolu avaient souvent mises en veilleuse.

Toujours est-il que dans ce contexte, l’essentiel, c’est qu’avec tous les efforts consentis jusqu’à présent, le changement serait celui de mettre d’abord un terme aux agissements de ceux qui ne veulent pas se désarmer  avec l’espoir d’un retour en force à l’assistanat et au mécénat ou au soutien des prix de produits de consommation.

Evidemment ces mesures qui avaient dans le temps fait des masses laborieuses de véritables assistées ne sont que l’œuvre d’un parti unique qui gérait les affaires du pays en tenant en laisse ces masses par certains avantages ne pouvant être obtenus en économie de marché.

D’autant plus que pour l’immédiat, un changement devrait avoir pour toile de fond le rajeunissement des cadres qui est d’une nécessité absolue, et que les anciens qui sont à l’origine du maintien de la gestion administrée dont la majeure partie est à la retraite après avoir laissé derrière eux des remplaçants de même obédience. C’est ce qui rassure ceux qui ne veulent pas de changement tant que l’exemple n’est pas donné et qu’aucun de ces nostalgiques ne soit pas mis à l’écart ou être blâmé pour leurs actions néfastes d’avoir sapé la mise en application  des textes en vigueur.                                         

C’est ainsi que le changement de titulaire du poste de Chef de l’Exécutif qui est l’actuel secrétaire général du FLN avait suscité pour cette raison de nombreux commentaires par la presse qui a attribué à cet événement une certaine priorité accordée par le nouveau Chef du gouvernement à l’économie dont le système de gestion administrée l’a totalement fragilisée. 

Dans ce contexte, parmi les thèmes qui ont été évoqués par cette presse, il est évident que  la plupart d’entre eux sont  à l’ordre du jour  du programme gouvernemental.

Dans cette optique, c’est qu’il s’agit  d’un FLN qui veut prouver qu’il n’est pas en panne d’idées après avoir eu l’expérience de gérer les affaires du pays pendant des décennies. A cet effet, il est temps de ne pas manquer d’imagination en pensant à la période où il y a eu perte d’un grand nom-bre de ses militants. Ainsi il se retrouve aujourd’hui devant un dilemme où il doit se conformer aux déclarations du président de la République  dénonçant toute réhabilitation de ceux qui sont accusés de crimes.  

Ce qui de toute évidence mène à vouloir comprendre s’il y avait l’assurance  d’un Etat de droit tel qu’il devrait être adopté pour être à l’écoute des citoyens afin de pouvoir répondre aux besoins immédiats de la communauté nationale.

Par ailleurs la question de ménager la base du Parti FLN à l’égard de certains comportements du sommet devant être écartée pour le préjudice, semble-t-il, qu’ils portent à un Parti, dont le souci majeur est de changer de style afin de redorer l’image du passé.

Ainsi le véritable problème qui réside au sein de ce parti est celui de l’ancienne élite dont la cime était voisine aux cieux et qui se retrouve actuellement désignée du doigt par les jeunes de la base qui lui reprochent ce que leur parti était avant et ce qu’il est devenu aujourd’hui, malgré le redressement de la pente dont le nouveau secrétaire général vient d’en fournir la preuve.

En revanche, ce qu’il ne faudrait pas ignorer, c’est qu’il s’agit d’un parti libérateur après avoir mobilisé toutes les forces révolutionnaires de la nation, pour que l’assaut final soit donné afin de libérer le pays en triomphateur.                              

Aussi il y a la majorité parlementaire dont les élus ont tendance à se rencontrer de temps en temps pour s’entendre sur les privilèges qu’ils peuvent obtenir d’abord,  pour décider par la suite du devenir du pays. Toujours est-il que les remarques qui ont été faites publiquement par le président de la République dénonçant certains comportements négatifs,  en pensant les inciter à ce qu’ils finissent par s’élever à l’unisson pour célébrer la réussite d’un développement réel devant assurer la prospérité du pays.        

