Réseau ANIMA /L’Algérie attire peu d’activités de capital investissement

Une étude du réseau ANIMA souligne
L’Algérie attire peu d’activités de capital investissement
Par :Meziane Rabhi

Le Maroc compte 18 fonds actifs gérant 846 millions de dollars, suivi de l’Égypte avec 10  fonds (611 millions de dollars), la Tunisie 9 fonds et 64 millions de dollars en capitaux levés.

Souvent décrite par les économistes comme étant une région négligée ou désertée par les investisseurs, la région Mena est en fait déjà attractive pour beaucoup. Elle connaît, en effet, un fort renouveau à la fois en termes d’investissement direct étranger, mais aussi de capital investissement. C’est ce qui ressort d’une étude du réseau Anima sur le panorama du capital dans la région.  “Alors que l’industrie du capital investissement est traversée par des doutes profonds dans le monde, elle est actuellement en pleine croissance dans la région”, souligne le rapport. Hors Israël, un cas particulier, un premier groupe de pays a connu un développement important du capital investissement dans les années 2000. Le Maroc compte 18 fonds actifs gérant 846 millions de dollars. Il est suivi de l’Égypte, 10 fonds avec 611 millions de dollars, la Tunisie 9 fonds et 64 millions de dollars en capitaux levés et la Turquie avec 9 fonds gérant environ 1,2 million de dollars. Un second groupe se compose de pays où les activités de capital investissement demeurent limitées, mais qui offrent des perspectives prometteuses. L’étude cite la Jordanie, qui a 5 fonds en activité gérant 432 millions de dollars. Elle est suivie par le Liban qui avec seulement 2 fonds actifs et environ 36 millions de dollars levés, voit sa dynamique de capital investissement croître rapidement. Enfin l’Algérie, la Libye, la Syrie et la Palestine accueillent peu ou pas d’activités de capital investissement. Il faut souligner que l’activité de capital investissement n’a été autorisée que récemment en Algérie, contrairement aux autres pays. Une loi a été promulguée il y a deux ans et les textes d’application n’ont été publiés qu’en février 2008. Le Dr Lachemi Siagh, dans une feuille de route, publiée dans le mensuel spécialisé Strategica Business et Finances avait suggérer de revoir la loi sur les sociétés de  capital risque, de sorte à ce que la transparence soit totale, en éliminant les 5% de fiscalité, “car celle-ci est déjà payée par l’entreprise de l’apport en equity. Le responsable du cabinet Strategica souligne la nécessité de simplifier le processus d’agrément, actuellement soumis à trois entités  que sont la Banque d’Algérie, le ministère des Finances et la Cosob, au lieu d’une seule autorité. M. Siagh suggère aussi de lever la contrainte de sortie de fonds, fixée à 5 ans”. “Cette mesure ne devrait pas figurer dans le cœur de la loi mais dans le texte d’application”, soutient-il, ajoutant qu’il faudra promouvoir la Bourse “comme le meilleur véhicule de sortie de ces fonds”. Le capital investissement de par le monde n’est seulement un moyen de procurer du capital aux entreprises. Il s’agit aussi d’un excellent levier d’amélioration de la gestion de l’entreprise, de développement de la comptabilité et reporting transparents. L’étude a répertorié 139 fonds, la plupart  très récents, en activité dans la région Meda (43% sur un fonds de 320 fonds). “Le montant des capitaux engagés dépasse les attentes les plus optimistes : 40 milliards de dollars en dotations visés et 31 milliards de dollars de dollars en capitaux levés”, souligne l’étude. Le document note que si Israël représente toujours la moitié des capitaux enjeux (55% des capitaux levés et 38% des dotations visés), la part des autres pays Meda augmente rapidement. Ainsi, les capitaux levés par 141 fonds (15,2 milliards de dollars), durant les trois dernières années, sont supérieurs aux stocks levés pendant les quinze années précédentes (14,3 milliards de dollars). L’étude estime que l’activité des fonds Meda apparaît relativement saine et pas particulièrement spéculative. La moyenne des capitaux levés par fonds (105 millions de dollars) augmente. Le ticket moyen par investissement se situe entre 1,9 million de dollars et 12,6 millions de dollars. Le portefeuille moyen des fonds est de 5,9 entreprises et seuls 28% des fonds ont réalisé plus de 8 acquisitions. 35% des fonds sont généralistes (multisecteurs). Viennent ensuite les TIC et l’innovation (31%), autres industries (16%), les biens de consommation (7%), les travaux publics (6%) et l’énergie et les services (2% chacun). Ces investissements sont conduits sur le moyen et long terme. La durée moyenne des fonds est de 8,9 ans et la durée de l’investissement 4,8 ans. La situation n’est, cependant, pas parfaite. La tendance actuelle est au mégafonds destiné plus au financement de projets, à l’immobilier et au tourisme qu’à celui des PME, une priorité de la région. Le ticket moyen (7,4 millions de dollars) est souvent trop élevé pour les PME locales. Les sorties pour les fonds sont parfois difficiles. “Le marché méditerranéen du capital investissement doit encore mûrir”, estime l’étude, précisant que “le développement la poursuite du développement du capital investissement dépendra fortement du climat des affaires dans les pays concernés”.

Meziane rabhi 

liberte algerie

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