clés d’une expatriation réussie

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Les clés d’une expatriation réussie

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 emploi TAGS:entreprise, conseils, expatriation, s’adapter, motivation
 salaire AUTEUR :Nicolas Sanders
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L’expatriation ne s’improvise pas. Découvrez cette série de conseils pratiques pour savoir ce que vous avez à perdre ou à gagner en changeant radicalement d’environnement géographique.

Il faut toujours se demander pourquoi l’herbe est plus verte ailleurs !
Test : Quel métier est fait pour vous ?

Travailler à l’étranger n’est pas toujours un choix personnel. Parfois, il s’agit d’une mutation des effectifs ou d’une promotion. A l’inverse, l’expatriation peut procéder d’une démarche personnelle, parce que l’on souhaite enrichir son expérience, monter un projet professionnel ou plus simplement changer de vie. Dans tous les cas, la décision doit être mûrement réfléchie.

Réussir à s’adapter
Ne partez pas à l’aveuglette ! A 500 ou à 5000 kilomètres de chez vous, la même question se pose : saurez-vous vous adapter à la culture locale ? Plus la distance est grande et plus le fossé est large. Si vous ne parlez pas la langue, vous serez confronté à une difficulté supplémentaire, mais pas insurmontable. Dans le cadre d’une promotion comme d’une mutation, vous risquez de vous éloigner pour un certain temps, en général deux à trois ans. Une expatriation lointaine et de longue durée implique nécessairement la question du retour. Il faudra vous réadapter à votre vie d’avant et retrouver votre place, ce qui n’est jamais gagné d’avance. [ De nombreux

Evaluer les conditions
L’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs. Vous devez vérifier si les conditions dans lesquelles vous évoluerez là-bas paraissent satisfaisantes ou non. Un Français travaillant à l’étranger dans une entreprise tricolore dispose généralement de nombreux avantages réglés par son employeur : impôts, logement, transports, frais divers, etc.

La situation est bien différente si vous êtes payé en devises locales et que vous ne devez compter que sur vous-même. En fonction de la destination, vous pouvez même être moins bien payé que ce que vous pourriez gagner dans votre pays d’origine. Toutefois, le coût de la vie y sera peut-être également très inférieur. La fiscalité reste un élément incontournable à considérer, en fonction de l’endroit qui sera votre lieu de résidence principale. [ Envie de bouger et grand départ  carrière]

Partir seul ou en famille
Selon son statut familial, il est plus ou moins difficile de s’expatrier. Surtout si la famille ne suit pas. Dans le cas contraire, il faut s’assurer que le changement ne leur posera pas de problème majeur (scolarité des enfants, activités du conjoint, etc.). Un conjoint obligé de démissionner pour suivre son époux expatrié a le droit de bénéficier, à son retour en France, d’allocations chômage (pour un séjour n’excédant pas 4 ans).

Pour envisager toutes les possibilités, il ne faut pas perdre de vue les horizons nouveaux que peut offrir une expatriation à son conjoint, comme démarrer un projet professionnel, suivre une formation ou des cours de langue. Dans tous les cas, la décision de partir doit associer tous les membres de la famille. Sinon, le pari est probablement plus risqué qu’on ne l’imagine. [ Une démarche personnelle  carrière]

