Hakim Laribi, directeur general de Cophyd

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Hakim Laribi, directeur général de Cophyd : L’efficacité par la persévérance

Société de fabrication de cosmétiques, parfumerie et droguerie mais aussi de conditionnement d’aérosols, la Sarl Cophyd est une entreprise qui s’est fait une place au soleil grâce aux efforts déployés depuis sa création en 1971.

L’entreprise familiale s’est inscrite dans la continuité de son domaine par son fondateur. Elle a parcouru un long chemin parsemé parfois d’embûches. Spécialisée dans l’importation et la distribution des produits de parfumerie de 1971 à 1975, l’entreprise Cophyd, «armée» de courage et de persévérance a su maintenir et sauvegarder aussi sa part de marché dont ont fait preuve ses propriétaires, l’ont conduit droit vers la réussite.

Un début laborieux

Diplômé en microbiologie de l’université d’Orsay de France, Hakim Laribi est à la tête de Cophyd depuis le décès de son père en 1993. Agé de 42 ans et père de quatre enfants, il préside actuellement l’entreprise familiale fondée par son père en 1971. Employant près de 50 travailleurs, Cophyd fabrique des marques de produits de renommée mondiale, à l’image de Reckitt et Colman, Henkel France et France Parfum de 1975 à 1993. L’entreprise a conditionné sous licence Novamex ex-Quadrimex les produits PREP de 1994 à 2003. Elle a produit depuis 1999 sa propre gamme en insecticides «STOP» et en désodorisant «Arc en ciel» depuis 2002.

Ce qui lui a permis l’élargissement de sa gamme de produits en introduisant 3 nouvelles gammes ménagères, à savoir Dar, automobile, Krosti et technique Sdidox sur le marché algérien.

L’entreprise a développé également une activité de sous-traitance de conditionnment pour le compte de plusieurs entreprises. Aujourd’hui, Cophyd maîtrise parfaitement son système de management de la qualité grâce à l’obtention de la certification ISO 9001/2000. Visant perpétuellement la satisfaction des demandes de ses clients, les services de cette entreprise tendent à développer l’activité de sous-traitance moyennant le conditionnement d’aérosols pour le compte de clients distributeurs et d’industries de plusieurs nationalités, locale et étrangère. Notons que cette entreprise était la première société privée à avoir fait la reconversion en abandonnant l’utilisation de substance au profit du buta propane qui se trouve en grande quantité en Algérie et d’excellente qualité.

Le marquage CE, visa à l’export

Ce marquage est une sorte de directive européenne fixant des exigences essentielles en matière de santé, de sécurité du consommateur et de l’environnement.

Il permet, en outre, la libre circulation du produit sur le territoire de l’Union européenne.

La spécificité de ce marquage est de prouver la conformité des produits aux directives essentielles établie par l’Union européenne. Prochainement, l’entreprise Cophyd obtiendra son certificat, et ce, afin de prétendre à l’exportation en respectant les normes de fabrication.

Son gérant est plus qu’optimiste avec l’intégration et l’application de cette norme «CE» qui sera réalisée, une étape importante constituée «d’excellents moyens pour le positionnement de la société au plan international», remarque ce responsable.

Les déboires de Cophyd

A l’instar des autres entreprises privées algériennes, Cophyd n’a pas été épargnée par un certain «chamboulement économique», notamment après l’ouverture du marché mondial au début des années 1990. Le P-DG de Cophyd estime à ce sujet que l’industrie algérienne n’a pas été initiée à cette ouverture ou plutôt à cette transition. La crise s’est vite manifestée lorsque, durant cette phase transition, l’ancien système n’est pas tout à fait évacué et le nouveau n’est pas totalement installé. Plusieurs entreprises ne se sont pas adaptées à cette nouvelle politique qui les a contraint à baisser rideau.

Comme un malheur ne vient jamais seul, une autre difficulté survient juste après celle de la dévaluation du dinar en 1992.

A défaut de moyens qui ont contraint justement de multiples entreprises à mettre la clé sous le paillasson, notamment avec cette dévaluation, un crash indélébile sur les crédits extérieurs engendrant des pertes de change énormes dont un retard d’au moins 10 ans sur les entreprises. S’ajoutant à ces «embarras», la remise à niveau, la fiscalité, les douanes, le foncier, les banques, la justice, les chèques sans provision, etc… Notre interlocuteur prend un exemple parmi ceux cités : celui des procédures judiciaires qui prennent en moyenne une année et plus pour leur règlement.