Il faut savoir qu’il s’agit aussi  d’un FLN, qui dans sa lecture  sur l’avenir, laisse planer cet amalgame de faire croire que le président de la République est en même temps celui du parti. Pourtant le président de la République avait dit et redit à maintes reprises qu’il est le Président de tous les Algériens et non celui d’un seul parti, en menant sa campagne électorale avec son propre programme.             

Par ailleurs, ce qu’il y a de surprenant, c’est l’ancienne élite de ce parti qui est restée fidèle à ses principes, pour se retrouver à l’écart en lui reprochant le manque de dynamisme qu’elle avait avant pour le redressement de la situation du parti dont on n’est pas sûr du maintien encore longtemps de sa place de leader de la majorité

présidentielle?

Dans cette optique, le secrétaire général du parti FLN qui semble faire croire n’être ni islamiste ou laïque,  mais ce qu’il n’a pu cacher, c’est d’avoir su profiter de l’occasion, qui au cours du meeting de l’université d’été du FLN du vendredi 25/8/006 pour déclarer la chasse aux dinosaures, parmi ceux qui ont gardé des sentiments  pro-bassistes ou paxistes.

C’est aussi une raison de donner au parti  une nouvelle connotation pour que les laïques soient en minorité afin d’être remplacés par des islamistes devant être repêchés du parti dissous ou d’autres partis. C’est de cette même manière qu’ont  procédé  les Polonais qui viennent de déclarer la guerre aux fonctionnaires qui ont gardé le contact avec la vieille garde  des communistes. Ce limogeage fait partie des conditions d’admission de la Pologne à l’Union européenne

De ce fait, c’est par ce biais que l’actuel patron du FLN s’apprête à donner à son parti une nouvelle image devant attirer avec certitude le maximum de nouveaux

militants.

Dans ce contexte, notons aussi qu’on a beau être un saint en politique, on n’aura jamais l’approbation de tout le monde, et souvent quand l’enjeu devient de taille, on pactise avec n’importe quelle sensibilité politique, pourvu que la récolte des voix soit bonne le jour des élections. C’est de bonne guerre tant que ça fait partie de l’enjeu démocratique.

A cela s’ajoute l’augmentation des salaires qui a été décidée après celle des produits de consommation, c’est une erreur grave, qui ne saurait être la véritable solution. Même si c’est dans le but d’éviter la déstabilisation des acquis macro-économiques risquant d’après nos monétaristes de porter atteinte au budget des ménagères.

D’autant que l’augmentation des produits de consommation étant une mesure des plus impopulaires en politique n’a fait que détériorer le pouvoir d’achat du citoyen qui se voit acculer de revendiquer l’augmentation de son salaire en compensation de celle qui rend les achats des produits au quotidien à des prix de plus en plus

excessifs.

Donc c’est une façon de s’aventurer dans la tour infernale des augmentations en  spéculant sur un dinar en nette régression, au lieu de procéder à son redressement qui est l’unique moyen de préserver le pouvoir d’achat de la masse laborieuse. 

D’autant plus, parmi les solutions préconisées par le Premier ministre, il y a celle  de la revalorisation des salaires devant prendre en considération des primes dont une partie serait calculée dans la retraite, ne saurait être la panacée à côté de celle des mesures austères devant aider à un redressement certain du dinar.

Dans ce contexte, on constate qu’avec l’augmentation des salaires, l’Etat cherche à développer le fonctionnariat que de tenir compte de la recommandation préconisée par la Banque mondiale qui consiste à diminuer d’un tiers l’effectif de la Fonction publique. Face à cet état de fait, on se demande si avec toutes ces augmentations pour payer des salaires à des fonctionnaires avec une monnaie aussi dépréciée, cela paraît  être  une manière peu orthodoxe de préserver le pouvoir d’achat malgré le fait  d’augmenter leur nombre ?

Ce qui en quelque sorte ne s’accommode point avec les principes fondamentaux de l’économie de marché où le secteur privé devrait être renforcé à l’inverse du fonctionnariat pour assurer la relève de l’état dans la gestion des affaires du pays.                      