Quitter la France

Devant la multiplication des mesures votées à l’encontre de la très grande majorité des Français : chômeurs, retraités, cadres, salariés, la constante dégradation du pouvoir d’achat, le démantèlement de tout le système social, la braderie de tous les services publics au privé…
Devant la dégradation constante des libertés : lois de plus en plus répressives, fichage des individus à partir de 13 ans, politique répressive vis-à-vis des immigrés…
Devant la dégradation voulue et entretenue par le pouvoir du climat social, la division des Français qu’on pousse à se battre les uns contre les autres, la rupture totale du lien social, les atteintes irréversibles à la solidarité…
Devant le climat de guerre civile provoqué par le petit autocrate de l’Elysée, son mépris pour l’ensemble des Français, son comportement de petit chef de clan, la dégradation et la perversion totales de la démocratie, de la fonction de chef de l’Etat…
Devant la conduite inéluctable de ce pays vers une autocratie policière…
Devant les atteintes à tous les droits : droit du travail, libertés, droit d’expression par la mainmise sur les médias entièrement à la botte…
Devant la morgue, le mépris, les insultes manifestés par tous les membres du clan mafieux au pouvoir vis-à-vis du peuple français…
Devant l’alignement inéluctable de ce pays des droits de l’homme et des libertés, sur le modèle ultralibéral anglo-saxon…
Devant l’aggravation de la précarité, de la misère, les atteintes portées au système de protection sociale et de santé…
Devant l’inéluctable organisation de ce pays en un système à deux vitesses : favorable aux riches, et impitoyable pour les pauvres…
Devant la livraison du pays, clés en main, aux puissances financières, aux vampires de la spéculation, aux conseils d’administrations du caca-rente…
Devant la transformation de ce pays en une société privée aux seuls bénéfices des nantis…

… Pour tous ceux pour qui c’est possible, une solution : quitter la France, s’expatrier.

La France est livrée, pour quatre ans encore, à ses pires ennemis, qui ont toute latitude pour faire voter les lois les plus scélérates, sans que la solidarité, qui, naguère, permit à son peuple de manifester pour empêcher les graves atteintes à ses droits les plus élémentaires, ne puisse plus s’exprimer : les Français étant totalement divisés, montés les uns contre les autres, isolés par le souci de leur propre survie, confinés dans le sauve-qui-peut-chacun-pour-soi, que les forces de la destruction au pouvoir ont réussi à imposer.

Les Français, sous la pression de conditions de vie de plus en plus précaires, se retrouvent soumis, oppressés, menacés, extorqués de leurs droits et de leurs libertés.

On épargnera l’épouvantable liste de toutes les mesures prises à l’encontre des citoyens ; chacun les connaît : démantèlement du droit du travail, franchises médicales, déremboursements, suppression de la durée légale du travail, remise en cause des droits des chômeurs, du RMI, des heures supplémentaires (à leur ancien taux), bientôt (c’est en route) du Smic, et des congés payés, lois liberticides, chape de plomb sur les médias, fichage des citoyens, précarisation du travail, atteintes au droit de grève, démantèlement de l’Education nationale, des services publics de proximité (hôpitaux, postes, tribunaux), économie en récession, inflation galopante, alignement de la politique extérieure sur l’Otan et les Etats-Unis (bientôt, sans doute, participation à une attaque guerrière en Iran), suppression du droit d’asile pour des milliers d’exilés menacés chez eux, chasse aux sans-papiers jusque dans les écoles, exercice d’un pouvoir autoritaire et absolu, sans le moindre contre-pouvoir possible.

La politique du petit Kondukator tout-puissant s’avère bien pire que tout ce qu’on en craignait, légitimement.

Rien ne s’arrangera d’ici la fin de son règne : on sait même que les choses ne vont faire que s’aggraver, pour la très grande majorité des citoyens.

Ce pays, livré au désespoir, n’a même plus les ressources de ses traditionnels moyens de lutte pour se défendre : les syndicats, divisés, n’arrivent plus à entraîner de mobilisation pour des grèves générales, les moyens d’expression légales : droit du travail, prud’hommes, sont mis sous l’éteignoir ; on n’assiste plus que, sporadiquement, à des manifestations corporatistes (pêcheurs, routiers, agriculteurs), sans aucun lien entre elles : chacun ne se battant que pour ses propres intérêts.

Ce pays n’est plus un peuple, mais un agrégat d’individus, de corporations, de communautés isolées et quelquefois opposées les unes aux autres ; le lien social en a été totalement rompu, le syndrome nimby y règne en maître, l’intérêt collectif n’est plus qu’un vague souvenir, le bien public une notion tombée aux oubliettes.