Il déplore ainsi «l’inexistence de loi régulatrice» des cas de trafic de chèques, entre autres, qui permet notamment aux chefs d’entreprise de gagner beaucoup plus de temps pour le traitement des dossiers. «Plusieurs chèques sans provision ont été réglés après 4 ans de procédure judiciaire», regrette encore ce responsable et de souligner au passage «les lourdes charges fiscales qui les pénalisent».

M. Laribi estime que la remise à niveau des entreprises est «primordial». Aussi performante soit elle, explique-t-il, «l’entreprise ne pourra jamais s’épanouir dans un milieu hostile».

S’agissant des importations, le responsable de Cophyd estime que «c’est une arnaque» du moment qu’il «y a absence flagrante de régulation de l’importation depuis l’ouverture du marché, ce qui occasionne un danger permanent pour l’économie du pays». Pour le cas de son entreprise, Cophyd a fait des mains et des pieds pour sauvegarder sa place sur le marché nonobstant les écueils rencontrés.

Une dimension régionale

Un vrai travail d’équipe qui s’effectue entre les frères et sœurs au sein de cette entreprise. Ils collaborent et chacun apporte son savoir afin de concrétiser les objectifs tracés et hisser haut l’entreprise familiale. Cophyd ambitionne d’occuper une part de marché dans ce secteur de 30 à 40 %, juste après l’octroi du marquage «CE» afin d’exporter vers l’Europe. Une destination indispensable pour l’entreprise. Cette politique n’est réalisable qu’en installant des bureaux étrangers et nationaux spécialisés dans l’acquisition du droit à l’application aux normes du marquage «CE». La première expérience se fera vers les pays du Maghreb. Ainsi, il compte démarrer avec 8% de parts du marché au niveau de cette région en attendant son élargissement vers l’Europe.

Les ambitions de Laribi

Comme tout Algérien sans doute, le rêve de Hakim Laribi est de faire de son marché un lieu digne et propre. Mais apparemment, ce vœu ne sera pas encore réalisable vu les difficultés que rencontrent les initiateurs de cette nouvelle image d’un marché digne de ce nom. A tout cela s’ajoute la menace permanente du marché informel. Ce responsable mettra en avant sa politique en tant que président de l’Association des distributeurs Kharrouba (ADK) qui peine à voir se concrétiser le projet de grande envergure dans les délais fixés, à savoir l’organisation de la distribution du marché de gros des produits agroalimentaires. Stratège d’une telle initiative, Hakim Laribi vise à travers la création de ce type de marchés, dans la localité de Boudouaou (Kharrouba) dans la wilaya de Boumedès, à couvrir les besoins des populations du centre du pays en les recevant dans des lieux dignes et salubres.

Leur offrir aussi toutes les conditions d’hygiène et de sécurité conformément aux normes internationales admises est le rêve d’ADK en sus de l’avantage qu’apportera ce marché, générateur d’au moins 10 000 emplois. Pour son organisation, ce responsable estime encore que c’est grâce à l’efficience des prix qu’offre un marché de gros que les producteurs sont encouragés et que les marchés deviennent plus stables et d’être également d’importants centres de communication où l’information est échangée entre les participants et où une certaine transparence règne. Hélas, ledit marché est seulement à moitié achevé du fait que le président d’ADK rencontre une série de «faux problèmes» pour la réalisation totale de ce hyper projet de la part des responsables.

Kahina Benarab
Le Jour d’Algérie

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Perspectives economiques 2009 au Maghreb

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Décembre 2008 – Le nouveau rapport de la Banque mondiale, Perspectives économiques mondiales 2009

http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTE…626867,00.html,
examine l’impact de la crise financière sur la croissance du PIB, qui a terni les perspectives à court terme des pays en développement.

Plus sur la conception du rapport
http://http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTE…626867,00.html,

D’après le rapport, les prix du pétrole au cours de l’année prochaine devraient se situer en moyenne à 75 dollars EU le baril alors que ceux des denrées alimentaires devraient baisser de 23 % par rapport à leur moyenne en 2008.