Quant à l’encouragement des importations de voitures, c’est une mesure antiéconomique par le fait de tolérer que des banques accordent le leasing comme instrument financier pour l’achat des voitures.

Pourtant le leasing a été introduit par le code de commerce uniquement pour encourager l’écoulement des produits locaux afin de stimuler la production qui est facteur de développement de richesses et de création d’emplois. Et le comble dans tout cela, la presse du début août 2006 avait annoncé l’autorisation d’importer des voitures de moins de trois ans d’âge.

Par contre ce genre d’initiative ne fait qu’augmenter le taux de pollution et rendre la circulation impraticable dans les villes par le surnombre des voitures et l’état actuel des routes, où tous les moyens qui ont été entrepris jusqu’à présent comme restauration des voies de circulation ou facilités d’accès, n’ont pas suffi pour venir à bout de ce problème dont le parc actuel des voitures sans limites en est la cause.

A cela s’ajoute le fait marquant qui est celui du vieillissement du parc des voitures, qui constitue pour le moment un grand danger tant qu’on n’a  pas limité à la circulation l’âge des voitures en commençant par quinze ou vingt ans.                    

Dans cette optique, c’est encourageant quand un gouvernement veut mettre l’accent sur les efforts à consentir aux problèmes économiques afin de ne  plus les laisser à la traîne à cause d’une gestion dépassée. Ainsi il appartient de souligner que dans ce cas de figure l’essentiel, c’est de commencer par déblayer le terrain à partir d’une réforme en profondeur devant faire effacer toute trace de l’ancienne gestion?

Autrement dit supprimer les méandres d’une gestion assistée ou le parcours sinueux  dont l’aboutissement n’est pas brillant pour que ça change afin de pouvoir  prendre les devants avec tout le temps perdu.

De ce fait, cette priorité devient d’une nécessité absolue, sans cela il n’y aurait aucune alternative devant permettre d’atteindre les objectifs escomptés. Par ailleurs il y a la formation ou le recyclage de la majeure  partie de l’encadrement administratif et gestionnaire devant être pris en priorité. 

Parmi ces changements, celui qui importe le plus, c’est celui des banques qui sont responsables de la mauvaise répartition des crédits, où elles sont trop généreuses pour l’octroi des financements, mais mauvaises pour la collecte de l’épargne et de son réemploi devant les rendre autonomes, dans leur gestion sans se soumettre au dictat de la tutelle administrative qui est à l’origine du dysfonctionnement de ces banques qui sont victimes de détournements de fonds ayant battu tous les records de la planète

Dans cet ordre d’idées, il appartient de se référer à la publication par le journal  Wall Street d’un rapport élaboré par un organisme américain qui puise ses informations des sources des services publics

algériens.                                        

Qui note l’Algérie au 119e rang en 2000 et au 100e rang en 2005. Ce qui veut dire qu’on avance à petits pas. Cette classification est basée sur différents critères.

Tel que celui de la politique commerciale, fiscale, monétaire, l’intervention du gouvernement, les investisseurs étrangers, les banques et assurances, les prix, le droit de propriété, les salaires, le marché informel etc.. Tandis que l’index 2006 considère que l’Algérie est fermée pour ainsi  dire à tout développement ou investissement.

Dans ce cas de figure, que peut-on dire, sinon le fait d’émettre des réserves qui sont dues notamment à la façon de présenter les indices des voyants économiques, parfois sciemment minimisés quand ils sont communiqués par des nostalgiques d’un système révolu, où ils éprouvent un malin plaisir de brosser un  tableau sombre sur l’Algérie en voulant prouver qu’aucun changement n’a apporté de solution.

Néanmoins quand on vit dans ce pays, on peut penser que ce rapport ne reflète pas tellement la réalité, mais au moins qu’on admette qu’il y a amélioration par rapport aux années 1990 avec ce qu’on a enduré et vécu.     