Ce pays est en danger. Quand les moyens légitimes d’expression des citoyens sont empêchés, leur dignité bafouée, leur liberté mise sous le boisseau ; toutes les conditions d’une montée en tension, prélude à une guerre civile s’accumulent, sans plus aucune soupape de sécurité pour les empêcher.
Les conditions d’une résistance sont étouffées dans l’œuf.

La cocotte-minute se transforme en bombe à retardement ; l’explosion sera inévitable, irrémédiablement suivie d’une répression qui créera toutes les conditions d’un Etat policier.

Tant que cette équipe sera au pouvoir, aucune amélioration n’est possible.

Aussi, une solution est tout à fait réalisable, pour toutes les catégories de citoyens pour qui c’est possible : s’expatrier le plus vite possible.

Pour tous les jeunes, en quête d’un premier emploi, l’horizon est large : d’autres pays de la communauté européenne (Espagne, Allemagne, pays scandinaves), le Canada, l’Australie, voire l’Inde.
Pour tous les cadres, qui viennent de voir voter une loi qui ramène leurs conditions de travail un siècle en arrière, de même.
Pour tous les retraités, contraints de grappiller les conditions d’une survie de plus en plus aléatoire, les nombreux pays de l’arc méditerranéen, où le niveau de vie est beaucoup moins élevé, et où leur retraite de misère leur assurera un niveau de vie décent : Maroc, Tunisie, voire Thaïlande, Vietnam ; où ils recevront, par ailleurs, un accueil des plus chaleureux.
Pour tous les travailleurs susceptibles de trouver de meilleures conditions de travail, à qualification égale, certains pays de la communauté européenne (toute la Scandinavie, l’Espagne…)

Je sais que l’expatriation n’est pas forcément une chose simple : rompre les liens quotidiens avec les familles, les amis, changer de cadre de vie, d’habitudes et de coutumes de vie, etc.

Pourtant, à bien y regarder, la plupart y ont beaucoup plus à gagner qu’à perdre : meilleur niveau de vie, nouvelles expériences, nouvelles relations, accueil chaleureux, conditions de travail améliorées, motivations à se créer un avenir.

 

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Emigration : Intérêt diplomatique avant le grand rush

La prise en charge de la communauté algérienne résidente à l’étranger, notamment ses besoins et ses interrogations, est repassée au devant des préoccupations de la diplomatie algérienne, si l’on en juge par les rencontres organisées par le ministère avec les diplomates en poste à l’étranger. Hier dimanche au siège du ministère, et devant les chefs de poste, le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a tenu à rappeler la mission première des diplomates, c’est-à-dire être au devant des préoccupations et des interrogations de la communauté nationale résidente à l’étranger.

Développant une nouvelle démarche en ce qui concerne la prise en charge de cette importante frange d’Algériens (environ 4 millions dans le monde, dont plus de 1,5 million en France), les autorités diplomatiques algériennes semblent s’éveiller sur une nouvelle exigence qui a été, ailleurs au Maghreb, mieux perçue, prise en charge et gérée. Au Maroc, les MRE (Marocains résidant à l’étranger) ont leurs propres structures d’accueil et de départ (police des frontières, douanes, banques, voyagistes), et, comme en Tunisie, les transferts financiers vers leur pays des émigrés représentent plus de 5 milliards de dollars annuellement. Dans leur pays, ils disposent d’une panoplie de mesures qui leur facilitent et rendent leurs vacances agréables, alors que leurs investissements dans leur pays bénéficient de toutes les facilités (bancaires, administratives, etc.).

