Le pire Crime contre l’Humanité a commencé

Un être humain meurt toutes les 5 secondes de malnutrition, 720 par heure, 17.000 par jour, plus de 6 millions par an.

Le pire Crime contre l’Humanité a bien commencé !

Alors qu’un peu partout dans l’hémisphère sud et sous les tropiques, des estomacs crient famine et poussent les affamés à piller commerces et entrepôts, en Mauritanie, au Cameroun, au Burkina Faso, en Éthiopie, Indonésie, Égypte, au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, à Madagascar, aux Philippines, à Haïti, au Pakistan et en Thaïlande ; alors que sur les 55 économistes sondés par le Wall Street Journal, 73% estiment que la première puissance du monde, les USA, va s’affaiblir et que le pire de la récession est devant nous ; alors que des experts, comme le Prix Nobel Joseph Stiglitz, évaluent le coût de la guerre en Irak à 3.000 milliards de dollars ; alors que les «résolutions» du Grenelle de l’environnement sont bafouées, et que les paysans de France et du monde entier seront livrés d’ici peu à la dictature des semenciers d’OGM ; alors que partout sur la planète s’érode la biodiversité ; alors que nous serons 10 à 12 milliards d’êtres humains à vivre sur Terre d’ici une quarantaine d’années… les chantres de l’ultralibéralisme continuent à prôner l’accélération de la consommation comme moteur de développement dans un monde voué, à terme, à la pénurie de ses ressources. Ainsi voudrait-on nous faire croire que nous n’avons pas d’autre alternative que de poursuivre sur la voie d’un système qui, partout, se lézarde et n’annonce que chaos sociaux, désastres écologiques, pénuries alimentaires, «guerres de civilisations», pollutions néfastes et réchauffement climatique. Charmantes perspectives !

Le début de la faim… mondialisée

Une multitude de voyants clignotent dans le rouge. Pendant ce temps, les inconscients au nombre desquels nous comptons, continuent à se goinfrer, à consommer tant et plus et à dilapider les ressources naturelles… comme si de rien n’était. Et les mêmes s’ingénient à promouvoir, et même à imposer par la force, un système qui ne fait qu’accroître les inégalités rendant les riches encore plus riches et les pauvres toujours plus pauvres… y compris dans leurs propres pays.
Si le développement économique de ces 20 dernières années a sorti quelques centaines de millions d’individus du sous-développement, plus de deux milliards d’êtres humains survivent avec moins de deux dollars par jour, quand le prix de certaines denrées alimentaires de première nécessité, comme le riz, le blé et le maïs, aura doublé entre 2005 et fin 2008. Les uns consomment plus, gaspillent plus, se nourrissent plus, quand les autres, beaucoup plus nombreux évidemment, ne trouvent même plus à se nourrir.

Une Troisième Guerre mondiale encore plus meurtrière

Certains, comme Jean Ziegler, Rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, auteur de «L’Empire de la Honte», n’hésitent pas à parler de Crime contre l’Humanité pour qualifier la situation actuelle et plus encore celle qui se dessine à l’horizon. Une personne meurt des conséquences directes ou indirectes de la malnutrition toutes les 5 secondes dans le monde ! 12 personnes chaque minute, 720 chaque heure, 17.000 chaque jour, plus de 6 millions chaque année, soit plus que pendant la Seconde Guerre mondiale ! Et pendant ce temps, plutôt que de réduire leur consommation de carburants fossiles, les pays occidentaux s’apprêtent à planter des millions d’hectares pour produire des agrocarburants afin de réduire leur facture pétrolière, limitant d’autant l’aide alimentaire d’urgence qu’ils pourront accorder aux pays de la faim. Concomitamment, le FMI (Fonds monétaire internationale) contraint les pays où sévit la famine à cultiver fruits et légumes d’exportation qui viendront garnir les supermarchés occidentaux, comme ces fraises et ces cerises proposées au beau milieu de l’hiver. Et on en arrive à la situation absurde où le kilo de pommes est vendu 2,5€ chez nous au mois de décembre, quand le kilo de litchis est proposé à 1,5€, après avoir parcouru en avion-cargo les 10.000 kilomètres qui nous séparent de Madagascar… où des millions de personnes ne mangent pas à leur faim !

Une Troisième Guerre mondiale motivée par la pénurie des ressources de subsistance alimentaire a bien commencé. Elle est et sera plus meurtrière que les précédentes !

Yves Barraud .
Sources : Rénovation-démocratique.org.

Près de 150 millions d’Africains menacés par la crise alimentaire, selon la BAD

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Daniel Kaberuka, a annoncé vendredi soir à Tunis que son institution avait décidé d’engager un milliard de dollars supplémentaire pour venir en aide aux pays africains les plus menacés par la crise alimentaire mondiale.

La banque africaine a ciblé 12 pays comme étant les plus menacés dans le continent, dont ceux sortant de conflits ou dépendant fortement des importations, tels que le Liberia, la Gambie, la Guinée-Bissau, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, Djibouti et même l’Egypte.

Ce montant vient s’ajouter à un porte feuille de 3,8 milliards de dollars consacré par la BAD depuis juillet dernier à la promotion du secteur agricole en Afrique, a précisé le Rwandais Kaberuka, qui s’adressait à la presse à l’issue d’un conseil d’administration consacré à cette crise.

Selon lui, près de 150 millions de personnes « courent des risques très sérieux » en Afrique du fait de cette crise, notamment les populations pauvres des zones urbaines et rurales, les mères et les enfants en bas âge et les personnes vivant avec le VIH/Sida.

Il a estimé à environ 35,8 millions de tonnes métriques le déficit de denrées alimentaires en Afrique.

L’aide annoncée, également destinée aux pays dont les balances de paiement sont en difficulté, fait partie d’un train de mesures prises par le conseil d’administration de la BAD, qui a décidé de dégager environ 250 millions de dollars à titre de décaissements rapides pour l’achat des intrants et engrais.

Outre la « réorientation d’une part importante de son portefeuille d’infrastructure pour dynamiser les investissements dans les systèmes d’irrigation », la BAD entend « accélérer les activités visant à réduire les pertes post-récoltes évaluées à 40% des récoltes en Afrique, une réduction de 10% pouvant engranger cinq millions de tonnes supplémentaires de céréales ».

Selon Daniel Kaberuka, les signes de la crise ont commencé à se manifester depuis deux ans. Mais « le choc » a été provoqué cette année par la sécheresse qui a sévi en Australie et l’interdiction faite par certains pays producteurs tels que la Thaïlande et le Vietnam d’empêcher les exportations de céréales, notamment le blé et le riz et aggravé par les fonds spéculatifs.

Tout en rendant hommage aux pays qui ont annoncé des aides d’urgence pour aider les pays affectés dont la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon, il a exhorté les pays ayant interdit les exportations « à ne plus faire obstacle au libre jeu du marché ».

Sources :africatime.com / AP.

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