Mais il n’en demeure pas moins que le rôle du Premier ministre après avoir été mis en évidence par la presse, il restera celui de patron de l’Exécutif qui veille à l’application et au respect des lois, tout en étant responsable de la gestion des biens de la collectivité nationale, qu’il peut céder en concession ou de privatiser une partie de ces biens.   Evidemment, par le biais des urnes, où la majorité de cette collectivité nationale a voté en faveur du président élu qui prend en charge la gestion des biens de celle-ci.  C’est ainsi que le président délègue à son tour au Premier ministre le pouvoir de gérer, de disposer ou de répartir ces biens conformément au programme approuvé par le Parlement qui est l’émanation directe de cette collectivité nationale. 

Ainsi, il faudrait s’en tenir donc à ce qui se prépare de concret afin de bousculer certains comportements pour que ça passe ou ça casse. A  cet effet, il appartient de se demander si dans la démarche il y aurait un quelconque changement tant quand on garde toujours les mêmes cadres qui se sont  opposés jusqu’à présent à tout changement.

Et qu’à ce stade ça sera toujours la même rengaine de tout recommencer avec autant de perte de temps et d’argent pour finir par abdiquer devant ceux qui persistent à ne pas céder devant la menace de leurs intérêts dont ils ne veulent en aucun cas s’en défaire. A cela s’ajoutent  les moyens de contrôle qui seront mis à disposition et la façon de cibler les carriéristes hostiles à tout changement devant être écartés pour de  bon.

Néanmoins, ce qu’il ne faudrait pas perdre de vue, c’est qu’on n’a pas cessé de donner au pays une apparence  de stabilité économique sans tenir compte de la présence  de signes de faiblesse causés  par le dysfonctionnement de certains instruments qu’il va falloir revoir de fond en comble.

Tel que celui de la gestion assistée devant être adaptée aux règles édictées par l’économie de marché, ou celui de la réforme du système financier et bancaire afin de libérer l’initiative individuelle en mettant fin à l’ingérence de la tutelle administrative  qui est à l’origine du blocage de la gestion des affaires économiques.

D’une manière ou d’une autre, quand on cherche à appliquer l’économie de marché qui est un impératif quasi libéral, le précieux des enseignements qu’on puisse tirer, c’est celui de se contenter à ne se conformer qu’à ce qui est édicté par la nouvelle donne économique.                               

D’autant que dans cette vision des faits, il y a indéniablement cette attitude incompréhensible d’égoïstes obnubilés par certains privilèges, et qui ne veulent pas se fier à l’évidence pour admettre que les pays ayant réussi dans leur option pour l’économie de marché, c’est parce qu’ils ont accordé une place prépondérante à l’intérêt suprême du pays qui est au-dessus de toute considération. 

De ce point de vue, il faudrait en outre savoir  ce qui serait entrepris dès le début sans que rien ne soit laissé au hasard, pour qu’à coup sûr l’économie d’initiative individuelle puisse s’épanouir sans présence de suprématie de l’Etat gestionnaire et propriétaire devant se limiter uniquement au rôle d’animateur, catalyseur et contrôleur.

D’autant plus ce qui est primordial dans cette version des faits, c’est comment déployer les efforts nécessaires à la formation et à l’enrichissement des connaissances professionnelles qui sont la clé de voûte de tout succès au changement.  

Aussi il est exclu de croire qu’en faisant durer le maintien d’un système avéré non compatible avec la nouvelle option, qu’il y aurait la moindre amélioration.                               

Dans ce contexte, la nécessité de procéder à des retouches constitutionnelles s’avère inéluctable, tant que tout repose sur le fait de réformer pour sortir de l’impasse et d’être contraint de s’adapter aux options nouvelles devant permettre d’éviter l’isolement pour retrouver la place qui revient au pays dans le concert des nations.

Quant au projet d’une éventuelle reconduction pour un troisième mandat, ne cesse de faire la une des journaux cela a un sens du fait que le train de mesures ayant été prises  pendant le premier et le deuxième mandats qui est à mi-chemin, a connu énormément d’obstructions et de retard dans son application par des carriéristes qui ne veulent aucun changement tendant à l’avancement du pays vers le progrès ou un  développement réel.