Le rapport recommande aussi plusieurs mesures qui pourraient réduire la possibilité d’une autre crise liée à la flambée des prix alimentaires. Il s’agit de décourager les interdictions d’exportation, de fournir des financements plus stables aux agences en charge de l’aide alimentaire, et d’améliorer la coordination et l’information sur les stocks alimentaires mondiaux.

Plus sur les produits de base
http://web.worldbank.org/external/de…&piPK=64218883

Croissance des pays du Maghreb en 2008

Parmi les économies les plus diversifiées de la région, le Maroc a amorcé une reprise rapide avec une croissance de 6,2 % en 2008 contre les 2,7 % enregistrés en 2007 eu égard à la sécheresse. Ces résultats de croissance sont sous-tendus par la vigueur des secteurs non agricoles, en particulier les télécommunications, les services financiers et le secteur du bâtiment et des travaux publics.
Les mesures prises à l’effet de maîtriser les prix intérieurs – la subvention des produits alimentaires et des carburants, la suppression provisoire des droits de douane sur les céréales, et les actions de lutte contre la spéculation sur les prix – ont permis de maintenir l’inflation générale à un niveau relativement bas, en comparaison avec les pays de la région. Il reste toutefois que le niveau des subventions a triplé en deux ans, atteignant près de 6 % du PIB en 2008.
Chiffres
http://http://siteresources.worldbank.org/I…rces/maroc.JPG

En Tunisie, le taux de croissance a reculé, passant de 6,3 % en 2007 à 5,1 % en 2008, pour une grande part à cause de la dégradation des conditions extérieures, en particulier le ralentissement de l’activité économique dans l’Union européenne. Dans le cadre de l’Accord d’association UE-Tunisie, le reste des tarifs douaniers imposés aux importations issues de l’Union européenne ont été supprimés en janvier et des mesures ont été prises dans le secteur financier pour réduire les prêts risqués et non performants en améliorant l’évaluation des risques de crédit. Durant les sept premiers mois de 2008, l’investissement étranger direct (IED) dans le secteur industriel a augmenté de 47,2 %, se concentrant moins sur les IED dans le tourisme.
Chiffres
http://siteresources.worldbank.org/I…es/tunisie.JPG

Parmi les exportateurs de pétrole de la région, l’Algérie affiche une croissance en hausse en 2008 avec un taux de 4,9 % contre 3,1 % en 2007, alors que se poursuivaient, à un rythme soutenu, les gains de croissance, à hauteur de 6 % dans le secteur non pétrolier, notamment dans la construction et les services liés aux projets d’infrastructure. L’Algérie est en bonne posture pour faire face aux effets de la crise financière internationale ; à la fin du mois de septembre 2008, les réserves du pays s’élevaient à 140 milliards de dollars, soit 30 milliards de dollars de plus, comparé à la fin de 2007.
Chiffres
http://siteresources.worldbank.org/I…es/algerie.JPG

secteur du tourisme en algerie, 90 projets inscrits

Algérie : 90 Nouveaux projets inscrits dans le secteur du tourisme
Le secteur du tourisme entame la nouvelle année avec plus de projets d’investissement. Hier, a eu lieu une cérémonie de signature de contrats de partenariat avec plusieurs opérateurs porteurs de 90 nouveaux projets touristiques d’une capacité globale de 8000 lits qui seront répartis sur six pôles d’excellence à travers le territoire national.

Cette opération est la troisième du genre. Elle vient s’ajouter à deux autres similaires. La première a été conclue il y a une année et la deuxième au mois le mai dernier à travers lesquelles il a été, respectivement, enregistré 111 projets de 11.000 lits et 80 projets de 5986 lits, générant au total 24.000 emplois. Avec les contrats signés hier à l’hôtel Hilton, le nombre de projets touristiques s’élève à 221 avec une capacité d’accueil de 38.000 et un potentiel de 25.000 postes d’emploi.