Aujourd’hui, les autorités ont-elles compris le besoin impérieux de la communauté nationale à l’étranger d’être d’abord mieux représentée et défendue dans les pays d’accueil, ensuite d’être bien prise en charge lors des grandes vacances ? L’intégration de cette communauté est également un des objectifs des autorités diplomatiques, d’autant que la diaspora algérienne à l’étranger représente un formidable potentiel en termes financiers et de savoir-faire. Selon M. Medelci, cette intégration mettra au profit du pays le potentiel représenté par la communauté algérienne établie à l’étranger en matière de «savoir-faire, de ressources et de disponibilité», et la mettra en communion avec le reste du peuple algérien, qui lui aussi doit être informé de ce qu’est la communauté nationale à l’étranger.

«Il faut mieux écouter les préoccupations des ressortissants algériens, percevoir leurs messages et assurer d’autres niveaux de solidarité, outre la solidarité humaine», a-t-il dit à l’adresse des chefs de poste, avant de relever que «peut-être dans certains cas nous, qui sommes ici dans le pays, nous avons une vision un peu étriquée de ce que représente notre communauté à l’étranger. Il faut donc que cette communication entre Algériens puisse se faire d’une manière plus large, plus intelligente et plus mobilisatrice». Il a ainsi annoncé que des programmes d’actions conjoints entre le secteur des Affaires étrangères et celui de la Solidarité nationale seront élaborés et concrétisés selon les moyens disponibles en faveur de la communauté nationale à l’étranger. Il n’a pas précisé quels seront les moyens qui seront déployés pour mieux prendre en charge les besoins de la communauté nationale à l’étranger.

De son côté, le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale établie à l’étranger, M. Djamel Ould Abbès, a affirmé que son département ministériel oeuvrera à la protection des droits de la communauté algérienne émigrée. «La consolidation des liens avec la communauté nationale à l’étranger se fixe comme objectif premier de mettre à contribution la ressource humaine pour l’intérêt du pays et l’octroi, à ceux dont l’incapacité de produire est établie, le droit à une juste reconnaissance dans la dignité et le respect». «Nous veillerons sur la protection de leurs droits», a-t-il ajouté, avant de lancer un appel pour la mobilisation de cette communauté en faveur du développement national et la relance de l’économie nationale.

Pour autant, les deux ministres ont laissé beaucoup de points en suspens, notamment le degré d’intervention des autorités diplomatiques algériennes en faveur des sans-papiers, des harraga détenus dans les centres de transit, les cas sociaux, les reconduites aux frontières, etc. Autant de questions restées sans réponse, d’autant que les émigrés algériens, en Europe ou ailleurs dans le monde, sont souvent astreints au parcours du combattant quand ils veulent investir dans leur pays, ou simplement se faire virer de l’argent à partir de leurs comptes domiciliés dans les banques en Europe. Des questions, comme celles du transport et de l’accueil dans leur pays, qui constituent actuellement le talon d’Achille de la politique actuelle en matière de prise en charge de la communauté algérienne établie à l’étranger. Ou bien ce brusque intérêt n’est-il que conjoncturel, une opération de charme sans lendemain coïncidant avec la période des vacances

par Ali Babès

le qutidien d’oran

900 000 Algériens vivant à l’étranger attendus cet été

Algérie: 900 000 Algériens vivant à l’étranger attendus cet été
Près de 900.000 Algériens vivant à l’étranger sont attendus en Algérie pour la saison estivale 2008, a indiqué mercredi à Alger le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger, Djamel Ould Abbès.

« Dix neuf espaces d’accueil et d’accompagnement ont été aménagés au niveau des ports et aéroports pour accueillir 900.000 Algériens établis à l’étranger durant la saison estivale 2008 », a précisé M. Ould Abbès lors de l’installation d’un comité national chargé de préparer l’accueil des immigrés.

Un programme d’un montant de 100 millions de DA (1 million d’euros) intitulé « bienvenue au pays » sera lancé à partir du 5 juillet, a ajouté le ministre.

L’objectif de ce programme est « d’accueillir dans de bonnes conditions de convivialité les ressortissants algériens à leur arrivée et lors de leur séjour dans le pays, et faciliter leurs démarches administratives et douanières dans les ports, aéroports et aux frontières terrestres », a précisé M. Ould Abbès.