A cet égard, la continuité d’application d’un programme sans interruption ne ferait que gagner du temps que d’en perdre avec des nouveaux élus qui pour faire connaissance  seulement de l’état des lieux,   il faudrait  un temps fou. 

D’autant plus depuis l’option pour l’économie de marché que de tâtonnements ont eu lieu sans résultats concrets, et ce n’est qu’à partir du premier  mandat que le pays a pu retrouver son audience et sa véritable place au sein des Nations unies ainsi que le fait d’être respecté et consulté sur des problèmes posés aux pays membres de la communauté internationale.

Ainsi que le fait de constituer une réserve de devises d’un volume jamais égalé dans l’histoire du pays. Ce qui a permis aussi d’accomplir le rêve de liquider une fois pour toutes la dette extérieure et d’auto-financer ses projets sans recourir à celui des investisseurs étrangers, qui jusqu’à présent ont manifesté trop de réticence par manque de mesures incitatives ou pas assez  de garantie.     

T. M.

le jour d’algerie

Blanchiment d’argent en questions

Les ramifications d’un fléau

Un crime économique qui, de l’avis des monétaristes algériens, ne pourrait être combattu que grâce à une étroite coopération avec certains pays européens disposant d’une longue expérience dans ce domaine.

 

Par Mohamed Terfous

 

Ainsi les représentants du club de ces pays, dont l’Algérie est devenue membre, se réunissent à tour de rôle d’une capitale à une autre pour débattre de cette tare sociale qui est à l’origine des fuites d’importants capitaux vers l’étranger et du grossissement du volume de la masse monétaire brassée dans les marchés informels.

 Cependant pour élaborer une stratégie commune et cohérente face à ce fléau, on s’aperçoit que ce sont toujours les mêmes qui prennent la parole avec le même discours ; de ce fait, on n’a pas à s’étonner de résultats n’aboutissant à aucun avancement.  De ce point de vue, il appartient de mettre en évidence l’origine des liquidités flottantes en Algérie qui assaillent l’économie du pays, avec leurs symptômes inflationnistes, avec un dinar muselé par la procédure du fixing, qui ne cesse de déprécier sa valeur réelle, en servant de monnaie de change à un taux des plus favorables pour augmenter, à l’heure actuelle, le volume des recettes budgétaires. Autrement dit, l’effet de la procédure du fixing a causé les mêmes dégâts que ceux d’une planche à billets. D’autant plus que ce dinar étant miné par la rente, il n’y a que 40% de travail rendu selon certaines études, ce qui fatalement fait  chuter la valeur ajoutée que génère le travail. Et que partout ailleurs, toute monnaie n’a de corollaire que le travail. C’est aussi, ce qui a mené à la démonétisation du dinar comme toutes les autres monnaies, dont la valeur devrait être fixée par l’offre et la demande, et non pas par la gestion administrée pour un cours fixé d’avance.

Parmi les autres causes endogènes, il y a celle de l’introduction de la TVA, c’est-à-dire l’impôt qui tue l’impôt, malgré les promesses faites par tous les gouvernements qui se sont succédé de façon à ne plus recourir à la fiscalité pour l’équilibre de leurs budgets.

C’est cet impôt, hélas, qui de par son application, sanctionne, à cet effet,  la plus-value que génère le travail. A savoir une taxe qui est prélevée par le producteur et l’intermédiaire, en l’occurrence le commerçant, pour être répercutée sur les produits du consommateur, qui est  l’ouvrier  créateur de la plus-value.   De ce fait, son introduction a poussé la plupart de ces commerçants à commettre des délits de fausses déclarations pour des impositions fiscales, avec des transactions sans factures. Evidemment, toutes ces opérations transitent dans le marché informel afin de faire disparaître toute trace d’écritures susceptibles d’être repérées par les agents du fisc en cas de contrôle.