«Le tourisme en Algérie est en phase de construction. Nous devons investir dans les infrastructures, les équipements dans le transport pour booster le secteur afin de l’adapter au standard international», a souligné Chérif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme lors de la cérémonie à laquelle ont pris part le président du Forum des chefs d’entreprise, Redha Hamiani et le directeur de la chambre du commerce, M. Bendjaber. Le ministre a indiqué que ces projets s’inscrivent dans «une démarche partenariale public-privé fondée sur la confiance réciproque, la complémentarité durable et le volontarisme dans l’action».

Pour atteindre cette perspective, les investisseurs devront, a fait observer le ministre, s’engager à mobiliser les moyens de financement nécessaires à la réalisation de leurs projets en respectant les délais souscrits dans le cadre d’un Master Plan, de veiller au respect des lois et règlements relatifs aux normes d’urbanisme, d’environnement et de la qualité et de faire preuve de créativité notamment sur le plan architectural.

En contrepartie, les pouvoirs publics s’engagent à apporter leur soutien et leur accompagnement aux investisseurs en matière de formation du personnel en gestion et aux métiers, d’insertion de leurs établissements dans les circuits touristiques et à les proposer aux marchés national et international.

L’Etat s’engage aussi dans l’innovation et l’utilisation des hautes technologies pour la promotion de leurs produits. M. Rahmani a de ce fait promis de renforcer les liens entre l’administration et les investisseurs en levant les obstacles qui retardent la réalisation de leurs projets.

Evoquant la crise financière mondiale, l’intervenant a souligné que même si l’Algérie, sur le plan touristique n’est pas touchée directement, il n’en demeure pas moins qu’elle pourrait être affectée par ricochet. «Cette crise doit être le catalyseur pour une prise de conscience durable pour le développement du tourisme car c’est le moteur de la croissance et la création de la richesse», a conclu M. Chérif Rahmani.

Wassila Ould Hamouda.
05-01-2009. HORIZONS

Banques et etablissements financiers agrees en Algerie

Les banques et établissements financiers agréés en Algérie
Répondant aux dispositions de l’article 93 de l’ordonnance n° 03-11 du 26 août 2003, la Banque d’Algérie vient de publier la liste des banques et des établissements financiers agréés en Algérie à la date du 2 janvier 2008. Il en ressort que 27 banques et établissements financiers ont été agréés à cette date.Pour ce qui est des banques, le communiqué de la Banque centrale indique que 19 institutions activent en Algérie dont 7 publiques à savoir la Banque Extérieure d’Algérie, la Banque Nationale d’Algérie, le Crédit Populaire d’Algérie, la Banque de Développement Local, la Banque de l’Agriculture et du Développement rural, la Cnep banque et la Caisse Nationale de Mutualité Agricole (Banque). Plusieurs banques privées étrangères se sont également installées en Algérie. Il s’agit de la banque Al Baraka Algérie, la Citi Bank N. A Algeria « Succursale de Banque », l’Arab Banking Corporation – Algeria, Natexis – Algérie, Société Générale – Algérie, Arab Bank plc – Algeria « Succursale de Banque », BNP Paribas Al-Djazaïr, Trust Bank – Algeria, The Housing Bank For Trade And Finance – Algeria, Gulf Bank Algérie, Fransabank Al-Djazaïr, et Calyon – Algérie. Il ne faut pas perdre de vue qu’au mois d’août dernier la Banque d’Algérie a procédé à l’agrément de HSBC Algeria. N’oublions pas non plus que le Conseil de la monnaie et du crédit a autorisé Al Salam Bank à lancer ses activités bancaires en Algérie, avec un réseau réduit de deux agences dans une première phase.

Pour ce qui est des établissements financiers au nombre de 6, ces derniers travaillent plus particulièrement dans le leasing et le crédit à la consommation. C’est ainsi que le communiqué de la Banque d’Algérie évoque la Société algérienne de leasing mobilier, la Société de refinancement hypothécaire, la Société financière d’investissement, de participation et de placement – spa – « Sofinance – spa », Arab Leasing corporation, Maghreb leasing Algérie, Cetelem Algérie. Il est également utile de rappeler que la Banque d’Algérie a quadruplé, via un nouveau règlement, le seuil minimum de capital pour l’agrément d’une banque en Algérie. Ainsi, le capital minimum des banques et des succursales des banques est porté de 2,5 milliards de dinars à 10 milliards de dinars, alors que le capital minimum des établissements financiers et des succursales d’établissements financiers est porté de 500 millions de dinars à 3,5 milliards de dinars. Le Conseil de la monnaie et du crédit a précisé que les banques, les établissements financiers et les succursales de banques en activité disposent d’un délai de douze mois pour se conformer à ces nouvelles prescriptions réglementaires.