AFP

Nouvelles lois sur les Transactions immobilières et actes notariaux en Algerie

 
Transactions immobilières et actes notariaux
Achat et vente de logements et de lots de terrains :
ce qui va changer

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, a exhorté les notaires à s’impliquer davantage dans l’assainissement du secteur de l’immobilier et à exercer pleinement leurs prérogatives de garant dans toute forme de transaction, que ce soit dans l’achat ou la vente de logements, de locaux, de terrains à usage d’habitation ou d’autres biens à usage commercial ou d’investissement
Désormais, les actes administratifs ne sont plus reconnus pour l’établissement d’un acte notarié, encore moins pour l’obtention d’un acte de propriété au niveau des directions des Domaines. Ces documents constituent, dans la plupart des cas, des pièces à usage de faux et concernent, en majorité, la cession des biens de l’État, comme les ventes intitulées “en pas de porte”, “sur décision” ou encore “avec désistement” qui butent contre des procès de justice interminables pour “double attribution”. Et c’est le ministère de la Justice, département souverain dans la législation, qui vient de donner un coup de pied dans la fourmilière pour mettre fin à la spéculation et aux litiges qui surviennent et qui chutent dans les tribunaux et les cours de justice, d’une part, et mettre de l’ordre dans un secteur jusque-là rongé par l’anarchie et le vide juridique. C’est dire que depuis l’année 2006, il a été décidé de passer à un autre cap de gestion de ce dossier qui a suscité moult interrogations et que la justice même subit directement ou indirectement, y compris lorsque le notaire et le juge de volonté interviennent pour trancher. À ce jour, ce sont 60% des biens immobiliers qui ne sont pas formellement déclarés, et donc, qui ne répondent pas aux normes d’obtention d’un acte de propriété et, par ricochet, qui font souvent l’objet de discorde, voire de drames sociaux, mais aussi de blocage, quand il s’agit d’un investissement économique lourd sur une assiette non répertoriée au niveau des services du cadastre.

Notaires et Domaines, même combat
C’est ainsi qu’il a été décidé d’installer des commissions au niveau des directions des Domaines au niveau des wilayas pour superviser toutes les transactions, contrôler les documents et enquêter sur les biens à vendre ou à acheter avant d’établir un acte de propriété. Aujourd’hui, il est clair que près de 99% des litiges sont dus aux actes administratifs délivrés, mais exploités sournoisement par les parties concernées, avant que celles-ci ne tombent dans un conflit inextricable.
Hier, en marge du séminaire organisé à l’hôtel Sheraton Club-des-Pins à Alger par la Chambre régionale Centre des notaires, le directeur des affaires juridiques et judiciaires près le ministère de la Justice, Mohamed Amara, a affirmé que “le notaire constitue la sécurité juridique depuis le morcellement de la procédure jusqu’à la fin du processus”. Il rappellera, à cet effet, que des textes de loi existaient déjà, mais étaient insuffisants pour cerner tous les aspects inhérents à ce secteur aussi sensible que névralgique. Du coup, l’installation des commissions de reconnaissance au niveau de 9 wilayas du pays se veut plus qu’un palliatif juridique qui intervient au bon moment.
M. Amara liera ce fait nouveau au séminaire avant de déclarer : “Le notaire doit être au courant de tout pour intervenir en qualité de garant avant de délivrer un acte authentique. Et tous les aspects sont liés, à savoir le crédit immobilier tributaire d’un acte réel, l’hypothèque délivrée par acte notarié et la garantie sur l’hypothèque. C’est dire que la commission installée au niveau du ministère de la Justice a été créée pour revoir tout cet environnement. Il s’agit aujourd’hui de parler de sûreté réelle et personnelle !” Notre interlocuteur a révélé que cette commission est composée de magistrats de la Cour suprême, d’experts nationaux et internationaux, ainsi que d’éminents professeurs universitaires. Ceci vient se greffer également aux dispositions formulées et incluses dans le code civil de 2007 et concernant le loyer à usage d’habitation. Quant à la gestion de la copropriété et ses incidences sur le programme présidentiel de 1 million de logements, elle sera revue de fond en comble. Hier, lors de son discours inaugural, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, a exhorté les notaires à s’impliquer davantage dans l’assainissement du secteur de l’immobilier et à exercer pleinement leurs prérogatives de garant dans toute forme de transaction, que ce soit dans l’achat ou la vente de logements, de locaux ou de terrains à usage d’habitation ou d’autres biens à usage commercial ou d’investissement. Comme il a mis en valeur l’exemple justement du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui s’est engagé à réaliser 1 million d’unités à l’horizon 2009. M. Belaïz l’a dit d’ailleurs implicitement : il s’agit de réglementer tous les aspects liés à ce sujet et de responsabiliser les notaires en qualité de juges et de témoins d’une transaction honnête, mais surtout légale.