Dans cette optique, il fallait trouver le remède dès le départ que de laisser le mal prendre des proportions inquiétantes. Par ailleurs, depuis l’introduction de cette taxe, début des années 1990, les premières victimes qui avaient déposé leur bilan sont les artisans, par le fait que le pays ne produit hors hydrocarbures que le 5% de ce qu’il importe, à savoir que la majeure partie des produits exportables sont artisanaux. A ce titre, il appartient de souligner que cette taxe a été adoptée par les Européens, seulement comme paramètre de régulation, telle que le fait d’arrêter la surproduction de certains produits agricoles par le biais de l’augmentation de cette taxe, quant il s’agit de prix à ne pas sacrifier, ou  faire baisser cette taxe quand il s’agit d’une impulsion à donner aux marchés financiers et boursiers afin de leur faire atteindre la cadence programmée par l’ UE pour la relance.

Ce qui incite dans ce cas de figure à évoquer le «face-à face» des deux candidats pour le deuxième tour des présidentielles de 2007 en France, où la candidate de la gauche avait répondu au candidat de la droite qu’elle allait augmenter les retraites avec celle de la taxe sur les opérations de bourse. C’est à partir d’une telle réponse qu’elle a perdu le peu d’avance qu’elle avait, par le fait de n’avoir pas mesuré l’effet de l’augmentation de la TVA sur des opérations boursières, risquant de provoquer l’asphyxie des marchés boursiers, en réduisant le volume des affaires qui est l’un des paramètres de relance économique.

A cela s’ajoutent d’autres causes, comme celle du factoring, un instrument financier nouvellement introduit par le code du commerce en Algérie, et qui n’a pu être mis en application pour une raison jusqu’à présent ignorée. Et qu’en réalité, c’est pour éviter l’intervention des «factors» pour la prise en charge du contrôle des comptabilités, notamment celles du secteur privé.

Par ailleurs, dès le début de l’embellie des cours du baril du pétrole, le président de la République avait décidé du changement des répartitions budgétaires, qui de I/3 pour le développement et 2/3 pour le fonctionnement depuis des décennies, à cette instar, il faillait impulser  le développement en le rendant à deux tiers, et un tiers pour le fonctionnement. Dans cette optique, c’est ce qui avait provoqué l’étincelle de la relance, dans le but de stimuler la production afin de réduire la facture des importations, selon la déclaration faite par le président de la République.

En revanche, c’est l’inverse qui s’est produit avec des gestionnaires peu satisfaits de la nouvelle orientation, par le fait qu’en 2000, les importations étaient de 9,5 Milliards de $, et fin 2006 elles ont dépassé les 22 milliards $. À cet égard, c’est pendant cette période, qu’ il y a eu une absence totale des services de contrôle, ayant été la cause principale, des nombreux détournements qui ont eu lieu,  battant tous les records, où tout s’importait en enfreignant la réglementation en vigueur, pour que tout transite par le marché informel. A savoir ça été la période de déstabilisation de l’économie algérienne avec des gestionnaires qui ont fait croire au Président que tout allait bien, et que c’est le contraire qui s’est produit.

De ce fait, il convient d’admettre, que c’est à partir de ces négligences, qu’apparaît aujourd’hui le problème de blanchiment d’un argent gagné dans l’informel, dont on ne peut justifier l’origine qui n’a rien de légal, pour être contraint de recourir au blanchissement, afin de se procurer  un semblant de justification  des fonds d’origine douteuse.  Par ailleurs, le gain qui est issu du marché informel est réservé souvent à des transactions pour des produits illicites qui sont nocifs à la santé ou qui constituent un danger pour la sécurité publique. Et ce n’est qu’à partir de ces pistes que sont souvent engagés des travaux d’investigations devant permettre d’endiguer ce fléau.

D’autre part, il y a le fait surprenant qui est celui du ministre des Finances, qui une semaine avant le mois de carême 2006, avait annoncé l’abrogation d’un texte de loi sur la limitation à 50 000 Da minimum par chèque pour chaque transaction commerciale.