Aussi, le Conseil de la monnaie et du crédit a examiné les demandes de trois banques et d’une succursale de banque exerçant en Algérie, qui ont sollicité l’accord en vue d’augmenter leur capital. Ainsi, le Conseil de la monnaie et du crédit a autorisé les augmentations introduites antérieurement par la Banque de l’agriculture et du développement rural, autorisée dans le cadre du renforcement de ses fonds propres à diminuer puis augmenter son capital de 15 000 000 000 de dinars pour s’établit à 33 000 000 000 de dinars ; la Gulf Bank Algérie est autorisée à augmenter son capital de 4 000 000 000 de dinars pour le porter à 6 500 000 000 de dinars ; la BNP Paribas El Djazaïr est autorisée à augmenter son capital de 1 000 000 000 de dinars pour le porter à 4 500 000 000 de dinars et la succursale de banque HSBC Algeria est autorisée à augmenter sa dotation en capital de 800 000 000 de dinars pour le porter à 3 300 000 000 de dinars.
source : Le Maghreb

Les entreprises tunisiennes se tournent vers l’Algérie

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Les entreprises tunisiennes se tournent vers l’Algérie
La course des entreprises tunisiennes vers l’Eldorado algérien s’intensifie. Les investisseurs tunisiens sont captivés par les prix largement compétitifs de l’énergie en vigueur en Algérie, principalement le gaz et le carburant (environ six fois moins que ceux pratiqués dans d’autres pays du Maghreb).

La course des entreprises tunisiennes vers l’Eldorado algérien s’intensifie. Les investisseurs tunisiens sont captivés par les prix largement compétitifs de l’énergie en vigueur en Algérie, principalement le gaz et le carburant (environ six fois moins que ceux pratiqués dans d’autres pays du Maghreb). Preuve de cet engouement certain pour l’Algérie, les implantations industrielles tunisiennes progressent à pas de géant et concernent de plus en plus de grands investissements avec des «business plan» à long terme. De nombreuses grandes sociétés tunisiennes disposent d’une filiale en Algérie, alors que d’autres envisagent sérieusement de délocaliser leurs activités prochainement dans notre pays.

La crise financière et économique internationale semble l’autre cause qui explique cet emballement des investisseurs tunisiens, d’autant plus que la surliquidité actuelle des banques algériennes a réussi finalement à convaincre les plus récalcitrants. La possibilité de l’octroi de crédits à long terme par les banques algériennes publiques ou privées est un autre atout qui facilite les implantations industrielles tunisiennes. Parmi les firmes tunisiennes qui détiennent une filiale en Algérie, il y a tout d’abord la Société tunisienne de biscuit (Sotubi) qui a créé, en partenariat avec le groupe français Danone, une entreprise spécialisée dans la fabrication de biscuits. Vient ensuite la société Alkimia, spécialisée dans la production et la commercialisation du tripolyphosphate de sodium (STTP), qui a racheté en 2006, 25% du capital de l’usine Kimial, située à Annaba.

Mise à niveau et transferts de savoir-faire

Forte de l’avantage compétitif que lui procure son procédé technologique développé à partir de l’acide phosphorique tunisien, Alkimia a proposé un plan d’investissement réalisable en 3 ans, dont le montant s’élève à 12 millions de dollars. Ce plan vise notamment à mettre à niveau Kimial et à renouveler son équipement obsolète. Alkimia envisage ainsi de porter la production de l’usine algérienne à 25 mille tonnes la première année, à 40 mille tonnes la deuxième année et à 50 mille tonnes la troisième année. De son côté, Carthago Ceramic, société spécialisée dans la fabrication de céramique, ouvrira bientôt une usine dans la ville de Sétif. Le montant de l’investissement est estimé à 27 millions de dinars.