Ventes sur plan :  méfiez-vous !
“Méfiez-vous des ventes sur plan !” semblent avertir les notaires. Le président de la Chambre régionale centre des notaires, Chérif Benaggoune, place cet aspect comme un objectif principal de ce séminaire qui s’inscrit en droite ligne dans la formation continue des notaires, y compris ceux issus de la promotion de 2006.
“Pour acheter un bien sur plan, l’acquéreur doit obligatoirement, à l’avenir, délivrer un acte notarié qui le protégerait physiquement. C’est un titre juridiquement reconnu par toutes les administrations du pays et qui lui garantit son argent et son bien. Mais bien avant cette procédure, l’acquéreur devra passer par le Fonds de garantie où il doit aussi obligatoirement souscrire. Car, en fait, aucun notaire n’acceptera de lui délivrer un acte s’il n’est pas détenteur d’un document dûment établi par le Fonds de garantie”, nous dit dans le détail M. Benaggoune qui a mis en exergue les recommandations qui découleront de cette rencontre, la troisième du genre, après les rencontre de Sétif (région est) et d’Oran (région ouest). Aux yeux de notre interlocuteur, “les commissions de wilaya doivent bouger. C’est très sensible et il y a trop d’affaires en justice”. Vient ensuite la problématique de l’hypothèque. Celle-ci, telle qu’elle est inscrite dans la loi de finances, est facilitée tant au niveau des banques qu’au niveau d’autres institutions. Mais est-ce suffisant ? Non, évidemment ! Car, en fait, cette même hypothèque ne sera jamais exécutée et l’acquéreur doit distinguer, en passant par le notaire, trois sortes d’hypothèques : légale, conventionnelle et contractuelle. Et ce vide juridique, quand les banques s’en mêlent, accuse un tort majeur à la propriété immobilière nationale. Comment ? Les banques privées, censées octroyer des crédits à usage d’habitation ou de construction aux particuliers, ou à usage d’investissement, usent du droit d’accaparer tout bien si une hypothèque non vérifiée et non garantie est signée avec la partie concernée en difficulté.
Du coup, il est prévu également des modifications sur le double plan juridique et législatif et “toute transaction devra être effectuée avec une garantie dûment lue et signée par le promoteur et le bénéficiaire. C’est-à-dire qu’il faudra éviter le litige à la source !” Le président de la Chambre nationale des notaires, M. Achit, a précisé que cette rencontre permettra, sans doute, “de créer des passerelles entre les notaires et les juges de volonté. La formation spécialisée est le credo du ministère de la Justice, notamment au profit des auxiliaires de la justice, comme les notaires”. M. Achit a conclu que “l’acte notarié algérien, un acte latin, est un document reconnu et constitue un modèle”. Il faut dire, en ce sens, que l’Algérie, à travers la Chambre nationale des notaires, a tous les honneurs de figurer à l’Union internationale des notaires et à bien d’autres organismes internationaux

Farid Belgacem
liberte