Ce qui par évidence a démontré le poids de la mafia du marché informel qui était visée par ce décret, et de son influence, par le biais du chantage, pour contraindre un ministre de renoncer à la mise en application d’un décret.  Evidemment, derrière ce coup de force, il y a eu la hantise de voir la mafia provoquer des pénuries de produits de première nécessité pendant le mois de carême.

A cela, il appartient d’ajouter l’affaire des sociétés d’import-export devant avoir un capital minimum de 20Millions de Da, dont on pense que les barons de l’informel sont à l’origine de cette mesure, dans le but d’éliminer les jeunes trabendistes qui opéraient avec des sociétés d’un capital de 100 000 Da. De ce point de vue, il est évident que ces magnats ont leur façon d’imposer leur diktat sur les marchés informels.

Dans ce contexte, il y a un autre fait grave qui mérite d’être signalé, c’est l’intervention de l’ex-ministre des finances devant le Parlement «où il avait signalé l’existence de 5 milliards de $ de créances douteuses», dont le recouvrement par les banques constitue une véritable menace pour la sécurité de l’ Etat.  Evidemment, la majeure partie de cet argent a pu transiter dans le marché informel pour servir de monnaie de camouflage dans des transactions clandestines.

Donc le volume des liquidités flottantes qui échappe à la masse monétaire en circulation demeure incontrôlable, pour pouvoir le mobiliser afin de le rendre productif. De ce fait, pour combattre ce fléau, l’Algérie a choisi comme arme, jusqu’à présent, celle de la répression par des mesures policières, et qu’à cet égard, il y a eu formation de nombreux jeunes juristes enrôlés dans les rangs de la police judiciaire, ce qui n’est pas une perte pour le pays, bien au contraire, ce n’est qu’avec le temps que les résultats seront concluants.

Ce qui revient à dire qu’on ne peut mener de lutte contre ce fléau, seulement à partir de contrôle ou de surveillance de transferts bancaires, en pensant pouvoir obtenir facilement satisfaction. Et qu’en réalité, seule l’infiltration dans les milieux mafieux de l’informel serait la meilleure solution d’y parvenir. Autrement dit, il suffit de suivre l’exemple de nombreux pays qui sont arrivés à éradiquer cette tare.

D’autant plus que les véritables méfaits de ce fléau se situent au niveau des transactions clandestines, échappant à tout contrôle par leur mode informel de paiement, ou d’acheminement à destination des produits achetés pour des objectifs de nuisance à la sécurité et à l’économie du pays. Ainsi la vigilance étant de rigueur, il appartient de se mettre à l’évidence pour admettre que la constitution d’une brigade financière est d’une nécessité absolue.

N’empêche que cette défectuosité qui est le blanchiment d’argent, provenant en grande partie de la corruption, des détournements ou de la criminalité organisée, inquiète de plus en plus les pays arabes. D’autant qu’après avoir pris des proportions inimaginables, sept de ces  pays avaient pris sous l’égide la ligue arabe  la décision de se réunir à Tunis le 22 août  2007,  afin d’élaborer d’un commun accord une stratégie de lutte contre le blanchiment d’argent. Ceci s’est terminé par l’adoption de l’unique solution, qui est celle des échanges d’informations sur des transactions censées être suspectes. Parmi les intervenants au cours des débats, le représentant de la ligue des Etats arabes avait profité de l’occasion pour souligner que d’après le rapport de l’ONG Transparence Internationale, aucun pays arabe ne figure sur la liste des 50 pays moins corrompus.

A cela s’ajoute l’intervention du représentant du FMI qui a révélé que le volume d’argent blanchi dans le monde varie entre 640 milliards de $ et 1 600 milliards de $ par an, dont 400 milliards de $ transitent chaque année par l’Afrique. Mais il n’en demeure pas moins que certains observateurs ont été trop bavards en désignant du doigt l’Algérie qui était absente à cette rencontre.

Tout en faisant rappeler ce qui s’est passé en Algérie ces dernières années comme crimes économiques, sans oublier  de mettre en exergue le dernier accord signé par les algériens avec des partenaires européens sur la lutte contre le blanchiment d’argent.         

M. T.

le jour d’algerie