Les entreprises tunisiennes se tournent vers l’Algérie

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Les entreprises tunisiennes se tournent vers l’Algérie
La course des entreprises tunisiennes vers l’Eldorado algérien s’intensifie. Les investisseurs tunisiens sont captivés par les prix largement compétitifs de l’énergie en vigueur en Algérie, principalement le gaz et le carburant (environ six fois moins que ceux pratiqués dans d’autres pays du Maghreb).

La course des entreprises tunisiennes vers l’Eldorado algérien s’intensifie. Les investisseurs tunisiens sont captivés par les prix largement compétitifs de l’énergie en vigueur en Algérie, principalement le gaz et le carburant (environ six fois moins que ceux pratiqués dans d’autres pays du Maghreb). Preuve de cet engouement certain pour l’Algérie, les implantations industrielles tunisiennes progressent à pas de géant et concernent de plus en plus de grands investissements avec des «business plan» à long terme. De nombreuses grandes sociétés tunisiennes disposent d’une filiale en Algérie, alors que d’autres envisagent sérieusement de délocaliser leurs activités prochainement dans notre pays.

La crise financière et économique internationale semble l’autre cause qui explique cet emballement des investisseurs tunisiens, d’autant plus que la surliquidité actuelle des banques algériennes a réussi finalement à convaincre les plus récalcitrants. La possibilité de l’octroi de crédits à long terme par les banques algériennes publiques ou privées est un autre atout qui facilite les implantations industrielles tunisiennes. Parmi les firmes tunisiennes qui détiennent une filiale en Algérie, il y a tout d’abord la Société tunisienne de biscuit (Sotubi) qui a créé, en partenariat avec le groupe français Danone, une entreprise spécialisée dans la fabrication de biscuits. Vient ensuite la société Alkimia, spécialisée dans la production et la commercialisation du tripolyphosphate de sodium (STTP), qui a racheté en 2006, 25% du capital de l’usine Kimial, située à Annaba.

Mise à niveau et transferts de savoir-faire

Forte de l’avantage compétitif que lui procure son procédé technologique développé à partir de l’acide phosphorique tunisien, Alkimia a proposé un plan d’investissement réalisable en 3 ans, dont le montant s’élève à 12 millions de dollars. Ce plan vise notamment à mettre à niveau Kimial et à renouveler son équipement obsolète. Alkimia envisage ainsi de porter la production de l’usine algérienne à 25 mille tonnes la première année, à 40 mille tonnes la deuxième année et à 50 mille tonnes la troisième année. De son côté, Carthago Ceramic, société spécialisée dans la fabrication de céramique, ouvrira bientôt une usine dans la ville de Sétif. Le montant de l’investissement est estimé à 27 millions de dinars.

La société Tunisie Profilé Aluminium (TPR) s’est aussi engagée à créer une usine en Algérie, l’objectif de cette démarche étant de devenir un acteur régional majeur dans l’industrie de l’extrusion de profilé en Aluminium. La nouvelle usine nécessitera un investissement global estimé à 27,5 millions de dinars. Pour sa part, Altéa Packaging, groupe tunisien leader dans le domaine de l’emballage, a investi 10 millions d’euros en Algérie. Il a pour ambition d’y construire tout un site. Quant au groupe Gif Filter, fabricant de filtres à huile, air et carburant pour véhicules et engins de travaux publics, il installera prochainement une nouvelle unité de production en Algérie.

Le secteur des services

Au rayon des services, Amen Bank s’est associée à deux fonds d’investissement, l’un de dimension maghrébine et l’autre de dimension africaine, pour créer bientôt en Algérie une banque. Avec ce nouvel établissement de crédit, Amen Bank renforcera son implantation en Algérie, où elle détient déjà avec Tunisie Leasing 97% du capital de «Maghreb Leasing Algérie». Il est à signaler, à cet égard, que le groupe Tunisie Leasing, spécialisé dans la location de longue durée (LLD), le factoring et le capital-investissement, a créé, durant le premier semestre de 2006 à Alger, en partenariat avec Amen Bank, une société de leasing off-shore «Maghreb Leasing Algérie», avec, à la clef, un investissement de 18 millions de dinars.

La conclusion, le mois dernier, de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et l’Algérie pourrait persuader le reste des entreprises tunisiennes à délocaliser leurs activités dans notre pays pour bénéficier d’une main d’œuvre peu couteuse en raison de la dévaluation du dinar algérien. Selon des experts économiques, on pourrait même assister, dans un futur proche, à une délocalisation massive des firmes industrielles tunisiennes.

B. Mahmoud
07 January, 2009. Le Financier

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Une Réponse

  1. nous espirons que les entreprises tunisiennes délocalisent leurs activités dans notre pays pour diminuer le taux de chomage en Tunisie.

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