La société Tunisie Profilé Aluminium (TPR) s’est aussi engagée à créer une usine en Algérie, l’objectif de cette démarche étant de devenir un acteur régional majeur dans l’industrie de l’extrusion de profilé en Aluminium. La nouvelle usine nécessitera un investissement global estimé à 27,5 millions de dinars. Pour sa part, Altéa Packaging, groupe tunisien leader dans le domaine de l’emballage, a investi 10 millions d’euros en Algérie. Il a pour ambition d’y construire tout un site. Quant au groupe Gif Filter, fabricant de filtres à huile, air et carburant pour véhicules et engins de travaux publics, il installera prochainement une nouvelle unité de production en Algérie.

Le secteur des services

Au rayon des services, Amen Bank s’est associée à deux fonds d’investissement, l’un de dimension maghrébine et l’autre de dimension africaine, pour créer bientôt en Algérie une banque. Avec ce nouvel établissement de crédit, Amen Bank renforcera son implantation en Algérie, où elle détient déjà avec Tunisie Leasing 97% du capital de «Maghreb Leasing Algérie». Il est à signaler, à cet égard, que le groupe Tunisie Leasing, spécialisé dans la location de longue durée (LLD), le factoring et le capital-investissement, a créé, durant le premier semestre de 2006 à Alger, en partenariat avec Amen Bank, une société de leasing off-shore «Maghreb Leasing Algérie», avec, à la clef, un investissement de 18 millions de dinars.

La conclusion, le mois dernier, de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et l’Algérie pourrait persuader le reste des entreprises tunisiennes à délocaliser leurs activités dans notre pays pour bénéficier d’une main d’œuvre peu couteuse en raison de la dévaluation du dinar algérien. Selon des experts économiques, on pourrait même assister, dans un futur proche, à une délocalisation massive des firmes industrielles tunisiennes.

B. Mahmoud
07 January, 2009. Le Financier

Alger Medina, participer par des souscriptions

Les citoyens invités à participer à l’édification d’Alger Médina
Les obligations du groupe Dahli lancées

A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 12 février, le grand public pourra souscrire aux obligations du groupe privé Dahli. Le coup d’envoi de l’opération a été donné hier. Le montant de l’emprunt obligataire est de 8,3 milliards de dinars.

Entreprises, citoyens et institutions financières peuvent se rapprocher d’un réseau de 2 500 agences bancaires à travers le territoire pour acheter des obligations, pas moins de deux, dont la valeur minimale est de 10 000 dinars. Le P-DG du groupe Dahli, M. Abdelwahab Rahim, a animé hier à Alger une conférence de presse au cours de laquelle les détails relatifs à cet emprunt et aux trois projets qu’il servira à financer (appartements-hôtel, Marina et parc aquatique) ont été abordés. Aux côtés de M. Rahim, le responsable du cabinet financier Strategica, M. El Hachemi Siagh, qui accompagne l’opération, a indiqué qu’un groupe de huit banques, dont six publiques (BNA, BEA, BADR, CNEP, BDL et CPA) et deux privées (Société Générale et BNP Paribas Al Djazaïr) a été constitué pour permettre au grand public d’acquérir ses obligations auprès des principales agences.

Ce sont des obligations qui répondent, selon M. Siagh, «aux critères de sécurité, de liquidité et de rentabilité», parce qu’elles sont adossées à une hypothèque sur l’hôtel Hilton et la tour Business Center qui peuvent être vendus à tout moment à la Bourse d’Alger. Deux bâtiments qui assurent un rendement moyen de 5,19 % en moyenne sur les sept ans que durera l’emprunt. M. Siagh a, par ailleurs, expliqué le non recours aux banques en dépit de leurs liquidités disponibles par le fait que «nos banques n’ont pas vocation à tout faire et n’ont pas de ressources à long terme, alors que l’emprunt obligataire permet de disposer de liquidités sans avoir besoin de penser à leur remboursement».

«Alger Médina sera ouverte au public»

Pour le P-DG de Dahli, il a été fait appel à l’épargne publique car «les caractéristiques du projet Alger Medina font qu’il est justement destiné aux citoyens».

