L’Algérie des harragas



Deux termes nouveaux sont apparus durant l’ère Bouteflika : kamikazes et harragas.
Le premier indique que, à la veille de la fin de son deuxième mandat, Abdelaziz Bouteflika, n’a toujours pas réussi à rétablir la sécurité et la stabilité qu’il a promis aux algériens.
Le second montre la rupture du rapport de confiance entre les gouvernants et les jeunes « Ces officiels nous ont trop marginalisés et oubliés. » Cette phrase lancée à la face du ministre de la Solidarité avant-hier par des candidats à l’émigration clandestine, dont la tentative de rejoindre la rive nord de la Méditerranée a échoué, traduit on ne peut plus clair le ras-le-bol de la jeunesse algérienne.
Le rapport de confiance entre les gouvernants et les jeunes semble être définitivement rompu.
Ni les politiques dites prometteuses de l’emploi ni les discours pompeux sur la prise en charge des doléances de la jeunesse n’ont pu dissuader les jeunes Algériens de risquer leur vie en mer, à la recherche d’un eldorado. Le phénomène des « harraga » prend de plus en plus de l’ampleur dans un pays qui connaît, depuis huit ans, une embellie financière historique. Les candidatures à l’émigration clandestine augmentent quotidiennement et les côtes algériennes connaissent une affluence sans précédent des candidats à la « grande traversée ». Plus de 2400 émigrants clandestins ont été secourus en haute mer durant les trois dernières années, sans compter ceux qui ont réussi à rejoindre l’Europe ou ayant péri en pleine mer (147 cadavres de harraga repêchés entre 2006 et 2007). Toujours selon des chiffres officiels, 1396 Algériens ont débarqué en Sardaigne (Italie) durant les neuf premiers mois de l’année précédente. Dans une interview accordée à El Watan (édition de 13 février 2008), le chercheur et maître de conférence à l’université de Provence (France), Ali Bensaad, affirme qu’en 2002, l’Espagne a renvoyé 2500 Algériens vivant irrégulièrement sur son territoire. Plus grave encore, le phénomène touche même des fonctionnaires qui insatisfaits de leur cadre de vie partent à la recherche d’une meilleure situation. Cela renseigne sur le profond malaise dans lequel souffre la société algérienne et l’échec de l’action gouvernementale qui devrait redonner la confiance à la population.
Comment en est-on arrivé là ? Que fait le gouvernement pour réduire l’ampleur du phénomène ? Cette réalité dérangeante, explique Ali Bensaad, est depuis longtemps occultée par les autorités « dont le discours a réussi à réduire la question migratoire à celle des Subsahariens ». « Alors qu’aucune tentative ne se faisait depuis les côtes algériennes et au moment même où l’Algérie s’employait à refouler les migrants africains, ils étaient déjà nombreux à tenter la traversée par le Maroc et proportionnellement de loin plus nombreux que les ressortissants de n’importe quel autre pays africain », note-t-il.
Ainsi, au lieu de prendre des mesures d’urgence pour traiter ce problème, les autorités poursuivent leur fuite en avant en recourant à la répression des émigrés clandestins. La parade trouvée est le recours à la justice pour jeter en prison les jeunes candidats à l’émigration clandestine (le jeune harrag risque jusqu’à 5 ans de prison). Une pratique condamnée pourtant par la Commission des droits de l’homme de l’ONU. Cette dernière s’est montrée en effet très inquiète par le recours systématique à l’emprisonnement des émigrés clandestins en Europe et dans les pays du Maghreb.
Source : El-Watan
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Une Réponse

  1. Nous reviendront au paye le jour ou les pompiers cesseront de de faire décequer leure amies en les brulent; les tuant….. et faire de ça des accidents comme celui de anaba: meme le grand investisement des pompier des cotes ouest du paye en une grande socièté de haraga et de criminelS a la solde des ….? Nul ne sais ou va vraiment l’algerie avec c’est crimineles pompiers -je me demande =que souhaite un pompier assie sur sont banc =la noiyade de beaucoup de ghachi ,? ou selement que tous les forets brule comme l’Australie.

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