Il a d’ailleurs assuré qu’une fois réalisé, le projet sera ouvert au public, sans aucune restriction. Pour cela, il est prévu, à titre d’exemple, que les tarifs qui seront pratiqués, notamment en ce qui concerne les 168 appartements-hôtels, seront «de 30 à 40 % moins chers que ceux pratiqués au niveau des hôtels», a-t-il indiqué. Outre l’épargne publique qui financera 70 % des trois projets en question, Dahli fera appel à ses fonds propres à hauteur de 30 %. Ainsi, sur un montant de 12 milliards de dinars, 6 milliards seront consacrés au projet des appartements-hôtel dont 4,5 milliards apportés par l’emprunt obligataire, 5 milliards de dinars pour la Marina, dont 3 milliards à partir de l’emprunt et, enfin, un milliard pour le parc aquatique, dont 755,5 millions de dinars seront financés par l’emprunt. Pour susciter l’intérêt du grand public à cette offre, M. Rahim a affirmé que l’emprunt «repose sur l’immobilier et celui-ci prend de la valeur tous les jours».

Un argument auquel il faut ajouter la solidité financière de l’émetteur, à savoir le groupe Dahli, qui a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards de dinars avec un capital de 20,8 milliards de dinars.

Safia Berkouk
Le Jeune Indépendant

le paiement des impots au-dela de 700.000 dinars en Algerie

En Algérie, au-delà de 700.000 dinars, le paiement des impôts se fera par d’autres moyens que celui du cash.

«Un service des investigations fiscales chargé d’intervenir au niveau national contre les sources de fraude et d’évasion fiscale sera créé au courant de cette année», a déclaré le directeur général des impôts M.Abderahmane Raouya, au cours d’une journée d’information tenue hier à Alger, portant sur «la loi de finances 2009 et ses impacts sur l’entreprise».

Cette rencontre a été organisée par le président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci), M.Brahim Bendjaber. Ce dernier a tenu à préciser que, dans le cadre de la lutte contre la fraude, «nous allons faire assurer le paiement des impôts par des moyens autres que le cash au-delà de 700.000DA».

Reprenant la parole, M.Raouya a souligné que l’investissement demeure la locomotive de l’économie nationale et pour l’encourager il a été décidé d’exonérer d’impôts, pour une période de 5 ans, tous les artisans. L’orateur était extrêmement réservé dans ses réponses, notamment en ce qui concerne la fraude et l’invasion fiscale. A ce titre, il reconnaît que la fraude existe mais sans donner de montant. Au chapitre de la crise financière, l’intervenant a affirmé qu’«on n’a pas de placement dans les banques commerciales du monde, donc, on n’a pas de risque à craindre quant à ce problème».

S’agissant de la chute des prix du pétrole et son impact sur notre pays, M.Raouya a indiqué que «le prix de référence pour asseoir l’impôt est fixé à 37 dollars le baril. Si ce prix serait moins de 37 dollars pendant une période à moyen terme, là il y aurait un risque parce que l’Algérie dispose d’un fonds de régulation des recettes qui permet de prendre en charge le différentiel».
Il a rappelé, dans ce sens, que «la loi de finances 2009 a été établie sur la base d’un baril de pétrole à 37 dollars, une croissance d’un niveau de 4,1% (6,6% hors hydrocarbures), une inflation de 3,5% et enfin des importations à hauteur de 34 milliards de dollars». Pour rappel, la loi de finances 2009 porte sur le renforcement des moyens de lutte contre la fraude fiscale. Par ailleurs, des dispositions appropriées ont été prises pour la mise en oeuvre, depuis le début du mois courant, de mesures de solidarité au bénéfice de retraités titulaires de pensions ou d’allocations modestes.

Ces mesures consistent en une augmentation de 5% de l’aide publique aux pensions directes et pensions principales de réversion inférieures à 11.000DA au profit des retraités non-salariés qui ont déjà bénéficié, en juillet 2006, de premières mesures de solidarité.

Une aide publique de 5% aux pensions directes de retraites et pensions principales de réversion inférieures à 11.000DA au profit des retraités non- salariés, qui n’ont pas été concernés par les mesures prises en juillet 2006. L’instauration d’un minimum de 3500DA mensuel pour toute allocation directe et allocation principale de réversion des retraités salariés et non-salariés.
Ce minimum est jusqu’à présent inférieur à 2000DA. Le total des bénéficiaires concernés par ces mesures est d’environ 1.050.000 titulaires de pensions directes ou de réversion et d’allocations directes ou de réversion.

Par l’Expression